« QUOI QU’ON FASSE, CE SERA LA MÊME CHOSE ! »

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

77 % d’entre vous, mes lecteurs, êtes Français. Ça ne fait pas « tout le monde », mais c’est bien plus qu’une « majorité confortable ». Votre pays est entré dans une grande foire électorale : la presse, la radio, la télévision, ne parlent que de ça, vous disent que c’est « essentiel ! », que le « comment voter ? » est à l’ordre du jour.

Or vous savez sciemment que quelle que soit la manière dont vous votiez : pour l’un des candidats qui se retrouvera au second tour, ou pour un autre, dans un vote de protestation d’extrême-gauche, d’extrême-droite, ou par un vote blanc, ou même que vous vous absteniez entièrement de voter, tout ça n’a aucune importance parce que le résultat sera le même : vous aurez élu activement, en votant pour lui, ou passivement, en laissant quelqu’un d’autre être élu, un candidat qui, ou bien appliquera immédiatement le programme d’une « Troïka » quelconque (Union européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne) ayant oublié – pour autant qu’elle l’ait jamais su – ce que le mot « démocratie » veut dire, ou bien appliquera, « à la Mitterrand », ce même programme six mois plus tard, après un « courageux » baroud d’honneur.

Ce baroud d’honneur sera en effet « courageux », je n’en doute pas une seconde, mais cela vous fera – à vous et une fois de plus – une belle jambe.

Votre lassitude, votre découragement, est perceptible dans les commentaires que vous faites ici sur le blog depuis le début de cette campagne électorale.

Au cours de l’histoire, et plus spécialement au XIXe siècle, le refus de ce genre de situations sans issue a conduit à des tentatives de changement de la réalité sociale par l’intérieur et par l’exemple : des « communautés » sont nées, fragilisées sans doute dès leurs débuts par une représentation exagérément idyllique de la nature humaine, mais surtout par l’hostilité du monde extérieur qui était lui resté identique. Combien de projets grandioses de coopératives, d’ateliers sociaux, de suppression de la monnaie, ou de monnaies « parallèles », n’ont-ils pas alors succombé aux assauts de ceux qui, en extériorité à ces projets, avaient conservé, comme on dit, le « sens des affaires » ? La vertu, Saint-Just l’avait compris, même si ce fut beaucoup trop tard, ne peut s’exercer que dans un cadre institutionnel qui la protège, sans quoi, des millénaires d’histoire le montrent à suffisance, elle est tout simplement piétinée.

Alors que faire ? Résoudre les questions qui restent à résoudre si l’on veut créer un monde de demain dans lequel on puisse vivre, et de préférence, vivre convenablement. Vivre dans un monde qui nous fera prendre conscience a posteriori du cauchemar que constitue celui dont nous nous satisfaisons actuellement.

Les questions qui restent à résoudre ont été bien posées au XIXe siècle par les associationnistes, les collectivistes, les socialistes, les communistes, les anarchistes, voire même par des libéraux éclairés comme Saint-Simon ou Auguste Comte. Les questions ont été posées mais n’ont pas été résolues. Le XXe siècle a connu lui la litanie des fausses solutions qui se terminent en massacres.

Quand éclate en France, en 1848, une révolution, la multitude de projets généreux qui naissent alors s’effondre rapidement, faute pour leurs initiateurs d’avoir analysé correctement leurs principes. Proudhon évoquera avec tristesse, une révolution « née avant terme ». Mais les Révolutions ne sont-elles pas toujours, et par définition, « nées avant terme », sans quoi elles n’auraient pas même été nécessaires ? L’excuse d’avoir été pris au dépourvu par un effondrement, alors que celui-ci était pourtant éminemment prévisible et avait d’ailleurs été prévu par certains, a déjà servi ad nauseam dans l’histoire humaine.

Dimanche dernier, j’ai lancé ici une série en cinq épisodes intitulée : « Questions qui restent à résoudre ». Je ne suis rentré qu’hier soir d’une tournée de conférences en Belgique et aux Pays-Bas et je n’ai pas encore lu toutes vos contributions au débat mais je m’apprête à le faire.

Les questions qui restent à résoudre sont quoi qu’il en soit déjà connues et j’attends de vous que vous preniez l’initiative à quelques-uns – la troupe vous rejoindra sans tarder – d’entreprendre de résoudre ces questions, dont la liste précise se construira en route mais dont quelques-unes peuvent déjà s’énoncer clairement : « Comment casser la machine à concentrer la richesse ? », « Comment mettre la spéculation hors d’état de nuire ? », « Comment redistribuer la richesse nouvellement créée ? », « Comment inventer un système économique qui ne repose ni sur la propriété privée, ni sur la “croissance”, destructrices toutes deux de la vie sur notre planète ? », « Comment faire disparaître le travail, sans que soient réduits à la misère ceux qui vivaient de ce travail ? », etc. etc.

Le moment est venu de définir en de nouveaux termes ce monde de fous dont – par lassitude et par découragement – nous nous sommes contentés jusqu’ici.

Bon dimanche, et à vos plumes, vos mails, vos coups de téléphone, vos bras, vos jambes… et que sais-je encore ?

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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635 réflexions sur « « QUOI QU’ON FASSE, CE SERA LA MÊME CHOSE ! » »

  1. Pour avoir vu les trois dernière minutes du meeting Sarkozy qui ont suffit à me donner une nausée irrépressible, je serais prête à croire que ce titre est prémonitoire.

    Si les 40’000 personnes qui y étaient présentes avaient un peu plus développé leur oreille musicale, elles auraient en 2 secondes compris que cela sonne faux.

    Mais c’est pareil avec Hollande.

    Alors que reste-t-il ? Mélenchon. Là ça sonne juste, même si le programme manque un peu de réalisme. Avec Ségolène Royal et son pragmatisme évident et prouvé en premier ministre, cela pourrait fonctionner.

    Je rappelle à toutes fins utiles qu’en 50 ans, la France n’en a pas fait autant que ce qu’elle a fait dans sa région pour le bien et la croissance de tous.

    Et c’est très facilement vérifiable sur le site de sa région dans tous les domaines :

    http://www.poitou-charentes.fr/accueil.html;jsessionid=C8ADC35AB921BC46DCA8FE7BEC191131

    Mais la France a perdu 5 ans et cela sera beaucoup plus difficile aujourd’hui de relever ce pays.

    Même avec de la bonne volonté et des bonnes idées de réalisation de part et d’autre.

    De toutes manières, tant que nous ne considérerons pas la Terre comme un minuscule pays qu’il est face à l’univers et que nous n’aurons pas une vision holistique de la politique, nous continuerons à descendre dans ce tourbillon jusqu’à ce que nous en touchions le fond.

    L’humain est ainsi fait. Il doit toucher le fond pour pouvoir rebondir. Et cela prendra encore des décennies.

    C’est une loi de la nature et une loi physique aussi. Un rocher qui descend la montagne doit attendre de prendre de la vitesse et d’arriver à la vallée pour pouvoir remonter l’autre face.

    La seule personne que je connaisse qui ait une vision globale de tout cela, c’est Ziegler, le plus décrié, le plus refoulé, parce qu’il est toujours extrêmement difficile de regarder la réalité en face.

    Alors les idées, oui, les propositions, oui, les suggestions oui, mais elles ne serviront que le jour où la pierre pourra remonter la pente et ce blog sera depuis longtemps inexistant parce que les moyens de communication n’existeront plus non plus en cas de catastrophe, leurs auteurs non plus, mais il servira au moins à relayer entretemps aux enfants et petits enfants une autre vision de la planète qui la relayeront à leur tour.

    Une idée, une vision a son énergie propre qui peut même se véhiculer au delà des mots et quand bien même ceux-ci ne seraient pas relayés.

    Au commencement était le son et non le verbe, il ne peut y avoir de verbe sans son. Le son est une onde. Une idée aussi, même si invisible. Elle émet un son.

    Alors n’hésitez pas à mettre vos idées en mots ou en sons, un jour, que vous ne verrez sans doute pas, ils entreront en résonance et en raison.

    Il n’y a aucune créativité qui ne soit réutilisée un jour, pour en créer une autre.

  2. N’y aurait-il pas lieu de chercher une réponse du côté du désir?

    Ce désir si tyrannique, qui nous pousse à vouloir posséder pour s’affirmer et se reconnaître une valeur? Ce désir qui fait naître convoitises, jalousies et malheurs…
    Ne participe-t-on pas tous à cette course qui veut que celui qui surplombe la pyramide soit doué d’une importance qui se rapproche de celles des Dieux?
    Devrions-nous renoncer à nous reconnaître une valeur dans ce que nous possédons, pour plutôt nous en reconnaître une dans ce que nous faisons pour nous développer et nous améliorer personnellement et collectivement?

    Là n’est-elle pas la réponse?

    1. BRAVO Jean-Claude! Là tu touches le centre de la question, celle qui relie les 5 questions à résoudre.

      En finir avec le travail? Pourquoi? Il y a travail et travail. En finir avec le lavage des chaussettes et la vidange des bagnoles, oui, tout de suite. En finir avec les restructurations, le stakhanovisme et les augmentations de productivité à n’importe quel coût humain, en finir avec l’exploitation de serfs en Chine, en Thaïlande ou ailleurs, Alléluia!

      Mais regardez Jorion lui-même, il s’éclate dans son boulot! Moi, j’écris du logiciel libre. C’est le pied, je ne veux pas abandonner ça! Beaucoup d’entre nous enseignants, artistes, maçons, ingénieurs, écrivains, cuisiniers, charpentiers, architectes, journalistes, programmeurs, fermiers, j’en passe beaucoup, se réalisent dans leur boulot.

      Posséder plus que le voisin, c’est prouvé, au dessus d’un minimum de confort et de sécurité, ça n’offre aucun avantage, ni à l’individu, ni à la société. C’est en donnant le meilleur de soi-même qu’on s’épanouit. Jorion avec la crise donne le meilleur de lui-même. Il est crevé, ça se voit, mais je suis sûr qu’il est heureux.

      Si une certaine idéologie a réduit le travail à une commodité quantifiable en $, morne et destructive, c’est avec cette idéologie qu’il faut en finir, pas avec le travail.

      1. @ John et d’autres: une bonne fois pour toute: bien sûr qu’il ne s’agit pas de cette définition du travail. C’est pas la peine de revenir systématiquement dessus. (travail, effort, activités…lisez Meda par exemple) C’est d’emploi dont il est question (donc de rapports de force). Si on veut débattre de la question du travail, alors mettons sur la table toutes les propositions le concernant: revenu universel d’existence versus salaire à vie de Bernard Friot. Et voyons ce que cela suppose et où cela conduit. (je vois des questions non résolues avec le revenu d’existence, notamment en ce qui concerne la retraite et le bénévolat). Allons également chercher l’idée d’économie de la contribution de Stiegler et voyons comment cela peut être systématisé.

      2. C’est d’emploi dont il est question (donc de rapports de force)

        Oui, Lou, c’est d’accord, il faut redresser le rapport de force travail-patronat-capital. C’est essentiel, mais ce n’est pas ça que j’associe au désir individuel.
        La conception de ce que chacun désire faire de sa vie dans la communauté (principalement ce que jusqu’à présent on a appelé le travail) me semble au cœur de la question et de sa réponse. C’est la synergie de l’ensemble de ces désirs qui moule la société et engendre ces rapports de force qu’il faut changer maintenant parce qu’on a fait fausse route vers la fin des années 1970 alors que la polarité des désirs collectifs changeait.

        Pour voir plus clairement les enjeux ,la considération du désir individuel et de l’activité individuelle et collective engendrée (le travail) gagne à être séparée de celles des structures sociales de l’emploi et des conditions de revenu. BRL, plus bas, semble voir la même chose.

      1. “Le désir n’est pas une fin”.
        D’accord Juan, mais le genre de choses qu’on a appris à désirer décide de ce qu’on fera:

        Si je regarde de la pub à longueur de journée, je désirerai probablement posséder un télephone portable dernier cri ou d’autres gadgets plus “chiadés”, non pas pour quelque-chose que je voudrais faire avec eux, mais parce qu’on m’a appris que ces objets étaient désirables.
        Dans mon pays le désir de possession est maintenant si bien ancré dans la culture qu’on parle de la valeur de quelqu’un en terme de dollars (How much is he worth?). Comment ne pas désirer posséder le plus possible dans ces conditions?
        .
        À l’opposé, en allant voir une exposition de Doisneau avec un passionné de la photo, je désirerai peut-être, moi aussi, apprendre à produire des œuvres d’art magnifiques.

        Un type de désir, celui de posséder pour la possession en elle-même ne m’ouvre rien; l’autre type de désir, par contre, celui de créer, peut m’éveiller et vraiment enrichir ma vie.

        Les deux types de désir me guident sur des chemins radicalement différents.
        Comment apprend-on ce qu’on désire? Quelle société nous ferait désirer autre chose que l’accumulation de possessions?

      2. Avant que d’enrichir sa vie faut-il pouvoir rester en vie avec et par les autres , avec et par notre environnement . C’est la première passoire , le premier frein aux désirs individuels .

        La première fin est donc la survie ( la nature , prudemment nous a doté de cet instinct , au delà du rationnel )

        La seconde fin est déterminée par notre condition particulière d’animal plus ” conscient” de lui même que les autres ( ce que certains commencent à contester d’ailleurs) :

        parmi l’infinitude de nos désirs , lesquels choisissons nous de transformer en “réalisations” pour notre plaisir égoïste , sous l’arbitrage du plaisir et du bien commun .

        Ce choix , cet arbitrage peut s’opérer par la confrontation plus ou moins violente , avec un modèle pour moi moins violent que tous les autres et qui s’appelle la Démocratie .

        On peut aussi imaginer une “utopie réaliste” si géniale , qu’elle vous ferait désirer ainsi qu’à tous nos congénères , par exemple de ne plus “désirer” d’accumulation de possessions ( c’est un peu la méthode de Jacques Prévert que j’ai cité par ailleurs dans la cage et l’oiseau ). C’est une méthode que l’on pourrait qualifer “d’idéaliste” sans aucun sens péjoratif .

        Je crois que l’on ne peut pas se passer , pour progresser , d’être à la fois dans le débat démocratique du présent , où l’on poursuit les coups de ciseau dans la statue en place , et, simultanément , dans l’imaginaire créatif d’autres formes de liens sociaux , tirés de la pure abstraction ou , au contraire , des scories et enseignement d’un système qui faillit ( mais y a-t-il encore assez de “responsables”ou de victimes , pour reconnaitre cette faillite ?).

        Il y a donc deux nécessités :

        – défendre et accroitre les acquis démocratiques ( et en particulier s’assurer de l’écriture du droit , de l’indépendance de la justice et de la citoyenneté des armées et forces publiques ). C’est sans doute , au minimum , ce que l’on devrait être en droit d’attendre de nos futurs élus .

        – travailler sans cesse à la mesure la plus large et durable du bien commun , pour proposer des concepts et outils qui répondent au mieux à cette ambition partagée ( si elle peut l’être ) .Mais il faudra sans doute encore quelques dizaines d’années avant que la nécessité ( par la démographie , par les ressources dont l’eau , par l’énergie , par les maladies par pollution accèlérée , par l’atrocité des guerres et du terrorisme , par les dégâts des maffias , par les dégâts des drogues , par l’éloignement durable de la perspective de pouvoir “quitter la terre” , …) , ne pousse , à toutes échelles territoriales , à ce partage modial , non seulement des “richesses” , mais aussi d’une ambition à terme visible .

        Raison de plus pour y travailler sans cesse dès maintenant , comme , chaque jour , à la défense citoyenne de l’esprit de la République .

        La République nous appelle .

        Concrète . Exigeante . Maîtresse de tous les désirs .

      3. Le désir des individus se traduit dans les courants qui emportent la collectivité. L’individu qui enrichit sa vie le fait évidemment dans et avec sa communauté.

        travailler sans cesse à la mesure la plus large du bien commun

        Juan, ce désir enrichit bien plus ta vie que celui de posséder le dernier ipad ou ipod.

        La conjonction des désirs individuels oriente les générations. Ces tendances des désirs dépendent des conditions dans lesquelles les générations grandissent. Ceux qui avaient connu les horreurs et les privation de l’occupation, les bombardements, les déportations, les combats de la seconde guerre mondiale, voulaient construire un monde meilleur. Qu’ils soient de droite ou de gauche, conservateurs ou communistes, ils coopéraient pour le construire. En France c’est le Conseil de la Résistance qui a incarné cette coopération, mais toute la société en était imprégnée: un esprit d’ouverture et d’entraide. Cela nous a apporté les progrès des trente glorieuses.

        Puis une nouvelle génération est montée, celle du baby boom qui n’avait pas connu les même épreuves. Le désir généreux qui avait animé les parents n’était plus vraiment là. On ne savait pas vraiment ce qu’on voulait. Je sais, j’en étais.

        Quand la stagflation du début des années 70 est arrivée avec le chômage, on était désemparés, prêts à écouter tous les messages. Ironiquement, le message qui nous est arrivé, haut et clair de partout c’est « le fric c’est chic » (une mauvaise traduction de l’anglais « greed is good », l’avidité est une vertu) ; beaucoup l’ont écouté.

        Avec ce changement dans la synergie des désirs individuels, cette tendance qu’on pourrait appeler le “désir de génération”, l’orientation de la politique a changé. L’écriture du droit, de l’indépendance de la justice et de la citoyenneté des armées et forces publiques était restée identique, mais cette écriture ne garanti plus rien quand presque tous les politiciens suivent les nouveaux courants, font volte-face et trahissent l’ancien désir. Le message des ultra libéraux est vite devenu dominant chez les gens de droite où il s’exprime naturellement dans un désir d’inégalité, comme chez les socialistes chez qui il devrait être naturellement abhorrant. Le « marché » (en fait les intérêts des capitalistes) a pris le volant et en trente ans nous a conduit droit dans le mur.

        J’ai vécu ce changement du désir de génération, c’est pour ça que je réponds fortement au message de Jean-Claude.

        Juan, tu es trop pessimiste quand tu penses qu’il faut attendre des décennies que « la nécessité ( par la démographie , par les ressources dont l’eau , par l’énergie , par les maladies par pollution accèlérée , par l’atrocité des guerres et du terrorisme , par les dégâts des maffias , par les dégâts des drogues…) » apporte un nouveau changement du désir de génération.
        Tout peut se passer bien plus vite. Nous avons de nouveau une génération paumée. Nous avons de nouveau une crise. Nous avons aussi une accélération gigantesque du transfert des idées et une démocratisation inouïe de la communication grâce à l’internet. Regardons au delà des solutions déjà essayées, utilisons ces nouveaux outils. On peut, par exemple élargir la démocratie et la rendre aussi participative que possible. Il faut foncer.

      4. ” La conjonction des désirs …….”

        Foncez , John , foncez !

        Sans trop schématiser et fossiliser les mutations générationnelles .

        Sans sous estimer la pesanteur de la réalité , et la puissance libératrice de la vérité .

        Alors , oui , foncez , pour que tout ce temps ne soit pas perdu !

  3. Bonjour M. Jorion
    C’est la première fois que je réagis dans ce site que je suis avec fidélité depuis de long mois. Mais là, vous m’avez surpris : je ne vous attendais pas sur le registre “tous pourris”. Je n’aurais pas la prétention d’apporter la moindre réponse aux questions que vous posez, mais il y a pourtant un candidat qui répond à toutes, et dont vous semblez nier ou négliger l’existence. On peut bien sur ne pas être d’accord avec les réponses qu’il formule mais les balayer d’un revers de la main sans prendre la peine de démonter éventuellement son projet m’étonne de vous. Pourtant, il affirme que sa première action une fois élue serait de mettre en place une constituante pour la 6ème république. Cela ne va t-il pas dans le sens que vous préconisez ? Ou alors je n’ai rien compris. Ce candidat, c’est Jean-Luc Mélenchon, et je serais intéressé à ce que vous expliquiez (et je ne suis sans doute pas le seul) pourquoi vous ne le distinguez pas des autres.

    1. @ létoné

      Où lisez-vous donc “tous pourris” dans le billet de Paul ?!? Ce qu’il faut comprendre, c’est simplement que quel que soit le résultat de la parenthèse enchantée qu’est l’élection présidentielle française, cela ne sera qu’une goutte d’eau dans l’océan des mesures nécessaires pour refonder un système à bout de souffle. Il n’est personne me semble-t-il pour imaginer que c’est le résultat de cette élection qui va changer le cours de l’effondrement actuel, si ? Il suffit pour s’en convaincre de lire les programmes des aspirants. Bien sûr qu’il y a des mesures qui vont dans le bon sens présentées par le FdG, mais y parle-t-on du bancor, de l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix, des augmentations de salaires autres que le SMIC, de la fin effective des paradis fiscaux, si simple à mettre en oeuvre comme je l’ai expliqué récemment dans un billet ici-même ? Ou bien encore avancent-ils sur la propriété privée et les mécanismes d’accumulation de richesse, autrement que par du correctif a posteriori ?

