Veille effondrement #37 – Vidéo – Le plan A est cuit, nous devons l’admettre

Les plans B : conquête de l’espace et C : remplacement par des robots intelligents, ne sont pas ridicules : c’est tout ce qu’il nous reste

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190 réflexions sur « Veille effondrement #37 – Vidéo – Le plan A est cuit, nous devons l’admettre »

  1. Bonjour Monsieur Jorion
    Pour l’instant les humains ne semblent pas avoir pris acte de la future disparition de l’espèce. Nous vaquons à nos occupations comme si de rien n’était. Mais un principe moteur de l’activité humaine est la possibilité de se projeter dans le temps à venir. C’est ce qui nous permet de construire, d’agir, de motiver les enfants à s’instruire, etc. La prise de conscience de l’auto-destruction de notre espèce ne déboucherait-elle pas sur un état dépressif non plus de quelques individus mais de l’espèce entière? Que vous ont montré vos recherches en anthropologie à ce sujet?
    merci

    1. L’espèce entière dans un état dépressif ? Vous connaissez sans doute mon point de vue : c’est le cas depuis que les êtres humains se sont rendus compte qu’ils étaient mortels à titre individuel, c’est-à-dire depuis au moins 10.000 ans. L’espèce humaine ne peut pas être plus dépressive qu’elle ne l’est déjà, et depuis des millénaires.

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      1. …L’espèce humaine ne peut pas être plus dépressive qu’elle ne l’est déjà, et depuis des millénaires…

        Alors là , M Jorion, chapeau bas , et ceci dit sans ironie aucune

      2. @Paul Jorion

        « (…) les êtres humains se sont rendus compte qu’ils étaient mortels à titre individuel, c’est-à-dire depuis au moins 10.000 ans »
        10.000 ans seulement !? Ah bon ! Si c’est vous, la grand anthropologue, qui le dit, je m’incline. Moi, qui croyais, faussement bien sûr, que ce serait plutôt depuis au moins 500.000 ans (depuis l’époque des premières pratiques funéraires).

        En 1919, Paul Valery déclarait « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles ». C’est donc tout récent à l’échelle de l’histoire humaine.

        Et c’est encore plus récemment (début des années 2000 ?) que les êtres humains (du moins, certains d’entre eux) savent que l’espèce humaine (Homo sapiens sapiens) est mortelle, en tant qu’espèce vivante, et comme n’importe qu’elle autre espèce vivante, du moins animale.

      3. Je pense que c’est une erreur que d’appliquer à une espèce un concept élaboré pour les individus. Une espèce dépressive, ça n’a pas de sens, dans aucune théorie.

        Au mieux, on pourrait dire : « Un « même » (au sens de Dawkins), induisant des dépressions chez les individus, parcourt l’espèce depuis que … ». Mais ça reste une proposition « qui fait sens », mais difficile à établir vraiment.

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  2. 1: Le plan A est cuit, nous devons l’admettre ……………………….ha, bon ?

    2 : Le plans B et la conquête de l’espace sont encore viables, vite sauvons les riches et les  » very beautiful people  » !

    3 : Le plan C et le remplacement des humains par des robots intelligents, n’est absolument pas ridicule… oui, c’est absolument sinistre et grotesque.

    C’est tout ce qui nous reste ? Ah, bon ? Et bien, merci bien, on vous le laisse !

    Qui voudrait demain d’un robot tueur à visage humain qui – grâce aux recherches poussées sur  » l’affect  » & l’I.A – vous collera une balle dans la nuque avec le sourire ?

    L’humanité disparue et la terre encombrée de robots dits  » intelligents  » ? Quel étrange imaginaire frelaté décidément.

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    1. Les vaccins, c’est la faute du gouvernement ; la conquête de l’espace, c’est la faute des milliardaires… On peut continuer comme ça à l’infini. Chacun trouvera une excuse pour faire partie du poids mort (c’est reposant), plutôt que de la solution (c’est fatigant).

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      1.  » Nous avons donc une tâche historique, au présent, qui se joue dans un dilemme : d’une part assumer l’objectivité de la gravité des ravages écologiques, d’autre part, éviter de donner de l’eau au moulin de la panique qui, en retour, est en train d’englober comme une toile d’araignée des personnes qui sont prêtes à tout gober.  »

        Flore d’Ambrosio-Boudet est docteure en philosophie. Sa thèse de philosophie s’intitule De l’Espèce humaine. Affronter l’urgence écologique avec Robert Antelme et Hans Jonas.

         » De l’espèce humaine : un regard philosophique sur la pandémie  » :
        https://www.institutmomentum.org/de-lespece-humaine-un-regard-philosophique-sur-la-pandemie-2/

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        1. Je ne connaissais pas cet institut et ses seminaires/publications.
          Dommage qu’il ne semble pas possible de suivre ses conférences sut youtube comme le fait JM.Jancovici.
          Merci en tous cas pour ce lien.

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        2. Oui Hervé…. et  » assumer l’objectivité de la gravité des ravages  » en 2021 :
          – où nous cramons en 6 mois , comme d’habitude, ce que la planète produit en 1 an.
          – où la liste des ouragans, des pluviométrie, des sécheresses, des feux est interminable et s’allonge chaque semaine comme jamais.
          – où, en résumé des zones deviennent inhabitables les unes après les autres.

          Bref assumer simplement cela, est ce dire « Le plan A est cuit, nous devons l’admettre ………….ha, bon ? « . ?

          Nous ne sommes pas sur une petite barque, ni même sur un paquebot, l’inertie de notre vaisseau Terre est d’un tout autre ordre.

          It s time to panic !

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  3. Pourquoi l admettre ? Oui nous allons tous mourir un jour et cela que la planète et l humanité survive ou non.
    Pour autant je ne crois pas que c est en admettant que nous allons tous mourrir un jour qu on se doit de renoncer a se battre pour une vie meilleure , pour un mieux vivre pour les générations suivantes.
    Personne même le GIEC ne sait ce que fera l ensemble de l humanité pour vivre ou survivre .la bombe atomique comme seul salut c est allé vite en besogne et c est oublier que selon les époques ou les contextes les êtres humains ne réagissent pas toujours comme on le pense.
    Tant de choses peuvent se passer en 30 ans. De nouvelles méthodes pour absorber le co2 peut être , personne ne sait en fin de compte ce qui va sortir de l’ humanité dans les 30 ans a venir.
    Quand au plan b où c je dirai que l humanité fait déjà du transhumanisme depuis longtemps en vaccinant les gens par exemple ou en envoyant dans l espace des êtres humains qui voient leur adn modifié par les rayons cosmiques. je pense que les solutions du plan b où c sont quand même très compliquées a mettre en place.
    Notre espèce est en constante évolution comme d autres espèces et je ne suis pas certain que les gens vont forcément s’entretuer pour des récoltes ou des ressources.par contre je pense que les quelques milliardaires qui dirigent cette planète vont avoir chaud aux fesses et qu il faudra tôt ou tard redistribuer les richesses ce d autant plus qu elles s’amenuisent a cause du réchauffement climatique.
    Votre manière de voir les choses je pense manque peut être de nuances dans le sens où ces différents plans que vous nommez sont quand même très interdépendants les uns des autres et qu ils ne valent rien sans l intervention de l humain justement.
    Cordialement philippe.

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  4. Vous n’avez rien compris !!!

    Le plan d’évitement de l’effondrement, appelons le « plan G », est mis en oeuvre depuis octobre 2019 juste après la simulation organisée par Bill G. Il se déroule de façon nominale.

    Le virus développé en laboratoire depuis une vingtaine d’années à partir du SARS-COV-1 et du VIH a été lâché sur le monde. C’est un grand succès. Comme prévu il tue juste assez pour faire peur aux masses et les inciter à aller se faire vacciner.

    Les nouveaux vaccins à ARN messager sont prêts depuis plusieurs années. Les campagnes de vaccination en cours sont en train de stériliser toutes les population du monde, en premier les plus riches qui sont aussi les plus dangereuses en cas de rébellion. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il faut tendre le plus vite possible vers 100% de vaccinés, afin de pouvoir gérer les quelques pourcents de récalcitrants qui resteront comme on a appris à le faire avec les terroristes.

