30 réflexions sur « Place aux jeunes ! »

  1. Bonjour
    Certes ,place aux jeunes ,mais la jeunesse ne vote pas ,sur le Brexit la jeunesse anglaise, qui est pour l’Europe, ne c’est pas déplacer,du coup,le Brexit est passer…
    Sur l’environnement la jeunesse veut sauver la planète,mais ne va pas voter ,massivement pour les verts.EN plus ,il faut nuancer,beaucoup de jeunes ,votent comme leur aînées ,sont conservateur ou nationalistes,ils sont ecolo,mais de la ,à remettre en cause leur niveaux de vie,perdre leur confort…..

    1. Il y aurait des jeunes qui sont déjà vieux…
      à moins qu’ils affichent à l’insu de leur plein gré une certaine cohérence, telle celle qu’argumentent des électeurs inscrits qui font campagne en s’abstenant de voter, car voter serait pour eux une manière de soutenir ce en quoi ils ne croient plus/pas.
      A chacun sa stratégie; d’autres votent par savants calculs, d’autres encore votent pour « ces plus valeureux » qui n’ont aucune chance d’être élus…
      Sans oublier « par bouger ! »

  2. @Paul Jorion
    … » Place aux jeunes « … Pourquoi pas… Et si je me réfère au titre de votre autre articulet du jour(« Comment vais-je voter dimanche?)… M.Aubry est effectivement encore bien jeune.. et en plus s’exprime bien. Elle « risque » d’avoir une longue carrière devant elle…SAUF QUE…
    Ne seriez-vous pas belge..? Peut-être vos années passées en France vous autorisent-elles à y aller émettre un vote?
    A moins que….ou que…. damned..!!!…je sens que je vais apprendre quelque chose de neuf… BAV

    1. Je crois qu’il n’est pas trop en odeur de sainteté ici, mais O. Berruyer a réalisé une série de vidéos absolument dévastatrice à propos de R. Glucksmann. Contradictions, mensonges éhontés en public, collaboration avec un dirigeant pour le moins controversé, ce garçon apparaît exactement pour ce que je l’avais soupçonné d’être dès le mois de février (contre l’avis d’une majorité de commentateurs ici), un fieffé opportuniste. Paul ne serait pas sorti grandi de continuer d’être associé à ce sinistre individu.

      Concernant le vote de dimanche, il me semble que pour les européennes être ressortissant d’un pays membre autorise à voter dans le pays de résidence.

      1. @Dissonance
        A lire également, le dernier billet de F. Lordon qui ne fera probablement pas plaisir à tout le monde sur ce blog mais en décillera aussi peut-être aussi quelques-uns.
        J’y lis:
        « À moins qu’entre temps, justement, le tsunami… Même Jean-Claude Trichet, qui avait à peu près le sens politique d’une bordure de trottoir, s’inquiétait en 2011 que s’il fallait sauver les banques à nouveau, les gens cette fois prendraient les fourches. »

        Arte avait diffusé un reportage en 2012 avec l’interview de Jean Claude Trichet.
        En bon français, voici comment JCT met en garde (retranscription in extenso de 63:13 à 64:36)

        « _____________________

        JCT  » Je vous mets en garde, rechercher UN bouc émissaire, conduit à disculper tout le reste du système, mais dans l’ensemble des pays avancés, je note un malaise, un vrai malaise, alors, un malaise qui est complexe, je crois que, il est très difficile pour nos opinions, d’admettre que le système financier pouvait être aussi fragile.
        En sus de cela il y a le paradoxe que ce système fragile était en même temps un système dans lequel les gens se rémunéraient beaucoup.Là, certaines valeurs qui se développent au sein de, d’un certain nombre d’industries, et de l’industrie financière, ne sont pas acceptables par,, les gens… le peuple souverain. »

        suit la question du journaliste:
         » Au sujet de Mario Draghi, ces critiques montrent du doigt son passage chez Goldman Sachs, en disant, il y a là, euh, des questions qui se posent, des questions éthiques qui se posent… »