      1. @Julien

        Il est trop tard pour avoir le programme parfait ! Saisissez les opportunités bordel ! S’il ne fallait garder qu’une mesure dans le programme du front de gauche, c’est la constituante. Là on pourra discuter de tout ce qui est évoqué sur ce blog. Mais sans impulsion politique, vous n’arriverez à rien. Il faut profiter des fenêtres de tir. Dans l’autre camp, ça ne va pas finasser…

      2. Oui oui une goutte d’eau, comme le quark de ce blog, tout à fait, dans un océan d’absurdité. On peut voir ce qui manque, oui, oui, tu as bien raison, mais on peut aussi préférer voir ce qui se rapproche, en cet instant de parenthèse comme tu le dis. Eva, JLM, sont porteurs à leur échelle et à leur manière de propositions approchantes, convergentes. Alors vu que la population est sollicitée, que c’est le jeu, autant se faire entendre avec des cartes positives. Non ?

      3. Euh il me semble que le FdG tient à supprimer les échanges financiers avec les paradis fiscaux… Apres comment il compte s’y prendre je ne sais.
        Sinon pour ma part j’ai tendance à croire que l’électionde melenchon prolongeait la parenthèse enchanté,mais je dois être un doux utopiste.

      4. @Julien Alexandre 11 mars 2012 à 23:41
        Un programme politique publié reste indicatif et pendant une campagne, il est modifié. C’est sensible avec la sortie de Hollande sur l’imposition à 75%.
        Il y a quelques soutiens manifestement actifs sur ce blog pour le FDG.
        Je suis passé une fois sur le blog du FDG et j’ai constaté qu’existait la possibilité en ligne de questionner le FDG, de proposer, d’interpeller. Que Nicks par exemple interpelle le FDG sur la réforme du SMI et la fonction d’un Bancor actualisé dedans. Ou l’Interdiction de Paris sur les fluctuations de prix. Etc. Une non-réponse est impensable !
        Quand un circuit ne fonctionne pas, est bouché, en plomberie ou ailleurs, la dérivation s’appelle by-pass ou bypass ou bipasse.

        Par contre Julien Alexandre, en l’état des choses, pour l’accumulation de la propriété, le « correctif à posteriori » s’impose de façon technique plus simplement, avant l’ « a priori du préventif » plus complexe à étalonner.

      5. Ah ! enfin ! une critique “positive” des propositions du FDG !

        Le FDG propose une grille des salaires de 1 à 20. Aujourd’hui elle oscille entre 1 à plusieurs centaines. Alors, oui il n’y a pas que le SMIC qui est concerné par l’augmentation des salaires

        Il propose aussi une tranche d’impôt “confiscatoire” au delà de 360000 € de revenus par an. Vous rangez peut-être cette mesure dans la rubrique “correctif à postériori”. Ca ne me dérange pas puisque ça va directement dans les caisses de l’Etat qui a notamment pour rôle la redistribution des richesses.
        concernant la définanciarisation de l’économie vous trouverez ces mesures :
        Nous mettrons en place une nouvelle réglementation bloquant la spéculation et la financiarisation de toute l’économie et placerons sous contrôle social les banques privées qui la violeraient.
        …/…[nous] créerons en France un pôle public bancaire et financier qui agira pour l’emploi et les salaires, contre les délocalisations et la spéculation.
        (p29)
        …/…
        Nous combattrons la spéculation et la financiarisation de notre économie en interdisant les ventes de gré à gré, les ventes à découvert et les produits spéculatifs et en bloquant les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux, ce qui contribuera à leur disparition. Nous imposerons la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement. Nous interdirons les stock-options, les LBO* et les engagements hors bilan et obligerons les entreprises à la transparence financière.
        (p35)

        Je m’arrête là ce matin pour ne pas importuner . . .
        Mais, oui, le résultat de cette élection pourrait chambouler nos petites habitudes . . .

        1. @ RV

          le résultat de cette élection pourrait chambouler nos petites habitudes . . .

          En effet, et vous aurez donc remarqué que sur le blog, nous sommes davantage focalisés sur le chamboulement des grandes et grosses habitudes du capitalisme.

          Au mieux peut-on donc parler de complémentarité 😉

        2. Je le répète : toute mesure proposée ici initialement et reprise par le FdG est considérée par moi comme une “bonne mesure”, voire même comme une “excellente mesure” ! 😉

      6. Bon, Nicks, c’est vrai que le Blog de Paul, ce n’est pas un encart pour coller les affiches politiques franco franchouille, y a d’autres lieux sur le net pour ça, tu ne penses pas ? Et Paul Jorion a expliqué en quoi, le FdG l’avait laissé sur le côté après l’avoir sollicité. Dont acte. Les idées qui s’écrivent ici, vont un peu plus loin et un peu plus en profondeur qu’un programme électorale. Sinon, moi je trouve le couple Eva Méluche très excitant ! Non ?

      7. @Rosebud

        J’ai déjà évoqué les travaux de Jorion et de Lordon sur le blog de Mélenchon. Rien n’empêche de réitérer effectivement…

        @Clownet

        J’ai moi-même exprimé ma position. Je ne réclame aucun soutien particulier et exprimé (mon post plus haut vise plus le lecteur lambda que le contributeur officiel). Je ne comprend pas certaines forme de rejet parfois, c’est tout. Quant au couple Joly-mélenchon, là aussi je l’ai déjà dit, j’y serai favorable, même si en tant que jacobin l’approche libertaire n’est pas ma tasse de thé. Mais si on ne les laisse pas gâter le domaine institutionnel (plus de démocratie directe aux échelons locaux ok, mais pitié pas de décentralisation néo-féodale), les écolos tendance Joly peuvent apporter des éclairages intéressants.

      8. Bonjour à tous.
        Je ne rentrerais pas dans la polémique de la profondeur philosophique de ce site qui a incontestablement son utilité vs un lieu de propagande des idées d’un parti. Disons juste que cela peut donner, de temps en temps, un peu de corps et de chair(e) à des échanges qui frôlent parfois des nébuleuses fort éloignées du réel et du quotidien (mais cela fait du bien aussi…). Les élections existent. Elles vont avoir lieu bientôt. Que le site soit impacté peu ou prou par un tel évènement ne me semble pas totalement incongru. Par contre j’ai appris une chose, qui m’était resté inaperçue : c’est que Paul Jorion avait été en contact avec le FDG, ce que j’ignorais. Et j’ai beau chercher avec le moteur de recherche, je n’ai pas réussi à en retrouver trace. Quelqu’un peut-il donner les références et le lien ?

  4. Ben, c’est mal bar’.

    Entre les lamas tibétains au chapeau pointu, le Front De Gauche qui se la joue entriste façon côté obscur de la force politique (“hhhhhhh ……. Prolétaire, je suis ton frère … hhhhhhhhh ….”) et le sempiternel ‘je vote/je pas vote, où est le con ?’, on reste quand même bien embourbé, là …
    [je précise que le terme ‘obscur’, avant que les légions FDG ne fondent sur moi, ne renvoie qu’à la nécessité de mettre en valeur l’organe vocal de Jean-Luc : “Quand je parle, tu te tais ! …. hhhhhhhhhh ….”, ainsi que la relative obscurité médiatique dans lequel le FDG opère, malgré le génie tribunaire de Mélenchon pour l’en sortir de temps à autres ; merci par avance de transmettre vos messages personnels aux lamas tibétains, qui seront ravis]

    Une ptite question sans doute complémentaire, d’abord parce que j’ai déjà fais mes devoirs et qu’ensuite, j’aime bien esquiver une question en répondant par une autre.
    A la lumière d’échanges sur un autre fil avec d’autres participants, je me rend compte combien nous manquons d’outils opérationnels pour pouvoir appréhender les réalités des questions posées, ainsi que leurs causes/conséquences : tant que nous n’aurons pas ce type d’outils, la grande masse des citoyens continuera à dire “c’est pas moi, c’est l’autre !”.
    Auquel cas, les questions formulées resteront sans réponses, faute de participants en masse suffisante pour qu’elle soit critique (dans les 2 sens du terme).
    Prenons le logement, qui était l’objet d’un débat.
    Comment pourrait-on désosser un tel objet sans que l’affect ne vienne y fourrer son nez, en permettant à n’importe qui, y compris son ‘propriétaire’, de prendre connaissance et conscience de ce qui est en jeu et en cours ?

    Lors d’une discussion précédente avec Vigneron, on était tombé en désaccord sur le fait que nous puissions être d’accord sur le besoin de décortiquer les prix des choses et des services.
    En réalité, et pour des raisons hautement secrètes que nous ignorons nous-mêmes, nous sommes en accord sur le fait que cette ‘transparence’ (brrrrr …) des prix soit une des premières conditions à la remise en cause du concept de ‘valeur’, du profit, de la répartition des richesses, de nouvelles institutions démocratiques permettant une réelle participation des citoyens dans la définition des prix (j’insiste), etc.

    Peut-être qu’il y aurait du grain à moudre pour tout le monde de ce côté là.
    Un côté ‘pratique’ et ‘ludique’ en plus.
    Mais bien radical quand même.

    Enfin, je dis ça …

    1. @zébu 11 mars 2012 à 23:46

      J’étais MDR de l’inventivité de l’étiquette (format palimpseste ?) sur laquelle serait écrite la composition tracée et détaillée du prix du produit, rien qu’en pensant à ces restaurants chics où seul le Monsieur dispose de la carte mentionnant les prix (où va se nicher l’inégalité sexuelle !).
      Quand au menu détail de la composition du PR du foie de veau à la vénitienne, l’appétit de l’avaleur s’en trouverait indisposé.

      Ça me rappelle l’histoire d’un oncle qui 10ème de la fratrie avait toujours porté les fringues des ainés, jusqu’à sa première communion où on lui avait offert sa première chemise. Et son père de lui énumérer tout ce qu’il avait fallu comme intervenants pour qu’il reçoive cette chemise, du planteur-récolteur de coton, aux transports, au tissage, au distributeur et le nombre incalculable d’inventions pour en arriver là. Bref il n’avait jamais pu s’acheter ensuite une chemise, en se foutant de sa première chemise. Un vrai traumatisé.

      Prendre les choses par l’autre bout, consisterait à étudier la traçabilité du produit présent dans les portefeuilles constitués, pour l’a priori de la prévention future.

      1. @Rosebud1871 :
        Ahlala, vous faites pas plus idiot que vous n’êtes, Rosebud …
        Bien évidemment que si on mettait TOUS les détails des prix, on n’en finirait pas d’en finir avec ceux-ci. Il est tout à fait possible et envisageable de regrouper les détails des prix par grandes catégories. On a la TVA déjà. On pourrait adjoindre à cette TVA par exemple les taxes diverses et variées des douanes par exemple, y compris l’IS. On pourrait aussi regrouper tout ce qui relève des rémunérations des travailleurs, à quelque niveau que ce soit, les détails concernant la marge nette, etc. Quelque chose comme 4/5 indicateurs et le pourcentage de réalisation hors pays, par exemple. Pas facile-facile mais pas infaisable non plus.

        “Prendre les choses par l’autre bout, consisterait à étudier la traçabilité du produit présent dans les portefeuilles constitués, pour l’a priori de la prévention future.” : par contre, là, va falloir m’expliquer …

      2. @ zébu 12 mars 2012 à 09:58
        J’espère que la réponse fera le malheur de ta question.
        Alors pour y répondre, à ta question, sur « la traçabilité du produit présent dans les portefeuilles constitués » je ne peux que témoigner d’où elle me vient.

        Mon message de 02h.42 était sous l’influence d’une lecture en cours d’un bouquin « l’objet a – approches de l’invention de Lacan » d’où semble provenir mon « portefeuilles constitués » via cette phrase lue dans le bouquin :

        « le papier-monnaie ne faisait en toute occasion que «re-présenter» cet or par ailleurs « présent» et, sur simple demande du porteur, « présentable » et donc… empochable »

        L’empochable se met dans la poche, la poche de portefeuille bien sûr d’autant plus qu’il est question de porteurs de feuilles, d’où le porte-feuilles.

        Pour ta curiosité, j’ajoute que l’auteur met en relation 3 évènements nécessaires, qu’il juge nécessaires à produire cette invention de « l’objet a » revendiquée par Lacan.
        1/ L’introduction du zéro par Stevin,
        2/ l’introduction du point de fuite par Brunelleschi
        3/ l’introduction du papier monnaie.

        Évidemment sur ce blog « l’objet a » n’est pas le sujet, mais il y a tout de même quelque chose que j’ai tenté de faire entendre à PSDJ sur la question du signe monétaire, et qui dans le bouquin que je lis, est mis en évidence.

        Je ne résiste donc pas avec quelques lignes de scanners à t’en transmettre plus.
        ___________________________________

        […] Depuis longtemps déjà les banquiers, à Amsterdam ou à Venise, pratiquaient les « lettres de crédit» : plutôt que de transporter sans cesse des masses d’or
        […] il valait mieux inscrire sur un billet portant des marques distinctes un message indiquant qu’une somme x était reconnue comme propriété de monsieur Z, et que donc ce monsieur Z pouvait, à tout instant (ou sous certaines conditions stipulées), rentrer en possession de son bien. […] Il est crucial de remarquer que ces billets étaient toujours nominaux, qu’ils portaient le nom de la personne reconnue être en mesure d’échanger son papier contre l’équivalent en or. En ce sens, cette monnaie de banque ne créait aucune concurrence directe avec l’or;
        […] Elle ne venait que redoubler un lien qui existait déjà entre ce possesseur et cette quantité d’or.
        […] Il fallait donc encore une marche pour passer de la monnaie de banque au « papier-monnaie» proprement dit, et cette marche fut franchie d’abord en Angleterre, puis en écosse à la fin du XVIII siècle et au début du XVllI siècle, par le progressif anonymat inscrit sur la monnaie de Banque.
        […] Il y eut aussitôt pas mal de résistance contre cette façon de faire et, dans un premier temps, ce fut d’abord pour des raisons légales. Ce qui rapprochait l’Écosse et la France – et amena le fameux banquier écossais Law à Paris, où il fit banqueroute en ruinant pas mal de gens et en installant une défiance durable vis-à-vis du papier-monnaie -c’était qu’elles possédaient toutes deux des systèmes juridiques directement issus du droit romain dans lequel un créditeur peut librement transmettre une lettre de crédit qui lui a été donnée à quelqu’un à qui il doit lui-même de l’argent, et cela sans plus en référer à son débiteur qui lui a signé cette lettre de crédit. Au contraire, dans le droit anglais tenu par la common Law, les contrats étaient considérés comme une affaire entre deux individus particuliers, sans aucune possibilité de « glisser » une lettre de crédit à quiconque d’autre. En fait, cette disposition de la loi anglaise fut ignorée de facto, et c’est contre le droit anglais que parurent les premiers billets de banque anonymes dans lequel n’est plus mentionné que « le porteur ».
        ” Le porteur” est à l’évidence un sujet variable, mais le lien entre le billet et la quantité d’or reste le même. On aurait donc pu croire, si l’on en était resté là, que le papier-monnaie ne faisait en toute occasion que «re-présenter» cet or par ailleurs « présent» et, sur simple demande du porteur, « présenlable » et donc… empochable.
        […]. À peine ces billets «au porteur» étaient-ils en circulation que les banquiers s’aperçurent de la possibilité de fabriquer de l’argent :puisqu’ils n’avaient plus affaire à des porteurs nominaux, ces billets n’étaient plus entre eux et leurs clients à la place des richesses en or que leur avaient confiées ces mêmes clients.
        […]. Et c’est ainsi que commença un scandale qui n’était pas en lui-même financier […], mais un scandale qu’on dira, avec nos mots d’aujourd’hui, un scandale sémiotique.
        […]
        Il y avait en effet d’un côté les partisans de la «réalité », ceux qui pensaient que le papier-monnaie ne devait être considéré, au mieux, que comme une commodité pratique, mais qu’il devait rester dans une correspondance rigoureuse avec l’or, seul équivalent général, lequel or était seul à pouvoir être échangé avec n’importe quelle marchandise. Et de l’autre côté les partisans de l’apparence qui comprenaient déjà que la monnaie n’est pas une réalité comme les autres, mais un système de signes qui devait être traité comme un système de signes -et rien d’autre.
        […] Il importe de bien comprendre le clivage à cet endroit. C’est une affaire d’exfoliation.
        […] Mais le petit lien qui, à l’origine, faisait de l’or une marchandise (tant qu’il n’était pas encore un équivalent général), n’est plus de mise avec mon papier-monnaie.[…]. Je peux donc songer à couper en lui le lien qui ancrait anciennement l’or dans le monde des marchandises, des « biens », des « choses» que l’on ne trouve qu’en quantité limitée.
        […] Et c’est exactement ce que voulaient faire les partisans à tout crin du papier-monnaie : que l’on considère la monnaie pour ce qu’elle est, à savoir ce qu’était déjà l’or en tant qu’équivalent général: un signe de richesse, et non pas un bien.
        […] Pour en rester au seul papier-monnaie (qui n’a donc pas à lui seul remis en question l’or comme équivalent général), il importe ici de bien voir la promotion qu’il assure du porteur anonyme. C’est là sa création : quels que soient les avantages (et les inconvénients) du papier-monnaie du point de vue financier et économique, du point de vue sémiotique, c’est un indéniable bouleversement au sens où un sujet sans précédent dans cet ordre-là est désormais requis, et mis en circulation en même temps que le papier-monnaie: le porteur.
        […] Et comme j’ai pu avancer la notion de « poinct d’image» pour le poinct de fuite, je poursuivrai volontiers en parlant du « poinct d’argent» (« point d’or» ?) créé par le papier-monnaie, entendu que ce « poinct d’argent» est le signe visible d’un sujet postulé, indispensable au système, mais qui ne sera jamais qu’une variable, un a-nonyme.
        […] Ces trois créations successives ont en commun de jouer avec l’introduction d’un élément doté d’emblée d’une double valeur : loin d’être uniquement le centre organisateur du système dans lequel il s’inscrit, celui-ci est d’abord un élément de ce système. Zéro est une valeur entière, le point de fuite est un point du tableau, et le papier-monnaie aura longtemps voisiné avec l’or comme équivalent général. Mais l’introduction de cet élément qui vient, d’une certaine façon, s’ajouter aux autres, bouleverse cependant l’ordre antérieur en dévoilant une caractéristique jusque-là masquée de chacun des autres éléments, et que l’on peut énoncer pour les trois ordres réunis des nombres, de la peinture et de la monnaie.
        Dans chacun de ces ordres auparavant, l’opinion à l’endroit des signes qui les composaient revenait en effet à penser qu’il était le signe apparent d’une réalité, absente certes, mais dont l’existence n’était pas un instant mise en doute : chaque nombre désignait donc un certain « groupement» d’objets, chaque point représentait une portion d’image perçue physiquement ou mentalement, et chaque pièce d’or renvoyait idéalement à une quantité x de marchandises réelles. Ces conceptions s’avèrent maintenant unifiées sous notre regard en ce qu’elles partent toute de la même idée: celle d’une antériorité du référent sur le signe qui le représente.
        […] Dans cette conception, il y a des nombres parce qu’il y a d’abord des groupements d’objets; il Y a des tableaux parce qu’il y a d’abord une réalité figurative; il y a de la monnaie parce qu’il y a d’abord des marchandises (On pourrait rajouter ici une certaine conception « mentaliste » de la langue qui tient qu’il y a de la langue parce qu’il y a d’abord de la pensée – Saint- Augustin). Cette antériorité s’offre comme une justification de l’existence du signe qui ne fait pas nécessairement intervenir le sujet pour qui cette représentation s’effectue. C’est ce petit détail qui change avec le zéro, le point de fuite ou le papier-monnaie.
        À l’inverse, en effet, chacun d’eux convoque impérativement le sujet qui en use, dans son anonymat de « porteur », de « poinct de regard » ou d’instance comptable. Pour chacun de ces signes perturbateurs, le référent est absent (ou médiatisé dans le cas du papier-monnaie), de sorte que leur activité de signe, au lieu de pointer directement vers une réalité qu’ils représenteraient, pointe d’abord à l’inverse vers celui qui les met en mouvement.
        Le zéro, le point de fuite, le papier-monnaie introduisent ainsi un « nouveau sujet» – et c’est en cela que les combats qu’ils ont déclenchés étaient avant tout des combats sémiotiques, teintés de cette passion particulière qui anime l’être humain dès qu’il est question de représentation, Brian Rotman écrit là-dessus quelques pages très convaincantes pour montrer que le «je» de Montaigne, dans ses Essais, participe de ce même mouvement où un sujet sans précédent se fait jour. Mais avec l’œuvre et la pratique littéraire, il est bien difficile de déterminer « l’objet » d’un tel sujet. Par contre, dans le cadre des pratiques algébriques, picturales et monétaires, c’est d’abord un objet d’un nouveau type qui désigne indirectement le nouveau sujet qu’il met en fonction, et c’est bien ce qui importe dans cette approche de l’objet a, ici proposée par des voies divergentes.