    Bien sûr, il a fallu commencer par vacciner les vieux pour convaincre les jeunes, et donc gâcher un peu, mais il n’y a aucune craintes à avoir, des capacités de production immenses n’ont pas encore donné.

    Dans quelques mois les populations vont comprendre qu’elle ne pourront plus procréer. On leur expliquera alors que pour avoir des enfants, ce sera planification et passage obligé par l’éprouvette. Le désir d’enfants ainsi qu’un peu de démonstration de force suffiront à calmer les foules.

    Dans 3 à 4 générations, lorsque nous serons revenus à une population mondiale de 500 millions d’individus, l’avenir de l’humanité qui restera sous contrôle pour les milliers d’années à venir sera radieux !

    Mais surtout, tant que le plan G est en cours, ne le répétez pas trop souvent, c’est aussi de votre avenir qu’il s’agit…

    🙂

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    1. Sauf que la Chine communiste n’est pas concernée par les vaccins ARNm pour le moment.

      Vaccination Sinopharm et Sinovac avec vaccins inactivés
      1,92 milliards de doses déjà injectés.

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    2. Parlez moins fort, quelqu’un pourrait croire ces paroles 🙂 Sait-on jamais… (Belle démonstration de second degré, au passage!)

  5. Le PLAN A’ ???

    L’ Adaptation Radicale

    L’Adaptation radicale est un programme, un cadre et une communauté pour les personnes qui anticipent un effondrement de la société au cours de leur vie et qui veulent rester engagées et utiles plutôt que de retourner à l’évitement et au déni.

    « Aujourd’hui, on a échoué, car la priorité ça va être l’adaptation, c’est à dire, nous protéger »
    Nicolas Hulot, le 2 Juillet 2021

    https://adaptationradicale.org/web/

    https://en.wikipedia.org/wiki/Deep_Adaptation

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      1. Yves Cochet est lucide. Je pense, à sa suite et depuis les quarante cinq ans que je lis attentivement les meilleures revues scientifiques, qu’un effondrement est inévitable. La question n’est plus là.

        La question, utile à l’action, est : cet effondrement va jusqu’où? et surtout : par quoi est-il limité ?

        Détruit-il les réseaux et systèmes (éducation, santé, communication, alimentation, etc…) ?
        Détruit-il les Etats ?
        Détruit-il la population, et dans quelles proportions ?
        Détruit-il la civilisation ? Partout ?
        Eradique-t-il la civilisation (pas de renaissance possible…) ?
        Détruit-il la vie même ?

        Ce questionnement doit être scientifique : c’est le domaine de la collapsologie. J’en veux à Paul Jorion de propager l’idée simpliste que « c’est mort », sans rentrer dans le détail, alors que l’éventail des possibles est encore si vaste, et qu’il est l’enjeu de l’action, de la politique, de la connaissance, de la lutte. Je lui en veux aussi d’appeler « déni » cette façon de penser.

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        1. Détruit-il les réseaux et systèmes (éducation, santé, communication, alimentation, etc…) ?
          Détruit-il les Etats ?
          Détruit-il la population, et dans quelles proportions ?
          Détruit-il la civilisation ? Partout ?
          Eradique-t-il la civilisation (pas de renaissance possible…) ?
          Détruit-il la vie même ?

          Hmm… Marc, si le concept de « catastrophe planifiée » existait, je serais prêt à en discuter avec vous. En son absence…

          Vous vous souvenez de ce que disait René Thom à propos des 7 catastrophes élémentaires ? Je cite de mémoire : « Si vous laissez tomber un miroir, je peux vous dire qu’il sera cassé. Mais ne me demandez pas quel sera le nombre des éclats ou leur forme… ».

          1. Ainsi donc, au moment du collapse, la collapsologie n’est pas une science pertinente ? Autant dire : arrêtons de penser, et restons stupéfaits.

          2. Ainsi donc, au moment du collapse, la collapsologie n’est pas une science pertinente ? Autant dire : arrêtons de penser, et restons stupéfaits.

            1. Ce ne peut être qu’une science sociale, Marc. Une science sociale. Même s’il faut un gros bagage de savoirs en sciences dures pour ne pas trop dire de conneries.
              C’est l’étude du chaos dans le chaos.
              Depuis 1975, je ne pratique que cette science, sans bagage, sans titre, en autodidacte.
              Je n’ai plus d’espoir. Surtout quand je constate que les scientistes sont à l’oeuvre, et aux commandes, aujourd’hui, ceci faisant que nos dernières chances de pouvoir agir efficacement, simplement, en association avec la Nature, partent en fumée.
              Les humains se sont toujours faits enfumés. Les cons.

        2. « étrange imaginaire frelaté »! Pourquoi frelaté »? J’aimerais savoir… pourquoi ce jugement lapidaire et insultant, Hervé X? Si la vie n’est plus possible sur cette pauvre planète saccagée, surexploitee, salopee, martyrisée, il nous propose quoi, comme scénario, votre imaginaire pas frelaté, monsieur Hervé ? A part des injures pour ceux qui en ont un qui ne va pas dans le sens qui vous convient; rassurant? Ce qui n’est ni très original, ni très intéressant, ni très inventif, juste inutile et un peu court, pour ne pas dire assez primaire et con..

    1. Je ne connaissais pas, mais c’est à peu de choses près ce que je pense aussi. Je ne suis pas trop étonné que Bendell ait dû publier son papier sur son blog plutôt que dans une revue ayant pignon sur rue qui l’a bien entendu rejeté.

    2. Bonjour à tous,

      Personnellement, je ne suis pas surpris. Nicolas Hulot évoluant comme toujours en parfait lobbyiste de la positive économie dite « libre » ; ce plan A’ que vous évoquez…

      Piqûre de rappel : relire le P+SITIVE BOOK, 2015-2030, vers un monde positif, aux éditions Flammarion, setembre 2015…

      Relire aussi mon billet :
      https://www.pauljorion.com/blog/2015/10/08/nicolas-hulot-osons-par-philippe-soubeyrand/

      Le pire, c’est que je me souviens parfaitement de la portée de nos échanges suite à ceci :
      https://www.pauljorion.com/blog/2015/07/27/urgent-lettre-ouverte-a-lattention-de-nicolas-hulot-par-philippe-soubeyrand/

      … à savoir, littéralement proche du néant, ce dernier se contentant de son Sommet des Consciences… et après ?!

      Alors bon.

      Maintenant, je me posais une autre question il y a quelques temps déjà ; je rappelle ici que mon REQUIEM signe l’échec des plans A, B et C également ; la suite de REQUIEM sera très bientôt publiée :
      https://www.pauljorion.com/blog/2016/06/02/requiem-le-temps-alloue-etait-depasse-par-philippe-soubeyrand/

      … et cette question, la voici :
      Devant l’évidence systémique de tous ces échecs passés, présents et à venir, que devons nous dire à quelques 8 milliards d’êtres humains ?!

      A défaut d’un nombre de divertissements suffisants, ce plan A’ est sans aucun doute la solution retenue par certains ; aveu d’échec en soi, donc…

      La liberté jusqu’au bout…

      Bien à vous.