        JCT (avec un geste de la main, un rideau qui tombe)  » STOP, je réfléchis….. »
        « J’m’attendais pas à cette question, »

        Journaliste « nan, prenez tout votre temps »

        JCT « oui, mais moi je ne veux pas répondre, vous ne me posez pas la question »

        Journaliste  » d’acc. »

        JCT « on est bien d’accord, vous ne me posez pas la question »
        ___________________________________

        L’entretien s’arrête là ou est coupé. »

      2. « O. Berruyer a réalisé une série de vidéos absolument dévastatrice à propos de R. Glucksmann. »

        Pourriez-vous mettre un lien vers ces vidéos?

      3. @F68.10

        Oui je pourrais, mais je ne suis pas convaincu du tout que la modération le laisse passer. Vous aurez plus vite fait d’aller chercher la série d’articles vous même sur son site.

      4. Je suis allé voir cette vidéo sur le site Crises, et franchement, cette vidéo c’est juste une vidéo à charge, on n’apprend rien du contexte politique de l’époque, qui fait quoi, pourquoi, comment. Mis à part que BHL est intervenu pour que Glucksmann y aille. On a juste des bouts de phrases d’une interview de Glucksmman où il déclare sont attachement aux droits de l’homme, ce qui est contredit dans la vidéo où des témoins georgiens disent tout le mal qu’ils pensent du président de leur pays, mais rien de plus, pas de quoi nous éclairer sur les motivations de l’intéressé là-bas. Tout cela est bien superficiel, mis à part, apprend-t-on dans une autre vidéo, que Glucksmann est un opportuniste.
        Dommage qu’il faille considérer que Crises soit un site de débat critique pour se faire une idée sur R. Glucksmann, dont le parcours et la personnalité effectivement interrogent. Comment le même homme qui fut lucide au sujet du Rwanda (et qui n’a pas hésité à déplaire à certains socialistes en pleine campagne électorale des européennes) se serait-il fourvoyé en Georgie ? C’est à des questions de ce genre que j’aimerais avoir une réponse.
        Donc Crises, est un site assez médiocre pour ce qui est de mettre les choses ne perspective, faute d’un minimum d’impartialité et d’enquêtes approfondies. Je mets par exemple au défi quiconque de trouver un article critique sur Poutine sur ce site, que d’aucuns trouvent mirobolant.

      5. Cette vidéo n’est pas mirobolante, effectivement. Et sur son passage liberal, il n’y a rien de mal à priori à changer d’opinion dans un sens comme dans l’autre.

        Mais pourquoi il s’est planté sur la Géorgie? J’ai pas suivi l’histoire…

  3. https://www.pauljorion.com/blog/2019/05/24/comment-vais-je-voter-dimanche/

    Bravo, Paul !
    Je constate avec plaisir que vous êtes du même avis que ma pomme. Ça rassure.
    Parfois, faut se faire une raison et voter pour des bretelles trop larges, vulgaires et populo. C’est notre part habituel: le choix des résidus, le moins mauvais, en capacité de nuisance.

    D’un autre côté, je fais confiance à Manon pour faire ce que vous n’avez pas pu faire vous-même, et me permettrais-je d’ajouter, qu’on vous aurait empêché de faire à PP (*). Il y a tellement de façon de réduire à l’impuissance un électron libre. Espérons-leur un moins de 5 %, les spéculations injustifiées sur les méchants potentiels devenant ainsi sans objet.

