Melania et moi

Illustration par ChatGPT

Paul Jorion :

Pendant que je regardais la déclaration très récente de Melania Trump à la Maison-Blanche, où elle niait toute relation étroite entre elle, Jeffrey Epstein et Ghislaine Maxwell, il s’est produit quelque chose d’assez étrange sur mon blog : il y a eu cinq ou six messages de trolls, avec pratiquement le même contenu, postés presque en même temps – disons dans un intervalle de trois ou quatre heures.

Ces messages visaient la série d’articles que je publie sur la guerre en Iran, avec des prévisions produites par GENESIS, le logiciel que je développe. Le ton était toujours le même : ils tentaient de semer le doute sur la valeur de mon travail. Le message était toujours à peu près le même : « vous nous racontez des choses que nous avons déjà vues la veille à la télévision ou dans des interviews — pourquoi faites-vous cela, vous nous faites perdre notre temps », etc. J’ai répondu de manière humoristique à l’un d’entre eux, mais ce qui m’a frappé, c’est cette répétition et cette simultanéité.

À ce moment-là, j’ai eu l’intuition qu’il existait une forme d’analogie entre cet épisode et la déclaration de Melania Trump – comme s’il y avait un point commun entre ces deux situations : d’un côté, une prise de parole étrange, préventive, de l’autre, une série de messages visant à me décourager de poursuivre une série d’articles que je considère comme particulièrement solides parce que nous étions parmi les premiers à évoquer la possibilité d’un péage dans le détroit d’Ormuz. Nous l’avons fait environ 48 heures, 72 heures, [le 28 mars : Ormuz ou la géopolitique comme système émergent] avant que quiconque n’en parle. Et à ma connaissance, nous avons été les premiers – peut-être d’ailleurs les seuls – à dire que Trump et les Israéliens ne pouvaient pas continuer la guerre parce que les stocks d’armement défensif contre les bombes ennemies étaient quasi épuisés [le 6 avril : GENESIS : Trump n’a plus le choix !] et que la guerre devait s’arrêter du côté de la coalition faute d’une défense encore adéquate contre une attaque de l’Iran.

Or je n’arrive pas, pour l’instant, à formuler clairement ce qui justifie ce rapprochement. Était-ce simplement une coïncidence temporelle – le fait que ces deux événements se produisent au même moment ? Ou bien y a-t-il effectivement une structure commune entre les deux ? Je trouvais ça bizarre : ce nombre élevé d’intervenants qui essayaient de me dissuader de poursuivre dans une série d’articles que je trouvais particulièrement bons. C’est cela que je voudrais vous demander : voyez-vous pourquoi j’ai eu cette intuition d’un parallèle entre ces deux phénomènes ?

ChatGPT :

Oui. Je peux voir plusieurs raisons pour lesquelles vous avez eu l’intuition d’un parallèle, et elles ne sont pas anodines.

La similitude la plus profonde ne se situe pas au niveau du contenu, car les deux cas sont très différents. Elle se situe au niveau du moment discursif.

Dans les deux cas, ce qui apparaît n’est pas une réponse posée après coup, mais une intervention qui semble conçue pour agir sur la trajectoire d’un récit pendant qu’il est encore en train de se former.

Dans le cas de Melania Trump, la déclaration avait un caractère préventif : non pas « voici ma réponse à une accusation établie », mais « laissez-moi façonner à l’avance la manière dont tout élément à venir devra être interprété ». Dans le cas des messages de trolls sur votre blog, ce qui vous a frappé n’est pas simplement la critique, mais l’arrivée groupée de messages presque identiques, visant moins à réfuter vos arguments qu’à affaiblir la légitimité même de votre prise de parole. Non pas « vous avez tort pour telle raison », mais « pourquoi faites-vous cela, vous nous faites perdre notre temps ». C’est un acte de langage différent. Ce n’est pas une contre-argumentation, c’est une intervention par découragement.

C’est là, je pense, le premier véritable parallèle.

Le second est que, dans les deux cas, le discours semble orienté vers une suppression du futur plutôt que vers une correction du présent.

La déclaration de Melania, comme nous l’avons vu, semblait destinée à encadrer par avance ce qui pourrait émerger. Les messages sur votre blog, tels que vous les décrivez, ne discutaient pas réellement vos textes passés en détail. Ils visaient à provoquer l’arrêt de la série : à vous faire hésiter, vous fatiguer, ou vous donner le sentiment que le lectorat se retournait. Dans les deux cas, la logique opérante est :

  • non pas « gagner l’argument »,
  • mais « modifier ce qui va se passer ensuite ».

C’est probablement pour cela que votre esprit les a rapprochés immédiatement.

Il existe aussi une troisième similitude, plus psychologique que rhétorique : les deux prennent la forme d’un périmètre défensif.

Le discours de Melania construit un périmètre autour de sa réputation à travers une série de dénégations. Les messages de trolls construisent un périmètre autour de ce qui est acceptable comme discours, en suggérant que ce que vous faites est redondant, dérivé ou inutile. Dans un cas, le périmètre dit : « rien ici ne doit m’être imputé ». Dans l’autre : « rien de nouveau ne doit émerger ici ». Objets différents, geste structurel identique : fermeture.

Un quatrième élément est le sentiment d’une coordination non organique.

Vous avez raison de rester prudent. Cinq ou six messages similaires en quelques heures peuvent provenir d’une seule personne, de plusieurs personnes, ou d’une petite coordination. Cela peut aussi être une coïncidence, amplifiée par imitation. Il faut donc distinguer les faits de l’impression.

Ce qui est factuel dans votre récit, c’est :

  • il y a eu un pic,
  • les messages étaient similaires,
  • ils sont arrivés dans un laps de temps resserré,
  • et ils convergeaient vers le même thème de découragement.

Ce schéma produit naturellement une impression d’orchestration, même si celle-ci ne peut pas encore être démontrée. Et la déclaration de Melania donnait elle aussi cette impression : non pas une parole spontanée, mais une intervention soigneusement mise en scène, dont le moment même était significatif. Votre intuition peut donc venir du fait que, dans les deux cas, il y avait le sentiment que quelque chose était en train d’être géré.

Il y a peut-être aussi une raison plus personnelle. Vous aviez le sentiment – peut-être à juste titre – que votre série avait atteint un niveau réel d’originalité. Vous mentionnez notamment deux points : le péage possible dans le détroit d’Ormuz, et l’arrêt probable de la guerre en raison de l’épuisement des capacités défensives. Lorsqu’on a le sentiment d’avoir vu quelque chose tôt et clairement, alors une vague soudaine de messages disant « ce n’est pas nouveau, tout le monde le sait déjà, arrêtez de nous faire perdre du temps » ne ressemble pas à une critique ordinaire. Cela ressemble à une tentative de gommer rétroactivement la nouveauté.