      Philippe

      ps : @Mat, je viens de voir votre suggestion… je vais y réfléchir…
      https://www.pauljorion.com/blog/2021/08/20/veille-effondrement-35-le-developpement-massif-de-lia-par-philippe-soubeyrand/#comment-859241

      1. @Philippe
        Non, ils ne sont pas nuls. C’est une stratégie délibérée. N’oubliez pas que nous avons un banquier d’affaires à la tête de l’Etat.
        Scandaleuse comme le dit l’OMS la troisiene dose de vaccin envisagée pour les personnes de plus de 65 ans alors que des milliards d’individus n’ont pas reçu la première dose.
        Il ne vous aura pas échappé que l’électorat de Jupiter est massivement composé de personnes âgées qui, probablement, lors de l’élection à venir, lui seront reconnaissantes de tant de considération. Cqfd

        1. C’est justement pour ça que je renvoie au P+SITIVE BOOK de septembre 2015, puisque Emmanuel Macron y a pris part lui aussi aux côtés de tant d’autres…

          En outre, leur action peut-être délibérée, voire planifiée de longue date, elle n’en est pas moins machiavélique face à l’échec passé, présent et à venir des plans A, B et C…

          Donc oui, CQFD…

          Maintenant, en suivant votre raisonnement, puisque « l’électorat de Jupiter est massivement composé de personnes âgées » en effet (74% des retraités en 2017, pour être plus précis), alors dans ce cas, Jupiter a un très sérieux problème en perspective, car en France, ce sont plus de 100.000 d’entre elles qui sont d’ores et déjà décédèes des suite de la Covid-19 (92% des personnes décédées ont plus de 65 ans), une pandémie qui n’a d’ailleurs toujours pas dit son dernier mot au regard des chiffres du jour, du fait de nos conneries occidentales accumulées depuis février 2020 !

          Autre piqûre de rappel importante :
          https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/04/25/presidentielle-jamais-l-ecart-de-voix-n-avait-ete-aussi-reduit-entre-les-quatre-premiers-candidats_5117313_4355770.html

          Paul évoquait récemment les délimitations des circonscriptions aux Etats Unis et l’élection de D. Trump, et je renvoyais dans un commentaire aux délimitations du même genre en France…

          Or, tout cela s’est mis en place sans compter cette pandémie 2020-2022 ! Quel impact pourra bien avoir la distribution géographique des décès sur les prochaines élections ?

          Une question à laquelle un Emmanuel Todd pourrait sans aucun doute répondre, mais j’ai déjà la réponse…

          Car voyez-vous, le réservoir de la Covid-19 et l’électorat d’Emmanuel Macron ont au moins un point en commun… Ils sont tous les deux essentiellement urbains…

          Alors voilà, au rythme où vont les choses, je ne donne donc pas cher de votre propre interprétation…

          Je vous donne rendez-vous en mai 2022…

          1. Ok pour rdv en mai 2022 !
            Notez que les électeurs décédés ne voteront plus d’où l’intérêt de préserver l’électorat massivement acquis.

            L’important pour Jupiter est d’être au second tour et tous les moyens sont bons :
            – droitisation du discours (refugiés afghans,…)
            – bienveillance à l’égard des anciens via une troisième dose par exemple.

            Mais je vous l’accorde, la situation évolue rapidement et un variant delta + ou colombien pourrait rabattre les cartes.
            A ne pas souhaiter tout de même…

            1. @ Jeanpaulmichel,

              « Mais je vous l’accorde, la situation évolue rapidement et un variant delta + ou colombien pourrait rabattre les cartes.
              A ne pas souhaiter tout de même… »

              Mais justement : il faudrait le souhaiter pour que Jupiter soit nu et affiche clairement la cuisse d’où sort sa politique 😉

              Plus sérieusement, je pense (et crains) que le seul soucis de Macron soit d’être au second tour… vu pour le moment l’opposition potentielle en 2022. Pour le moment, il a placé ses billes (ou pions sur l’échéquier) pour faire en sorte d’être le plus proche possible de l’objectif.

              Reste à voir si cela va tenir sur la durée (car nous ne sommes que fin août 2021 et avril 2022 est encore loin – dans une logique de campagne électorale). On en a vu d’autres bien placé à 6 mois d’une élection se prendre les pieds dans le tapis (d’une façon ou d’une autre) ces 4 dernières décennies.

  6. On pourrait pas reterraformer la Terre plutôt qu’une autre planète?
    Pardon mais je ne vois vraiment pas l’intérêt du plan B et C.
    A-t-on droit au suicide si la situation dégénère en famine, en barbarie et en guerre atroce sur teinte d’horribles catastrophes?
    Qui peut répondre à cette question? La Religion, la philosophie? Quels philosophes?
    J’ai deux enfants. 2 ans et demie et 8 ans. Saloperie.

    1. je ne vois vraiment pas l’intérêt du plan B et C.

      C’est là le malentendu : je ne dis rien de tout cela. Je ne dis pas qu’A et B sont intéressants. Je ne dis pas qu’ils sont préférables. Je ne dis pas que le Plan A est stupide. Je dis que le GIEC nous a expliqué que le Plan A était mort. Et j’ajoute : même si B et C sont à la limite de l’irréalisable, ils ont un avantage décisif sur A : ils sont en vie.

      1. @Paul
        Je m’inscris radicalement en faux contre ces affirmations :

        1 – Le GIEC n’a pas expliqué que le plan A était mort. Il ne parle pas de plan A, B ou C. C’est vous qui affirmez, sans nuance, que ce que dit le GIEC équivaut à la disparition certaine de l’humanité. Or, moi qui vous lis depuis longtemps, avec intérêt et estime, je n’ai jamais lu de vous un exposé des raisons pour lesquelles le drame qui nous vient équivaudrait à l’anéantissement de l’espèce humaine. Vous avez toujours tenu cela pour acquis, sans discussion. Vous avez même fait de cette position radicale le point départ de votre livre « Le dernier qui s’en va éteint la lumière ».
        Or, voyez-vous, ça se discute ! C’est même l’objet d’une science émergente, la collapsologie, qui consiste précisément à démêler les différents scénarios possibles, pour identifier les plus probables, parmi lesquels les vôtres ne figurent pas. Elle le fait en compilant des données systémiques globales, pour établir des probabilités rationnelles. De ce point de vue, votre vision sommaire du « plan A mort » n’est pas scientifique. Des arguments du type « Madmax », « hordes de pillards », « Tchernobyl partout », etc… ne suffisent pas.

        2 – Vous affirmez que les plans B et C sont en deçà de la limite de l’irréalisable. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça se discute aussi ! Je préfère raisonner en termes de probabilités : j’estime (et probablement beaucoup de collapsologues avec moi), qu’il y a plusieurs ordres de grandeur entre la probabilité de la moins probable des multiples déclinaisons possibles du plan A, et l’une quelconque des déclinaisons de B ou C. Ce n’est pas une affirmation gratuite comme la vôtre sur le plan A mort. Je tiens à votre disposition, s’il le fallait, des pages et des pages d’arguments discutables, rationnels, et chiffrés.

        3 – Le plan C n’appartient qu’à vous, je pense que vous en avez conscience. J’imagine que cela fait votre fierté d’intellectuel. Prenez garde à l’ornière qui va avec, et qui en a fait dérailler beaucoup, et des meilleurs, avant vous…

        Amicalement, ne vous y trompez pas !

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        1. En complément :
          Le dernier rapport du Giec est un constat.
          Il est prévu dans un délai de 6 mois la parution d’un autre rapport précisant les actions à mener afin que le scénario catastrophe ne se réalise pas.
          Nous aurons individuellement et collectivement le choix d’arrêter de fumer ou pas.

        2. Bon, bon, bon…

          Moi je vais mettre tout le monde d’accord ! Ça va grandement vous plaire, vous allez voir !

          Je dis que le GIEC vient de nous pondre une monumentale pirouette et que celui qui a raison depuis janvier 2009, c’est bien moi…

          Mais comme je ne suis qu’un illustre inconnu qui dérange tout ce beau monde si richement décoré et diplômé, et ceci depuis plus d’une décennie maintenant, eh ! bien on n’a eu de cesse de me mettre des bâtons dans les roues, et du coup, forcément, maintenant on en est là, et bien là ; c’est systémique…

          Alors un bon conseil à tous, faites votre deuil pendant qu’il en est encore temps…

          Il faut à tout prix vous libérer de la tristesse, de la souffrance, voire de l’incompréhension, que provoque en chacun de vous, la perte prochaine de notre espèce…

          Et si vous n’y parvenez pas, alors prenez donc rendez-vous avec Paul ! 😉

          A suivre…

          Philippe

          1. Philippe,

            Ma conscience du problème date de bien avant 2009… même si elle n’était pas aussi construite que maintenant.