    J’espère que nous serons nombreux.
    Mais je me fais un souci sérieux pour Julien.
    Va-t-il, lui aussi et tout aussi courageusement, sortir du bois, la rage au cœur?
    Va-t-il hausser les épaules ? Mordre ? Fustiger ? Si oui, qui ? lui-même ? Crier à la trahison ?, à l’ingratitude ? Est-il engagé et convaincu au point d’être sujet à une dépression ? (que je souhaite, le cas échéant, légère), Aura-il besoin de votre science  thérapeutique?
    Comme je l’ai déjà écrit, Julien m’a fait franchement souffrir en piétinant sans pitié mes convictions. Je souhaiterais, à travers mes questions, que transparaisse ma sincère compassion.

    (*) un site dresse un costard sans fard du chef de PP. Même en faisant la part des choses, en particuliers des exagérations partisanes, le résultat laisse vraiment songeur à tous points de vue sur le personnage. Je ne vois pas comment vous auriez pu atteler ce zèbre variable à vos idées. Impossible.

    1. Il m’arrive de penser et d’émettre le contenu de ma pensée Les jeunes et les vieux votent à partir de leur lieu de vie. Le lieu de vie est un indicateur qui mériterait de la recherche approfondie.

  4. Regardez ces profils, ils sont pas mal du tout 😉

    J’ai toujours des réticences concernant Mélenchon dont je n’apprécie pas certaines positions, mais il n’est pas dans la liste.

    Franchement, ils ont le profil pour faire le job au parlement européen, ces jeunes militants (pour la plupart) aguerris et bien ancrés à gauche.

    J’étais enclin à voter pour l’Alliance Jaune, bravo en passant à Lalanne qui sur France 2 a déposé une balle de LBD sur son pupitre, rendant hommage à tous les gilets jaunes qui ont payé de leur chair leur âpre combat contre ce gouvernement inique, mais je crois bien que je voterai utile.

    Quant à Jadot, il n’a aucune notion du rapport de force politique, et il pense que l’écologie est compatible avec le capitalisme, il ne veut pas changer les traités ; il n’aura pas ma voix.

    Ce sera donc la liste conduite par Manon Aubry !

    https://lafranceinsoumise.fr/…/les-candidat%E2%8B%85e%E2%8…/

    1. On peut tout de même faire une différence entre DSK qui déclare qu’il ne faut pas faire l’Europe libérale et Manon Aubry. Ils ne sont pas dans la même catégorie.

    2. Mon pauvre CloClo, je crois que c’est peine perdue. Si même après des décennies de promesses non tenues et de mensonges les européistes de ce blog n’ont toujours pas compris que leurs représentants sont des escrocs et que l’UE est un projet irrécupérable, ils ne le comprendront jamais. On a beau jeu de railler le complotisme quand on ignore ou qu’on feint d’ignorer ses propres taches aveugles.

      1. Disons que la pauvreté est une situation qui m’est en vérité totalement inconnue, mais je comprends ce que tu veux dire par là. Quelque soit l’issue et l’orientation du Monde, j’ai l »extraordinaire chance d’être en fait totalement hors de portée des contingences matérielles comme l’intégralité des classes bourgeoises de la planète. Pour l’instant. Et d’ailleurs pour toujours, car le cas échéant il suffirait de tirer le rideau. Je pense que le paradoxe est simplement là. Si vous ne montez pas sur la scène jamais le spectacle ne s’arrêtera. Cet état de fait ne cesse de me surprendre chaque seconde du temps qui passe. Le matin, le midi, le soir, je me demande, comment cela perdure-t-il ? Il suffirait que chacun clame que le roi est nu. Peut-être les gilets jaunes au XXI en ce début de siècle ? Qui sait…

        Alors je vais m’octroyer le luxe indigne, à en croire les joueurs, de ne même pas aller voter demain. Montez sur la scène plutôt !

  5. Maintenant que les jeux sont faits… un grand regret.. : que à nul moment, sur ce blog, il n’ait été question d’ « étudier » de près la proposition « transnationale » de Y.VAROUFAKIS… dont «  »Le Monde Diplo » » parlait en mars… (( https://www.monde-diplomatique.fr/2019/03/VAROUFAKIS/59608 ))

    ((Peut-être la modération tolèrera-t’elle la longueur des extraits proposés, fonction d’alimentation des analyses à postériori inévitables demain soir quand on devra comptabiliser la moisson de la gauche globale européenne..??))