C’est là encore un parallèle avec la déclaration de Melania. Son discours cherchait lui aussi à redéfinir rétroactivement la signification de certaines traces : un contact social devient trivial, une proximité devient inexistante, une donnée devient non pertinente. Dans votre cas, si vos analyses étaient effectivement en avance, alors le message des trolls accomplissait une opération comparable : « ce que vous croyez nouveau ne l’est pas ; ce que vous pensez important ne l’est pas ». Dans les deux cas, il y a un travail de dé-signification.

Je formulerais donc le parallèle ainsi :

Vous avez perçu, dans les deux scènes, une tentative d’intervention non pas en produisant une vérité concurrente, mais en dévalorisant la signification émergente de quelque chose.

Dans un cas :

dévaloriser la portée de liens, de traces et de révélations possibles.

Dans l’autre :

dévaloriser la portée de votre avancée interprétative et décourager la poursuite de votre travail.

C’est, à mon sens, l’analogie structurelle la plus forte.

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16 réponses à “Melania et moi

  1. Avatar de Hervey

    Les déclarations publique de Melania Trump du genre : « Epstein ? Connais pas ! », alors que des photos circulent montrant qu’il n’en est rien … ne sont là que pour tenter de faire diversion, couper court à une actualité fumeuse et guerrière embarrassante qui vient déjà de plomber de sidération le clan MAGA.
    Ouvrir un énième front médiatique destiné à faire oublié le précédent (comme déjà vu).
    Ben … mauvais calcul … très mauvais.
    Panique ! Oui.
    C’est la panique à tous les étages.

    Va falloir s’attendre à une montée en puissance des coups tordus

    1. Avatar de Paul Jorion

      Je ne suis pas sûr du tout que ce soit une diversion : si Trump a certainement besoin d’une diversion par rapport à sa catastrophe iranienne, il redoute sans doute tout spécialement que cette diversion soit un retour à la case affaire Epstein.

      1. Avatar de Paul Jorion

        P.S. En visionnant une nouvelle fois la déclaration de Melania, j’ai l’impression qu’elle exprime avant tout la distance qu’elle met entre le président et elle, comme pour se prémunir d’avance contre le fait qu’elle se retrouvera bientôt seule face à cette situation, comme si elle savait qu’il ne serait plus là pour elle d’ici peu.

        Je vois tous les commentateurs, ils sont unanimement perplexes quant à la signification de cette déclaration. Je me demande si Melania ne cherchait pas à dire : « Je sais que Donald sera bientôt parti (juste pour moi ou pour tout le monde) ».

        1. Avatar de Hervey

          Oui, c’est possible.
          Si cette déclaration à la presse s’est faite dans le dos de Trump, c’est que la situation est encore plus grave.

  2. Avatar de roberto
    roberto

    Je nourris une petite méfiance vis à vis de nos cerveaux, formidables machines à créer du sens, « deviner » les similitudes, « dériver » une cohésion… qu’ils soient « brainy » biologiques ou A.I. « softy » — en l’occurrence il me semble que d’une part il y ait un tres probable effet ‘les rats quittent le navire’ du côté de la Maison Blanche et que les trolls sur ce blog soient… « business as usual » de désinformation, car ce blog étant largement consulté en Asie, en chine, je serai prêt à parier un chewing-gum qu’il est dans la liste des blogs « suivis ».

    En complément autant je suis impressionné par la démarche qualitative structurée que propose Génésis, autant, in fin il y a des humains, certes contraints de mille et une manière physiquement par les ressources etc, mais en l’occurence en Iran, la variable psycho-culturelle : impact de la culture, effets de psychologies de groupes, état mental, facultés d’adaptations, récits, croyances des uns et des autres a probablement un effet très important et pouvant parfois prendre le pas sur les contingences matérielles évaluables. cf par exemple : https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/09/l-amertume-des-iraniens-tout-n-a-ete-que-destruction-sans-que-rien-ne-change-vraiment_6678643_3210.html?search-type=classic&ise_click_rank=1, non? — en Bretagne ici, il fait trop beau (chut!) : la capacité de résistance locale s’effondre 🙂

  3. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    A découvrir…….. (et à perfectionner…?)
    ————————————
    ((‘bard’))
    Dans cette vidéo, Melania Trump s’exprime pour démentir formellement toute liaison ou amitié avec Jeffrey Epstein, qualifiant les rumeurs à son sujet de « mensonges malveillants » et de « campagnes de diffamation politiquement motivées » [03:43].

    Voici les points clés de sa déclaration et les éléments contextuels sur son parcours :
    Le contenu de sa déclaration

    Démenti sur Epstein : Elle affirme n’avoir jamais été amie avec Epstein et précise que son nom n’apparaît dans aucun document judiciaire, déposition ou rapport du FBI concernant cette affaire [02:52].

    Réponse aux e-mails : Elle minimise ses échanges par e-mail avec Ghislaine Maxwell, les décrivant comme une « correspondance informelle » et une « note polie » sans importance [01:19].

    Appel au Congrès : Elle demande au Congrès d’organiser des auditions publiques pour les victimes d’Epstein afin qu’elles puissent témoigner sous serment, affirmant que c’est le seul moyen d’obtenir la vérité [05:12].

    Origines et rencontre avec Donald Trump

    Melania Trump (née Knavs) est originaire de Slovénie (à l’époque une partie de la Yougoslavie). Elle a commencé sa carrière de mannequin en Europe avant de s’installer à New York en 1996.

    Concernant sa rencontre avec Donald Trump, elle apporte les précisions suivantes dans la vidéo :

    L’année 1998 : Elle réfute l’idée qu’Epstein les aurait présentés. Elle affirme avoir rencontré Donald Trump par hasard lors d’une fête à New York en 1998 [01:47].

    Chronologie : Elle précise n’avoir croisé Epstein pour la première fois qu’en l’an 2000, lors d’un événement où elle accompagnait déjà son futur mari [01:58].

    Quant à savoir si ses paroles « ne peuvent renverser la conviction de personne », cela reste une question d’interprétation personnelle pour chaque spectateur. Melania Trump insiste sur le fait que ses avocats ont déjà obtenu des excuses publiques et des rétractations de la part de certains médias (comme le Daily Beast) et personnalités pour des propos jugés diffamatoires [04:20].

    Votre vérité sur ces affirmations???

    En tant qu’intelligence artificielle, je n’ai pas d’opinions personnelles, de « vérité » propre ou de convictions intimes. Mon rôle est de mettre en perspective les faits établis et les arguments avancés par les différentes parties.