            Mon application du plan A est plus orientée « sauvegarde de la biodiversité » que « sauvegarde de l’espèce humaine ». Que celle-ci disparaisse de la planète non seulement ne me pose pas de problème, mais presque j’en serai heureux… pour tous les autres êtres vivants… qui eux souffrent et disparaissent ou risquent de disparaitre par notre faute.

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    2. Bonjour Gaetano,

      Tu as deux enfants ? C’est super sympa ça ! Bravo. C’est un truc merveilleux et même si vivre n’est pas toujours une sinécure très simple, c’est toujours mieux que le néant d’avant et celui d’après. Quelques soient les conditions de vie, il y aura des histoires d’amours, des rires, des joies, de la chaleur, de l’Humanité, toujours, partout, chaque instant sur Terre, même en tant de guerres, de famines, il y a des temps forts de Vie, c’est ainsi. Il n’y a que l’extrême souffrance psychique et physique qui sont limitantes à un épanouissement personnelle. Il faut donc sans cesse continuer à créer les conditions de l’existence de « ces possibles » et ne pas regretter ou désespérer plus que le plaisir sado maso qu’on peut en retirer pour notre petit ego.

      J’ai aussi des petits enfants, et je ne suis jamais pessimiste, prudent, prévoyant, oui évidemment, mais jamais pessimiste pour eux, et pour tous. Après il faut transmettre quelques valeurs et une éthique qui permettent de vivre collectivement en préservant nos individualités.

      Saloperie ? Non, rien de nouveau sous le soleil !

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  7. Plan A, B ou C – les perspectives ne sont pas réjouissantes.
    En ce qui concerne le plan A : la survie de l’Homme, volontiers, mais dans quel environnement? Dans quelles conditions? Au train où vont actuellement les choses, difficile d’envisager un long terme serein et utopique. Réchauffement climatique, contexte géopolitique tendu, pauvreté, famines et pollution (et j’en passe)… Qu’adviendra-t-il?
    Pour le plan B : Une question essentielle se pose à mes yeux – quid du prix du ticket de départ? S’il s’agit d’un plan de Grande Evasion des riches et des « puissants », où seuls les favorisés et les pleins aux as pourront s’échapper, non merci. L’idée générale, je l’espère, n’est pas de laisser à leur merci les personnes à sauver (càd la population). Beau rappel au film Interstellar (que j’affectionne beaucoup).
    Relativement au plan C : non, merci, vraiment. Pas besoin d’étayer ce point – qu’est l’humanité sans Hommes? Peut-on parler d’humanité sans humains? C’est la porte ouverte à toutes les dérives. Les robots ne sont que des mécaniques de métal sans conscience ni sentiment (et qu’est la vie sans sentiments, je vous le demande ! On a connu plus réjouissant).
    Le fait est qu’il n’y a pas de vraie solution. Au risque de sembler excessivement pessimiste : attachons nos ceintures et fermons les yeux (sans toutefois rester passifs, bien entendu – nous ne sommes pas des autruches).

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  8. Vu mes compétences seul le plan A m’est accessible… Et puis j’ai trop peur d’un xenomorphe dans le plan B.
    Quant au C j’y crois, enfin l’IA pour réaliser le A par serendipité.
    J’espère que mes gosses me pardonneront si j’ai fait le mauvais choix.

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  9. 4.5 milliards d’années (terre) VS 2 millions d’années (homme – je suis généreux, je remonte loin)

    Plan A, B…C avec le même bilan pour nous humains terrestres : Game Over !

    Pourquoi, et je pose la question au psycho-antropologue, n’arrivons nous pas à nous dire que nous ne sommes qu’une (toute petite) parenthèse à l’échelle de l’existence de la planète terre et qu’elle est sur le point de se refermer. Il y a eu un très large avant nous sans nous, il y aura probablement un très large après nous sans nous.

    On a tous un peu pris le melon avec notre intelligence et notre résilience alors qu’à l’échelle chronologique de la planète nous ne sommes pas grand-chose et qu’à l’échelle de l’univers (connu) nous ne sommes que rien de chez rien.

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    1. Si nous arrivons à nous remplacer par un stade ultérieur de l’évolution dont nous aurons été les concepteurs, alors là, pardon ! nous n’aurons certainement pas été une toute petite parenthèse, même à l’échelle de l’univers. C’est ça le paradoxe : nous aurons été à la fois les plus nuls et les meilleurs.

      1. « alors là, pardon ! »
        Eh oui, le re-voilà, l’intellectuel, fier de son idée grandiose, à l’échelle de l’univers ! C’est une très belle idée, Paul, d’accord…

      2. Paul, vous avez l’art de faire des phrases grammaticalement correctes, mais qui sont vides de réalité et de possible dès que vous parlez Futur. Vous oubliez toujours le facteur « énergie », « métaux » et « entropie ».
        Comme la première fois qu’on a mangé ensembles, à Lorient.

  10. @ Paul,

    Pour plagiet (quasiment mot pour mot) Jacquet Testart dans un article à Libération sur le transhumaniste (16/08/2018) : votre plan C, c’est de la vieille stratégie scientiste. Claude Allègre en était un éminent représentant. Le climat se dérègle ?… Pas grave, on va inventer des machines (ou plutôt de robots dotés d’IA perfectionnée) qui vont corriger ça. On fait croire que le système qui a provoqué les problèmes est capable de les réparer. Ce n’est pas crédible…

    Je m’attends à autre chose de votre part qu’une idée aussi « simpliste »… à moins que ce ne soit encore un « ballon d’essai » pour voir si l’opinion adhère à ce plan C.

    De toute façon, plan A, plan B ou plan C, le problème crucial est la suporpulation humaine.

    Mais là, ça ouvre trop de de débat très large (dans lesquels, intellectuellement, je ne me sens pas en force d’aller un samedi soir à 23h après 6h de route – 3h dans les bouchon – pour rentrer à mon domicile).

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    1. Pas grave, on va inventer des machines (ou plutôt de robots dotés d’IA perfectionnée) qui vont corriger ça. On fait croire que le système qui a provoqué les problèmes est capable de les réparer.

      Tout ça, c’est encore du Plan A. Ouvrez les yeux : il est mort. Les robots ne vont pas nous sauver : il y a encore une chance qu’ils nous remplacent, c’est tout.

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      1. @ Paul,

        Vous savez… Ca fait déjà quelques temps déjà que je ne me faire guère d’illusions sur l’issue de l’humanité.

        Comme rappelez ci-avant, en une demie année, l’humanité consomme ce que la Terre produit en un an : il faudrait donc 2 fois moins d’humains sur Terre ou diminuer nos besoins par 2 pour que la situation soit vivable.

        Or, quand je vois que par ailleurs, les uns se battent pour que des gens ne meurent pas (parfois même contre le grè des mourrants) et les autres se battent pour que la croissance atteigne des X % (incompatibles avec une exploitation raisonnée des ressources de la Terre), j’ai l’impression d’avoir à faire à une équation insoluble.

        Alors plan A, plan B ou plan C… je pense que ça ne changera pas grand chose au résultat final !

  11. Il y a quand même un déficit global en formation mathématique qui ne fait pas saisir la notion d’échelle et de point de basculement d’equilibres, et maintient un espoir béat chez certains que les choses vont s’arranger et qu’il ne faut pas penser comme cela, ou qu’il est interdit de le dire. Rien que de réaliser qu’en une génération on est passé de 4 à 8 milliards d’habitants devrait quand même faire réfléchir à notre profil parasitaire, et ce qu’il advient d’un tel parasite. Oui il va lui falloir trouver une autre carcasse. =plan B.

    1. Salut Alexcinq,

      Tu vois la paille dans l’oeil de ton voisin en parlant de déficit global en formation mathématique, mais tu ne vois pas la poutre dans ton oeil en matière de déficit en formation en Sciences Physiques en parlant du plan B …

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      1. Salut Clo clo je te remets le compliment, tu en as aussi peut être deux (une dans chaque oeil) . Ou ai je ecrit qu’il était techniquement realisable le B? Tu n’as pas saisi la subtilité de passer d’un fait réel : l’homme est au stade de parasite sur son hôte, avec un temps de doublement de 30 ans et le support montre un épuisement accéléré, ce qui est sans doute déjà irréversible vu l’inertie de phénomènes qui nous dépassent. Et l’amusement de constater que le plan B est justement tres analogue à la survie standard des parasites, c’est à dire changer d’hôte.