        ____________________

        J’espère qu’il est sensible que la nouveauté introduite– l’anonymat du porteur– est mis en fonction par le signe. Une fonction au sens mathématique est la relation constante entre deux ou plusieurs variables, telle qu’à toute modification de valeur de l’une correspond régulièrement un changement de valeur des autres.
        Passé outre le terme « valeur », la circulation de l’argent comme signe monétaire n’échappe pas à la définition canonique de Pierce « Il y a fonction symbolique quand il y a des signes. Un signe est quelque chose tenant lieu de quelque autre chose pour quelqu’un, sous quelque rapport ou à quelque titre ».
        Si je précise par signe monétaire (disons par exemple 100 €), ça écrit l’incertitude du référent du signe monétaire cet énigmatique « quelque autre chose » autant que l’incertitude du « quelqu’un ». Ce quelqu’un – le porteur anonyme du signe monétaire – est n’importe qui, mais pourtant vite particularisé, identifié dans l’échange, car le même signe ne deviendra pas n’importe quoi, particularisé qu’il est via le retour à la godasse de l’Aristot, localisé qu’il est dans les rapports de forces sociaux qui adviendront dans l’échange.
        L’or fonctionnait soit comme signe, soit comme marchandise, jamais les deux à la fois, mais l’introduction du billet anonyme épure la fonction du signe monétaire. Depuis 1973 ce devrait en être fini des gens fixés sur une équivalence fixe entre un signe et un référent. L’univers des signes monétaires est premier, et l’univers des marchandises second. Tant qu’il ne s’agit pas de réaliser dans l’achat d’une marchandise, ce que vaut un signe, tous ces produits financiers complexes qui s’échangent entre eux sont de l’ordre imaginaire sans limite, pure accumulation de signes dont les suites de zéros après une unité ne disent rien du réel de la marchandise potentielle qu’ils incarnent par défaut et pour personne, dans l’absence des deux. C’est voisin de l’histoire du diamantaire d’Anvers que rapportait Jorion un jour, où le prix d’un diamant gonflait à la rumeur. Les financiers et quelques autres sont en privation sensorielle, et hallucinent quelque fortune, il faudra bien qu’ils sortent de leur grotte numérique, comme un autre Siffre, Michel était sorti de la sienne.
        Même au FDG on s’en est aperçu : j’y lis que « Le dollar, monnaie internationale de référence, n’a plus aucun lien avec une quelconque réalité matérielle ».

      3. @ Rosebud :
        Grosssss malheur !! 🙂
        Bon.

        Très intéressant. Et si même le FDG s’y met …

        “Évidemment sur ce blog « l’objet a » n’est pas le sujet” : dans quel sens ‘sujet’ ?
        Thématique ou dans le sens de Lacan ? Dans cette dernière option, Lacan indique bien que dans son discours du capitaliste, le signifiant premier s’inverse d’avec le sujet, lequel entre en relation directe avec l’objet a : le sujet ‘devient’ l’objet a (si j’ai bien compris ?) et inversement.
        L’irruption du papier-monnaie sans relation aucune avec l’étalon-or rompt effectivement la distension d’avec l’objet a que l’or entretenait (mal) : l’objet réel ne pouvait être désiré en tant qu’objet mais uniquement par le biais d’un signifiant premier.
        Cette rupture définitive d’avec le réel met alors directement le sujet en relation avec l’objet a : il le consomme, le sujet se consume dans sa consommation de l’objet a.
        On entre dans la société de ‘consummation’ …
        Par contre, “L’or fonctionnait soit comme signe, soit comme marchandise, jamais les deux à la fois”, je n’en suis pas certain. L’or, en tant que monnaie d’échange, était un signe : 1 gramme d’or en France représentait bien un gramme d’or en Californie.
        Mais ce même gramme d’or avait en même temps, en tant que marchandise, une ‘valeur’ différente selon les monnaies : ducat, sol, louis, etc., chaque monnaie-or avait sa propre ‘valeur’ et certaines étaient plus appréciées que d’autres, soit parce qu’elle ‘était pas faussée dans son étalonnage (poids d’or par unité), soit que la monnaie, même en or, représentait la qualité du pays, sa fiabilité (sa ‘prime’).
        Il ne faut pas oublier que même avec l’étalon dollar-or des monnaies-or concurrentes existaient, comme le Franc-or et la livre-sterling ou même l’Union Latine. Ce n’est qu’après la première guerre mondiale que le dollar-or devint le seul étalon-or universel (en fait, après 1944 et la fin du gold Exchange Standard en 33, avec la mise en place de plusieurs ‘zones’ or) et ce jusqu’en 1971. De multiples, les signes et les marchandises se réduisirent à une seule : le dollar-or. Puis, au signe. Mais aucune monnaie-or n’a pu perdurer comme étalon.
        Car aucune ne peut être le signifiant premier (le signe monétaire) et l’objet a (la monnaie-marchandise) dans le même temps, même l’or. A fortiori, l’or.

        Tant que nous fonctionnerons ainsi, avec cette inversion du signifiant premier d’avec l’objet a, il ne pourra pas y avoir de monnaie représentant des réalités, seulement des signes.
        Il faudra donc bien un jour instituer une monnaie qui permette à nouveau d’inverser : que le sujet doive en passer par un signifiant premier avant que de consommer l’objet a, le signifiant premier re-présentant l’objet a.
        C’est tout l’intérêt me semble-t-il du bancor : permettre cette représentation, afin d’éviter que la monnaie soit elle-même consommée, mais tout en représentant les objets a (réalités économiques).

        De sorte que si je te suis sur le portefeuille constitué, il serait nécessaire de savoir pour 100€ ce que l’on peut acheter ou pas …
        Mais la question serait alors : mais que vaut 100€, dans un système de changes flottant comme celui d’aujourd’hui ?

        Je persiste donc à croire non pas utile une décomposition des prix en ‘valeurs’ mais bien plutôt … en pourcentages.
        En proportion.
        Comme Aristote, dont la justice distributive se base sur la proportion dans les échanges.

        Qu’est-ce que quoi ?

      4. @zébu 13 mars 2012 à 00:52

        Évidemment sur ce blog « l’objet a » n’est pas le sujet » : dans quel sens ‘sujet’ ?

        Dans le sens du sujet traité puisque ce blog est réputé d’économie, j’ajoute politique. Ce qui n’exclut pas les excursions affines.
        En deux mots « l’objet a » n’est pas mondain, attrapé parfois dans le cadre des cures, il est au moins entendu comme langagier, à l’occasion en creux. Oui, il y a eu un mathème du discours du capitaliste avec la formule des quatre discours, mais ce n’est pas ici mon sujet. Alors « l’objet a » incarné par la marchandise, certainement pas. Tout au plus, l’objet marchandise venant tenter de boucher sa fonction de cause du désir, en rapport avec le peu d’être du sujet (au sens lacanien) qui s’y articule.

        Tu n’es

        pas certain que l’or fonctionnait soit comme signe-monnaie soit comme marchandise.

        En bijou c’est clair comme marchandise, en signe à condition d’être étalonné en poids comme en pureté aussi, ce qui suppose un organisme international des instruments de mesures de poids et de pureté, ce qui a fait longtemps défaut autant qu’un marché mondial, d’où un à peu près validant les échanges de monnaies nationales aurifères (Ducat, sol, louis, comme tu l’écris). Ce que tu appelle monnaies-or concurrentes ou zones, était la transcription monétaire du partage du monde colonisé de diverses façons.

        « Tant que nous fonctionnerons ainsi, avec cette inversion du signifiant premier d’avec l’objet a, il ne pourra pas y avoir de monnaie représentant des réalités, seulement des signes. Il faudra donc bien un jour instituer une monnaie qui permette à nouveau d’inverser… »

        Là tu fais fausse route, le signe est devenu premier et sans étalon, et ça ne va plus se retourner, s’inverser. Keynes avait sans doute compris ça, dans son invention du Bancor, d’une part en gardant l’or comme référent mais provisoirement, d’autre part en l’utilisant comme signifiant inclus dans le terme Bancor limite publicité frauduleuse, mais provisoirement aussi !

        Le renoncement à la notion de valeur emporte l’abandon d’un quelconque étalon possible car c’est la même chose. Il ne reste que le prix qui n’intervient que dans l’échange. La monnaie commune Bancor à laquelle les monnaies nationales s’articulent dépendent des échanges réels effectués puisque l’histoire de la révision du taux de convertibilité des monnaies nationales en Bancor s’articule à la balance des importations exportations des biens produits et échangés.

        Claro ?

      5. @ Rosebud1871 :
        Sur l’or je me suis mal exprimé. Je voulais dire que l’or est un signe monétaire (la ‘valeur’ de chaque signe variant avec la fiabilité des systèmes de métrage-or pour chaque signe ou variant selon l’état de santé du système dans lequel ce signe intervenait). Mais il est aussi une marchandise, car l’or-monnaie est coté sur les marchés monétaires, comme marchandise.
        Sa cote varie selon deux fonctions : la cote de l’or (et son poids dans chaque monnaie) et sa ‘prime’, sa ‘sur-valeur’ sur les marchés de marchandises monétaires. Certaines monnaies-or possèdent un ‘potentiel’ de ‘prime’ très important quand d’autres ne l’ont que peu. C’est lié à l’état du marché interne à chaque monnaie (offre/demande), le degré de tension interne en quelque sorte au marché de la marchandise-or que peut être une telle monnaie, par rapport au marché global de monnaies-or (exemple : beaucoup d’O/D sur le Napoléon 20F = faible prime, peu d’O/D sur le Napoléon 10F = forte prime). En quelque sorte, chaque monnaie-or possède un statut relatif quant à sa rareté sur son marché propre et en rapport avec le marché global de l’or (ce qui est quasiment la définition des mécanismes de formation des prix donnée par Paul Jorion dans ‘Le Prix’, si je ne me trompe …)
        Mais c’est un détail.

        “Le renoncement à la notion de valeur emporte l’abandon d’un quelconque étalon possible car c’est la même chose. Il ne reste que le prix qui n’intervient que dans l’échange.” : c’est tout à fait ce que je voulais dire.
        Dans ce cas, si le signe (monétaire) devient non seulement premier mais surtout unique, alors si on suit la mathème de Lacan du discours du capitaliste en analogie, l’inversion fait du signe un objet que l’on consomme : in fine, on en arrive au stade du crédit et de la dette. L’objet a a été supprimé. On consomme donc du crédit pour le crédit.
        Le Bancor de Keynes est donc dans une position paradoxalement favorable : la fin du dollar comme dernier étalon monétaire signifierait enfin la disparition du signe-étalon. On pourrait alors entrer dans l’ère d’un signifiant intermédiaire entre le sujet et l’objet a, ce signifiant devenant ainsi un régulateur du désir d’accéder à l’objet a. Ceci nécessitera néanmoins cette inversion entre signifiant et sujet. Et si cela ne se réalise pas, on continuera alors à consommer le signe monétaire. Et à se consumer.
        Sur l’introduction de l’or, il me semble que le projet n’était pas vraiment d’arrimer le bancor à un étalon quelconque (au contraire : le projet de Keynes était bien de supprimer un ‘étalon’ qui soit monétaire), y compris l’or (surtout l’or, en fait). Il me semble que s’il l’a fait, c’est bien plus pour faciliter la mise en oeuvre de son système : à l’époque, l’or était encore une grand idole et 1971 n’existait pas. Je pense qu’il a imaginé ce fonctionnement comme nécessaire mais intermédiaire, surtout pas comme la nécessité d’arrimer le bancor à un étalon, surtout l’or.
        Le bancor permettrait donc, dans l’analyse Lacanienne, de mettre à distance l’objet a du désir du sujet et produire un signifiant premier qui soit en relation directe d’avec la réalité économique (ancrage avec les différentiels de balances commerciales).
        Toute la question serait donc selon moi ‘comment on réalise cette inversion’ qui s’est produite entre sujet et S1, ce dernier devenant l’agent en lieu et place du sujet.
        Sinon, on continuera à bouffer du crédit …

        PS : il me semble que seul le sujet, de lui-même, peut inverser cet ordre. Soit, l’acte politique du sujet agissant dans l’ordre monétaire. Non ?

      6. @zébu 13 mars 2012 à 14:40

        Bon alors c’est clair maintenant !

        Sur le Bancor tu répète la même erreur que PSDJ avait faite en son temps, j’ai le souvenir que Schizosophie s’en était mêlé et que Mike avait refourgué les sources, et moi j’étais parti en vacances, et tu as dû rater ça.

        Point d’histoire :J’ai cherché récemment pourquoi les soviétiques n’avaient pas souscrit à BW. Dans les sources d’époque en français, j’ai trouvé qu’ils avaient été associés aux discussions préliminaires avec des observateurs qui rendaient compte directement à Staline. La façon dont ça a tourné (l’option US avec dollar-or référentiel a gagné) les a amené à exiger des faveurs hors normes (dont ne bénéficiaient pas les autres pays) de la part des USA. Curieusement les USA ont cédé sur tout ce qu’il souhaitaient et néanmoins les soviets ont décidé de ne pas signer. Ils devaient être méfiants ! Bref je n’ai pas la réponse à la question que je me posais, à savoir, en quoi la proposition de Keynes les auraient-elle embarrassée. La réponse existe peut-être en langue anglaise mais je ne suis pas autosuffisant pour ce niveau là.

        Pour les lacananeries, c’est pas le sujet ! Juste un horizon de comprenette dans le chaudron.

      7. @ Rosebud1871 :
        “la même erreur que PSDJ” : laquelle ?
        Concernant les lacaneries, c’est un sujet en soit mais ce n’est qu’une tentative d’analogie.

      8. @zébu 13 mars 2012 à 21:45
        Celle d’oublier ou ignorer ou méconnaitre pour ce qui concerne PSDJ, que pour Keynes et son bancor la perspective était d’en dégager mais seulement à terme la convertibilité réciproque or/bancor pour n’en garder que la possibilité d’acheter du bancor avec de l’or, ou de l’orge.
        Et ce terme à mon avis est une erreur. Quand on rompt, on rompt et pas à moitié.

      9. @ Rosebud 1871 :
        Allo Houston, on a un problème …
        Il me semble qu’il me manque un élément dans notre conversation mais je ne sais pas lequel.
        Je crois avoir juste dressé le panorama du bancor tel que Keynes le présentait, en imaginant que le lien avec l’or qu’il conservait n’était qu’une livre de chair donnée au système, une part ‘obligatoire’ pour instaurer autre chose que ce que proposait les américains, à savoir le dollar-or, étant donné le contexte et le passé (sur l’or et son rôle : on sortait juste du Gold Exchange Standard et des blocs or).
        Je n’ai pas dis que je partageais cette approche, qui était celle de Keynes (selon moi) en 1944 : cette approche est datée selon moi et peut, doit se passer de l’or. C’est pour cela que je parlais d’un ‘avantage’ paradoxal pour le bancor quant à la situation actuelle, où l’étalon-or a été supprimé en 1976 définitivement et où probablement si on continue aussi bien, tout étalon monétaire avec la fin du dollar comme étalon.
        ‘Paradoxal’, parce que le bancor maintenant n’aura pas les mêmes difficultés contextuelles qu’il a pu avoir en 1944 et pour lesquelles Keynes a du inventer la parité décroissante bancor-or (en fait, concernant l’or, si je me souviens bien, le système était un système ‘en nasse’ : l’or entrait pour effectuer du change en bancor mais ne pouvait plus ensuite être convertible ; les soviétiques ont peut-être craint cet effet ‘à cliquet’ pour leurs réserves d’or, en 1944 et à venir ensuite …). Le bancor devrait donc profiter de la fin programmée non seulement de l’étalon-or (c’est fait depuis 25 ans) mais aussi de tout étalon monétaire pour s’instituer, comme seul système de rechange régulé possible, sauf à vouloir à perpétuer le système de changes flottants néolibéral. Mais ‘paradoxal’ aussi, puisque plus personne ne parle de bancor, comme solution (sauf les chinois, qui ont la mémoire longue).
        Bref.
        Je partage donc ton avis sur la mie en oeuvre immédiate et sans intermédiation, surtout pas par l’or, d’un bancor. Car l’or apporte la confusion, dans le fait qu’il est un signe (monétaire) et une marchandise : il fait accroire que l’or relie aux réalités, quand il ne relie la monnaie qu’aux marchés financiers puisque le marché de l’or en est spécifiquement l’un d’entre eux mais qu’il serait aussi présent sur le marché du Forex en tant que … monnaie.
        Et il me semble que PSDJ ne fait pas cette ‘erreur’ quant au terme ou sur l’or mais je peux me tromper.

        Un bancor européen, ‘immédiat’ et sans médiation d’aucun étalon, comme monnaie de compte commune compensée intra-zone UE, s’appuyant sur les monnaies existantes (euro, par exemple), avec des mécanismes d’ajustements dévaluation/réévaluation (et donc la possibilité de sortir de l’euro sans sortir de l’UE et inversement), limites de seuil de réserves de bancor (-/+ 20%), pénalités financières associées et progressives, crédit centralisé, monnaie d’échange internationale non cotée, …

        Mais on est loin de “la traçabilité du produit présent dans les portefeuilles constitués, pour l’a priori de la prévention future”, là …
        Sauf à considérer qu’un futur bancor serait un portefeuille constitué, re-présentant les monnaies européennes, fondé sur les réalités passées et présentes, orienté vers ‘la prévention future’ …

      10. @zébu 13 mars 2012 à 23:15
        Non pas Houston, Kourou !
        Précisions, j’ai retrouvé : C’était dans le billet du 07/08/2011 que PSDJ écrivait :
        « Selon ses biographes, dans l’esprit de Keynes, il n’a jamais été question de fixer en bancor le prix de l’or ni même de mettre un certain poids d’or dans l’étalonnage du bancor en biens réels ».
        Et c’est ce que tu avais retenu initialement d’après ton texte plus haut.

        Et je faisais plus haut allusion à ça .

        Et le Mike était en fait Chris06.

        Oui l’approche doit se passer de l’or. Ça n’empêchera pas que la matière conservera après des millénaires et son coté fétiche et son coté relique.

        J’imagine que la situation en 44 a poussé Keynes à un compromis dans sa proposition, sachant qu’évincer l’or d’emblée c’était de mettre à dos les USA qui venait d’en faire une razzia mondiale y compris avec les soviétiques qui n’en avaient plus. Faut dire que depuis 17 soit ils échangeait en troc soit ils payaient en or (lis l’histoire). Et le fameux or d’Espagne de 36 était déjà passé à Fort Knox en 1942 sinon à quoi bon le platine.

        « la traçabilité du produit présent dans les portefeuilles constitués, pour l’a priori de la prévention future » n’est pas hors jeu dans l’affaire si le dispositif façon Bancor pacifie les échanges et empêche à l’avenir la concentration des signes monétaires dans quelque nation ou groupe de nations que ce soit.

    2. Entre les lamas tibétains au chapeau pointu, le Front De Gauche qui se la joue entriste façon côté obscur de la force politique (« hhhhhhh ……. Prolétaire, je suis ton frère … hhhhhhhhh …. ») et le sempiternel ‘je vote/je pas vote, où est le con ?’, on reste quand même bien embourbé, là …
      [je précise que le terme ‘obscur’, avant que les légions FDG ne fondent sur moi, ne renvoie qu’à la nécessité de mettre en valeur l’organe vocal de Jean-Luc : “Quand je parle, tu te tais ! …. hhhhhhhhhh ….”, ainsi que la relative obscurité médiatique dans lequel le FDG opère, malgré le génie tribunaire de Mélenchon pour l’en sortir de temps à autres ; merci par avance de transmettre vos messages personnels aux lamas tibétains, qui seront ravis]

      Parlez nous un peu du programme du FDG . . .

      1. @ RV :
        Ah, quand on parle des légions, elles sont au RV …
        Ben non mon lapin, je suis pas là pour ça.
        Et si t’as rien d’autres à dire, notamment sur ce dont je suis en train de parler, ben je vois pas pourquoi j’irais te répondre.

        “L’entrisme est une stratégie d’organisation qui consiste à faire entrer de manière concertée des membres d’une organisation dans une autre organisation aux idées proches, mais concurrentes. Le terme entrisme est intrinsèquement lié à l’histoire du léninisme et du trotskisme, mais est aussi employé depuis lors pour décrire des pratiques du même ordre (infiltration, noyautage, etc.).
        L’objectif est d’influer sur l’orientation et la puissance d’un courant d’idées au sein de l’organisation ciblée, dans le but de parvenir à infléchir la stratégie de l’ensemble de l’organisation. Il existe deux types d’entrisme : officiel (que Léon Trotski appelle « à drapeaux déployés ») et clandestin. Il existe aussi l’entrisme organisé par une direction pour préserver son pouvoir ou se préserver d’une opposition.
        Le recours à l’entrisme est envisagé lorsque le mouvement trotskyste se sent trop faible et trop peu influent face aux soubresauts de l’Histoire ou, au contraire, face à l’apathie des masses ouvrières qui se tournent plutôt du côté des PC nationaux ou des partis sociaux-démocrates. Pour les trotskystes, la seule voie pour donner une efficacité concrète à leurs idées reste alors de chercher à influer sur des mouvements moins radicaux, mais ayant un rôle réel dans la vie politique.”

        Dixit Wiki …
        Comme quoi, tout arrive, même au PC.
        Merci le FDG !