    Je retire donc de ce texte en particulier ceci, qui me semble intéressant de confronter aux objections argumentées des contributeurs-Jorion. : (Varoufakis à la première personne)

     »  »  » Dès sa naissance, en 2016, le Mouvement pour la démocratie en Europe 2025 (DiEM25) s’est donné pour objectif de saisir cette chance (1). Dans un premier temps, nous avons préparé notre programme, le « New Deal pour l’Europe ». Nous avons ensuite invité d’autres mouvements et partis à l’enrichir et à créer avec nous notre Printemps européen, première liste transnationale de candidats défendant un programme commun à l’échelle européenne. En préalable à la discussion de ce projet, la gauche doit aborder de front deux dossiers brûlants qui la divisent et qui affaiblissent les progressistes un peu partout sur le continent : le problème des frontières et la question de l’Union.

    Une chose très curieuse s’est produite ces dernières années : de nombreux citoyens de gauche ont été conduits à penser que des frontières ouvertes nuisaient à la classe ouvrière.
    …..(….)….
    Le mouvement DiEM25 reprend l’analyse de Lénine : les murs qui entravent la libre circulation des personnes et des marchandises sont une réponse réactionnaire au capitalisme. La réponse socialiste consiste à abattre les murs, à permettre au capitalisme de s’autodétruire pendant que nous organisons la résistance transnationale à l’exploitation. Ce ne sont pas les migrants qui volent les emplois des travailleurs locaux, mais les politiques d’austérité des gouvernements, qui s’inscrivent dans la lutte des classes engagée au profit de la bourgeoisie nationale.
    ….(….)….
    Notre position sur les nouveaux arrivants tient en deux points : nous refusons de faire le tri entre migrants économiques et réfugiés, et nous demandons à l’Europe de les laisser entrer (#LetThemIn).
    Des camarades de divers pays nous considèrent comme des utopistes. Selon eux, Bruxelles n’est pas réformable. Si c’est le cas, la meilleure réponse des progressistes est-elle d’œuvrer pour le « Lexit », c’est-à-dire une campagne de la gauche pour une désintégration maîtrisée de l’Union ?

    Je garde un souvenir ému de mes interventions en Allemagne devant des salles pleines à craquer au lendemain de la capitulation de Syriza face à Mme Angela Merkel et à la « troïka » (2). Les personnes présentes expliquaient que ce qui avait été fait à la Grèce ne l’avait pas été en leur nom, au nom du peuple allemand. Je me souviens à quel point elles furent soulagées d’apprendre que DiEM25 avait lancé un appel à créer un mouvement transnational afin de prendre le contrôle des institutions de l’Union — Banque européenne d’investissement (BEI) et Banque centrale européenne (BCE) — et de les redéployer dans l’intérêt de tous les citoyens. J’ai encore en mémoire l’allégresse de nos camarades allemands quand leur fut soumise l’idée de présenter aux élections européennes des candidats grecs en Allemagne et des candidats allemands en Grèce. Il s’agissait de montrer que notre mouvement est transnational, qu’il entend s’approprier ici et maintenant les institutions de l’ordre néolibéral. Non pas pour les détruire, mais pour les mettre au service du plus grand nombre à Bruxelles, à Berlin, à Athènes et à Paris. Partout.

    Maintenant, imaginez ce que, par contraste, ils auraient ressenti si je leur avais tenu le discours suivant : « L’Union n’est pas réformable et doit être dissoute. Nous, les Grecs, nous devons nous replier sur notre État-nation et essayer d’y construire le socialisme. À vous d’en faire autant ici, en Allemagne. Puis, une fois que nous aurons gagné, nos délégations se rencontreront pour discuter de la collaboration entre nos nouveaux États progressistes souverains. » Sans aucun doute, nos camarades allemands auraient perdu leur tonus et seraient rentrés chez eux démoralisés à la perspective d’affronter l’establishment allemand en tant qu’Allemands et non comme membres d’un mouvement transnational.