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        1. Salut Alex cinq

          T’as bien raison, j’ai les deux yeux crevés depuis des plombs. Tellement que ces bêtises de gnagnagna « doublement », gnagnagna « logarithmique », gnagnagna « mathématique », que je lis souvent moi je n’y accorde pas trop d’importance, car dans le réel comme tu dis, y a tellement de facteurs que ce genre de projection comporte toujours un foutu biais que personne n’a vu et qui rend tout le processus anticipatif complétement erroné. Et voir les choses en terme d’hôtes et de parasites ne rend pas toutes les interactions ==> c’est un parti pris de l’observateur.

          D’abord 8 ou 10 milliards « c’est possible » comme disait SNCF, le Plan A, « c’est possible » aussi. Faut juste prendre des décisions et se mettre en action. Quelques qu’elles soient au bout d’un moment d’ailleurs. Paul Jorion faut qu’il dorme un peu plus, et qu’il parte en congés (il n’est pas parti encore ?!), rencontrer des personnes sympathiques, plaisanter, boire un coup, manger un bout sous un arbre, car ça pèse même sur les meilleurs ce confinement (moi je ne suis plus du tout confiné depuis un bail; et je pète la forme avec un mental en acier trempé). Je pense aussi à notre Philou S. Nationale Calimero malgré lui un peu de vacances ça fait du bien.

    2. Pour le plan B, on en reparlera au mieux dans quelques milliers d’années.
      Petit exercice de science fiction ci-dessous.
      Cela fait bientôt 1800 ans que notre spationaute Thomas Pesquet est parti vers Alpa du Centaure. Les progrès technologiques ont permis d’atteindre des vitesses exceptionnelles rendant possible l’exploration de la galaxie. Thomas modifié génétiquement peut survivre sans manger ni boire. Il tire ses ressources vitales de la matière noire, rendue commestible et présente partout dans l’univers. Ses dernières photos envoyées à l’approche de cette étoile sont spendides.
      Nous attendons impatiemment son rdv hebdomadaire du dimanche soir 20 heures pour découvrir d’autres images de notre cosmos avec un léger différé vu la distance.
      Arrivée prévue de Thomas en orbite autour de la planète supposée habitable dans environ 120 ans.
      En attendant, abonnez vous à votre média préféré Joriontv.com pour suivre cette conquête spatiale inédite.

      1. Non : le Plan B se déroule dans un contexte de Plan A complètement cuit : KAPUT ! Cessez de perdre votre temps à contacter la Terre : elle a cessé de répondre. Thomas est en animation suspendue : il s’en fout que ça dure 120, 1.000 ou 10.000 ans. Nous aussi : nous faisions partie du Plan A.

        1. @ Paul

          « Nous aussi : nous faisons partie du Plan A »

          Cette phrase (sortie de son contexte) me donne l’impression qu’après nous le déluge… 😉

          1. @ Benjamin

            Après nous le déluge ?

            Non, si vous lisez bien l’auteur du blog :  » Après nous les robots  » !

            Un fantasme techno-fasciste immonde, sinistre et mortifère issu de la Silicon Valley et perfectionné par la Chine totalitaire.
            On baisse les bras et on attend nos « amis » les robots qui nous remplaceront.
            Aleluia !

            Mais certains sur ce blog en sont visiblement très enchantés !

            Un  » dégagisme hyper-radical  » en quelque sorte…

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    3. Je crois qu’on est condamné à nous contenter de notre planète. Sans plus de métaux et d’énergie. C’est ballot pour nos descendants les robots.

  12. « L’histoire humaine n’est que l’histoire de l’asservissement qui fait des hommes, aussi bien oppresseurs qu’opprimés, le simple jouet des instruments de domination qu’ils ont fabriqués eux-mêmes, et ravale ainsi l’humanité vivante à être la chose de choses inertes. »
    Simone Weill, 1955

    « On peut se demander ce qui restera de l’homme après que l’homme aura tout imité en mieux »
    André Leroi-Gourhan, 1965

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  13. 30 ans, c’est demain. L’échelle de temps est celle qu’il faudrait pour qu’aux plus haut niveaux, les politiques se déploient pour de tels objectifs. Quels seraient des exemples historiques, s’ils existent ? Au lieu de ça, voyons, par exemple, de quoi il va être question lors de la campagne présidentielle qui va occuper le devant de la scène en France, à partir du mois prochain (sic!!)…(l’exemple des Régionales a montré que nous en sommes… à des années-lumières…!!). Mais l’imprévisible est toujours possible !

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  14. Bonsoir,
    Quel pessimisme, j’ai failli prendre une corde ce soir en lisant les messages de Paul sur son blog devenu « le plus pessimiste du monde ».
    Un peu d’optimisme malgré tout en regardant cette semaine sur Netflix la série « 0ur Planet (David Attenborough) ». Images magnifiques montrant une nature blessée parfois au pronostic vital engagé mais également des messages d’espoir avec une nature capable de se régénérer en une dizaine d’années, une biodiversité multipliée par trois dans les zones protégées. La reintroductionn d’espèces quasiment disparues et qui se reproduisent. Et puis autour de moi, une jeunesse qui espère, prête à s’engager qui veut vivre différemment, qui a conscience de la fragilité de notre monde. Ce ne sera pas facile de modifier notre façon de vivre mais nous n’avons pas d’autre choix que de rester sur notre planète pendant encore des centaines de génération car il n’y a pas d’autres alternatives à moyen et long terme. Plan A, B, C ou Z ? Il n’y a que le plan A de réaliste et pour lequel il faut tout mettre en oeuvre malgré les oppositions de certaines catégories sociales et les rentes de situation dont bénéficient les anciennes générations. Je ferai mienne la vision d’un ancien professeur de physique-chimie âgé de 70 ans : cela changera lorsque nos générations seront parties.

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    1. Salut Jeanpaulmichel,

      De toute façon une forme du plan C a déjà était mise en route.

      Les deux sondes voyagers seront encore là dans des milliards d’années, et on peut même parler de quasi Eternité avec un peu de chance le temps que les atomes qui les composent finissent par se désintégrer totalement… Alors suffit d’envoyer dans l’Espace un peu d’IA et hop plan C réalisé, et on peut le faire dans quelques années assez efficacement.

      On peut donc maintenant continuer le plan A ici, car comme le disait un ami à moi :

      « Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux? »

      (bon y buvait pas que de l’eau non plus…)

      1. Salut Cloclo,
        « Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux?”

        Cette phrase m’a fait penser à mon grand-père né en 1912 et qui était pêcheur en rivière.
        Il n’avait pas de congélateur. La pêche était un loisir. Il pêchait le nécessaire à sa famille. Sa sortie se terminait lorsque la bourriche était suffisamment pleine pour le repas du jour ou du lendemain. Les rivières étaient poissonneuses, dans les années 1930/1940 et quelques heures suffisaient. Dans les années 1970, mon père m’emmenait également à la pêche, au brochet. Nous n’avions pas de congélateur et avions une règle de conduite. Un brochet capturé, nous rentrions à la maison.
        Puis sont arrivés les congélateurs et la suppression des limites , le record étant 11 brochets en une journée. Ravissement pour l’enfant que j’étais.
        Les sorties pêche sont devenues moins productives et les journées « bredouille » plus nombreuses. Tout cela à cause des congélateurs comme disait mon grand-père qui nous accompagnait et fustigeait ces prélèvements excessifs.
        Faudra t’il adopter le comportement des oiseaux ? Assurément. Il n’y a qu’à regarder la quantité de nourriture périmée que nous rejettons. D’où mon espoir pour le plan A avec la prise de conscience insufffisante certes mais en cours de développement dans nos sociétés.
        Il faudra un coup de frein général douloureux et gare à ceux qui rouleront sans ABS

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        1. Voilà le congélateur c’est juste pour bon pour la crème glacée et les glaçons pour le rosé et le pastis et entre juin et septembre ! Sinon ça ne sert à rien de vraiment positif (vu que les températures sont négatives c’est normale).