      2. @Zebu

        Et quand on s’affiche clairement, c’est aussi de l’entrisme ? Ou du militantisme (perso, je ne suis pas encarté mais la bataille idéologique c’est ma grande passion 🙂 )

      3. @ Nicks :
        “Il existe deux types d’entrisme : officiel (que Léon Trotski appelle « à drapeaux déployés »)”
        Cela ne me gêne pas que vous déployiez vos drapeaux mais ils commencent à faire de l’ombre et moi j’ai pas envie qu’on fasse de l’ombre quand je profite des rayons du soleil.
        Même si l’ombre est parfois la bienvenue.
        Et plus ce sera ainsi et moins j’aurais envie de voter pour le FDG.
        Capito ?

      4. @Zebu

        Je diffuse les idées politiques qui me semblent aller dans le bon sens dans un contexte qui est tout sauf apaisé. Désolé que cela vous heurte mais il y a une certaine urgence (le camp d’en face ne chipote pas lui) et ma méthode fait ses preuves. Il faut faire en fonction du contexte. Il y a un temps pour tout. Si vous voulez discuter du concept de valeur selon aristote, vous pourrez le faire au moment de la constituante…

        Il faut arrêter de ronronner un peu…

      5. @ Nicks :
        “Il faut faire en fonction du contexte. Il y a un temps pour tout.”
        Ben c’est clair qu’avec ce genre de pâté, ça va pas me faire ronronner. Du tout.
        “ma méthode fait ses preuves.” : au contraire.
        Encore faudrait-il en être conscient. J’ai de plus en plus de doutes là dessus.
        Du moins, en ce qui me concerne.

        Quant à me heurter, mon p’tit chat, j’en ai vu d’autres … 🙂

      6. @Zebu

        La technique que j’utilise ne vous est pas personnellement adaptée 🙂 Il y a forcément des scories. Le but est de réhabituer les gens à la confrontation politique. Ca secoue un peu, forcément…

      7. Et quand on s’affiche clairement, c’est aussi de l’entrisme ? Ou du militantisme( perso, je ne suis pas encarté) mais la bataille idéologique c’est ma grande passion.

        Un peu mon n’veu qu’c’est de l’entrisme. Demande à ton p’tit père, il connaît ça sur le bout des doigts, son métier en fait, son seul et unique, et pour lui ça sent la retraite, 60 ans, parfait, voilà au moins un bout de son programme qu’il pourra s’appliquer.
        Pas encarté ? Quel dommage… tu pourrais faire un gros chèque au moins, non ? M’est avis que ce serait plus utile à la Cause que de jouer les apprentis entristes sur le blog à Jorion, en pourrir les fils et y faire perdre des votes pour ta Lumière à la Poclain… Donne au moins de quoi lui payer ses pastilles Valda à ton Lucho, l’a l’organe qui part en quenouille, j’trouve.
        Alors comme ça c’est la “bataille idéologique” ta “grande passion” ? Ben merde alors, j’croyais que c’etait le combat politique. Et pi “passion”… passion triste alors, bien qu’apparemment “brand-new”…

      8. @Vigneron

        On comptera le 22 avril pour les votes si vous le voulez bien. Pour le reste, je milite pour des idées et je n’ai jamais caché mes parti-pris. A partir de là, vous avez deux possibilités : me faire reconnaître comme troll et me virer ou argumenter contre mes propos. C’est fatiguant, ça demande de l’énergie, c’est ça la lutte idéologique et c’est comme cela que fonctionne la politique. Quant à dire que c’est ma grande passion, c’était bien entendu une boutade pastiché d’une célèbre pub pour les paris hippiques. En vérité, si j’aime bien tirer la bourre avec mes adversaires, j’ai hâte de pouvoir redistribuer mes heures de présence ici et ailleurs en direction de ce que j’aime vraiment (je suis sur le pont depuis 2005 quand même). Pour finir, je suis toujours réticent à l’embrigadement, je porte des idées, pas un parti, encore moins un homme. Le contexte veut que ce soit le front de gauche et son candidat à la présidentielle qui soit aujourd’hui le mieux à même de rendre visible ces idées…

    3. à zébu,

      Il me semble qu’il a là une piste à suivre, tant la place qu’un individu occupe dans une société dominée par l’économie devenue folle, a d’influence sur la perception que cet individu a de cette société et de lui-même dans la société.
      Je n’ai rien découvert ici, c’est une vieille idée, mais qu’il est parfois souhaitable de rappeler.
      Pour parler du prix des choses, je pense que ce prix n’a pas nécessairement un rapport logique avec ce qu’il est convenu de nommer le prix de revient qui est lui-même souvent inconnu (quel est le prix de revient réel de l’électricité nucléaire ou d’un kilogramme de tomates qui a parcouru 2000 kilomètres ?)
      Le prix de vente, celui qui est présenté à l’acheteur et qui est toujours le résultat d’un rapport de forces, est évidemment déterminé par le profit escompté et non par l’utilité de la marchandise proposée.

      1. Merci Marlowe.
        “je pense que ce prix n’a pas nécessairement un rapport logique avec ce qu’il est convenu de nommer le prix de revient qui est lui-même souvent inconnu” : perso, je pense même qu’il ne peut pas être objectivement connu (on en a débattu largement ici, j’y reviens pas).
        C’est donc bien le prix de vente sur lequel il faut s’appuyer pour exposer tout ça.
        La question est : comment on s’y prend, pour trouver les données ?
        Et avant ça, comment définit-on démocratiquement les règles pour identifier les détails du prix ?

    4. @ Zébu

      Bonsoir,

      cela fait deux fois que je vous vois citer, semble-t-il Mélenchon, : “Quand je te parle tu te tais”.

      Vous en faites comme la panacée rebutoir; un peu court comme analyse, non?

      Si vous pouviez citer votre source quant à ces paroles?

      Merci.

      Cordialement.

      1. Bonjour,

        Effectivement Mr Zebu, sans doute trop rapide …

        Avez-vous Mr Bruno et vous lu l’article dont le lien est donné ?

        Le contexte de la citation “Quand je parle, tu te tais” a une grande importance ; citer comme cela sans précisions, c’est ouvrir la porte à des interprétations très mauvaises, sans rapport avec la réalité …

        Dans l’article dont vous me donnez le lien il est dit :

        A la fille, rappelant son débat avorté avec Marine Le Pen sur France 2, il lance : “Quand je parle, tu te tais”.

        En fait cette citation est tirée d’un discours où il parle de cette émission lors de laquelle, notamment, tous le monde a bien vu qu’il parlait et qu’elle se taisait…pas vous?

        Cordialement.

      2. @ Klaki :
        Pas Mr Zebu, please …
        Je comprends bien l’explication mais ce que je retiens surtout, c’est l’intention qui est en lien avec son utilisation.
        N’est pas tribun qui veut et Mélenchon n’est pas Jaurès.
        De très loin.

      3. Bonjour Zébu,

        je ne comprend pas la réponse :

        je retiens surtout, c’est l’intention qui est en lien avec son utilisation.

        si vous pouviez détailler?

        Cordialement.

      4. @ Klaki :
        L’utilisation que Mélenchon fait de cette ‘sentence’ n’est pas de montrer que lors d’un débat avec Marine Le Pen il lui a plus que tenu la dragée haute, mais bien de montrer à ses propres troupes qu’il est le seul à ‘résister’ à Le Pen et que le seul moyen viable de le faire, c’est de lui intimer l’ordre de se taire (quand c’est lui qui cause).
        De la haute conception politique, s’il en est.

      5. Klaki,

        Je me suis contenté de chercher, via mon moteur de recherche préféré ( http://www.ixquick.com , pour ne pas le nommer), la citation recherchée, et, en première position m’a été proposé le lien donné; par Mélenchon.

        Quant aux circonstances dans lesquelles elle a été faite, par son auteur, Mélenchon, ce n’est pas mon problème, mais le sien… A lui d’assumer.

        Quant à l’émission télévisée Mélenchon vs. Le Pen, n’ayant plus la télé par choix depuis près d’une dizaine d’années, je ne l’ai pas vue. Et je ne pense pas m’en porter plus mal, vue l’artifice intrinsèque des médias en général, et télévisuels en particulier…

        Cordialement

      6. @zébu 13 mars 2012 à 11:21
        Petit problème de lecture ? d’interprétation ? de la scénette « quand je parle tu te tais ! »
        Pourtant on t’as proposé une autre lecture.
        Il n’y a pas d’organisme étalonnant les significations, donc tu es libre de continuer l’entendre à ta façon.

      7. Bonjour,

        @ Zebu

        je pense que votre interprétation est tout a fait biaisée. Pour essayer d’y voir plus clair, si vous en avez envie…, vous devriez regarder le discours De Rouen de Mr Mélenchon et juger sur pièce et non pas sur une impression déjà biaisée à la base par l’article habilement equivoque du nouvel observateur venant conforter, me semble-t-il, une aversion du personnage.

        Pour discuter d’un fait correctement, encore faut-il en examiner toute les composantes me semble-t-il et non pas sur son interprétation par l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours.

        Bruno, je pense que au contraire c’est votre problème d’avoir toutes les cartes en main pour pouvoir juger et comprendre ce qui s’est passé et non pas d’alimenter, me semble-t-il des fantasmes, même si ils vont conforter votre ressenti prédéfini.

        @Rosebud :

        je ne suis pas tout a fait d’accord avec vous quand vous dites :

        Il n’y a pas d’organisme étalonnant les significations, donc tu es libre de continuer l’entendre à ta façon.

        Qu’il n’y ai pas d’organisme, certes et heureusement ; cependant, examiner les paroles dans leur contexte original permettrait je pense de mieux en cerner la signification première, non?

        Cordialement.

      8. @Klaki 13 mars 2012 à 17:54

        Vous en faites pas ! Il n’y a pas d’organisme pour les phrases, mais pour les mots c’est l’Académie qui norme, avec un peu de retard et puis elle enregistre surtout avec un petit plus pour éviter l’envahissement anglophone : mais “courriel” qui nous vient du Québec, ça passe moins qu’ “email” malgré tout.
        Je fais partie des gens qui revendiquent de ne pas savoir ce qu’ils disent et avoir besoin d’un autre pour s’entendre.
        On passe une partie énorme de sa vie à tenter de s’entendre avec les autres, non ? Et ça boite toujours ! Et la scène de ménage est le paradigme de, plus on s’explique moins on s’entend. C’est le cas pour les débats sur la scénette de Mélenchon. La première occurrence n’a pas la même signification que sa reprise, c’est clair. Ça donne des chaleurs à certains ? C’est la vie !

      9. Bonjour,

        @rosebud,

        Scène de ménage, je ne crois pas, en tout cas pas de mon fait.

        D’ailleurs, si vous regardez bien il y a une progression très logique depuis mon premier commentaire.

        Je pensais qu’on aurait pu aller jusqu’à s’extraire du contexte Mélenchon qui pour moi est secondaire et en arriver à l’opposition possible entre passion/ressenti et raison raisonnante.

        Nous sommes tous le siège, en tout cas pour la plupart sur ce blog me semble-t-il,d’une raison logique qui s’active pour tenter de comprendre finement la chose économique et d’autres sujets pour lesquels la passion/le ressenti sont nos maîtres directeurs et créent un mur répulsif empêchant le raisonnement.

        Il me semble qu’en communication on appelle cela des “images écrans”.

        J’ai quelques exemples me concernant sur la puissance de ces images écrans.

        Dans la communication d’aujourd’hui elles sont employées souvent et à dessein.

        Cordialement.

      10. @ Klaki :
        Je suis allé voir la vidéo du discours de Rouen, dans lequel j’ai pu écouter la suite de son ‘Et quand je parle, tu te tais !” :
        “Tu te tais parce que tu as peur, tu te tais parce que tu ne sais pas quoi dire, tu te tais parce que j’ai allumé la lumière et que j’ai montré ce que tu es et que pour la première fois depuis 30 ans, c’est la gauche qui fait baisser les yeux à l’extrême droite !”
        Vous aviez donc raison, l’effet contextuel et surtout la suite de ses propos permettait d’expliciter l’en-tête.
        Autant pour moi donc.

      11. Bonjour,

        @ Zébu

        Je ne peux que rendre hommage à votre honneur, bravo!

        Vive Zébu.

        Bien cordialement.

  5. à Olivier 54 une contribution minime ,après une lecture joyeuse et attentive : ” conscient du fait que ce système si TENTE qu’il puisse être sauvé ,ne peut continuer tel quel ..”si tenté est-il un glissement voulu ou un lapsus,trop rapide ? joli jeu de mot !

  6. Adonques Sarkozy se lance dans la bataille pour la désignation du meilleur vidangeur de fosse euroseptique contre ses challengers frontistes à grands coups de “Schengen”, “passoire”, “douaniers”, “protection”, “technocrates”, “frontières”, “ouvriers français”, “peuples”, “protection”… Et MélAnche qu’en remet une couche genre “Le Président me donne raison !”… la Marinhélas beugle qu’on lui volera pas son maillot brun de leader du classement Général… va falloir que la sécurité publique envisage sérieusement la distribution de masques à gaz, rapport aux émanations, et de bottes aussi, pour les débordements.

    1. “le Président me donne raison” de méluche, n’est-ce pas plutôt sur le ton de et à la reprise de volée : on peut négocier, renégocier, prendre en mains les contrats qui s’enlisent dans le tour de vis, l’austérité, le démantèlement, pour affirmer une autre direction ? Bref en aucun cas un quelconque satisfecit aux saloperies nauséabondes sur l’immigration, Schengen et tutti quanti de Marinella et sarkossi. Si ? On gagne quoi à tout mélanger dans un sac, à tout renvoyer dos à dos ? Moi je veux bien que tous soient des machines à débiter des conneries électoralistes, y a que moi qui peut résoudre les problèmes planétaires, seulement là je suis en vacances prolongées, mais une fois que t’as dit ça t’as dit quoi pour parfumer un peu l’atmosphère ? Remarque j’ai pas de déodorant non plus, alors un peu de Vicks Vaporub sous les narines pour passer la parenthèse.

      1. Très bien dit Georges. Stratégiquement, c’est intéressant. Mélenchon essaie de retrouver la dynamique du non de gauche et je crois bien qu’il a réussi à imposer le thème de la confiscation démocratique au travers des derniers traités européens. Le président actuel s’y engouffre en draguant encore et toujours l’extrême droite, plaçant le PS face à ses contradictions béantes dans le domaine. Cela dit, personne n’a oublié que l’Ump soutenait le oui et a imposé Lisbonne. La démocratie et les institutions seront en tout cas les questions principales abordées au prochain meeting à la Bastille le 18 mars.

    2. Sur ce thème, MélEnchon vient juste de griller notre Président-Candidat néolibéral à son propre jeu, le bien connu TINA… alors quoi, on peut revenir sur des traités ou on peut pas/TINA ??? Sarko fait huer le PS qui n’a pas ratifié le MES au parlement (il n’a pas voté contre non plus, c’est là la “force” du PS hein ?!), lors de son MuppetShow de Villepinte, mais lui, il remet 3 traités en cause d’un seul coup avec Shengen pour faire la lèche aux chemises brunes… Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais ? Allez ! Bonne Dolce Vita mon gars !!

      http://www.europe1.fr/Politique/Melenchon-fustige-la-gesticulation-de-Sarkozy-985221/

      1. @ tous

        Un peu fatigué des passes d’arme absolument stériles entre les uns et les autres, les sempiternels duettistes même plus rigolos jurant ou parjurant sur le nom d’un champion (ils se reconnaîtront). Sincèrement, cela vire au dégoût…

        Des idées, des concepts messieurs, pas des noms, dont on se fiche éperdument. Et puis travaillez un peu, parce que le niveau du débat sur égalité/équité est effrayant (déjà sur les concepts de base -quelle sauce blanche dans certains cerveaux- pour ne rien dire des références -il y a quelques livres fondamentaux sur ces questions, ne serait-ce que les deux maîtres livres de Rawls et de ses continuateurs, critiques ou épigones).

        Sur la dérive en cours : Spinoza, Traité théologico-politique, la Préface pour les pressés, le livre tout entier pour tout le monde.

        Un avant-goût, qui permettra à chacun de se situer :

        “J’ai vu maintes fois avec étonnement des hommes fiers de professer la religion chrétienne , c’est-à-dire l’amour, la joie, la paix, la continence et la bonne foi envers tous, se combattre avec une incroyable ardeur malveillante et se donner des marques de la haine la plus âpre, si bien qu’à ces sentiments plus qu’aux précédents leur foi se faisait connaître. Voilà longtemps déjà, les choses en sont venues au point qu’il est presque impossible de savoir ce qu’est un homme : Chrétien, Turc, Juif ou Idolâtre, sinon à sa tenue extérieure et à son vêtement , ou à ce qu’il fréquente telle ou telle Église ou enfin à ce qu’il est attaché à telle ou telle opinion et jure sur la parole de tel ou tel maître. Pour le reste leur vie à tous est la même.”

  7. Bonjour , on peut peu etre se posé une autre question ,dans toute cette affaire , quand est ce que tout ce systéme a devié de son but , a savoir oeuvré pour le bien et l’ameliration de l’humanité en général ,et est que ca vaut le coup de le sauvé .Quand je vois ce qu’il se passe on dirais une fourmiliére ou chaque individu ne travaillerai que pour lui , beau bordel , c’est sur qu’on aurais des fourmis super riche , des fourmis super pauvre , mais la fourmiliére dans tout ca qui s’en occupe ! , et venu l’hiver on aurais des fourmis toutes mortes de froid faute d’abrits !
    Puis sincerement tout ce qui comme moi sont des cigales , on devrais pas avoir pire , si ca cesse , on en fais pas de reserve , on peu pas perdre grand chose !
    et encore merci a Mr Jorion et Mr Leclerc pour ce blog .

  8. @Mr Jorion

    Partant du postulat (peut-être faux) que quoiqu’on fasse l’humanité produira systématiquement un système népotiste, je propose que l’on rajoute à ce système une variable non gérée par l’homme. En l’espèce je pense au hasard.
    Par exemple, faire un tirage au sort pour finaliser le recrutement d’un candidat parmi une pré-sélection.
    Etre chanceux pour obtenir un poste n’est pas plus injuste que l’obtenir parce que l’on est un fils ou une fille de.

  9. Quoi qu’on fasse, Same old story!

    look around your country and you’ll see the state it’s in
    homelessness and poverty, where did it all begin
    hospitals are closing and the schools are falling down
    the Tories got the lifeboat and the rest of us can drown

    And everyday we get the same ol’ story
    just another lie from another Tory

    one law for the wealthy man who lets his money speak
    no law for the working class coz justice don’t come cheap
    so realise whats going on before it gets too late
    open up your eyes and see the bastard you should hate

    And everyday we get the same ol’ story
    just another lie from another Tory

    one day you will understand just what they do to you
    and then when you see the light you’ll know just what to do
    coz all the years of suffering and all the broken hearts
    will be remembed when the revolution starts

    And everyday we get the same ol’ story
    just another lie from another Tory

  10. en écho à

    « QUOI QU’ON FASSE, CE SERA LA MÊME CHOSE ! »

    http://www.lespetitspoissontrouges.org/index.php?post/2012/03/11/ma-tribune-politique-a-la-chaine-humaine

    “Votez donc pour voir…”

    Ne laissons pas la recherche de profit faire baisser les durées de maintenance, faire baisser la formation et la qualité des processus de travail. Améliorer les conditions de travail, c’est améliorer la sûreté des centrales. Le FDG veut revenir à EDF 100% public et abroger la loi NOME. Et si ça ne plait pas à l’Union européenne, qui voudrait nous imposer la privatisation de tous nos services publics, eh bien nous désobéirons. Ca ne nous fait pas peur. Nous avons déjà dit non en 2005, nous redirons non en 2012 ! Sarkozy l’a fait pour sauver les banques, et nous ne pourrions pas le faire nous pour l’intérêt général ? Votez donc pour voir…

  11. quoique kimporte
    dans les nombreuses interventions , je suis interpelle par des mots comme “transparence” “affect” et meme une fois “amour”
    ma reflexion, il faut que le mouvement soit mondial et global( finance et environnement), mais les forces obscurs et” opaques” sont extremements puissantes et gagnent du terrain
    peut etre , faut il que l humanite tombe tres bas , pour comprendre
    merci paul , restez fidele a vous meme

  12. morvandiaux
    11 mars 2012 à 22:30

    <??? …c’est bien ici que la fin du capitalisme a été annoncée ? et les chemins pour construire autre chose ?>>

    D’accord avec vous: peu de contributions positives. J’ai répondu favorablement à l’une d’elles pour dire que certains penseurs avaient des idées semblables à ce que proposait le participant au blog et qu’une stratégie pourrait se dégager de la confrontation et la coordination des idées en question.
    Je parlais de Pierre Larrouturou et de ses idées sur le temps de travail, sur la transparence financière et sur l’écologie. De Martin Ford sur les effets néfastes de l’automatisation poussée des processus de production et de distribution (Argument d’ailleurs aussi évoqué par Pierre Larrouturou) et enfin de la contribution révolutionnaire de Jérémy Rifkin dans son livre le plus récent “La troisième révolution industrielle” qui bien que ne contestant pas ouvertement le capitalisme de marché lui assènerait des coups bien plus violents que les idéologues “anti capitalistes ou les écologistes les plus verts…

    Mais apparemment ce genre de sujets ne passionne pas les membres du blog. Les trois auteurs ainsi que le participant au blog qui avait envoyé son message proposent des solutions ayant des chances d’être réalisables et qui à court terme pourraient redonner des résultats sociaux que les plus vulnérables dans nos sociétés demandent. Ces gens vulnérables n’ont pas le temps d’attendre “les lendemains qui chantent”, beaucoup ont déjà été piégés par ce genre de discours.
    Et comme je l’ai dit plusieurs fois, la solution de la table rase et du recommencement à zéro, se fait toujours sur le dos des plus faibles, les plus forts s’enrichissant avec les produits de “la table rase”.