    Si mon analyse est correcte, peu importe de savoir si l’Union est réformable ou pas. Ce qui compte, c’est de mettre en avant des propositions concrètes sur ce que nous ferions des institutions européennes. Non pas des propositions farfelues ou utopiques, mais des descriptions complètes de ce que seraient nos actions la première semaine, le mois et l’année suivants, dans le cadre des règles actuelles et avec les instruments existants. Par exemple, comment nous redéfinirions le rôle du bien mal nommé mécanisme européen de stabilité (MES), comment nous réorienterions la politique dite d’« assouplissement quantitatif » (quantitative easing) de la BCE, comment nous financerions immédiatement et sans nouveaux impôts la transition écologique ou une campagne de lutte contre la pauvreté.

    Pourquoi proposer un programme aussi détaillé ? Pour montrer aux électeurs qu’il existe des solutions, même à l’intérieur de règles mises en place pour servir les intérêts des 1 % les mieux lotis. Évidemment, personne — et surtout pas nous — ne s’attend à ce que les institutions de l’Union se rallient à nos propositions. Ce que nous voulons, c’est que les électeurs voient ce qui pourrait être fait à la place de ce qui est fait, de manière à ce qu’ils démasquent l’establishment sans se tourner vers la droite xénophobe. C’est la seule manière, pour la gauche, de dépasser ses limites actuelles et de construire une large coalition progressiste.

    Le « New Deal pour l’Europe » a précisément cet objectif : montrer que la vie de la majorité des citoyens peut être améliorée à très court terme dans le cadre des règles et des institutions existantes ; dessiner les contours de la transformation de ces institutions, tout en mettant en route un processus constituant qui, à plus long terme, débouchera sur une Assemblée européenne démocratique appelée à remplacer les traités existants. Enfin, il montre comment les mécanismes que nous mettrons en place dès le premier jour pourraient nous aider à ramasser les morceaux si, malgré nos efforts, l’Union se désintégrait.

    Nombreux sont ceux qui parlent de l’importance de la transition écologique. Mais ils ne disent pas d’où viendra l’argent ni qui en planifiera l’usage. Notre réponse est claire : entre 2019 et 2023, l’Europe a besoin d’investir 2 000 milliards d’euros dans les technologies vertes, l’énergie verte, etc. Nous proposons que la BEI émette pendant quatre ans un volume de bons supplémentaires à hauteur de 500 milliards d’euros. En même temps, la BCE annonce que, si leur valeur chute, elle les rachètera sur le marché secondaire des titres obligataires. Compte tenu de cette annonce et de la surabondance d’épargne partout dans le monde, la BCE n’aura pas à débourser un seul euro, puisque tous ses titres seront immédiatement souscrits. Sur le modèle de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) — ancêtre de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) — créée en 1948 pour répartir les crédits du plan Marshall, une nouvelle agence européenne de la transition écologique canalisera ces fonds vers des projets verts sur l’ensemble du continent.
    ((On notera que la proposition qui précède ne nécessite aucun impôt nouveau, s’appuie sur un titre obligataire européen déjà existant (par exemple, les bons de la BEI) et est pleinement légale au regard des règles en vigueur))
    ….(….)….
    Autre exemple : notre plan de restructuration de la dette publique de la zone euro. La BCE servira de médiatrice entre les marchés financiers et les États pour réduire le fardeau de la totalité de leur dette sans faire tourner la planche à billets et sans que l’Allemagne paie ou garantisse la dette publique des pays les plus endettés.