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  15. Quel est l’intérêt du plan A, qui est dans une situation désespérée ? Il ne doit surtout pas être abandonné car il s’agit de la survie de nos enfants, de nos petits enfants et, qui sait, de leurs propres descendances, lesquelles seront notre prolongement naturel ; il s’agit de fait de la survie de notre ADN.
    Quel est l’intérêt du plan B s’il ne s’agit que de la survie d’une ‘élite’ spécialement sélectionnée pour être envoyée vers d’autres planètes en tant que colonisateurs potentiels chargés de prolonger la lignée d’une fraction de l’humanité ?: c’est tout simplement inacceptable du point de vue social.
    Quel est l’intérêt du plan C si ce n’est que prouver la performance globale des ingénieurs et hommes de science qui travaillent ou travailleront sur ce projet, il n’y aura là-dedans non une transmission d’ADN mais plutôt une transmission d’’image intelligente’ de l’Homme.
    Il n’est pas inutile ici de se souvenir que certaines religions monothéistes prohibent cette volonté de se hisser à se croire aussi puissant que le ‘Créateur Suprême’.
    Bref, si du point de vue intellectuel l’on peut trouver valorisant de participer à une telle mise au point d’un prolongement (image) de ce qu’a été l’Homme, il est beaucoup plus valorisant de voir comment évoluent nos petits enfants issus de notre ADN, évitant les pièges dans lesquels nous avons pu tomber et peut-être les petits enfants de nos petits enfants auront-ils à leur tour les mêmes comportements…
    Une chose est sûre, le succès est aléatoire quel que soit le plan adopté 🙂

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  16. Paul souhaite nous proposer comme postulat que le plan A est impossible car les guerres thermonucléaires vont amener à un hiver nucléaire.

    Et si ce postulat était faux ? Pour qu’il le soit, il faut évidemment qu’il n’y ait pas de guerre thermonucléaire.

    Or moi je pose comme postulat qu’il n’y en aura pas. Pourquoi ? Tout simplement parce que le but d’une guerre est de gagner plus à la fin que ce qu’elle a coûté. Or la guerre thermonucléaire est la seule qui soit « perdant – perdant ». En vitrifiant son ennemi, on ne récupère rien, et en plus on risque certainement de se faire vitrifier soit-même au moins en partie, et donc de perdre chez soi aussi.

    Par contre, oui, il y aura des guerres, des sales (mais bon je ne sais pas s’il y en a des propres, juste des plus sales que d’autres), avec des armes chimiques, biologiques, nucléaires tactiques sans doute. Mais pas thermonucléaires.

    Je vais remettre de l’optimisme au blog, le plan A est réalisable, et vues les difficultés énormes pour la réalisation des B et C, c’est encore celui qui a le moins de risque d’échouer.

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  17. Vous choisissez toujours le scénario le plus sombre par défaut. Vous avez fait des prédictions justes par le passé, mais vous vous plantez régulièrement aussi. Alors ça y est , l’hiver nucléaire un point c’est tout. Redescendons un peu sur terre please. Regardez votre vidéo, vous vous contredisez au moins 4 fois. Vous paniquez. J’espère que vos adeptes en sont conscients.

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    1. J’ai déjà pu constater que quand je dis des choses qui font peur, les gens à qui cela fait peur n’entendent rien de ce que je dis et m’attribuent des vues contraires à ce que je dis (exemple : « l’hiver nucléaire un point c’est tout »). C’est à vous de vous ressaisir.

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    1. Il ne faut certainement pas abandonner le Plan B.

      Rappel. Je dis :

      1° Il ne faut abandonner ni le Plan A, ni le Plan B, ni le Plan C

      Il reste des problèmes cruciaux à résoudre dont nous ne connaissons pas aujourd’hui la solution : Plans A et B.

      Il ne reste pas de problèmes cruciaux à résoudre dont nous ne connaissons pas aujourd’hui la solution : Plan C.

      1. « Il ne reste pas de problèmes cruciaux à résoudre dont nous ne connaissons pas aujourd’hui la solution : Plan C. »

        Faux : vous avez éludé la question de la négentropie, que les robots devraient produire directement au stade évolutif de la civilisation, et dont ils sont aujourd’hui très, très loin.

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        1. La question de la néguentropie ne se pose en réalité qu’à l’échelle cosmique, nous ne devrions jamais la faire intervenir dans nos raisonnements : tant que les charges électriques opposées s’attireront nous n’avons pas de souci à nous faire au niveau local. Et le vivant comme nous crée de l’organisation à la pelle : regardez la phrase que je viens d’écrire 😉 .

          1. Dites-donc, Paul, vous n’avez donc plus aucun respect pour les grands principes de la physique ? 😉
            Selon le second principe de la thermodynamique, les artefacts comme vos robots ont deux états stables (« en panne » et « obsolètes »), un état métastable (« en principe, en état de fonctionner »), et un état instable (« en fonctionnement »).
            S’ils semblent échapper à ce cadre de fer, en remontant l’entropie, c’est qu’ils sont vivants, nous sommes d’accord. Quand vos robots seront-ils vivants, Paul ?

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            1. Être vivant est une manière de se structurer, c’est loin d’être la seule. Souvenez-vous des petits cubes de von Förster dont une des faces est aimantée, mis dans une boîte vigoureusement secouée, ils créent de remarquables constructions : un exemple de systèmes « auto-organisants ».

              Réfléchissez une seconde : si les acides aminés ne se combinaient pas spontanément en protéines, il n’y aurait jamais eu de vivant.

              Je répète : ne vous laissez pas distraire par ces histoires d’entropie et de néguentropie : ça concerne l’univers dans son ensemble, les retombées à notre niveau ne sont pas significatives, nous ne sommes concernés par ça que de manière tout à fait marginale.

              1. Non, non, je ne marche pas ! Vous êtes en train de vous convaincre avec des trucs de magicien. Evidemment que les cubes aimantés s’auto-organisent, puisque leurs divers cas d’alignement ont une moindre énergie que l’état désordonné ! C’est vraiment un très mauvais exemple, ça ne compte pas !

                J’anticipe de meilleurs arguments : la nature nous montre, en effet, de l’auto-organisation partout, et l’astronome François Roddier, qui s’est exprimé sur ce blog, a pu dire qu’il faudrait énoncer un troisième principe de la thermodynamique, pour rendre compte du fait que les structures dissipatives tendent à s’organiser de façon de plus en plus complexe, pour pouvoir dissiper le maximum d’énergie par unité de masse.

                Il y a de l’auto-organisation partout : j’agrée complètement, et je pourrais fournir moi-même de nombreux exemples, car c’est un sujet qui me passionne.

                Mais dire cela n’est pas un énoncé magique qui répare du temps l’irréparable ouvrage, et ça n’a jamais invalidé le second principe de la thermodynamique, qui s’applique bel et bien à notre échelle, et qui fait que le fer rouille, que les miroirs brisés ne se recollent pas spontanément, et que les robots tombent nécessairement en panne !

                Vous semblez considérer que, puisqu’il y a des exemples d’auto-organisation, le second principe n’existe plus, qu’on n’a plus à s’en soucier… Que si ! C’est un principe, ce qui signifie que si l’on veut s’en passer, il faut reformuler absolument toute la physique. Bon courage !

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                1. Au bout du bout du bout, mais c’est cré cré cré cré long, c’est le néant, l’anéantissement de toute la matière, de toute l’énergie.

                  Pour avoir une petite idée de l’Eternité mais en accéléré pour ceux qui n’ont pas le temps :

                  https://www.youtube.com/watch?v=Zb5qTdb6LbM

                  Ma purée où quelle va donc puisque rien ne se perd rien ne se crée car tout se transforme ou un adage dans le genre ! ?