    Paul T.

    1. Larrouturou est toujours très intéressant. Mais ce que vous ne comprenez pas, c’est que pour appliquer des solutions, il faut avoir le rapport de force politique favorable. C’est le moment de peser…

  13. L’essentiel n’est-il pas que tout le monde, ou le plus grand nombre, vive heureux ?

    Face à cet objectif la raison n’appelle-elle pas à prendre en compte les contraintes essentielles, et en premier lieu, les limitations liées aux capacités terrestres, qui rejaillissent surtout sur les pays aux ressources limitées, comme le nôtre, et c’eux de l’Europe en général ?

    Réussir à concilier l’objectif principal et les contraintes essentielles, ne serait-ce pas une tâche suffisante ? Alors pourquoi vouloir remettre en route un « grand chamboule-tout » en remettant presque tout en cause ?
    Pourquoi vouloir compliquer l’affaire en introduisant des critères supplémentaires qui, depuis que l’humanité existe, n’ont jamais été satisfaits bien qu’on s’y soit attaqué parfois jusqu’à y laisser des dizaines voire des centaines de millions de vies ?

    Heureusement, dans toutes les interrogations que pose Paul Jorion, je constate avec satisfaction, que ne figure pas la question récurrente et illusoire, de la suppression des inégalités. C’est une sage attitude.

    Personnellement, je pense que pour vivre heureux, il n’est pas indispensable d’être à égalité de situation avec tous les autres. Cela n’a pas lieu de gêner quiconque, que tel ou tel ait une meilleure situation, dès lors qu’elle apparait méritée et acquise loyalement aux yeux du plus grand nombre. Pour résoudre la question des inégalités et de leur limitation, il suffit d’investir dans l’éducation éthique et morale. Enseigner la tolérance et la tempérance me semble bien plus facile et bénéfique pour le bonheur d’une communauté que de rendre chacun intransigeant et insensible, face aux différences inévitables.

    « Comment casser la machine à concentrer la richesse ? »

    Objectivement, la concentration de la richesse n’est peut-être pas aussi néfaste qu’il pourrait y paraître, dès lors qu’elle contribue à éviter la consommation prématurée de la richesse produite, quand est négligée, voire ignorée, la nécessité d’investir afin d’assurer la pérennité du niveau de vie acquis ?

    Ainsi, il faut peut-être se féliciter de la mise en quasi faillite des gouvernements occidentaux, ce qui, de fait, a permis de mettre un frein à une gestion suicidaire des patrimoines nationaux et planétaires.
    Si la richesse n’avait pas été concentrée dans des mains capitalistes qui ne l’ont pas consommée, existerait-elle encore ? Si elle avait été davantage accaparée par des Etats (de droite comme de gauche) qui se sont tous révélés être bien plus dépensiers qu’investisseurs, durant les 40 dernières années, que resterait-il de cette richesse ?

    Qu’il faille faire en sorte que l’Etat se recapitalise en France, c’est à souhaiter, mais faut-il le faire tant que ceux que la démocratie met en charge de le gérer, n’auront pas pris conscience de l’impérative nécessité de faire précéder l’investissement à la consommation ?

    Parler sans cesse de relancer l’économie par la consommation, c’est certainement payant électoralement ou pour se faire des adeptes faciles à conquérir, mais n’est-ce pas aussi, malheureusement, mettre la charrue avant les bœufs et se condamner à décrocher pour toujours du peloton des pays développés ?

    Le blog ne devrait-il pas œuvrer davantage qu’il ne le fait à la reconstruction des bases de l’économie dans l’entendement de toute la population, telles qu’elles étaient bien perçues et naturellement mises en œuvre par la très grande masse des gens, jusqu’à il y a encore 40 ans?

    « Comment mettre la spéculation hors d’état de nuire ? »

    Il faut réglementer davantage et aussi, pour les ressources primordiales, notamment alimentaires, énergétiques, et monétaires, constituer des stocks mondiaux gérés par des organismes mondiaux, rattachés à une gouvernance mondiale.

    « Comment inventer un système économique qui ne repose ni sur la propriété privée, ni sur la « croissance », destructrices toutes deux de la vie sur notre planète ? »

    A quoi bon s’attaquer à la propriété privée. Veut-on rééditer une aventure collectiviste, alors que celles du 20ème siècle ont amené des millions de morts, pour ne rien changer ? Une limitation en valeur de la propriété privée ne serait-elle pas suffisante ?

    Quant à la croissance, compte tenu des limites imposées par la planète, le plus raisonnable n’est-il pas de s’entraîner à devoir vivre sans croissance et à être capable de survivre durant des phases de récession? Cela milite pour l’instauration d’une gouvernance mondiale et la gestion de stocks de subsistance assurée par cette même instance

    « Comment faire disparaître le travail, sans que soient réduits à la misère ceux qui vivaient de ce travail ? »,

    C’est à mon avis une erreur de vouloir faire disparaître le travail. Il y a tellement de travail à déployer pour remettre les gens en devoir de participer à l’œuvre collective de sauvegarde de notre niveau de vie. Cela nécessite l’apport positif de chacun et de tous. Rêver de faire disparaître le travail, c’est se laisser entraîner dans la voie d’une illusion, séduisante, mais suicidaire, présentée par des intellectuels n’ayant jamais été capables de faire une analyse objective de la raison d’être du travail chez l’être humain.

    Il y a tellement de travail à faire, que le plus sage est de s’y atteler tous, en évitant de s’engager dans des voies extrêmes qui conduisent toujours à des drames.

    Courage, c’est la raison plus que la passion qui apportera des solutions viables !

    1. @ jducac

      Après le “spermatozoïde capitaliste”, je vois que le feu d’artifice continue !

      Objectivement, la concentration de la richesse n’est peut-être pas aussi néfaste qu’il pourrait y paraître, dès lors qu’elle contribue à éviter la consommation prématurée de la richesse produite, quand est négligée, voire ignorée, la nécessité d’investir afin d’assurer la pérennité du niveau de vie acquis ?

      Vous avez raison, les 8 millions de pauvres en France devraient bénir le ciel que la richesse soit concentrée entre quelques mains tout en haut de l’échelle plutôt que dans les leurs. Les idiots ne comprennent pas que c’est précisément parce qu’ils crèvent la dalle que l’on peut empêcher la “consommation prématurée de la richesse produite”

      Ainsi, il faut peut-être se féliciter de la mise en quasi faillite des gouvernements occidentaux, ce qui, de fait, a permis de mettre un frein à une gestion suicidaire des patrimoines nationaux et planétaires.

      Vive les faillites et quasi-faillites, que les peuples payent !

      Si la richesse n’avait pas été concentrée dans des mains capitalistes qui ne l’ont pas consommée, existerait-elle encore ?

      Ah bon ? Et moi qui croyait que ces “mains capitalistes” avaient prêté le pognon accumulé pour en faire rentrer davantage, participant ainsi de la société de consommation destructrice à grande échelle. Je ne savais pas qu’ils se contentaient désormais de pièces d’or enfermées scrupuleusement dans des coffres forts dont elles ne sortaient jamais. Diou, que le monde change vite…

      Enfin, pour terminer sur une note positive :

      « Comment mettre la spéculation hors d’état de nuire ? »

      Il faut réglementer davantage et aussi, pour les ressources primordiales, notamment alimentaires, énergétiques, et monétaires, constituer des stocks mondiaux gérés par des organismes mondiaux, rattachés à une gouvernance mondiale.

      Simplement, venir faire l’apologie de la lutte contre la spéculation après avoir encensé plus haut le gros des bataillons de spéculateurs qui accumulent la richesse en spéculant et prêtant pour financer la consommation destructrice, y a comme qui dirait un vague sentiment de contradiction incroyablement prégnant.

      1. @ Julien :
        Tu perds ton temps et ton énergie …
        Jducac, ce n’est pas un mur, c’est pire : un rocher, sur lequel l’eau du temps glisse.
        Au mieux, l’eau ne peut que lisser les aspérités.
        Et pour Jducac, les contradictions qu’il porte comme des moules accrochées à sa surface, ce sont des aspérités.
        Enlève les moules, qu’est qu’il reste ?
        Le rocher.
        Vaut mieux parler à un mur.
        Parce qu’un mur a été construit par une main humaine.
        Là, c’est inhumain, comme effort …

        PS : je pense que Jducac est un Bot. Un super-ordinateur, sorte de “Hal” du capitalisme. Pas méchant, mais veut pas être débranché …

        1. Je sais bien zébu, je l’ai déjà dit : il est le sparring-partner du blog, le poil à gratter infatigable, le pourfendeur intraitable des familles polygames qui ruinent le modèle familial occidental, le nostalgique du “travail, famille, patrie”, le théoricien du “spermatozoïde capitaliste”, etc. De temps en temps, quand j’ai envie de faire un peu de gymnastique des doigts au clavier, plutôt que de cliquer frénétiquement sur la souris pour modérer les messages, je me fends d’un message.

      2. @ Julien Alexandre 12 mars 2012 à 10:53
        Désolé, cher Julien, mais jusqu’à preuve du contraire, un spermatozoïde est un apporteur de capital génétique. Quelle est donc le sentiment qui vous anime à vouloir me ridiculiser lorsque je fais apparaître une similitude avec un apporteur de capital financier qui investit dans une entreprise pour participer à un développement ?

        Êtes-vous gêné par votre incapacité à démolir la pertinence de l’image suggérée ? Si c’est le cas, pourquoi ne pas être beau joueur au lieu de tenter de me décrédibiliser ?

        Si c’est le cas, si vous n’arrivez pas à démontrer que j’ai tort, c’est peut-être parce que vous avez fondé votre perception, de ce qu’est fondamentalement le capitalisme, sur des idées fausses ou trop étroites. Ça peut arriver à tout le monde, même aux êtres les plus brillants.

        1. @ jducac

          Vous êtes impayable 😉 Tenter de vous dé-crédibiliser ? Mais vous faites cela très bien tout seul quand vous écrivez que les spermatozoïdes sont capitalistes, à seul fin de démontrer que tout est capitalisme et que c’est la nature.

          Voyons donc : si je mets une baffe à un passant, suis-je capitaliste ? Et bien oui, si j’en crois votre théorie du capitalisme : j’apporte au passant un bouquet de phalanges avec un capital énergétique qui développe chez lui une douleur qu’il n’aurait pu avoir sans mon investissement temps/énergie et qui va qui plus est créer du travail pour un prothésiste-dentaire et donc participer à la croissance globale des richesses. C’est évidemment beaucoup de travail pour moi (prendre de l’élan, lever la main, l’abattre sur la joue du passant, amortir le mouvement, aider le passant à se relever, etc.) sans aucune consommation destructrice de ma part. Je suis donc ainsi un pur capitaliste.

          J’ajoute bien entendu que j’ai choisi un passant plus petit que moi (pas compliqué, je fais 1m90) et plus chétif, en respectant bien le principe de compétitivité et d’inégalité naturelle qui vous est cher, et que je m’étais abstenu de mettre des baffes pendant plusieurs mois afin de capitaliser mon énergie et mon agressivité naturelle pour en faire bon usage au bon moment, économisant de facto mon précieux capital, comme tout bon capitaliste.

          Voilà, j’espère que vous ne serez pas trop gêné par votre incapacité à démolir la pertinence de l’image suggérée et que vous serez beau joueur en reconnaissant qu’à vouloir passer sous silence vos propres contradictions, vous finissez (d’aucuns moins charitables parleraient plutôt de constante) par raconter strictement n’importe quoi. Si c’est le cas, si vous n’arrivez pas à démontrer que j’ai tort, c’est peut-être parce que vous avez fondé votre perception de ce qu’est fondamentalement le capitalisme sur des idées fausses ou trop larges. Ça peut arriver à tout le monde, la preuve avec vos raisonnements. Ça peut arriver lorsque les capacités de jugement objectif ont été pré-orientées très tôt, comme pour empêcher une ouverture d’esprit jugée a priori dangereuse.

      3. Oui, Jducac ça serait le « spermatozoïde capitaliste » qui est venu chercher l’ovule socialiste à féconder? Je me demandais pourquoi il revenait sans cesse à la charge sur ce blog…Bon sang quel forme à 77 ans…

      4. C’est un roc! C’est un pic! C’est un cap!
        Que dis-je c’est un cap! C’est une péninsule…

      5. @ Julien Alexandre 12 mars 2012 à 11:41
        Je vous mets au défi de prouver que j’ai parlé de « patrie » sur ce blog ou ailleurs, à moins que ce ne soit pour répondre à une provocation utilisant ce terme. Par contre, je parle souvent de travail et de famille sans la moindre gêne et en en faisant même la promotion. Est-ce interdit sur ce blog ?
        Si vous tenez absolument à avoir une trilogie, vous pouvez m’associer à « Travail, Famille, Planète ». J’évoque très souvent cette dernière. Ce serait plus objectif et surtout, cela éloignerait de toute intentionnalité douteuse

        @ Julien Alexandre 12 mars 2012 à 14:37
        De grâce arrêtez l’escalade. Ne dit-on pas que c’est quand on est à bout d’argument qu’on en arrive à penser à la violence. Nous avons mieux à faire.

        1. @ jducac

          Ouh, un défi, chouette !

          @ Fod 4 mars 2012 à 17:09
          Depuis quand est-ce honteux d’aimer sa famille, d’aimer son travail, d’aimer son pays ? Mais quelle est-donc cette nouvelle valeur humaine qui ne m’a pas été enseignée ?

          Son “pays”, c’est plus proche de “patrie” ou de “planète” ? La planète est-elle un “pays” ? Merci de vos précisions sur ce point.

          @ zébu dit : 12 mai 2011 à 18:31

          Travail, Famille, Patrie

          Je ne comprends pas le chinois, mais il me semble que ça ne doit pas être loin de leur devise secrète, celle qu’ils distillent sans la prononcer. Bien sûr c’est différent de celle qu’ils veillent à ne pas laisser s’implanter chez eux et qui pourrait être « Ne rien faire, Anarchie partout, y compris dans la famille, A bas la nation » N’est-ce pas la vôtre ? C’est beau de rêver, mais attention au réveil.

          Idem, “nation”, c’est plus proche de “patrie” ou de “planète” ? La planète est-elle une “nation” ? Merci de vos précisions sur ce point.

          L’esprit de 68 n’est pas étranger à cette évolution des mœurs qui a fragilisé la famille traditionnelle de type occidental. Ceci est intervenu au moment où des familles à tradition polygame ont été incorporées au melting pot incontrôlé dans lequel se trouve placée la société aujourd’hui.

          Celle-là, c’est bonus, au cas où vous auriez là aussi un trou de mémoire ou l’envie de jouer sur les mots 😉

          @ Julien Alexandre 12 mars 2012 à 14:37
          De grâce arrêtez l’escalade. Ne dit-on pas que c’est quand on est à bout d’argument qu’on en arrive à penser à la violence. Nous avons mieux à faire.

          De grâce, arrêtez la dégringolade. Ne dit-on pas que c’est quand on est à bout d’argument qu’on en arrive à faire diversion et jouer de la langue de bois ? Je comprends bien que vous soyez dans l’incapacité de démonter mon argumentation exposée ci-dessus, mais vous devriez être beau joueur et le reconnaitre plutôt que de tenter de faire diversion de la sorte, vous qui n’hésitez jamais une seconde à user de ce procédé rhétorique pensant mettre en difficulté vos adversaires.

          J’attends donc votre contre-argumentation détaillée. Merci. Si vous êtes décidément trop décontenancé par le bouquet de phalanges, je vous autorise à remplacer cela par un crachat par terre, porteur de germes et bactéries, qui permettra à d’autres bactéries de se greffer afin de développer potentiellement des cellules. Variante : faire pipi contre un arbre, ce qui a valeur d’engrais et permet l’émergence de pousses. Faites votre choix, ces trois exemples valent bien votre spermatozoïde capitaliste.

      6. C’est où cette histoire de “spermatozoïde capitaliste” ? Aurais-je manqué un épisode et surtout une belle occasion de bien me marrer… encore une fois ?

        Toutefois, faut reconnaître que le “spermatozoïde capitaliste” va bien avec l’idée selon laquelle le capitalisme serait à l’origine de l’humanité. Finalement, il y a une certaine cohérence dans l’ineptie.

      7. @jducac
        Si le spermatozoïde est capitaliste que dire de l’ovule une grosse feignasse qui se la coule douce pendant 9 mois qui vi au crochet de la princesse. On va tuer l”‘économie a ce rythme la que fait la police?

      8. Merci Fujisan. En effet, j’ai zappé ce scoop.

        Jducac, c’est le Gary Becker de ce blog. Alors que le second pense que tous nos comportements sont la conséquence d’un calcul économique, y compris la sexualité, le premier lui emboîte le pas en lui attribuant des motivations capitalistes. De là à penser que tous nos instincts sont gouvernés par une logique capitaliste, il y a un pas qu’il ne devrait pas tarder à franchir. Après tout, quand on mange, quand on boit, quand on procrée, c’est bien pour protéger et perpétuer notre capital biologique. Boire, manger, procréer sont donc bien les preuves que la nature est profondément capitaliste.

        C’est-y-pas un beau sophisme ça ?

      9. @ Julien Alexandre 12 mars 2012 à 15:19
        Vous voyez, vous avez été incapable de trouver le mot « patrie » dans ce que j’ai écrit. Celui qui l’a utilisé et introduit dans une file où je suis intervenu, ne s’est probablement pas grandi, car s’il l’a fait, c’était surtout dans l’intention de rabaisser celui auquel il s’adressait. Personnellement, même si je n’y arrive pas toujours, c’est le plus souvent pour relever le niveau du débat que j’interviens, ou pour l’élargir, afin d’essayer de faire percevoir d’autres façons de voir les choses. C’est aussi pour éviter le sectarisme. En tous les cas, ça n’est pas pour amener le débat au niveau du caniveau où il est arrivé.

        Quant à la décomposition et à la recomposition des familles qui, bientôt, vont être en majorité monoparentales à moins qu’elles ne soient polygames, serait-ce donc interdit d’exprimer son avis sur ce sujet de société ? N’est-ce pas de première importance, étant donné que c’est d’abord au sein des familles, parfois désintégrées, autant à droite qu’à gauche, que se forment et s’éduquent les enfants ?

        En dépit de tout ce qui a pu être dit de méchant, je vous salue bien cordialement.

        1. @ jducac

          Vous voyez, vous avez été incapable de démontrer que mon exemple était faux, et vous continuez à esquiver le sujet en tentant de faire diversion et en jouant sur les mots.

          Personnellement, même si je n’y arrive pas toujours, c’est le plus souvent pour relever le niveau du débat ou pour l’élargir afin d’essayer de faire percevoir d’autres façons de voir les choses, que j’interviens. C’est aussi pour éviter le sectarisme.

          Quant à la décomposition et à la recomposition des familles qui bientôt, vont être en majorité monoparentales à moins qu’elles ne soient polygames, serait-ce donc interdit d’exprimer son avis sur ce sujet de société ?

          Le risque serait donc à vous lire que les familles polygames (ou monoparentales) soient bientôt la majorité ? Merci d’avoir “relevé” le niveau du débat.

          J’attends toujours votre contre-argumentation sur ce qui est capitaliste et ce qui ne l’est pas et pourquoi, sur la base de mes exemples plus haut qui s’inscrivent dans la droite lignée de votre “spermatozoïde capitaliste”. Ne fuyez donc pas, relevez le niveau de ce débat en nous démontrant que ce que j’avance est faux dans votre système de pensée. Ou bien résignez-vous si vous êtes dans l’incapacité de porter la contradiction et admettez que j’ai raison.

          Que penserez-donc vos aïeux s’ils vous voyaient rechigner ainsi à travailler durement sur cette question, alors même que vous dépensez de l’énergie électrique inutile pour tenter de faire diversion ? Il me semble que votre attitude de défilement s’oppose en ce sens au précepte de travailler beaucoup et bien tout en consommant le moins possible.

      10. @ Fod 12 mars 2012 à 16:58
        Merci de d’avoir fait connaître Gary Becker à pauvre type comme moi. C’est très réconfortant de constater que d’autres avant soi, aient exploité les ressources de la similitude pour mieux faire percevoir en quoi parler capital, capitalisation, accumulation, capitalisme, n’est pas honteux. En tous les cas, c’est bien moins suicidaire que de prôner l’anticapitalisme.