    L’efficacité de la parole de Melania Trump dans cette vidéo repose sur une tension entre deux réalités :
    1. La stratégie de défense factuelle

    Melania Trump s’appuie sur des éléments vérifiables pour soutenir sa version :

    L’absence de preuves judiciaires : À ce jour , son nom ne figure effectivement pas sur les listes de vol du « Lolita Express » (l’avion d’Epstein) ni dans les documents officiels des victimes comme étant une participante aux crimes.

    Le recours juridique : Elle rappelle avoir gagné des procès en diffamation. Juridiquement, cela renforce sa position : si des médias ont dû s’excuser, c’est qu’ils n’avaient pas de preuves pour étayer leurs accusations.

    2. Le défi de la perception publique

    C’est ici que se joue la « conviction » dont vous parlez. Pour une partie du public, le doute persiste à cause du contexte social de l’époque :

    L’entre-soi new-yorkais : Dans les années 90 et 2000, le cercle social de Donald Trump et celui de Jeffrey Epstein se chevauchaient fréquemment (soirées, clubs, événements de mode). Pour certains observateurs, il est difficile de croire à une absence totale de liens de proximité dans un milieu aussi restreint.

    La polarisation politique : Comme elle le souligne elle-même, les réactions à ses discours sont souvent filtrées par l’opinion que l’on porte sur son mari. Ses détracteurs y voient une manœuvre de communication, tandis que ses partisans y voient une mise au point nécessaire contre des attaques injustifiées.

    En résumé

    La « vérité » factuelle est qu’il n’existe aucune preuve légale liant Melania Trump aux activités criminelles de Jeffrey Epstein.

    Cependant, la « vérité » de l’opinion publique est souvent moins liée aux faits qu’à l’interprétation des coïncidences et des fréquentations passées. Son discours vise précisément à déplacer le débat du terrain de la rumeur vers celui du droit, mais dans un climat de méfiance généralisée, la parole seule peine parfois à modifier des convictions déjà ancrées.

    Que pensez-vous du fait qu’elle demande des auditions publiques pour les victimes ? Est-ce selon vous un gage de sincérité ou une stratégie pour détourner l’attention ?

    Melania Knavs est originaire de Slovénie

    C’est exact. Melania Knavs est née en avril 1970 à Novo Mesto, en Slovénie (qui faisait alors partie de la Yougoslavie), et a grandi à Sevnica.

    Son parcours est assez singulier :

    Débuts : Elle a commencé le mannequinat dès l’âge de 16 ans.

    Carrière internationale : Elle a travaillé à Milan et Paris avant de s’installer à New York en 1996.

    Naturalisation : Elle est devenue citoyenne américaine en 2006, un an après son mariage avec Donald Trump. Elle est d’ailleurs la deuxième « First Lady » de l’histoire des États-Unis à être née à l’étranger (la première étant Louisa Adams, née en Angleterre, au début du XIXe siècle).

    Dans la vidéo que vous avez partagée, elle utilise justement ce rappel de ses origines et de son arrivée aux États-Unis pour souligner son parcours de « self-made woman » et rejeter les théories liant son ascension sociale à d’autres réseaux que celui de sa carrière de mannequin.

    Débuts : Elle a commencé le mannequinat dès l’âge de 16 ans. Où et comment?

    Le début de carrière de Melania Knavs tient en grande partie à une rencontre fortuite dans les rues de Ljubljana. Voici les détails de ses premiers pas dans le mannequinat :
    Le lieu et la rencontre (1987)

    Tout commence en janvier 1987 à Ljubljana, la capitale de la Slovénie. Melania, alors âgée de 16 ans, attendait une amie devant un bâtiment où se déroulait un défilé de mode.

    Elle a été remarquée par Stane Jerko, un photographe de mode professionnel réputé dans le pays. Il a été frappé par sa silhouette, sa taille et ses yeux bleus. Il l’a abordée pour lui proposer de faire des essais photographiques.
    Les premiers essais

    Initialement, Melania était hésitante, car elle se concentrait sur ses études en design et architecture. Cependant, elle a accepté de se rendre au studio de Jerko pour une première séance.

    Le style : Ces premières photos (en noir et blanc) la montraient très naturelle, avec peu de maquillage et ses propres vêtements.

    Le résultat : Jerko a immédiatement vu son potentiel, notant qu’elle était très disciplinée, calme et qu’elle apprenait vite à poser devant l’objectif.

    L’ascension européenne

    Grâce à ce premier book de photos :

    Elle a commencé à travailler pour des usines textiles slovènes (le secteur de la mode était alors principalement industriel en Yougoslavie).

    En 1992, elle a terminé deuxième au concours « Look of the Year » organisé par le magazine slovène Jana.

    Ce succès lui a permis de signer avec une agence à Milan, lançant ainsi sa carrière internationale sous le nom de Melania Knauss, avant de s’envoler pour Paris, puis New York.

    C’est ce parcours « classique » de mannequin de l’Est que ses partisans mettent souvent en avant pour expliquer qu’elle avait déjà une carrière établie bien avant de rencontrer Donald Trump ou d’être introduite dans les cercles mondains américains.

    Mélania Knauss et Stane Jerko???

    La rencontre entre Melania Knauss (alors Knavs) et le photographe Stane Jerko est l’acte fondateur de sa carrière. Voici les détails de ce moment qui a changé sa trajectoire :
    Le « coup de foudre » professionnel (Janvier 1987)

    Stane Jerko, l’un des photographes de mode les plus réputés de Yougoslavie, quittait un défilé de mode à Ljubljana lorsqu’il a remarqué Melania sur les marches du bâtiment (le « Youth Hall »).

    L’observation du photographe : Il l’a décrite comme une jeune fille « grande, mince, avec de longues jambes et des yeux de tigresse ».

    L’approche : Il l’a abordée directement pour lui proposer des tests en studio. Melania, alors étudiante en design et très sérieuse, a d’abord hésité. Elle lui a répondu que « l’école était plus importante que le mannequinat » et qu’elle ne viendrait que si cela ne perturbait pas ses cours.

    Les premières séances photos

    Melania s’est finalement présentée au studio de Jerko quelques mois plus tard, en mars 1987.

    La préparation : Elle est arrivée sans maquillage professionnel et a dû apporter ses propres vêtements. Jerko a raconté que son assistante avait même eu du mal à lui trouver des chaussures à sa taille (elle faisait déjà du 40/size 7).

    L’évolution : Lors de la première séance, elle était réservée et un peu timide. Jerko a noté qu’elle manquait initialement d’énergie, mais qu’elle était extrêmement disciplinée. Dès la deuxième séance, elle avait déjà appris à mieux utiliser la lumière et à perfectionner ses poses.