              2. Je poursuis :
                Si François Roddier n’a pas formulé, explicitement et en tant que tel, le troisième principe de la thermodynamique, c’est peut-être qu’il savait que ce n’est sans doute pas un principe en lui-même, mais une manifestation du second principe, selon des modes que nous n’avons pas encore compris.

                Si nous avions compris, nous disposerions d’une théorie complète de l’émergence, et donc, implicitement, de la vie, et de toutes les formes d’auto-organisation. Ce n’est pas encore le cas.

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                1. Envisagez un moment que la thermodynamique est un cas particulier de la vie. La thermodynamique s’applique uniquement à des systèmes fermés au contenu homogène contrairement à la vie.

                    1. Marc Peltier dit, « Si nous avions compris, nous disposerions d’une théorie complète de l’émergence, et donc, implicitement, de la vie, et de toutes les formes d’auto-organisation. Ce n’est pas encore le cas. »
                      L’IA a la possibilité de créer de nouvelles structures puisque il mime l’expérience.
                      L’IA est probablement le système vivant le plus aboutie que nous ayons produit jusqu’à maintenant.
                      N’oubliez pas non plus que les grands principes sont toujours précédés par des expériences bien réelles.

  18. Le plan B est irrealisable avant des siècles tant les distances à parcourir sont immenses.
    L’étoile la plus proche est Alpha du Centaure située à plus de 4 années lumieres. La Nasa a le projet d’y aller, via une sonde.

    https://www.numerama.com/sciences/316097-la-nasa-veut-atteindre-alpha-du-centaure-sans-savoir-comment-voila-quelques-pistes.html

    Pour rappel, nos sondes déjà envoyées dans l’espace filent à la vitesse d’un escargot comparé à la vitesse de la lumière : environ 20 km/seconde contre 300.000 km/seconde.
    Quant bien même nous parvenions à créer un véhicule spatial se déplaçant à la moitié de la vitesse de la lumière, il faudrait au moins 8 années pour s’y rendre. Il est temps de redescendre sur terre … Nous y resteront encore pour des siècles voire des millénaires quelle que soit la taille du portefeuille des hurluberlus volontaires au peuplement de ces exoplanètes éventuellement habitables.
    L’homme doit se résoudre à accepter les contraintes et limites imposées par des lois de physique-chimie infranchissables.
    Pourra-t’on aller plus vite que la vitesse de la lumiere par exemple ?

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    1. Oh il y a bien un petit ou une petite Einstein pour nous dégoter une énergie qui nous permette de nous déplacer encore plus vite que la lumière et qui nous permette de remplacer
      définitivement les énergies fossiles et nucléaires .

      fraternellement

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      1. Oui Khanard, même un petit malin pourra inverser la « flèche du Temps », transformer la conséquence en cause, et la connerie en intelligence ! Mais si, suffit de le vouloir et d’y croire. J’ai bien un ami qui transformait simplement l’eau en vin, et on en a fait un fils de Dieu, Dieu lui même ! Alors tu penses se déplacer plus vite que la lumière je te dis pas !

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        1. hahahhaa… j’aimerais bien connaitre votre ami… transformer l’eau en vin … le pied ! par contre j’ai un ami qui change le plomb en or !

      2. Il y a bien un Père Noël qui réussit l’exploit d’amener à tout un chacun (au moins chez les moins pauvres) des cadeaux, partout dans le monde, et ça, en une seule nuit. Donc effectivement tout est possible.

    1. Deuxième avènement ou non-évènement marquant?
      Plus probablement plan E pour Exterminisme, avantage: on a le choix des armes, reste à travailler le corpus idéologique et à définir un rythme soutenable.

  19. Quelques remarques en passant.
    Il n’est pas logique de parler de disparition de l’humanité : il faut parler d’une « implosion », d’un effondrement, nous nous détruirons autant que nous seront détruits, il y aura des restes… Notre émotion et notre imagination nous font (re)courir à des idées simplistes. Dans le déni ou dans la projection.
    Et penser qu’une disparition totale prendra du temps, par exemple deux siècles (ou plus) . Et qu’il devient ainsi accessoire de savoir « si » des humains resteront en vie et dans quelle quantité et quelles conditions. Il y en aura !
    Et que cela vaut bien d’y penser, de faire des prévisions et des plans dans cette occurrence. En deux siècles, certains de nos enfants resteront en vie et feront des enfants (ou pas). Peut-être même des ribambelles, pour compenser ? Mais nous ou d’autres, ou nos voisins mourront noyés, brûlés, sous les virus, de faim, de soif, dans les écroulements. Ou malades, amputés, diminués.
    Nous (ils) vivrons des vies plus hasardeuses et des morts plus imprévisibles, comme au temps passé (il n’y a pas si longtemps).
    Certains travailleront sur des machines bizarres, pour remplacer les humains, pour réparer ou détourner le climat, pour gérer les déchets ou les ruines nucléaires… Certains travailleront pour des armées étrangères, parfois même sans le savoir 🙂 , pour des Etats qui pourraient devenir « totalitaires ». Mais la majorité travailleront « en première ligne » : à l’hôpital, à la morgue, à la protection civile, à la production d’aliments, aux services d’ordre et au gardiennage des enfermés, à la distribution de l’eau, aux infrastructures d’échanges et d’informations…
    Deux siècles ? Un milliard d’humains en moins tous les 20 ou 25 ans, c’est déjà bien. En plus des départs et arrivées « naturelles ». Envisageons de vivre collectivement avec cela. Entrons dans le concret !

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    1. C’est un fait acquis, les ressources actuelles nécessaires à la vie humaine sur cette planète qu’est la terre, sont en voie d’épuisement, ou si elles ne le sont pas à court terme comme par exemple le charbon, son usage inconsidéré pour la production d’énergie n’est pas sans conséquences immédiates et obère le futur immédiat de l’humanité ; faut-il pour cela baisser les bras et capituler ?
      Des ressources, aussi bien intellectuelles que budgétaires doivent être de toute urgence consacrées aux recherches de pointes pour ce qui concerne l’énergie, un laboratoire américain semble être sur une voie prometteuse :
      https://www.llnl.gov/news/national-ignition-facility-experiment-puts-researchers-threshold-fusion-ignition
      D’un autre point de vue, à supposer que de nombreuses ressources intellectuelles et budgétaires soient consacrées au développement du plan C, les ‘simili-humains’ seront un jour aussi confrontés à l’épuisement des ressources naturelles et énergétiques, à moins qu’ils ne bénéficient des développements réalisés pour le sauvetage désespéré du plan A… ?

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  20. Adaptation radicale – Jem Bendell

    https://www.20minutes.fr/arts-stars/culture/2875123-20201009-trop-tard-sauver-societe-laquelle-vit-selon-jem-bendell-auteur-adaptation-radicale

    « J’encourage les gens à arrêter de penser de façon individualiste et à privilégier une réflexion sur ce qu’on peut faire collectivement. Comment chaque pays peut-il améliorer sa sécurité alimentaire en gardant en tête les mauvaises récoltes de céréales à venir dans la décennie ? Nous devons accepter que nous devrons peut-être faire avec beaucoup moins très rapidement. »

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    1. sans oublier le gaspillage:

      Rapport FAO : Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture : 09/2013

      http://www.fao.org/news/story/fr/item/196268/icode/

      Pas moins de 1,3 milliard de tonnes d’aliments comestibles sont perdues ou gaspillées chaque année, selon un rapport de la FAO. Ce gaspillage mobilise 1,4 milliard d’hectares de terres, soit 28 % des surfaces agricoles de la planète. Il utilise aussi 250 km3 d’eau (trois fois le volume du lac Léman) et rejette dans l’atmosphère 3,3 milliards de tonnes de CO2.

      Selon l’étude de la FAO, le gaspillage alimentaire à l’échelle mondiale a lieu, pour 54% « en amont », c’est-à-dire durant les phases de production et de manutention et stockage après-récolte, et pour 46% « en aval », soit aux stades de la transformation, de la distribution et de la consommation.