      11. elle est pourtant pas mal cette expression “spermatozoïde capitaliste”, quand on sait que le spermatozoide est considéré par les biologistes de l’évolution plutôt comme un parasite : une toute petite cellule, transportant très peu de matériel génétique, investissant une grosse cellule qui , après avoir abandonné la moitié de ses gènes à elle, va se charger de fabriquer et de nourrir un organisme porteur des gènes du spermatozoide; lesquels connaîtront donc un avenir et une continuité qu’il aurait été bien incapable de voir sinon. “Le spermatozoide, c’est le bandit à l’état pur”, disait Céline, je crois. C’est plutôt une bonne description du capitalisme, finalement.

    2. Bé…. après une grosse journée de boulot et 442 messages a lire….le bouquet de phalanges a eu le mérite de m’exploser les zygomatiques. Merci

      1. @ Efarista

        Bé…. après une grosse journée de boulot et 442 messages à lire….le bouquet de phalanges a eu le mérite de m’exploser les zygomatiques. Merci

        Qui a dit que le capitalisme n’était pas drôle ?!? Non seulement ça, mais en plus il en arrive même – Ô ultime contradiction – à couper le sifflet à son laudateur suprême jducac.

    3. “elle est pourtant pas mal cette expression « spermatozoïde capitaliste », quand on sait que le spermatozoide est considéré par les biologistes de l’évolution plutôt comme un parasite : une toute petite cellule, transportant très peu de matériel génétique, investissant une grosse cellule qui , après avoir abandonné la moitié de ses gènes à elle, va se charger de fabriquer et de nourrir un organisme porteur des gènes du spermatozoide; lesquels connaîtront donc un avenir et une continuité qu’il aurait été bien incapable de voir sinon. « Le spermatozoide, c’est le bandit à l’état pur », disait Céline, je crois. C’est plutôt une bonne description du capitalisme, finalement.”

      bonsoir

      effectivement le spermatozoide peut être considéré comme une sorte de virus ou de “parasite” si on regarde au temps T0.

      Mais l’ovule semble “choisir” le spemratozoîde.
      Mais l’ovule est elle aussi une sorte de virus apparament moins actif ou plus passif.
      Mais l’ovule meurt en donnant naissance à un être différent du spermatozoîde ou de l’ovocyte.

      L’ovule et le spermatozoide ont une durée de vie limitée, différente mais limitée tous les deux. Sans l’union des deux rien ne se passe et aucune vie ne se perpertue. L’un sans l’autre ne sont rien qu’un véhicule portant d’un demi être portentiel et non viable.

      Ni l’ovule ni le spermatozoide ne sont des virus ni des parasites. Ce ne sont que des demi possibles d’être comme le sont les virus mais dont l’ontologie est différentes.

      Il est interessant de méditer sur le sexualisation de la vie. La parthénogénése rend les cellules immortelles dans un espace donné en revanche le reproduction sexuée entraine effectivement une ouverture du temps mais surtout une sortie possible des eaux et une vie aérienne.

      Merci au sexe pour cette bouffée d’air pur et à la possibilité de voir des étoiles

      Bonne soirée.

  14. C’est peut-être violent ce que je vais dire (je comprendrais que l’on me censure !) :

    dans la logique ultra-libérale, on doit vivre ensemble de telle sorte que notre bien-être global soit maximisé. Cela constitue un équilibre optimal… Or on voit très bien que cette maximisation (dont le paramètre déterminant serait le PIB par exemple, malgré toutes les imperfections que l’on peut lui attribuer) se fait de nos jours au détriment de la majorité parce que celui-ci n’augmente plus suffisamment.
    Dès les années 80, il n’augmentait plus suffisamment pour que la part des revenus des salariés exprimés en % du PIB puisse stagner.
    Par conséquent quand l’augmentation du PIB ne permet plus à la majorité de voir sa part (ici le PIB par habitant) augmenter (notamment à cause de la récession), l’équilibre est totalement rompu. Le seul équilibre possible est alors celui du mourir-ensemble…

    Si M. Jorion a raison, cela ne pourra déboucher que sur une violence sans limite. C’est peut-être utopiste, mais j’espère qu’un gouvernement de gauche tiendra bon face à l’adversité.
    Il devra se faire violence pour mener des batailles très violentes.

    Par exemple, si le gouvernement élu se fait menaçant contre les paradis fiscaux, quitte à montrer son arsenal militaire, je pense que ça peut marcher. La France devra aussi changer ses alliances et se trouver des alliées de circonstance…

  15. Voilà un grand défi ! Je n’ai pas de compétence particulière pour bâtir une nouvelle société… Mais je voudrais partager quelques réflexions sur ces questions.
    Pour réfléchir en dehors du cadre sur notre société, je pense qu’il faut revenir aux bases, et éviter tout concept qui nous ferait “retomber dans les rails”, tel que le capital ou le salariat.
    Il me semble que la base de la société humaine est le travail en coopération, le but principal étant la survie du groupe (nourriture, abri), d’autres buts apparaissant quand ces buts premiers sont atteints (reconnaissance, relations, développement de soi, élargissement de conscience…).
    Le groupe est plus ou moins large, mais les humains sont des êtres sociaux, qui ne se développent que par les interactions avec leurs voisins.
    Il y a plusieurs types de groupes, chaque personne peut appartenir en même temps à plusieurs groupes imbriqués. Par exemple, le plus petit est la famille nucléaire, ensuite on passe au groupe de parenté (liens familiaux), ou à la commune (groupe géographique).

    Sur ces bases très générales, allons-y de ma petite utopie…

    L’organisation géographique supérieure (pays) englobe un peuple (communauté de langue essentiellement), qui se donnera une constitution, des institutions, un code juridique commun. Les pouvoirs législatif et exécutif sont exercés par délégation et non par représentation (pas de politiciens professionnels). Pour cela les délégués d’un niveau d’organisation sont tirés au sort parmi ceux du niveau inférieur, volontaires si possible. A la base, un dispositif d’évaluation mutuelle permet de sélectionner les gens les plus aptes (genre : chacun désigne quelques personnes de son entourage qui lui paraissent dignes d’être délégués), et les pouvoirs locaux ne sont pas délégués (assemblées citoyennes dans une commune).

    Un organisme central financier gère la monnaie du pays, de la manière suivante : il crée et distribue pour chaque personne, chaque mois, un “droit d’existence”, inconditionnel, argent permettant une vie très simple (nourriture simple, habitat genre colocation, par exemple), et un “revenu citoyen”, celui-ci conditionné à :
    – un travail normal (engagement permanent) dans une entreprise ou une collectivité, de durée minimum faible (par exemple quelques heures par semaine)
    – ou un travail d’opportunité (“au coup par coup”), à choisir dans des propositions répertoriées, de durée réduite, pouvant être non spécialisé (par exemple aides aux récoltes, ou entretien du domaine public)
    – ou encore à des “points de parrainage”, récompensant des services rendus de toutes sortes à des personnes privées : les bénéficiaires de services transmettraient ces points à un organisme gestionnaire, sans avoir à payer eux-mêmes.

    Le total de ces allocations permettant au minimum une vie simple, habitat individuel et transports collectifs, par exemple.

    Des revenus complémentaires seraient obtenus dans des entreprises.
    Une entreprise serait, comme actuellement, un groupe particulier dont le but est par exemple la production d’un bien ou d’un service, pour simplifier. Elle comprend les personnes impliquées (travail) et les outillages et autres actifs nécessaires. Ces actifs ainsi que le compte courant appartiennent aux membres en copropriété, mais pas à des actionnaires.

    Elle est formée de gens qui souhaitent produire le bien, et se sentent compétents pour cela (en fonction de leur formation et/ou de leur intérêt).
    Ils oeuvrent ensemble de manière coordonnée, et se partagent les bénéfices de l’opération (l’argent de la vente, ou la production elle-même). La coordination se fait sur un mode démocratique, le groupe se réunit périodiquement pour établir le mode opératoire et ajuster les rôles de chacun. S’il y a besoin d’avances pour acheter de l’outillage ou de la matière première, c’est un organisme public spécialisé qui crée l’argent nécessaire, en échange de l’engagement de rembourser signé par l’ensemble du groupe. Le remboursement se fait par rapport à la valeur ajoutée de la production, en plus d’un impôt, et non par échéances fixes. Au cas où ce type de remboursement est reconnu impossible, la charge reste sur les membres (réduction du revenu citoyen) et sur la collectivité du pays (augmentation temporaire d’impôt).
    L’argent ainsi créé n’est pas un prêt habituel : il n’y a pas d’intérêt à payer, et le remboursement est soumis à la conjoncture. Pour éviter l’inflation, la quantité d’argent en circulation est régulée par l’impôt (destruction d’une part de l’impôt perçu, pour que l’augmentation de masse monétaire suive grosso modo l’accroissement de richesse).

    Il n’y a pas de salariat : le groupe se répartit le produit de l’entreprise (argent de la vente, ou la production elle-même). Un dispositif d’évaluation mutuelle définit les clés de partage, en fonction de l’apport estimé de chacun, soit par son rôle, soit par la propriété d’un actif ou d’un outil. Si l’apport est trop faible, la personne concernée ne reçoit rien de l’entreprise (autre que des conseils !).
    Il n’y a pas de capital : l’apport en argent est transformé immédiatement en actif ou en approvisionnement, la ou les personnes ayant apporté l’argent ne sont propriétaires que de l’actif, dont la valeur se réduit avec le temps, ou de droits au bénéfice, qui se réduisent aussi (immédiatement s’il s’agit de matières premières, par exemple !). L’accumulation d’argent individuelle est limitée par les impôts progressifs, y compris pour les collectivités.

    Voilà quelques idées que j’ai pêché dans mes lectures, et que vous retrouverez sûrement. Ah, tout de même, un lien vers un sujet moins connu, je crois, une méthode organisationnelle efficace et démocratique, voir Holacracy, et une entreprise sans salariés et à pilotage démocratique : Holacracy One.

    1. Une petite vie pépère de poulet d’élevage en batterie, bien règlée en quelque sorte…

  16. La question du travail est en effet essentielle, plus précisément la question de sa redéfinition, une fois écarté le principe mortifère de mise en concurrence des salariés entre eux (de nos jours, dans le privé comme dans la fonction publique, on travaille moins avec que contre ses collègues). Le travail n’est une malédiction que s’il est subi et un bon travail peut être subi si l’épanouissement personnel et relationnel qu’on se promettait d’y trouver est entravé d’une façon ou d’une autre, à cause de l’inertie de la structure ou inversement de sa pesanteur formaliste ou encore de la politique managériale (l’art de manager a remplacé l’art de ménager, qui est le cœur palpitant d’une sociabilité apaisée). La valeur du travail (bannir l’expression “valeur travail” qui crée une entité abstraite molle accueillante à l’ouvrier aussi bien qu’à l’actionnaire, dont l’argent “travaille”) ne se mesure pas au salaire qu’on en tire ni même aux litres de sueur qu’il nous a coûté (il est des tâches serviles ou ingrates qui représentent un effort surhumain sans que cela fasse de ceux qui les effectuent des héros). Schopenhauer disait n’être efficace que trois heures par jour. Rendement exceptionnel, quand on y pense ! Qu’une œuvre aussi considérable que la sienne ait pu germer dans cette goutte de temps, trois minuscules heures, voilà qui ne laissera pas d’étonner les apôtres du travailler plus pour gagner… quoi, au fait ? Et atteindre quoi ? L’empyrée d’une réussite qui a les résonances creuses d’un abîme existentiel ? Seul le travailleur est à même de dire s’il est efficace dans son travail. L’on peut être activement inefficace 10 heures par jour. Les patrons et les cadres seraient bien avisés, parfois, de prêter quelque attention à ces salariés soucieux de réduire la part d’automatisme et de roulement à vide de leur activité. Le débat sur les salaires permet d’éluder à bon compte la question de l’ergonomie, du rapport au temps et à l’espace. Puisque la Genèse place sous une même malédiction le travail et la procréation, envisageons le travail comme une maïeutique, un art de s’accoucher soi-même au terme qu’on a voulu, et nous ferons mentir la Genèse. J’ai déjà dit ailleurs qu’il fallait en finir avec l’étymologie négative qui nous présente le travail comme un instrument de torture. C’était avant tout une pièce de bois en usage dans les campagnes qui permettait de soigner et de ferrer les bêtes sans les paniquer. Le travail est un cadre que nous nous donnons (un gain par rapport à l’animal qui n’a pas son mot à dire, même quand on lui veut du bien) pour discipliner (soigner et ferrer) nos passions et les faire servir à l’embellissement du monde. Notre planète est en train de crever de laideur (voyez l’idée noire de Franquin d’un soleil qui dégueule en nous regardant). Une société de travailleurs asservis ne peut produire que du déchet, les hommes y étant à peine mieux considérés que les ordures qu’ils produisent.

  17. Puisqu’on en est aux propositions et au question, celle du logement devrait être centrale.
    Un rapport tout chaud du CREDOC, très intéressant, où le logement y apparaît comme ‘trou’ sans fin des ressources, aspirant les autres ‘dépenses’ (loisirs, alimentation, santé, lien social, …) :
    “Les pouvoirs publics doivent-ils d’ailleurs avoir pour ambition de favoriser à tout prix
    l’accession à la propriété ou plutôt de chercher à améliorer les conditions de logement du
    plus grand nombre ? Ces questions semblent d’autant plus d’actualité que la crise des subprimes a montré les limites de l’endettement des ménages pour des projets
    immobiliers
    68 et que les problèmes de dettes sont au coeur des risques économiques et financiers contemporains.
    Interrogés directement sur le sujet, 81% de la population estiment qu’il est plus important « que tout le monde puisse disposer d’un logement confortable à un coût raisonnable », tandis que seules deux personnes sur dix optent pour une société où « tout le monde puisse devenir propriétaire de son logement ».”
    “Le consensus est tel que les taux d’effort ou les statuts d’occupation ne changent rien à la
    très nette préférence de nos concitoyens pour une société qui permette à tous de
    bénéficier d’un logement confortable à un prix raisonnable
    (82% des locataires, 85% de ceux qui ont un taux d’effort supérieur à 30%). Et, sans exception, toutes les catégories sociales – jeunes, personnes âgées, habitants de grandes agglomérations ou de petites – partagent cette opinion.”

    Le mythe du ‘Tous propriétaires !’ de Sarkozy en prend un coup, au passage …
    Dans ce cas, et puisque lors de la demande d’un prêt immobilier le taux d’endettement ne doit pas dépasser 33%, pourquoi dès lors ne pas appliquer la même chose concernant les loyers ? Et prendre le même taux (ou un autre) sur la part de revenu dépensée dans le logement ?
    Pourquoi ne pas s’appuyer sur cette demande, massive (on atteint allègrement les 80% dont parle Paul Jorion), des citoyens concernant le logement ?

    Par exemple, proposer dans le logement social une part maximale du revenu sur le loyer de 20%. C’est ce que propose le FDG (voyez comme je ne suis pas si opposé, ehe …) :
    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/5/05/81/07/programme_r.pdf (p.6).
    Et pour le secteur privé, contractualiser. Une part maximale à 33% des revenus. Des alloc jusqu’à un plafond de 20% maximum. Entre 20 et 33%, une fiscalité fortement progressive (et non une taxation, comme le propose le FDG) et au-delà, une fiscalité très importante (75% et plus) pour les revenus locatifs. En échange, pour les propriétaires ? Dans le contrat, une garantie universelle pour les impayés, ‘gratuite’ (inclus dans la fiscalité). Une commission paritaire (élus propriétaires/locataires) gérant les dossiers d’impayés, présidée par l’Etat. Pour les cas où les dossiers montrent la totale mauvaise volonté des locataires, le locataire sera alors exclu du contrat ainsi formé et ouvrant la possibilité d’un recours pour expulsion devant justice, avec obligation de relogement et prise en charge des frais éventuels liés aux déprédations par l’Etat. La garantie de l’Etat serait payée en partie par la fiscalité progressive sur les loyers au-delà des 20% (% réaffecté automatiquement vers la garantie étatique).
    Hors de la contractualisation : les propriétaires payent la fiscalité au-delà des 33% et bien sûr, hors garantie de l’Etat.
    Et concernant les prix spéculatifs du marché immobilier à la revente, imposition progressive sur les plus-values réalisées lors de la revente du domicile principal (sauf exceptions, comme des cas d’urgence : mobilité professionnelle, décès, etc.).
    Et pour les propriétaires qui seraient en ‘Negative Equity’ à la revente, la possibilité jusqu’à un certain plafond financier (300 000€ ?) de bénéficier d’un crédit à 0% pour racheter tout ou partie des crédits restant aux banques, afin d’éteindre les intérêts, crédit dont les remboursements seraient étalés sur 10 ans.
    Tout ça devrait ‘calmer le jeu’ spéculatif …

    Et comme le démontre ce rapport, ce qui n’est pas dépensé dans le loyer ne l’est pas non plus pour autre chose : (une meilleure) alimentation, loisirs (culturels ou autres), santé (qui finit par plomber la sécu), investissement dans le lien social (qui finit par plomber le contrat social), …
    Un vrai enjeu de société, sur lequel on n’entend guère les candidats (sauf le FDG), en dehors de l’augmentation du plafond du Livret A (je fais d’ailleurs remarqué aux légions du FDG que dans son programme, il est prévu une augmentation à 20 000€ de ce livret ,soit le même principe qu’Hollande qui lui parle de doublement, si je ne m’abuse …).

    1. Tiens pour apporter un peu de nuance à mon propos, je trouve que la question du logement n’est pas suffisamment soulignée dans la campagne actuelle du front de gauche alors qu’elle est centrale dans la vie quotidienne des gens.

      J’en profite pour reparler d’une offre publique de logement, qui avait bien plu au shériff aquitain la dernière fois que je l’ai évoquée.

      1. @ Nicks :
        Ah ben voilà …
        Concernant l’offre publique de logement, on pourrait imaginer que les cotisations logement soient carrément utilisées à d’autres fins que le versement des alloc, en ayant posé comme principe le fait qu’en logement social par exemple (et en supposant que le logement social soit enfin digne de ce nom en France) seuls 20% max des revenus soient utilisés pour le loyer.
        Je pense en particulier à la possibilité que ces alloc puissent servir d’investissements directs socialisés, en lieu et place que d’aller alimenter le marché privé, par exemple.
        Par an, j’avais fais le calcul (le retrouve plus), je crois que cela montait à plus de 10 milliards d’euros/an !!!
        On ‘imagine’ très bien ce que l’on pourrait faire comme politique de logement social avec cet argent, qui permettrait pour les retraités non propriétaires d’accéder à du logement non seulement très social (10% max par exemple des revenus, jusqu’à un certain plafond) mais aussi à des MAIA ou des EHPAD adaptés pour les plus anciens, ou pour du logement d’urgence ou pour des jeunes familles à faibles revenus, le tout sur de l’investissement qualité et pas densifié ‘logement social’ en quartier mais par immeuble …
        On peut rêver.
        Mais l’idée serait là : faire en sorte que les cotisations soient du ‘revenu différé’ (en fait, pas du ‘revenu’ au sens strict : plutôt un investissement), hors marché (Bernard Friot) et permettant d’assurer les vieux jours des cotisants s’ils ne sont pas propriétaires (une des raisons majeures qui font que les personnes actuellement choisissent s’ils le peuvent d’être propriétaire).
        Si Mélenchon vous écoute sur son blog, vous pouvez toujours lui transmettre la proposition …

  18. @Nicks 12 mars 2012 à 10:28

    @Rosebud
    J’ai déjà évoqué les travaux de Jorion et de Lordon sur le blog de Mélenchon. Rien n’empêche de réitérer effectivement…

    Oui, oui, suffit de parcourir ce fil pour constater que le FDG se doit de répondre à l’interpellation, allez à nouveau sur leur blog, qu’ils tranchent si oui ou non, clairement l’Interdiction des paris sur les fluctuations de prix doit être légalement instruit, et si la mécanique du bancor révisée est de nature à répondre à la réforme du SMI. Les lâchez pas, jusqu’à réponse claire et rendez en compte ici !

    Je penche aussi pour l’option d’entrainement des décisions locales, nationales, sur leur environnement. Car ce ne sera pas la même chose quoiqu’On fasse.

    1. @Rosebud

      Il n’y a pas d’interactivité verticale sur le blog de Melenchon qui a un peu autre chose à faire en ce moment. Mais je vais poster de nouveau sur cette question.

      1. @Nicks 12 mars 2012 à 15:22
        Je pensais au Blog du FDG et pas à celui de Mélenchon, mais son blog semble réductible à son rôle de représentant du FDG.
        J’ai vérifié sur les deux, ça n’a rien d’évident d’ajouter un message, je n’ai pas trouvé par exemple le moyen de lire les deux commentaires sur la video de Généreux. Suis p’tet con !

        Enfin 30000 connexions quotidiennes, comme dirait Zébu, ça fait quelques légions.

        Il reste qu’il est possible d’envoyer un email à Mélenchon himself et un ou une secrétaire en fera ce qu’elle voudra. Mais ce que rapporte Jorion ne va pas. On vous rappelle et puis plus rien… alors que manifestement Jorion s’offre, ce qui n’implique pas à mon sens de plier à l’habituelle liste publique de soutiens, avec ses effets habituels d’identification, qui ne valent pas plus que ça.
        Tiens, il suffirait que Jorion soutienne le programme du FDG pour que certains ne viennent plus sur son blog, et d’autres se mettent à voter FDG.
        Hélas c’est souvent comme ça que ça se passe.