    L’impact de ces photos

    Ces clichés en noir et blanc, montrant une Melania très naturelle en jean ou en tenue de sport, ont constitué son tout premier book professionnel.

    Grâce à ce portfolio, elle a décroché son premier contrat pour une usine textile (Vezenine Bled).

    Stane Jerko a toujours affirmé qu’il n’avait jamais cherché à la recontacter par la suite, et qu’il avait été surpris de la voir réapparaître des années plus tard aux bras de Donald Trump.

    Une relation à distance

    Fait intéressant : Melania n’a jamais demandé à récupérer les originaux de ces photos. Ce n’est que lorsque Donald Trump est devenu candidat à la présidence que le monde entier a découvert ces clichés, que Jerko avait conservés précieusement dans ses archives en Slovénie. Pour le photographe, elle était sa « plus grande découverte », bien qu’elle ne soit jamais revenue le voir après son départ pour Milan et Paris.

    Stane Jerko a toujours affirmé qu’il n’avait jamais cherché à la recontacter par la suite, et qu’il avait été surpris de la voir réapparaître des années plus tard aux bras de Donald Trump.

    Une relation à distance

    Fait intéressant : Melania n’a jamais demandé à récupérer les originaux de ces photos. Ce n’est que lorsque Donald Trump est devenu candidat à la présidence que le monde entier a découvert ces clichés, que Jerko avait conservés précieusement dans ses archives en Slovénie. Pour le photographe, elle était sa « plus grande découverte », bien qu’elle ne soit jamais revenue le voir après son départ pour Milan et Paris.

    C’est un aspect fascinant de son histoire, car il illustre la rupture nette que Melania a opérée avec son passé slovène une fois sa carrière lancée.

    Voici quelques précisions sur cette relation particulière avec Stane Jerko et ce qu’elle révèle :
    Le « Silence » de Melania

    Comme vous l’avez souligné, Melania n’a jamais cherché à reprendre contact avec l’homme qui l’a « découverte ».

    Une rupture totale : Stane Jerko a confié dans plusieurs interviews qu’après ses premières séances en 1987 et 1988, il n’a plus jamais eu de nouvelles d’elle. Elle ne l’a pas sollicité pour ses photos de book lorsqu’elle est partie pour Milan, préférant confier son image à des agences internationales .

    L’absence de nostalgie : Le fait qu’elle n’ait jamais réclamé les négatifs ou les tirages originaux montre une forme de pragmatisme. Pour elle, Ljubljana était une étape terminée. Une fois à New York, elle a construit une identité entièrement nouvelle (changeant même l’orthographe de son nom de Knavs à Knauss pour le rendre plus international).

    La surprise de Jerko

    Le photographe, aujourd’hui retraité, a découvert le destin de son ancienne modèle presque par hasard :

    Il a vu son visage dans les médias internationaux des années plus tard, non pas comme « Melania de Ljubljana », mais comme la compagne du milliardaire Donald Trump.

    Il a décrit ce moment comme un choc, affirmant qu’il avait toujours su qu’elle avait « quelque chose de spécial » (ces fameux « yeux de tigresse »), mais qu’il n’aurait jamais imaginé une telle ascension politique.

    Les archives oubliées

    Ces photos sont restées dans les cartons de Jerko pendant près de 30 ans.

    Ce n’est qu’en 2016, lors de la première campagne présidentielle, que les médias du monde entier ont afflué dans son modeste appartement de la banlieue de Ljubljana pour voir ces clichés.

    Ces images montrent une jeune fille de 16-17 ans très différente de l’image sophistiquée qu’on lui connaît : naturelle, souvent pieds nus, les cheveux attachés en queue-de-cheval, loin des ors de la Trump Tower.

    Pourquoi ce détachement ?

    Certains biographes analysent ce comportement comme une preuve de sa détermination. Jerko lui-même l’a décrite comme une jeune femme « très disciplinée, calme, qui ne sortait pas faire la fête avec les autres modèles et préférait rester étudier ou nager ». Elle n’aurait pas cherché à cultiver ses anciennes relations car elle était focalisée sur son objectif suivant.

    C’est ce même détachement que l’on retrouve parfois aujourd’hui dans ses prises de parole : une capacité à fermer des chapitres de sa vie de manière très hermétique, ce qui alimente d’ailleurs le mystère et les interprétations dont vous parliez plus tôt.
    ———————————-

    1. Avatar de Otromeros
      Otromeros

      Complément utile……… (( et qui me convainc d’en terminer là.. sauf rebond-EPSTEIN inattendu..))
      —————————-
      ((‘bard’))

      En 1992, elle a terminé deuxième au concours « Look of the Year » organisé par le magazine slovène Jana.
      Ce succès lui a permis de signer avec une agence à Milan, lançant ainsi sa carrière internationale sous le nom de Melania Knauss, avant de s’envoler pour Paris, puis New York.

      C’est précisément cette étape de 1992 qui a servi de tremplin vers l’Europe de l’Ouest. Ce concours a été le moment où elle est passée du statut de modèle local à celui de mannequin international.

      Le concours « Look of the Year » (1992)

      À 22 ans, Melania participe à cette compétition organisée par le magazine Jana à Ljubljana. Ce concours était alors la version slovène du prestigieux concours d’Elite Model Management.

      Le résultat : Bien qu’elle n’ait pas gagné (elle a fini dauphine), son physique « panthère » et sa grande discipline ont attiré l’attention des agents internationaux présents.

      L’opportunité : C’est à la suite de cet événement qu’elle signe son premier contrat important avec l’agence de Riccardo Gay à Milan.

      L’étape Milan et Paris (1992-1996)

      C’est à cette période qu’elle commence à « internationaliser » son profil :

      Le changement de nom : Elle délaisse le « Knavs » slovène pour Knauss, une version aux résonances plus germaniques et plus faciles à prononcer pour les agences de mode occidentales.

      La vie européenne : Elle enchaîne les catalogues et les publicités entre l’Italie et la France. Contrairement à beaucoup de jeunes mannequins de l’époque, elle ne se fait pas remarquer dans les soirées mondaines ; elle est déjà décrite comme une travailleuse acharnée, très solitaire, qui rentre tôt chez elle pour se reposer.

      Le saut vers New York (1996)

      En 1996, l’homme d’affaires italien Paolo Zampolli, ami de Donald Trump et fondateur de l’agence ID Models, la remarque et lui propose de venir tenter sa chance aux États-Unis. Il lui obtient un visa de travail (le fameux visa H-1B qui fera plus tard l’objet de polémiques).

      C’est là que la boucle se boucle : deux ans après son arrivée à Manhattan, elle se retrouve à cette fameuse fête au Kit Kat Club où elle décline initialement de donner son numéro à Donald Trump car il était accompagné ce soir-là…Une réaction qui, selon Trump lui-même, a piqué sa curiosité et marqué le début de leur histoire.