    Comme le montrent ces exemples, notre « New Deal » combine des mesures nécessitant une haute compétence technique, applicables dans le cadre existant de l’Union, et une rupture radicale avec l’austérité et avec la logique de « sauvetage » imposée par la funeste « troïka ». De plus, il prévoit des institutions qui préparent le terrain pour un avenir européen postcapitaliste. C’est le cas d’une proposition de socialisation partielle du capital et des profits tirés de l’automatisation : le droit des grandes entreprises à opérer dans l’Union sera subordonné au transfert d’un pourcentage de leurs actions à un nouveau Fonds européen d’actions. Les dividendes de ces actions financeront ensuite un revenu de base universel versé à chacun indépendamment d’autres prestations sociales, d’indemnités de chômage, etc.
    L’union de la gauche est cruciale, mais elle ne doit pas se faire aux dépens de la cohérence

    Encore un exemple de la radicalité de nos propositions : la réforme de l’euro. Avant de nous embourber dans les changements à apporter aux statuts de la BCE, nous projetons de créer une plate-forme numérique publique de paiement adossée à celles des services fiscaux de chaque pays de la zone euro. Les contribuables auront alors la possibilité d’acheter des crédits fiscaux numériques utilisables pour effectuer des transactions entre eux ou pour s’acquitter de futures impositions avec une décote substantielle. Ces crédits seront libellés en euros et pourront seulement être transférés entre contribuables d’un même pays, ce qui empêchera de brutales fuites de capitaux.

    Dans le même temps, les gouvernements pourraient créer une quantité limitée de ces euros fiscaux destinés aux citoyens dans le besoin ou au financement de projets publics. Les euros fiscaux permettraient aux gouvernements sous pression de stimuler la demande, d’amoindrir leur dette, de réduire la toute-puissance de la BCE et d’éviter le coût d’une sortie ou d’une désintégration de l’euro. À long terme, ces plates-formes numériques publiques de paiement pourraient constituer un système régulé d’euros spécifiques à chaque pays, qui fonctionnerait comme une chambre de compensation internationale. Ce serait une version modernisée du système de Bretton Woods qu’avait imaginé John Maynard Keynes en 1944, mais qui, malheureusement, ne vit pas le jour…
    ….(….)….
    Des amis de gauche bien intentionnés nous demandent pourquoi DiEM25 ne fait pas alliance avec La France insoumise de M. Mélenchon et, en Allemagne, avec le mouvement Aufstehen (Debout) de Mme Sahra Wagenknecht et M. Oskar Lafontaine. La raison est simple : parce que notre devoir est de construire l’unité sur la base d’un humanisme radical, rationnel et internationaliste. Cela signifie un programme radical commun pour tous les Européens et une politique en faveur d’une Europe ouverte qui considère les frontières comme des cicatrices sur la planète et souhaite la bienvenue aux nouveaux arrivants. C’est là un socle minimal.

    Notre appel à l’unité se fondait sur une idée simple : DiEM25 invitait tous les progressistes à être des coauteurs de notre « New Deal pour l’Europe ». Notre appel a été entendu. Génération·s (France), Razem (Ensemble, Pologne), Alternativet (Danemark), Democrazia e Autonomia (Italie), MeRA25 (Grèce), Demokratie in Europa (Allemagne), Der Wandel (Le Changement, Autriche), Actúa (Espagne), Livre (Libre, Portugal) se sont joints à nous. D’autres sont en train de le faire. Ensemble, nous avons constitué la coalition du Printemps européen qui présentera des candidats aux élections de mai prochain.

    Notre message à l’establishment européen autoritaire est le suivant : nous vous résisterons au moyen d’un programme radical autrement plus sophistiqué techniquement que le vôtre. Notre message aux xénophobes fascisants : nous vous combattrons partout. Notre message à nos camarades de la gauche européenne, de La France insoumise, etc. : vous pouvez attendre de nous une solidarité sans faille dans l’espoir qu’un jour nos chemins convergeront au service d’un humanisme radical et transnational  »  » « 

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