        N’empêche, dans le programme du FDG j’ai lu ceci :

        Nous prendrons des initiatives pour mettre fin à la domination des États-Unis sur le système monétaire international avec la création d’une monnaie commune mondiale alternative au dollar.

        Nous combattrons la spéculation et la financiarisation de notre économie en interdisant les ventes de gré à gré, les ventes à découvert et les produits spéculatifs et en bloquant les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux, ce qui contribuera à leur disparition. Nous imposerons la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement. Nous interdirons les stock-options, les LBO et les engagements hors bilan et obligerons les entreprises à la transparence financière. Nous protégerons les collectivités locales victimes des crédits toxiques. Les mouvements internationaux de capitaux à des fins de spéculation et de placement financier seront contrôlés et taxés.

        Maintenant on va peut être lire ce que le best of des participants y trouve à comparer à la proposition d’un bancor actualisé, et à l’Interdiction des paris sur les fluctuations de prix. J’attends impatiemment les remarques de PSDJ qui veille sur l’âme de l’agonisant…

        En supplément puisque Rabelais a beaucoup plu, allons-y sur le Torchecul :

        « J’ay (respondit Gargantua) par longue et curieuse experience inventé un moyen de me torcher le cul, le plus seigneurial, le plus excellent, le plus expedient que jamais feut veu. – Quel ? dict Grandgousier. Comme vous le raconteray (dist Gargantua) presentement. “Je me torchay une foys d’un cachelet de velours de une damoiselle, et le trouvay bon, car la mollice de sa soye me causoit au fondement une volupté bien grande ; “une aultre foys d’un chapron d’ycelles, et feut de mesmes ; “une aultre foys d’un cache coul ; “une aultre foys des aureillettes de satin cramoysi, mais la dorure d’un tas de spheres de merde qui y estoient m’escorcherent tout le derriere ; que le feu sainct Antoine arde le boyau cullier de l’orfebvre qui les feist et de la damoiselle qui les portoit ! »

        Il est vrai que lorsqu’il s’agit de faire dans le pot commun, les encombrés semblent opter pour la rétention. Plutôt que d’aller aux urgences hospitalières pour se faire délivrer de leur bouchon intestinal au crédit de la Sécurité Sociale et emmerder un proctologue ou une infirmière fiscale, il devraient apprendre à se mettre le doigt dans le cul, plutôt que d’amener les autres à aller y chercher ce qu’ils refusent de verser au pot commun et leur servir encore de torchecul.

      2. @Rosebud

        Je ne sais pas ce qui s’est passé mais sans doute que des incompatibilités se sont fait jour et il n’est pas interdit de penser que le front de gauche ait commis un impair, je n’en sais rien. Est ce que pour autant il ne faut pas se réjouir que ces idées progressent ? Encore une fois, que Paul Jorion ne prenne pas partie n’est pas critiquable. Qu’il oriente implicitement contre le front de gauche l’est un peu plus si on s’en tient à une approche globale qui doit dépasser les questions de personne de toutes façons…

      3. @Nicks 13 mars 2012 à 11:56

        Oui oui, je crois que je vais attendre longtemps que le best of des commentateurs témoigne de l’écart entre les 2 propositions phares de Jorion et ce qui est écrit dans le programme du FDG !

        Oui les personnes représentatives, rien à foutre comme telles, les programmes, si. Néanmoins il reste impossible que le style oral et écrit de ceux qui représentent ne compte pas dans la transmission des idées, l’emballage ça compte dans les cadeaux depuis toujours.

  19. Les soubresauts que nous connaissons (que nous connaîtrons…) seront d’abord un problème de justice, de répartition des richesses existantes (quel que soit leur volume et leur importance au départ). Soit on laisse faire, on ne bouge pas et la main invisible se transformera en un poing d’acier qui va tout remettre à plat… soit les politiques reprennent l’initiative. Peu importe le moyen, mais de préférence démocratique et avec un large consensus (il suffit de disposer d’une autorité légitime, d’être convaincant et de faire ce qui a été promis) . Comme Roosevelt l’a fait.
    Actuellement le consensus devra être mondial avant que cela ne bouge.. Si rien n’apparaît après l’élection d’Obama, si un processus n’est pas engagé à ce moment, on est tous morts…

    Parce que ceux qui s’accrochent à leur coffre-fort, ou à leur sac à main ne lâcheront pas l’affaire facilement : financiers (ayant mis la main sur une partie de la richesse mondiale, avec un titre de propriété à opposer au reste du monde, sûrs de leur bon droit), rentiers (c’est même peut-être vous-mêmes ou votre voisin : épargnant, travailleur, retraité… toute personne ayant des placements, des assurance-vie.. qui semblent peu importants pris isolément, mais qui mis ensemble sont une partie du problème, aussi sûrs de leur bon droit que les autres). Tout cela fait partie du cadre, et nous entraîne irrémédiablement vers l’abîme…

    Rajoutez-y les problèmes de ressources qui se tarissent (ou plutôt un problème de volonté et de consacrer de l’investissement au bon endroit : il n’y a pas de problème d’énergie mais de stockage… il faut bien le répéter encore et encore), plus les problèmes d’empoisonnement de notre environnement et le tableau devient bien sombre.

    Il faut un sursaut, une prise de conscience généralisée… Et des gens qui agissent… Le vote est un début, malgré ce que Paul nous dit. Mais si cela ne suffit pas, par exemple après le 6 mai, alors il faudra bien plus… Il n’y a plus de place pour les mensonges et la manipulation. Il faut des actes.

    Si le changement ne vient pas d’en haut, alors il viendra d’en bas !…

  20. Je suis étonné de ne voir aucune référence aux travaux des “Économistes atterrés”
    Ce groupe propose pourtant des analyses pertinentes très critiques du néolibéralisme ainsi que quelques pistes de réflexions sur des possibilités de solutions.

    http://atterres.org/

    Par ailleurs, j’ai dessiné il y a quelques années une illustration d’une situation qui est encore valable. Je l’aurais bien envoyé ici si j’avais su comment faire.

    Deux hommes sont dans une barque s’approchant dangereusement d’une chute d’eau très profonde.

    Ils se chamaillent pour savoir s’il vaut mieux envoyer l’ancre sur la rive droite ou sur la rive gauche.

    On pourrait rajouter le commentaire suivant : OK pour la rive gauche mais elle n’est pas assez à gauche disent les critiques.
    Avec le risque de voir l’autre homme sur la barque arriver à envoyer l’ancre encore plus loin sur la droite, pour courtiser les “plus à droite que lui”…

    Par ailleurs j’ai lu sur le présent blog des critiques pertinentes dans la discussion à propos du manque de vision des candidats et sur leur incapacité à envisager plus loin que le bout de leur nez…

    Je pense que ceci n’est pas le cas pour les seuls candidats. Plus j’y pense et plus je crois que la crise actuelle est une crise du raccourcissement de l’horizon économique pour tous,des consommateurs aux grands dirigeants et qu’il est devenu quasiment impossible d’envisager un futur permettant la mise en place de stratégies viables pour satisfaire les consommateurs ou usagers d’un côté et les investisseurs, fussent ils privés ou issus de la société civile, ce que je préfèrerait, étant incapables d’imaginer le futur de manière assez fiable.

    Je viens juste de lire un communiqué d’une lettre d’information sur l’évolution technologique à laquelle je suis abonné (KurzweilAI.net Daily Newsletter) : les informations fournies sont totalement désarmantes: entre autre une imprimante fabricant des objets en 3D avec une précision de l’ordre du nano mètre…
    Des scanners de supermarchés capable de reconnaitre des objets plus besoin de code barres ni même de puces RFID
    Plus ésotérique mais qui pourrait avoir une portée énorme, la preuve expérimentale obtenue par une laboratoire allemand qu’effacer de l’information dans un ordinateur dissipe de la chaleur….
    Ces recherches ne sont pas commanditées par un quelconque complot capitaliste elles sont le résultat de l’immense curiosité humaine et son désir de “savoir plus” et pas toujours “d’avoir plus” .
    Les technologies numériques ont donné l’accès à la recherche à des organisations de plus en plus petites. Ces dernières sans les lourdeurs des grandes entreprises capitalistes (privées ou d’état) prennent des risques là où les financiers des grandes entreprises veulent avant tout éviter les risques pour assurer leur sacro-saint “retour sur investissement”.

    Il ne faut pas s’attendre à ce que les candidats à la présidentielle, si peu connectés aux réalités de l’économie et des technologies, fassent mieux que les gestionnaires d’entreprises, Pour les candidats, le “retour sur investissement personnel se mesure à l’aulne des prochaines élections. Aucun ne veut faire de paris sur le futur: “chat échaudé craint l’eau tiède..”
    On a vu comment les échecs sur les prévisions précédentes ont miné les discours des candidats…

    Au delà des évolutions technologiques débridées il faut prendre en compte le “bordel” géopolitique qu’a créé la chute du bloc soviétique d’un côté, et la mondialisation sans contrôle de l’autre.

    Or il me semble que “gouverner c’est prévoir” reste une maxime importante, et sans doute encore plus aujourd’hui.

    Paul T.

      1. @ RV

        Oui la planification écologique du FDG, c’est bien, mais insuffisant. Je reviens d’une réunion locale du FDG et je leur ai posé la question de la transition énergétique. J’ai reçu pour seule réponse qu’il était difficile de tout faire maintenant et que si je le souhaitais, il me suffisait de proposer ce thème sur leur site internet. Un peu court non ??

        Je suis assez surpris, alors que Rifkin vient de nous sortir un livre sur la 3ème révolution industrielle qui parle de la transition énergétique en long en large et en travers, que ce thème ne soit pas plus présent dans la campagne présidentielle. Or s’il est bien un sujet qui pourrait intéresser et faire consensus, c’est bien celui-ci. Sujet d’autant plus intéressant pour un parti comme le FDG que selon Rifkin, le projet qu’il développe et semble avoir trouvé un début de commencement d’application à Monaco, Rome, Utrecht, San Antonio et auprès de l’Union Européenne, modifie en profondeur les structurelles actuelles du capitalisme.

        Selon lui, deux conditions sont réunies pour une révolution économique que l’on peut résumer par la convergence d’un nouveau régime énergétique (disparition des énergies carbone au profit des renouvelables) avec les technologies de communications. Révolution économique dont l’une des finalités serait de rendre le pouvoir au peuple (Power to the people p73) par la décentralisation majeure qu’elle impliquerait. Il parle du développement d’un pouvoir latéral et d’un capitalisme distribué qui fonctionnerait sur un mode coopératif.

        Cet enjeu est une chose trop sérieuse pour la laisser entre les seules mains des instances de l’UE. Ce débat citoyen doit être mis sur la place publique et pris à bras le corps par les opinions publiques qui pourront ainsi peser de tout leur poids. C’est de notre avenir dont on parle et nous avons le devoir de nous y intéresser.

      2. @ Fod 14 mars 2012 à 07:58
        Vous voyez bien qu’il ne fallait pas jeter le capitalisme aux gémonies. Vous-même vous arrivez maintenant à envisager le capitalisme comme une bonne chose. A tel point que cela ne vous gêne pas d’en venir à la notion de sa distribution, de sa répartition et d’un capitalisme coopératif. C’est très loin de la notion d’opposition entre capital et travail ou à celle de lutte des classes, puisqu’on en arrive maintenant à la notion de fusion là où l’on parlait de combat de l’un contre l’autre.

        En fait, si les anticapitalistes d’Europe Occidentale, étaient objectifs, ils finiraient par reconnaitre qu’il y a une certaine similitude entre le capitalisme distribué et le capitalisme réparti tel qu’il a été initié avec les fonds de pension où ce sont les économies des travailleurs actifs qui sont investies dans des entreprises de production pour leur procurer des revenus lorsqu’ils sont devenus trop vieux pour être encore productifs.

        Si les membres influents de CNR, à l’après guerre, n’avaient pas été formatés à l’anticapitalisme primaire, ils auraient peut-être imaginé un système de retraites par capitalisation dans des systèmes productifs, au lieu de pousser à la mise en place d’un système suicidaire de consommation totale et immédiate de la richesse produite au fil d’eau. Le système mis en place en 1945 rackette les jeunes générations alors que les anciennes, en demandant sans cesse plus de pouvoir d’achat, ne pensent qu’à consommer, sans se soucier de ce qu’elles laissent à leurs enfants.

        C’est à l’occasion des renouvellements gouvernementaux qui vont s’effectuer maintenant, que l’on verra si les peuples ont enfin compris que le monde ne peut évoluer que selon le processus capitaliste. Ce processus veut que l’on se préoccupe d’abord de perpétuer la vie et de lui donner les moyens de vivre, plutôt que de viser à jouir le plus possible de la vie au temps présent en négligeant la prise en compte des besoins futurs. Cela impose de songer à investir et oblige à restreindre sa consommation pour le faire. C’est aller à l’opposé de ceux qui veulent toujours plus de pouvoir d’achat pour sans cesse consommer plus, et toujours plus de dépenses publiques pour toujours vivre sur un plus grand train de vie publique. Cela conduit à la ruine d’un pays, tout comme cela a conduit certaines grandes familles à la ruine et à la disparition.

        Carpe Diem, oui. Mais pas trop longtemps. Il faut se ressaisir avant qu’il ne soit trop tard si l’on veut que nos gènes européens survivent encore à la fin du siècle.

      3. @ Jducac

        Vous interprétez mal mes propos. Je n’ai pas dit que je considérais le capitalisme comme une bonne chose ; je me suis juste contenté d’exposer très succinctement les piliers de la pensée de Rifkin sans émettre d’avis sur la question.

        Quoi qu’il en soit, le capitalisme distribué tel que Rifkin l’envisage est très loin de celui que nous avons connu et de celui que vous continuez à prôner envers et contre tout.

        Quant au soi-disant anticapitalisme primaire des membres influents du CNR, il est inutile de polémiquer ; aucun argument ne viendra à bout de vos croyances. Par contre, vous devriez les remercier d’avoir institué un système par répartition sans lequel vous seriez peut-être obligé de continuer à travailler à 77 ans. Vous crachez un peu facilement dans la soupe, cette même soupe qui vous permet aujourd’hui de vivre une retraite tranquille et de profiter pleinement de la solidarité sociale.

        Pour quelqu’un qui nous explique à longueur de commentaires qu’il est contreproductif d’inciter à la violence ou de tenir des discours incitant à opposer les uns aux autres, le choix du mot “racketter” en dit long sur votre véritable nature. Ce n’est pas une guerre entre classes que vous nous proposez mais une guerre inter-générationnelle, c’est pas joli-joli.

        Pour le reste, je n’en dirai mot sachant qu’il ne sert à rien de contre-argumenter contre vos délires.

      4. Si les membres influents de CNR, à l’après guerre, n’avaient pas été formatés à l’anticapitalisme primaire, ils auraient peut-être imaginé un système de retraites par capitalisation dans des systèmes productifs

        Ce que tu dis ne peut pas être plus faux !
        Si les membres du CNR ont choisi de pérenniser le système de retraite par répartition mis en place sous Pétain, c’est par pur pragmatisme. Un système de retraite par capitalisation interdisait de facto à des millions de français de se (re)constituer une rente pour leurs vieux jours; des gens qui avaient pourtant travaillé des années, payé parfois des cotisations et dont l’épargne s’est volatilisée avec la guerre.
        Les raisons de ce choix en faveur de la répartition sont d’ailleurs parfaitement explicitées dans les considérants des ordonnances de 1945.

      5. à Fod
        un peu de lecture pour compléter les infos glanées en réunion locale . . .

        http://www.terraeco.net/Melenchon-Les-Verts-ont-fait,19834.html
        Mélenchon : « Les Verts ont fait évoluer mon esprit »
        +++
        http://www.placeaupeuple2012.fr/la-planification-ecologique/
        Posté le 7 novembre 2011-La planification écologique
        +++
        http://www.placeaupeuple2012.fr/reponse-de-corinne-morel-darleux-a-fabrice-nicolino/
        Réponse de Corinne Morel Darleux à Fabrice Nicolino
        +++
        http://www.placeaupeuple2012.fr/face-a-la-crise-environnementale-l%E2%80%99urgence-d%E2%80%99une-planification-ecologique/
        Face à la crise environnementale, l’urgence d’une planification écologique

  21. Dans le monde diplomatique de mars 2012, “les économistes à gages” par Renaud Lambert. Ca commence à se savoir.

  22. A l’albatros (ci-dessus, 10:19) :

    “dans la logique ultra-libérale, on doit vivre ensemble de telle sorte que notre bien-être global soit maximisé. Cela constitue un équilibre optimal… Or on voit très bien que cette maximisation se fait de nos jours au détriment de la majorité”,
    il faut signaler que cette question a été spécifiquement traitée:
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=33654#comments

    Dans un commentaire sur l’ADDENDUM (cas dynamique), je m’étais permis de développer selon les lignes suivantes (5 mars 2012 à 19:49):
    ” Quand on poursuit l’analyse, au moyen de ce qu’on sait des jeux différentiels, on s’aperçoit que le système dynamique résultant est instable: tout avantage ou désavantage d’un des agents à un instant t, s’amplifie exponentiellement ultérieurement avec le temps.
    L’interprétation économique est trés simple et ne date pas d’hier:
    Il s’agit tout simplement de l’accumulation capitaliste par le profit telle que décrite initialement par Marx, et que la financiarisation n’a fait qu’accentuer:
    … le taux d’accumulation par le biais du profit représentait souvent une créativité et un travail organisationnel de l’investisseur-exploiteur dont la rétribution n’était pas forcément illégitime (Marx le dit lui-même dans « Le Capital »), mais arbitraire (sans garde-fou).
    Tout a explosé avec la financiarisation, aidée par l’informatique, où la superstructure « finance » fait de l’argent avec de l’argent, à des montants démesurés, pendant que le producteur-travailleur de “l’économie réelle” se coltine tous les problèmes, à une échelle sans rapport.
    A ce jeu, tout ce qu’accumule l’une se fait au détriment de l’autre, et diverge en valeur, jusqu’à l’explosion…
    Ça met donc encore plus en lumière, mathématiquement, pourquoi le « Théorème de l’équilibre général », qui est statique, ne permet en rien de revendiquer une quelconque « politique optimale » de gestion des sociétés, et surtout de leur avenir! ”

    C’est pourquoi il est difficile de croire à la totale sincérité d’un homme aussi averti qu’Allan Greenspan, faisant l’étonné en déclarant dans le financial times le 16 septembre 2007:
    “A long terme, le salaire réel tend à évoluer en phase avec la productivité, et c’est ce que nous avons pu observer durant des générations, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le salaire réel s’est mis à diverger, pour des raisons qui ne sont pas claires à mes yeux.”
    La raison est pourtant simple, on l’a dit. Ouvrons-lui les yeux:
    Le fonctionnement du capitalisme, à l’état libre, ne réduit pas les inégalités, bien au contraire: l’explosion des revenus financiers est le pendant de la compression salariale sur laquelle elle se construit, renforcée par les énormes déséquilibres de la globalisation depuis les années 80.

    Comment en sortir ?
    Sur un autre blog (“La refondation du capitalisme”, J. Peyrelevade), un commentateur à particule questionnait le capitalisme, dans sa définition même, de la façon suivante:
    ” J’ai dans mon entourage un patron de PME (400 personnes environ, actuellement), unique propriétaire de l’entreprise qu’il a créée à partir de rien (ses propres économies d’ancien salarié) et dont le fonctionnement est exemplaire: il la dirige comme salarié, et tout le surplus est utilisé en auto-financement de son expansion et en redistribution au personnel en fin d’année. Il se plait à souligner qu’il “n’y touche jamais” et que ce fonctionnement ne lui serait pas plus défavorable si l’entreprise était nationalisée.
    Seule différence: le patrimoine que représente l’entreprise lui appartient ainsi qu’à ses ayant-droit (plusieurs enfants). Mais si ceux-ci, à la succession, entretiennent l’entreprise dans les mêmes conditions (à supposer qu’ils en aient… le goût), le patrimoine ne sera jamais “réalisé” et restera donc le même outil de travail “socialisé” qu’il est actuellement.”
    Ce cas d’espèce auto-régulé, mais exceptionnel, pose donc la question:
    Le capital, au lieu d’être caractérisé par “la propriété des moyens de production”, ne pourrait-il être un simple outil comptable utilisé en boucle aux fins de la croissance, et doté de gardes-fous par la loi ?
    Exemple : “Toute appropriation du travail d’autrui par un employeur (contrat d’embauche et évolution dans l’entreprise) doit donner lieu au contrôle par une juridiction compétente (chambre de commerce, par ex) du respect de normes en la matière votées par le parlement.”
    Pourrait intervenir dans ces normes, un ratio minimum par employé du partage de la valeur ajoutée, en fonction des bénéfices, des investissements consentis, etc. Bref, les chambres de commerce serviraient enfin à quelque chose !
    Et qu’on ne nous dise pas que cela contrarierait l’initiative, ralentirait la croissance et autres fadaises… L’abolition du servage et de l’esclavage n’a pas, que l’on sache, ralenti le progrés, bien au contraire. La vraie croissance a besoin d’harmonie.
    A cet égard, l’annonce fiscale impromptue par le candidat Hollande d’un prélèvement dissuasif au delà du million d’euros évoque plus un coup électoral qu’une véritable intention stratégique de s’attaquer au problème.
    Cela n’a pas empêché le camp médiatique des pleureuses, lors de l’émission « C dans l’air », lundi dernier, de nous faire le coup des éxilés de Koblenz:
    Comment va-t-on faire maintenant, si tous ces « talents », tous ceux qui « créent » des richesses en créant de l’emploi… s’en vont porter leur fortune hors de France ?