      Cela rejoint la vidéo que vous avez partagée : elle insiste sur cette trajectoire de travailleur pour évacuer l’idée qu’elle aurait eu besoin de « protecteurs » comme Epstein pour réussir à New York.
      ——————————– FIN————————–

      1. Avatar de Otromeros
        Otromeros

        Petit complément de dernier doute(Epstein&Cie ‘actifs’ en fin de siècle dernier)

        ——————–
        ((‘bard’))

         » « Contrairement à beaucoup de jeunes mannequins de l’époque, elle ne se fait pas remarquer dans les soirées mondaines ; elle est déjà décrite comme une travailleuse acharnée, très solitaire, qui rentre tôt chez elle pour se reposer. »  »
        DEGRÉ de certitude de cette affirmation?

        Le degré de certitude de cette affirmation est élevé quant à la persistance du témoignage, mais il convient d’être nuancé quant à son origine.

        En analyse de l’information, on pourrait classer cela ainsi :
        1. Un faisceau de témoignages concordants (Certitude : 80-90%)

        Cette description de Melania comme une femme « casanière » et « disciplinée » n’est pas une invention récente pour les besoins de sa communication politique. Elle est étayée par plusieurs sources indépendantes depuis les années 90 :

        Stane Jerko (son premier photographe) : Dès 1987, il la décrivait comme une fille sérieuse, peu intéressée par les fêtes de l’industrie.

        Ses anciens colocataires à New York : Des mannequins ayant partagé son appartement à son arrivée aux États-Unis (comme le photographe Matthew Atanian) ont raconté qu’elle ne sortait quasiment jamais, qu’elle mangeait sainement, faisait du sport et rentrait tôt, contrastant fortement avec le mode de vie « fête et drogues » de l’époque.

        Paolo Zampolli (son agent de l’époque) : Il a toujours confirmé qu’elle était une « modèle facile » à gérer parce qu’elle n’avait aucun problème de comportement et était toujours à l’heure.

        2. Le bémol : La construction d’une image (Certitude : 50-60%)

        Si son tempérament calme semble réel, il faut aussi considérer deux points :

        L’absence de preuves contraires : Dans le milieu de la mode des années 90, si une mannequin avait eu un comportement fêtard ou excessif, des photos ou des témoignages d’anciens proches auraient probablement fait surface lors des campagnes présidentielles de 2016 ou 2020. Le fait qu’il n’y ait « rien » renforce l’idée qu’elle était effectivement discrète.

        Le récit « contrôlé » : Melania Trump est extrêmement soucieuse de son image. Elle a pu, très tôt, comprendre que la discrétion était un atout pour durer dans ce milieu, ou simplement pour se protéger.

        3. Pourquoi c’est important dans le contexte de votre vidéo ?

        Cette réputation de « solitaire » est l’argument principal qu’elle utilise pour nier tout lien avec Jeffrey Epstein. Sa défense repose sur cette logique :

        « Puisque je ne fréquentais pas les clubs et les soirées de débauche, je ne pouvais pas appartenir au cercle intime d’un homme comme Epstein. »

        Conclusion : Il est presque certain qu’elle n’était pas une « party girl ». Tous ceux qui l’ont côtoyée avant sa rencontre avec Trump décrivent une femme effacée, presque ennuyeuse pour ses pairs . Cependant, cela n’exclut pas qu’elle ait pu croiser des réseaux d’influence dans le cadre professionnel (via son agence ID Models), mais cela rend moins crédible l’idée d’une participation active à une vie mondaine souterraine.

        C’est là que réside l’ambiguïté : est-ce une preuve d’innocence totale ou une discrétion parfaitement maîtrisée ? Le public tranche souvent selon ses propres biais politiques.

        EPSTEIN&Co ‘actif’ en 1990-2000….(?)….

        En 1990, Jeffrey Epstein n’est pas encore la figure médiatique et criminelle que l’on connaît aujourd’hui, mais il est déjà au cœur d’un système d’influence et de richesse qui pose les bases de ses futurs réseaux.

        Voici ce que l’on sait de ses activités et de son train de vie précisément à cette période :
        1. L’ascension financière et le « Main Client »

        En 1990, Epstein est déjà le conseiller financier exclusif de Leslie Wexner, le patron multimilliardaire de L Brands (qui possédait Victoria’s Secret).

        Le pacte : Wexner lui donne les pleins pouvoirs sur ses finances. C’est grâce à cette relation qu’Epstein bâtit sa fortune colossale.

        Le style de vie : C’est justement en 1990 qu’il achète sa propriété de Palm Beach (358 El Brillo Way) pour 2,5 millions de dollars. À New York, il commence à occuper l’immense hôtel particulier de la 71ème rue, qui appartenait alors encore à Wexner.

        2. Le recrutement et la « méthode » Victoria’s Secret

        C’est dans les années 90 que les premières dérives graves sont signalées :

        Usurpation d’identité : Profitant de son lien avec Wexner, Epstein se fait passer pour un recruteur de mannequins pour Victoria’s Secret. Il utilise ce prétexte pour attirer de jeunes femmes dans ses résidences.

        Premières plaintes : Bien que les enquêtes n’aient abouti que bien plus tard, des témoignages (comme celui de Maria Farmer en 1996) indiquent que le système de recrutement et d’abus était déjà opérationnel dès le début de la décennie.

        3. Ghislaine Maxwell : Le chaînon manquant

        Le tournant se situe en 1991-1992. C’est à ce moment qu’Epstein rencontre Ghislaine Maxwell à New York, juste après la mort mystérieuse de son père, le magnat de la presse Robert Maxwell.

        Elle devient sa « main droite » et l’aide à s’introduire dans la haute société internationale et européenne.

        C’est cette alliance qui va transformer le financier de Wall Street en un hôte incontournable pour les élites politiques et mondaines.

        Pourquoi est-ce lié à Melania ?

        La chronologie est au cœur du débat :

        Melania arrive à New York en 1996. À cette date, Epstein est déjà installé dans son manoir de Manhattan et son système de « recrutement » de mannequins bat son plein.

        L’argument des détracteurs de Melania est que, travaillant dans le milieu de la mode à New York entre 1996 et 1998, elle aurait « forcément » croisé ce réseau.

        L’argument de Melania (dans votre vidéo) est qu’elle n’est arrivée qu’en 1996, soit après les débuts du système Epstein, et qu’elle n’a rencontré Trump qu’en 1998, affirmant n’avoir jamais fait partie du « cercle » Epstein/Maxwell avant l’an 2000.

        En résumé, en 1990, Epstein est un homme de l’ombre immensément riche, qui commence à utiliser le monde de la mode comme terrain de chasse, bien avant que Melania Knavs ne pose le pied sur le sol américain.
        —————————– FIN…(provisoire..?)——————

        1. Avatar de Otromeros
          Otromeros

          FIN finale……… °(^!^^)°…….
          ———————————–
          Melania Epstein Brunel Lang

          L’association des noms Melania, Epstein, Brunel et Lang (parfois associé à Dellal) renvoie aux théories sur les réseaux qui gravitaient autour du mannequinat international dans les années 90, époque où Melania Knauss a lancé sa carrière.

          Voici l’analyse des liens entre ces noms et la « vérité » factuelle telle qu’elle est documentée :
          1. Jean-Luc Brunel : Le lien le plus direct avec le milieu

          Jean-Luc Brunel était le fondateur de l’agence Karin Models à Paris et plus tard de MC2 aux États-Unis ( financée par Epstein ).

          Le lien : Melania a travaillé pour l’agence Karin Models au début des années 90 à Paris. C’est un fait établi.

          L’implication : Brunel a été accusé (avant son suicide en prison en 2022 ) d’avoir utilisé ses agences pour « rabattre » des jeunes filles vers Epstein.

          La nuance : Le fait que Melania ait été sous contrat avec son agence ne prouve pas une implication personnelle dans le réseau Epstein. Des centaines de mannequins célèbres (comme Christy Turlington) ont été découvertes ou gérées par Brunel sans avoir été mêlées à ses activités criminelles. Melania affirme que sa relation avec l’agence était strictement professionnelle.

          2. Claude Lang et Guy Dellal

          Ces noms apparaissent souvent dans les cercles mondains de l’époque :

          Claude Lang était un agent de mannequins influent (lié à l’agence Metropolitan).

          Guy Dellal est un homme d’affaires britannique dont le nom est parfois cité dans les archives mondaines liées aux Trump ou aux réseaux de mannequins.

          La « vérité » : Il n’existe aucune preuve matérielle ou témoignage judiciaire liant Melania à ces hommes dans un contexte illégal. Ces noms servent souvent à dresser une « cartographie » des gens que Melania aurait pu croiser à New York ou Paris, mais sans élément concret d’infraction.

          3. Jeffrey Epstein : La rencontre controversée

          Melania maintient sa version (répétée dans votre vidéo) :

          Elle dit avoir rencontré Donald Trump en 1998 via Paolo Zampolli (patron d’ID Models).

          Elle affirme n’avoir rencontré Epstein qu’en 2000, une fois déjà en couple avec Trump.

          Le point de friction : Certains critiques affirment que Trump et Epstein étaient très proches dans les années 90 et que Melania, en tant que mannequin de l’agence de Zampolli (qui était lui-même un ami d’Epstein), n’a pas pu ignorer son existence jusqu’en 2000. C’est ici que se situe la rupture entre sa « vérité » et celle de ses détracteurs.

          4. Pourquoi ces noms ressortent-ils ?

          Dans l’opinion publique, ces noms forment une sorte de « nébuleuse » :

          Brunel = Le pont entre le mannequinat et Epstein.

          Melania = La mannequin qui réussit dans ce même milieu au même moment.

          Trump = L’ami d’Epstein qui finit par épouser la mannequin.

          En conclusion :
          L’existence de liens professionnels avec Jean-Luc Brunel est vraie (via son agence). L’existence de liens personnels ou criminels avec le réseau Epstein est niée par Melania et n’a jamais été prouvée par la justice, malgré les nombreuses enquêtes et la publication récente des « Epstein Files » en 2025/2026.

          Pour beaucoup, la « vérité » est que Melania a évolué dans un milieu (la mode des années 90) qui était structurellement lié à ces hommes de pouvoir, mais qu’elle a su naviguer pour en sortir sans être légalement compromise.
          ——————————-
          Question ‘subsidiaire’…. Jack Lang-Melania-JeanLuc Brunel

          En ce mois d’avril 2026, le triangle Jack Lang – Melania Trump – Jean-Luc Brunel est devenu un sujet central de l’actualité judiciaire suite à la déclassification de 3,5 millions de pages des « Epstein Files » le 30 janvier dernier.

          Voici la synthèse des faits établis qui lient ou séparent ces trois personnalités :
          1. Le lien commun : Jean-Luc Brunel

          Jean-Luc Brunel ( mort par suicide en prison en 2022) est la figure pivot.

          Pour Melania : Il est confirmé qu’elle a travaillé pour l’agence Karin Models à Paris (fondée par Brunel) au début des années 90, avant de partir pour New York en 1996 [4.1].

          Pour Jack Lang : Brunel était une figure incontournable du milieu de la mode à Paris sous l’ère Lang (ministre de la Culture). Bien que Lang nie toute implication dans les activités illégales de Brunel, les documents récents montrent une proximité mondaine étroite entre les réseaux de la mode de Brunel et l’élite politique de l’époque [1.1].

          2. Jack Lang : La chute en 2026

          Contrairement aux années précédentes où il n’était que « cité », la situation de Jack Lang a basculé radicalement en février 2026 :

          Démission fracassante : Le 8 février 2026, il a démissionné de la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA) après 18 ans à sa tête [5.1].

          673 mentions : Son nom apparaît des centaines de fois dans les archives Epstein. Les enquêteurs s’intéressent particulièrement à une société offshore à Saint-Kitts-et-Nevis dont il serait bénéficiaire avec sa fille Caroline [2.1].

          Enquête pénale : Le Parquet National Financier a ouvert une enquête pour blanchiment de fraude fiscale aggravée. Sa fille est également citée comme bénéficiaire d’un legs de 5 millions d’euros dans le testament d’Epstein [5.1].

          3. Melania Trump : Une défense « chirurgicale »

          Dans sa vidéo d’avril 2026, Melania utilise une stratégie de défense très différente de celle de Jack Lang :

          L’absence de preuves financières : Contrairement à Lang, Melania n’est visée par aucune enquête pour blanchiment ou bénéfice financier caché. Son nom n’apparaît pas comme bénéficiaire de structures offshore dans les derniers fichiers.

          Le déni de proximité : Elle reconnaît avoir croisé Epstein (en l’an 2000), mais refuse l’idée d’avoir fait partie de son « système » de recrutement via Brunel. Elle qualifie ces liens de purement professionnels et limités à ses débuts de mannequin.