    Peut-on rappeler tout d’abord qu’on nous a fait le même coup, aprés la Révolution française, lorsque la noblesse de tous poils, et notamment d’épée, a fui hors de nos frontières pour s’allier aux monarchies adverses. On devait, privés de leurs concours passés à l’ennemi, subir les foudres de l’enfer !
    Or, la République trouva dans ses rangs tous les « talents » nécessaires pour battre à plate couture l’Europe monarchique toute entière liée contre elle, et des généraux de vingt ans prirent même Koblenz !

    Quant à la « création » de richesses et d’emplois, par les mêmes, parlons-en :
    La caste des soi-disant « grands patrons » qui se relaient à la tête de nos entreprises et grands groupes privatisés passe son temps à racketter à son profit les bienfaits des nationalisations (1946 et 1981) qui les avaient remis sur pied, et à ne créer de valeur que pour les actionnaires (souvent étrangers) en « dégraissant » les effectifs et en délocalisant !
    Rien d’étonnant à cela: non seulement les dits « grands patrons » n’ont aucun titre de « créateur » mais ils n’ont même généralement aucune formation technique les destinant à l’activité qu’ils sont censés gérer. Il n’est qu’à voir la combine récemment dévoilée entre Proglio, à la mine aussi peu rassurante que son curriculum (commercial et administratif), et son copain Borloo (avocat d’affaires). Ils sont simplement là pour « faire du fric », comme l’a avoué Sarkozy en évoquant lui-même son futur « pentouflage ».
    Il n’est pas jusqu’aux X qui ne souffrent aujourd’hui du même syndrome: on lisait ainsi récemment dans « Les échos » que plus de la moitié des promos se dirige aujourd’hui vers la finance.
    On a même entendu l’un deux, pionnier en la matière, le ci-devant Peyrelevade, conseiller économique de François Bayrou, pasticher Hortefeux sans le vouloir:
    Jusqu’à la centaine de fois le SMIC, ça va !
    C’est lorsqu’il y en a plusieurs…centaines, que ça ne va pas !
    Encore s’agit-il là d’un de ces prétendus “banquiers de gauche” ( il fut préposé au “tournant de la rigueur” de 82/83, comme conseiller économique de Pierre Mauroy qui décida avec Delors de la desindexation des salaires sur les prix… qui nous poursuit toujours).
    Autre célèbre “banquier de gauche” (il fut le successeur du précédent au Crédit Lyonnais): Pascal Lamy a qui l’on doit la libéralisation quasi-totale des échanges par l’OMC, pour le plus grand bien des grands groupes qui en captent le bénéfice.
    D’où la crédibilité douteuse de ceux qui clament aujourd’hui, avant tous les autres: « ré-industrialisons », « produisons français », etc.
    Comme on trahit ses saints, on les honore !

  23. @ Paul JORION
    Demandez aux quelques indiens d’Amazonie encore vivants: j’en suis certain, ils ont la réponse pratique et expérimentée à chacune de ces questions.
    Je ne suis pas sûr, cependant qu’elles me conviennent (qu’elles vous conviennent?).
    Puis-je en tirer la conclusion hâtive et intuitive que vos questions ne sont pas les “bonnes”?

    Tout au plus leur pseudo-réponse conduiraient-elles à remplacer des règles scélérates par d’autres qui le s’avèreront tout autant bien que reposant sur de “bonnes” intentions régies par d’autres potentats. Quel progrés de la pendaison à la guillotine?

  24. Voici les idées recueillies sur le blog de Flore Vasseur
    Il reste à faire le tri.

    A : REGULATION DES MARCHES

    Re séparer les banques d’affaires et les banques de dépôt
    Mettre à jour l’escroquerie des agences de notation, en les obligeant à s’expliquer sur leur procédés de calculs, et ce, y compris sur la période qui a précédé 2008. Faire une bonne publicité au rapport.
    Réglementation de l’entrée en bourse des sociétés Interdiction des ventes à découvert…
    Limitation du nombre d’ordres pouvant être émis par les machines…
    Suppression de l’anonymat des transactions financières…
    Limiter la spéculation abusive, dans le sens short term.
    Réguler le trading automatique (dans le sens ou les ordres sont passées massivement depuis des megaordinateurs dans les grandes banques d’investissement suivant les effets d’annonce), ca pour aller plus en avant que la nécessaire taxe Tobin.

    B : MODIFICATION DU SYSTEME BANCAIRE

    création d’un compte bancaire “référent” pour chaque individu qui regroupe tous les mouvements effectués sur tous ses comptes, tous ses revenus
    Nationalisation de certaines banques,

    C: MONNAIE

    Récupération de la possibilité d’emprunter (de manière encadrée) à la banque centrale.
    promotion des monnaies locales
    Sortie de l’euro, retour au francs, ré-attribution de ses prérogatives à la Banque de France d’émettre sa monnaie, puis dévaluation pour relancer notre vieille économie à bout de souffle.
    Négociation pour le changement de statut de la BCE me semble une des priorités.
    Accord international pour un retour à l’étalon-or
    Abroger la loi Pompidou de 1973. Le reste suivra tout seul.
    Equilibrer la dépendance au dollar, et pour cela, la France, l’Europe pour devenir un fer de lance international d’une monnaie indexée sur les monnaies principales (Real, Yuan, Euro, Dollar, Ruppies etc, voir les articles édités en 2008-2009 sur tout ces sujets)
    on diversifie la création monétaire et on la fleche vers des vraies besoins en ouvrant des monnaies nationales/régionales complémentaires avec @Philippe Derruder, Frédéric Bosqué et Jean-François Noubel ;
    Dévaluation de la monnaie une remise à zéro des compteurs, et des banques. Dans ce cas il faudrait réconnecter les monnaies à l’étalon-or comme c’était le cas avant 1971.

    D : DETTE

    Annulation simultanée de la dette de tous les états, fermeture des bourses
    Reprendre la souveraineté de la dette, demander au français cet effort financier pour retrouver leur voix et leur souveraineté dans leur propre pays. Les entreprises seraient bien a même d’y prendre part.
    Remboursement de la dette actuelle par un emprunt à la banque de france à taux 0 qui serait garanti par l’épargne des francais puis sortir de l’union européenne pour retrouver une complète indépendence
    Moratoire sur la dette afin de savoir si toute elle est légitime et si elle ne provient pas justement d’un système fait pour créer de la dette
    Faire racheter la dette par la BCE ??? (les allemands n’en veulent pas).
    Etablir les niveaux de la dette nette (la France est débitrice de l’Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis, au Japon qui sont peu ou prou les mêmes dont la France est créditrice.)

    E : FISCALITÉ

    Taxation de tous les produits importés à concurrence du coût de notre système de protection sociale.
    Nourriture et énergie produites dans un rayon de x km, taxation prohibitive sur tout le reste.
    Triplement des effectifs des fonctionnaires des impôts , et évidemment réforme complète de l’impôt:
    100% de prélèvement au delà de 5000 euros de revenu par mois,
    100keuros maximum par enfant lors des successions, tout le reste revient dans pot commun
    Impot sur les successions a 100% (du coup, plus besoin d’IR, ni IS (ni TVA et autres taxes)). A condition de tenir une generation, redistribution complete…
    Installation d’antennes de lutte contre l’évasion fiscale dans les zones du pays ou il y a plus d’entreprises que d’habitants (par exemple Monaco?). Les équipes des détection sont “sous-staffés” par rapport aux besoins, ce qui pose en aparté le problème de la mobilité des cadres de la fonction publique (pouvoir enfin recrutés ou muter les gens là où sont les besoins et réduire les effectifs là où ils sont légions et ne servent pas à grand chose). Cela permettrait en outre de recruter des gens diplômés, notamment des jeunes, pour effectuer des taches de haut niveau (donc augmenter le “niveau” de la fonction publique) et redorer l’image de la fonction publique qui est aujourd’hui assimilé à du fonctionnariat dans tout ce qu’il a de plus détestable.
    Suppression des “vrais” paradis fiscaux (La City, Jersey, Singapour, etc…)
    Reforme de la protection sociale!Chasse aux vrais fraudeurs (qui ne sont pas les assures) et montants punitifs.
    Abolition des niches et exemptions.
    évaluation des entreprises subsidiées par l’état, clause de retour sur subside en terme d’emploi sur la durée et sans emplois précaires repris dans l’évaluation évidemment
    Remise à plat des tranches d’imposition, proportionnelles aux revenus
    Baisse des salaires des hauts fonctionnaires,
    Augmentation des tranches d’impôts avec une taxe totale au delà des 360 000 € Annuels,
    Refonte du système fiscal, avec une nouvelle tranche d’imposition pour les forts revenus avec suppression des niches fiscales.

    F : ENCADREMENT DU POLITIQUE

    Suppression des cumuls des mandats.
    Plafonnement des indemnités à 10 000 euros. Rémunération aux résultats obtenus.
    Suppression des privilèges et objets de fonction (voitures, garde du corps…).
    On oblige tous les politiques dont on a des preuves qu’ils ont fait ou dit n’importe quoi à porter un bonnet d’âne dans toutes leurs interventions télé, en cas de récidive , on passe au nez de clown
    Fin des privilèges pour les fonctionnaires qui travaillent au Sénat/Assemblée (ex: primes de nuit alors que les dites personnes ne travaillent pas).
    “Contrôle des pouvoirs” avec des organes de délibération et de rotation des rôles avec Etienne Chouard et Patrick Viveret ;
    Revoir l’organisation des collectivités publiques et le couplage désastreux commune-collectivité de communes-département région-etat pour faire des économies.
    Refondre la politique des aides sociales. Montrer l’exemple en diminuant le salaire de nos élus de 30% vu qu’ils ne font que parler et se tirer dans les pattes, un forfait au parler utile, des politiques RH chez les politiques?

    G : EDUCATION

    On commence déjà par former des citoyens et non des consommateurs à l’école nationale.
    Rendre l’économie – la science – un peu moins rébarbative
    les notions de performance sont remplacées par la notion de participation et de satisfaction. On lance la campagne “Ben oui qu’on peut, et même en mieux”
    Eduquer la France au budget. A l’école, dans les ministères, dans les villes et villages de France et de Navarre. Budgets prévus, budget actuels, déviations, vision a long terme (au delà d’un mandat)
    Réécrire les méthodes d’éducation de nos enfants et ne pas leur donner des mauvais exemples dans notre vie de tous les jours : un jour j’ai dit à mon Boss : “un bon manager est quelqu’un qui a déjà su éduquer ses enfants” : tes enfants te respectent à partir du moment où toi-même : tu les respectes
    Apprentissage de la méditation des 4 ans
    Suppression des notes
    Décloisonnement des enseignements / Apprentissage de la pensée systémique
    Généralisation d’Eurasmus

    H : POLITIQUE DE L’EMPLOI

    Réintroduction de l’échelle mobile des salaires qui indexe les salaires sur l’inflation.
    Fin du remboursement fiscal des voitures de société,
    Déductibilité augmentée pour entreprises à fort taux d’emploi des femmes (à salaire égal) et minorités “visibles”,
    Mise en place d’un plan d’emploi des +50ans en parallèle avec la formation de jeunes (impossible sans synergie emploi-finances),
    De vraies sanctions aux entreprises qui licencient malgré leurs fortes prises bénéficiaires,
    “facilitation” des lois fiscales aux entreprises de moins de 50 personnes pour localiser l’emploi et donc le pouvoir d’achat,
    contrat de travail unique à durée indéterminée,
    statut unique coopératif des sociétés (à commencer par les sociétés de presse),
    cessation progressive d’activité pour tous,
    âge de la retraite en fonction de l’espérance de vie,
    salaire moyen comme minimum retraite
    Découpage des titres et diplômes en modules à passer tout au long de l’année, tout au long de la vie.
    Revoir la rémunération des patrons en fonction de l’amélioration de leurs performances dans le climat social (pourquoi pas?)
    10 semaines de congés payés dont 5 à se former.
    études payantes interdites.
    salaire étudiant.
    Le Dividende Universel : Synthèse capitaliste pour instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité. Ce projet de “Dividende Universel” se compose d’un Objectif Principal (Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique) et de deux
    Objectifs Spécifiques :I)Transformer le “capitalisme ordinaire” en un authentique Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.II)Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage.

    I : CULTURE DE SOCIETE

    Ne plus baser l’économie sur la croissance mais sur le bien être des gens.
    Avec une plus forte localisation des échanges économiques on parvient en corollaire à réinstaurer la notion de dignité qui règne toujours aujourd’hui là où la finance n’a pas pris l’ampleur qu’on connait en Occident, on achèterait à quelqu’un et plus juste “quelque chose”.
    Arrêter le matraquage publicitaire et éduquer les enfants. travail sur plusieurs générations
    Malencontreuse panne de télé pendant quelques temps
    On arrête de faire croire que plus de croissance = plus de richesses = plus de bonheur.
    Dire la vérité : la croissance exponentielle sans limite est impossible
    limitation de la publicité (quotas passage tv/radio, plus de panneaux, interdiction dans les journaux).
    Affichage de la marge.
    bouteilles/emballages obligatoirement recyclables,
    limiter le temps de cerveau disponible en interdisant la télé avant la maturité intellectuelle.
    conditionnement des denrées réglementé et taxé (plus on s’éloigne du produit de première nécessité, plus on taxe).
    Il faudrait obliger les gens à lire au moins un livre par mois 🙂
    On instaure un revenu d’existence avec Francois Plassard ;
    Indépendance des éditeurs…
    Revenir aux ideaux du CNR.
    Réintroduire le respect dans les relations avec autrui,
    Tenter de ne pas prêcher qu’aux convaincus – c’est le plus dur
    Trouver un mot federateur (sexy ?) pour parler de décroissance
    toutes les mesures que nous avons évoqués précédemment s’imbriquent les unes dans les autres : une meilleure répartition des richesse conduirait les gens à être beaucoup plus cultivé > un peuple cultivé a soif de connaissance, les abonnements aux différents journaux seront boostés, idem pour les livres

    J : STRATÉGIE D’INVESTISSEMENT

    Les bénéfices tirés de ces mesures doivent être redistribués dans l’éducation, la santé, la culture; feraient ressentir aux “gens” ce qu’est le “vrai bien-être”
    création d’un salaire minimum à 10KE/ mois pour les métiers de la vie et l’éducation..
    renverser les priorités et le recrutement des talents vers le secteur de l’enseignement et de la vie : les profs et les médecins mieux payés qu’un trader et un direct makrtg !
    On crée un comité de” Debut-ance” pour veiller à ce que la Fin-ance ne soit pas une fin en soi… mais bien au service de la création, avec @Claude Perrigaud ;
    information sous forme de service public indépendant
    Utilisation de l’epargne des français (qui est l’une des plus importante du monde) aux financement de grands projects stratégiques plutôt que de laisser les assureurs gèrent l’épargne des français en allant spéculer sur les matières premières par ex
    on fixe de grands chantiers de développement avec le CESE et Anne de Béthencourt ;
    on organise de nouveaux cadres juridique pour favoriser l’innovation sociale avec Anne Laure Brun Buisson ;
    on lance des plans d’expérimentations “evidence based policy” avec Arnaud Riegert ;
    on se donne des rendez-vous annuels pour des évaluations/délibérations… en remettant le débat publique au centre. ON S’ASSUME
    Trouver son secteur de développement et investir (je vois principalement les services a un niveau européen, mais pas seulement l’industrie des services, dans la maitrise et la gestion des demandes d’energie via les smart grids and so on)
    Faire pression sur le ministère de la défense et les Affaires étrangères, pour que l’on réduise notre engagement dans des conflits avec lequel nous n’avons aucun intérêt stratégique ni politique (ou plutôt qui salisse notre image).
    dossier médical électronique individuel crypté, sécurité sociale universelle, suppression des mutuelles

    Last but not least (avec vos mots)

    si tu peux évites le protectionnisme, c’est juste une mesure immédiatement populaire qui torpille toute entente entre les états or c’est se tirer une balle dans le pied au final…
    maitriser le travail des hommes de terrain (les respecter)
    maitriser les normes comptables pour ne pas se laisser balader

  25. @ EOLE

    Pour une remarquable analyse de la contradiction dont vous parlez entre le vies des indiens d’Amazone et la vie des sociétés modernes, relisez le livre extraordinairement visionnaire “Le Meilleur des mondes” d’Aldous Huxley… Pourtant écrit bien avant la seconde guerre mondiale au XXème siècle.

    Paul T.

  26. @ Paul

    « Comment casser la machine à concentrer la richesse ? », « Comment mettre la spéculation hors d’état de nuire ? », « Comment redistribuer la richesse nouvellement créée ? », « Comment inventer un système économique qui ne repose ni sur la propriété privée, ni sur la « croissance », destructrices toutes deux de la vie sur notre planète ? », « Comment faire disparaître le travail, sans que soient réduits à la misère ceux qui vivaient de ce travail ? »

    En prenant le pouvoir et enfin être en mesure de d’instaurer des lois adéquates à faire respecter l’équité fiscale,la transparence financière, l’accès de tous aux minima vitaux (santé,eau,éducation,logement,alimentation….),le respect des équilibres écologiques (mutualisation mondiale des ressources énergétiques , bio-sphériques…..)

    sur ces points vous n’avez que peu de proposition à faire…..

  27. Répétition spéciale Charles A.

    Le slogan ” l’ impossible révolution par les urnes ” est vide de sens.
    Jusqu’à présent, partout, la révolution n’a pas émergé des urnes,c’est d’accord.
    Mais croire que le futur sera une reconduction du passé est une erreur de méthode.
    Il faudrait plutôt s’interroger sur les insuffisances des tenants de la “révolution”.
    Ils portent, seuls, l’ échec, leurs échecs.
    La “révolution” par les urnes est absolument possible.
    D’ailleurs tout peut surgir des urnes, le pire comme le meilleur.
    Cette affirmation d’impossibilité est le fait de gens fatigués du bulbe,
    incapables de rendre attractive cette révolution.
    Il ne suffit pas d’avoir des idées pour sortir du cadre, il faut encore
    entraîner une majorité, ne pas la mépriser par sa supériorité supposée, par exemple.

    J’ aimerais savoir quels voies et moyens les tenant de la “révolution”
    veulent-ils employer, s’ils disqualifient d’entrée ceux qui sont prévus pour ?
    il faut être cohérent: le respect de la Démocratie impose le respect de l’outil principal construit pour faire émerger une majorité.
    La période des minorités “actives”, guides d’un peuple aveugle, est finie et bien finie. Leur truc s’est toujours effondré dans la violence.
    Il n’y a pas de moyens termes entre une révolution coercitive et les urnes.
    Il n’y a pas non plus d’accommodations: tout par les urnes et dans la paix.
    Prétendre violenter une Société jugée rétive est une monstruosité.

      1. @arkao

        Les décroissants ? une alliance qui ne mange pas de pain. Bientôt les végétariens, …taliens ? Quel spectacle !

      2. Puisqu’on en est aux ralliements, il voudrait pas le camarade révolutionnaire se joindre à une lutte qui démarre et qui s’annonce difficile du côté des hôtels et restaurants du groupe Louvre Hotel, propriété de Starwood Capital depuis la vente par la famille Taitinger (orthographe ? zut Je sais plus écrire le nom de mon ancien patron).

        Un beau combat en tout cas avec des travailleurs payés à la tâche comme au bon vieux temps du XIXème siècle et son Capitalisme triomphant sur la Nature et l’Humanité.

      3. Une précision d’importance, vu que j’écris en mon nom. Les travailleurs en question travaillent pour un sous-traitant du groupe Louvre Hotel. De ma connaissance, Louvre Hotel n’emploie pas de travailleur payé à la tâche. Il n’empêche qu’étant donné les tarifs pratiqués, ainsi que le travail inhumain imposé par les organisations de réduction des coûts Louvre Hotel ne peut pas ignorer plus longtemps les revendications de ces travailleurs.
        Louvre Hotel ne doit pas tenter de jouer la carte du pourrissement car nous tenterons alors la carte de la propagation de la révolte.

  28. Vous décrivez, dans « le capitalisme à l’agonie », que l’une des principales raisons de cette ‘agonie’ est la complexité excessive de l’organisation du système capitaliste…
    N’est-ce pas, paradoxalement, à cause de (ou grâce à ?) cette complexité excessive, que même à bout de souffle, il survive encore ‘aussi bien’ ?
    Bref, que le bateau n’en finit pas de prendre l’eau, au point que l’on se demande si il finira un jour par réellement sombrer, comme son cousin étatique dit ‘soviétique’ ?

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