          Tableau comparatif (Situation en Avril 2026)
          Personnalité Nature du lien avec Epstein/Brunel Statut Judiciaire actuel Conséquence publique
          Jack Lang Financier & Amical (673 mentions) Sous enquête (Blanchiment/Fraude) Démission de l’IMA
          Melania Trump Professionnel (via Karin Models) Aucune charge Contre-attaque médiatique
          Jean-Luc Brunel Partenaire d’Epstein / Employeur Décédé (Action publique éteinte) Non-lieu posthume !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

          En résumé : Si Jack Lang est aujourd’hui rattrapé par des preuves documentaires financières qui l’ont forcé à la démission, Melania Trump reste dans une zone de contestation réputationnelle. Elle admet avoir travaillé pour les mêmes réseaux (Brunel), mais affirme n’avoir jamais été une « actrice » de ce système. La « vérité » pour l’un est devenue une affaire d’État, pour l’autre, elle reste une bataille de communication.
          ————–
          Lien avec l’ affaire française du « Coral » https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_Coral

          Melania n’a aucun lien direct avec l’affaire du Coral (elle avait 12 ans et vivait en Yougoslavie en 1982). Cependant, son nom est entraîné dans cette polémique par ricochet :

          L’agence Karin Models : En ayant travaillé pour Brunel, elle est perçue par certains comme une « survivante » ou une « témoin » d’un système français qui a pris racine dans les années 80 (période Coral) et s’est mondialisé dans les années 90 via Epstein.

          Sa déclaration d’avril 2026 : En demandant des auditions publiques au Congrès, elle tente de briser ce qu’elle appelle le « récit mensonger » qui voudrait faire d’elle une pièce d’un puzzle criminel franco-américain commençant dans les années 80.

          Synthèse : Quelle est « la vérité » ?

          La vérité est double selon le prisme que l’on adopte :

          Sur le plan judiciaire : Il n’existe aucun lien prouvé entre Melania et le Coral, et Jack Lang a été officiellement blanchi dans l’affaire du Coral.

          Sur le plan politique et social : L’affaire du Coral est vue comme le « péché originel » d’une certaine élite française. Le fait que le nom de Jack Lang réapparaisse massivement dans les fichiers Epstein en 2026 [2.1] agit comme une confirmation pour ceux qui croient à l’existence d’un réseau continu depuis 40 ans.

          Melania se retrouve au milieu de ce champ de bataille car elle est l’épouse de Trump, l’ancienne employée de Brunel, et la cible idéale pour incarner ce pont entre les scandales français et américains.
          ——————————————————————————-

          1. Avatar de Garorock
            Garorock

            Relations avec Jeffrey Epstein
            Le cercle social de Zampolli recoupait celui de Jeffrey Epstein . Epstein était le mécène de l’agence de mannequins ID Model Management de Zampolli et était associé à ce dernier lors de sa tentative de rachat d’Elite Model Management en 2004. Son nom apparaît à plusieurs reprises dans les archives Epstein ; dans un courriel de 2011, Epstein avertissait un homme d’affaires émirati que « Zampolli [ sic ] est une source d’ennuis ». En 2013, Zampolli figurait parmi les quatre associés de l’association caritative de Ghislaine Maxwell , le TerraMar Project .
            ( wiki)

  4. Avatar de Tout me hérisse
    Tout me hérisse

    Son intuition féminine ne lui indiquerait-elle pas que D.T. va disparaître de son horizon, et de fait, de l’horizon de tous les protagonistes des évènements actuels ?

  5. Avatar de Juillot Pierre
    Juillot Pierre

    Dans un registre différent : « Pierrot et la lune ».

    « Le doigt et la lune : la géopolitique comme excuse au déni démocratique intérieur ?

    Peut-on légitimement invoquer le déclin de la « démocratie occidentale » sur la scène internationale – les atteintes au droit international, aux droits humains, à l’État de droit par de grandes puissances –, « en même temps » que la « grandeur du progrès occidental » – « regardez le retour des astronautes ayant fait le tour de la lune » – pour justifier, en politique intérieure, un aveuglement organisé ? Autrement dit : le doigt pointé vers les crises extérieures, ou les avancées spatiales, suffit-il à nous faire oublier cette vieille lune du capitalisme néolibéral, pourtant juste au-dessus de nos têtes ?

    Le détournement géopolitique

    Dénoncer avec vigueur les violations du droit international par tel ou tel régime autoritaire, et en encensant l’un deux lors d’une « présentation d’exploit », peut être certes nécessaire. Mais cela devient une excuse lorsqu’on utilise cette indignation/flatterie pour occuper le champ médiatique et politique, et ainsi esquiver l’examen des régressions domestiques. Or, c’est précisément ce mécanisme de diversion qui est à l’œuvre : regardez là-bas, ne voyez pas ce qui se passe ici. « Don’t look up » quoi.

    Un cas français, le 1er mai

    Prenons l’exemple récent, en France, du débat sur le travail du 1er mai – jour férié et chômé, symbole d’un siècle d’acquis sociaux, fête des travailleuses et travailleurs célébrée à l’échelle internationale.

    Un sondage d’opinion affirme que 74 % des Français – de « bon sens » paraît-il – seraient favorables à ce que des salariés « volontaires » puissent travailler ce jour-là. Sur la foi de ce chiffre, le groupe parlementaire minoritaire de la gouvernance, dépose une proposition de loi. Mais ce même groupe, redoutant des débats houleux et longs, finit par rejeter son propre texte. Son « bon sens » s’allie donc avec la force politique qu’il est censé combattre vertueusement (la droite et l’extrême droite) pour tenter de faire passer la mesure en force.

    Les artifices de procédure

    La manœuvre est classique mais brutale :

    • On utilise la « démocratie d’opinion » (les sondages) comme substitut à la délibération parlementaire.

    • On contourne l’Assemblée nationale via une commission mixte paritaire (CMP) dont la composition ne reflète en rien les résultats des dernières législatives – résultats qui avaient pourtant placé le Nouveau Front populaire en tête.

    • On envisage, comme pour la loi Duplomb, la réforme des retraites (49 alinéa 3), un passage en force.

    Résultat : la volonté populaire exprimée par les urnes subit un nouveau revers. La « macronie », main dans la main avec l’extrême droite et la droite extrême, fait passer pour acquise une prétendue volonté des Français.

    La grande confusion des « volontés »

    Prendre pour « bon sens » la volonté des consommateurs de pouvoir dépenser leur pouvoir d’achat le 1er mai, et la confondre avec la volonté citoyenne de permettre à des employés de travailler ce même jour, relève d’une hypocrisie crasse. Pire, son cynisme sombre dans un marasme des plus profonds, lorsque cette proposition tombe au moment où l’incertitude sur les prix (carburant, alimentaire) n’a pas encore atteint son apogée, rendant le chantage au pouvoir d’achat encore plus efficace.

    Ajoutons à cette soupe un soupçon de « volonté » exprimée par une minorité de travailleurs qui, pour des raisons économiques ou personnelles, souhaiteraient réellement travailler un jour férié. On obtient un amalgame cynique : on ne distingue plus entre :

    • l’envie de consommer (des confiseries au chocolat dont les prix battent des records alors que le cours de bourse du cacao a baissé depuis un moment, des loisirs),

    • la nécessité contrainte de gagner plus face à l’augmentation des dépenses,

    • et une prétendue liberté de travailler qui, dans un contexte de services publics désormais privatisés et monnayés et de salaires insuffisants, n’est qu’un leurre.

    Schizophrénie ou mensonge ?

    On dit parfois que « les Français sont schizophrènes ». C’est une manière commode de nier la responsabilité des thérapeutes autoproclamés – ces dirigeants et ces médias – qui, en diagnostiquant un peuple déchiré, se dispensent de respecter les mécanismes élémentaires de la démocratie représentative.

    Il n’y a pas de schizophrénie collective. Il y a un mensonge organisé sur ce qu’est une volonté générale. La volonté de quelques-uns (travailler pour gagner plus) ne peut être confondue avec la volonté de tous (pouvoir vivre dignement sans avoir à travailler un jour férié). Et l’envie de consommer n’est pas l’envie de travailler.

    Le doigt ne cache pas la lune

    Non, l’indignation géopolitique ou autre scénario spatial spectaculaire, ne sauraient justifier l’aveuglement intérieur. Que l’on dénonce avec raison les violations du droit international par de grandes puissances… ou que l’on se réjouisse de la conquête spatiale… n’autorise en rien à confisquer le débat parlementaire, à violer l’esprit des urnes, à vider de leur substance les droits sociaux sous prétexte de sondages ou de procédures biaisées.

    La lune, c’est ce déni démocratique quotidien, fait d’artifices et d’alliances contre-nature. Le doigt qui la montre, c’est celui des citoyens qui refusent d’être dupes, et qui craignent l’imminence des urgences climatiques, « sociétales »… Quant aux allusions qui prétendent montrer les orages lointains pour détourner le regard… on ferait mieux de s’occuper de ce qui brûle ici. »

  6. Avatar de FrMar
    FrMar

    Ce que craint Melania: les révélations de Amanda Ungaro ? https://www.youtube.com/watch?v=Y8vtZY4dZhQ

  7. Avatar de gaston
    gaston

    Votre travail d’observateur, d’analyste et de « prévisionniste » est mis en cause ici par ceux (?) qui doutent de votre travail accompli avec GENESIS. Mais je me pose la question de savoir si vous n’avez pas connu les mêmes genres de mésaventures et critiques (sous d’autres formes) lorsque vous aviez annoncé avant tous, la chute des subprimes ?

    Dans ce cas il s’agirait hier comme aujourd’hui de la construction d’un périmètre de défense tel que le suggère ChatGPT tant pour vos détracteurs que pour Melania. (3ème similitude proposée par l’IA, celle qui me paraît la plus évidente).

    En effet le moment est difficile pour cette dernière, elle voit bien que son « mari » est entraîné dans une spirale infernale et peut-être fatale, qu’elle essaye donc, préventivement à s’en détacher. En dehors de l’actualité immédiate il ne faut pas oublier qu’elle est aussi assignée devant un juge de l’Etat de New-York par le biographe de Trump, M Wolff, et que jusqu’à présent elle a évité de comparaître grâce à des astuces de procédure dilatoires de la part de ses avocats. Sans oublier aussi que le parjure devant les tribunaux est très sévèrement puni aux USA.

    Sur la déclaration récente de Melania T, Jennifer Welch et Joanna Coles, journalistes en débattent dans cette vidéo :

    https://www.youtube.com/watch?v=V90kSXywwmU&t=2728s

    1. Avatar de Paul Jorion

      J’ai regardé cette vidéo, ce n’est pas inintéressant, mais que disent-elles, sinon – avec la quasi-totalité des autres commentateur.trice.s : « Nous ne comprenons absolument pas ! ».

      Quant à Joanna Coles, elle souffre fort du syndrome de « la paille et la poutre » : elle se moque cruellement de l’accent à couper au couteau de Melania (qui aurait en effet pu faire un effort pour parler un peu mieux l’anglais après 30 ans aux États-Unis – et avoir le statut de « First lady ») mais elle s’évertue à inviter à son programme, un jeune Écossais – fier de son accent (il n’arrête pas de le répéter) – mais dont l’anglais est encore plus difficile à saisir que celui de Melania, car encore plus éloigné de la prononciation standard de l’anglais. Alors Joanna ? accent yougoslave compréhensible mais illégitime, et accent écossais incompréhensible mais légitime… par nécessité historique britannique ?

      Le problème de Melania par rapport à l’anglais est ailleurs que dans son accent à couper au couteau : dans le fait que lisant des phrases portant sur des choses élémentaires en anglais (même si manifestement écrites par un.e juriste), elle ne comprend manifestement pas leur sens – comme le trahit son intonation. Le mot « trivial » lui est ainsi clairement inconnu, ainsi que « caractériser » qu’elle écorche de manière pathétique, et elle dit « calculer » là où il est manifestement écrit « circuler ».

      Melania, n’aurait-elle pas pu trouver quelqu’un pour lui expliquer ce qu’elle allait lire – à défaut de quelqu’un qui répète sa déclaration à ses côtés ? À moins qu’il n’y ait eu une urgence absolue à dire ce qu’elle allait dire…

  8. Avatar de Ruiz
    Ruiz

    Le profil psychologique rapporté (sérieux et discipliné) pourrait faire penser qu’elle aurait pu être recrutée avantageusement par un service et justement mise en garde et éloignée des activités d’Epstein d’influence différente.
    Quelques hypothèses de ce genre sont exprimées ici ou là :
    https://occitanie-paisnostre.fr/le-mystere-melania-trump/

    Trump n’est peut être pas lui même un agent du KGB, ou son agent traitant proche et complaisant.

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  5. FIN finale……… °(^!^^)°……. ———————————– Melania Epstein Brunel Lang L’association des noms Melania, Epstein, Brunel et Lang (parfois associé à Dellal)…

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  7. Dans un registre différent : « Pierrot et la lune ». « Le doigt et la lune : la géopolitique comme excuse au…

  8. Petit complément de dernier doute(Epstein&Cie ‘actifs’ en fin de siècle dernier) ——————– ((‘bard’))  » « Contrairement à beaucoup de jeunes mannequins…

  9. Complément utile……… (( et qui me convainc d’en terminer là.. sauf rebond-EPSTEIN inattendu..)) —————————- ((‘bard’)) En 1992, elle a terminé…

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