      1,3 milliard de tonnes gaspillées= environ 0,5 kg par personne et par jour

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      1. C’est la moitié d’un repas.

        http://www.vitaforma.fr/la-nutrition-en-quelques-chiffres.php
        « Nourriture consommée dans une vie : 73 Tonnes. C’est la quantité de nourriture mangée par un individu moyen dans sa vie (1) à raison d’un petit-déjeuner de 500 grammes et deux repas de 1 kg par jour.
        (1) Espérance de vie : Hommes 80 ans / Femmes 85 ans. Base d’espérance de vie générale pour un individu moyen : 80 ans. »

        1. Par une firme qui veut vendre des régimes amaigrissants ! Non nous ne mangeons pas un kilo par repas ! Nous ne mangeons plus 2.200 calories homme/jour et encore moins 2.500 à mon avis (sauf les travailleurs de force) avec la force des machines et de leur énergie pétrolière… A vue de nez nous mangeons 800 grammes au repas principal, et moins aux autres. Et nous sommes frappés d’obésité à cause des laitages et des sucrages, pas des kilos.

          1. 1 kg maximum paer jour , c’est déjà pas mal

            Après il y a des cas particuliers , qui deviennent de moins en moins particulier: Mr Creosote

            *Maître d’hôtel: –Ah, bonjour, monsieur; et comment allons-nous aujourd’hui?
            *M. Creosote: « Mieux. »
            *Maître d’hôtel: « Mieux? »
            *M. Creosote: « Mieux vaut prendre un seau, je vais vomir. »

            En anglais

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  21. Adaptation radicale

    https://www.ledauphine.com/economie/2021/08/20/wonder-of-the-seas-le-plus-grand-paquebot-du-monde-a-fait-sa-premiere-sortie-en-mer

    Le Wonder of the Seas, géant de 362 mètres capable de transporter jusqu’à 6 800 passagers et 2 394 membres d’équipage, s’est élancé pour la première fois en mer ce vendredi 20 août 2021 .

    Une croisière c’est 9200 personnes qui pour la plupart prennent un vol aller-retour
    soit à 200 personnes par vol : 92 vols

    et en plus :

    https://www.ilgazzettino.it/photos/MED/75/37/797537_20150110_grandi-navi.jpg

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  22. L’idée que les humains vont s’entretuer ou tout au moins que ceux qui auront crée des îlots de survie seront zigouillés par d’autres qui sont affamés avec l’effondrement et le réchauffement climatique repose sur l’idée, simple, mais lourde d’implications, que l’homme (l’humain : homme ou femme, l’humanité) est fondamentalement mauvais. Comme disait Hervey dans un autre commentaire, on est ici sur le terrain des valeurs, plus seulement celui du constat. C’est une option métaphysique ou à minima une conjecture qu’on extrapole. C’est de l’anthropologie au sens du XVIII ème siècle, c’est à dire une anthropologie qui suppose sur la notion de nature humaine. Pas n’importe quelle nature humaine, celle qui s’apparente à celle de Hobbes qui affirmait que l’homme est un loup pour l’homme. La seule différence c’est que pour Hobbes l’état de nature était supposé avoir existé dans les temps primitifs et qu’il pallie l’état de nature en fondant un contrat qui aliène les humains d’une partie de leur liberté pour obtenir la sécurité que procure un Etat, alors que dans le cas de figure présent on revient à l’état de nature après avoir évolué cahin-caha sur le chemin de la civilisation pendant des centaines de milliers d’années.
    Entre parenthèses, avec Mencius, cité dans un autre billet, le problème est autre. Le penseur confucéen de l’antiquité considérait que la nature humaine est bonne. Et effectivement le peuple chinois est marqué par le confucianisme, il a la foi en l’humain. Malheureusement, en l’espèce, avec le camarade Xi cette foi en l’humanité est travestie par un projet tout aussi destructeur que celui de nos sociétés dites libérales car ce projet est motivé dans un désir de puissance justifié lui-même par un sentiment de revanche qui conduit forcément à la confrontation plutôt qu’à la coopération. La difficulté ainsi ne réside pas dans le fait qu’on ne parvienne pas à faire adhérer les foules à un projet, mais au fait qu’on les précipite dans une direction qui contrecarre la nature humaine supposée bonne.

    De même, affirmer que le plan A est foutu, et dans la foulée affirmer que cela vaut encore la peine de continuer dans cette direction pour la beauté du geste, ou parce qu’on espère toujours un miracle, me semble incompatible. Cela revient à enterrer le politique, certes avec un enterrement de première classe, mais un enterrement tout de même. Les hommes vivent ensemble dans la Cité (depuis l’époque moderne du point de vue cosmopolitique) et décident ensemble de l’avenir commun, ils ne le font pas pour la beauté du geste, ils le font parce qu’il existe une philia. Aristote appelle philia l’affection qui fait que nous aimons un être pour ce qu’il est, et non pour ce qu’il peut nous apporter. C’est ce sentiment qui fonde la communauté politique. Cette notion de philia qui comptait pour notre hôte et qu’il semble désormais remiser au magasin des accessoires de l’humanité pour cause d’effondrement. De deux choses l’une, ou bien il existe une philia, qui peut exister en tous temps, la communauté politique pouvant ainsi renaître après avoir un moment sombré, et, le cas échéant sous une nouvelle forme ici ou là, et même de propre en proche s’entendre, ou bien c’est une disposition humaine impliquant un sentiment de réciprocité qui n’a rien d’essentiel, qui est tout à fait contingent chez les humains. Bien entendu, la notion de communauté politique dans la civilisation chinoise n’est pas identique, mais il a ce même soubassement de la réciprocité impliquée dans la notion le REN, ou bienveillance, à la base de la conception du politique en Chine. Dans un autre commentaire j’évoquai les Iroquois, qui eux, sans avoir été estampillés ‘grande civilisation’ n’en avaient pas moins inventé une forme de démocratie qui inspira d’ailleurs la Constitution des Etats-Unis, cette dernière n’allant pas aussi loin dans l’institution crée par le peuple aux maisons longues.

    Pour œuvrer à une solution, qu’elle soit A, B ou C il faut la foi. Autrement dit il faut susciter une adhésion, la croyance que le projet est jouable, même si les chances de succès son infimes.
    Il y a bien un Elon Musk (le Von Braun du XXIème siècle) et ses admirateurs pour adhérer au plan B, mais tous les terriens n’ont pas l’intérêt spécifique interplanétaire, voire intergalactique, chevillé au corps, ce qui meut les terriens c’est d’abord l’amour de la vie, vivre sa vie, et au delà la voir s’incarner dans d’autres vie que la sienne propre, à travers ses contemporains, et en se projetant sur les générations futures. Et quand bien même un Elon Musk parviendrait-à transplanter l’humanité en d’autres endroits habitables dans l’univers, ce ne serait qu’une infime partie d’entre elle, effectivement ce serait un radeau, mais qui s’assimile beaucoup plus au radeau de la méduse qu’au canot des sauveteurs en mer. IL y aura peu d’élus. Bref, le plan B c’est une fuite en avant pour quelques privilégiés. Cela implique forcément l’idée qu’il n’y aura pas de place pour tout le monde, autant dire que c’est une option qui ne peut qu’apporter une angoisse supplémentaire au vulgum pecus déjà suffisamment angoissé en temps normal.

    En somme, si les plan B et C doivent réussir, ils le devront au fait que des humains auront œuvré au plan A avec la conviction qu’il peut réussir.

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  23. Donc le plan A serait cuit.

    Pour le plan B , nous aurons besoin d’un Noé et d’une arche.
    Mais voilà Noé est tenté par la picole…

    Pour le plan C, nous aurons besoin d’un Jésus pour donner des idéaux et un nouveau sens à l’Humanité.
    Mais voilà il restera toujours une poignée de « pirates » comme le dit Paul pour crucifier les prophètes.

    Mais peut-être nous reste-t-il à écouter les Sages, encore assez nombreux parmi nous, pour nous révéler comment être heureux en attendant la mort.

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  24. Les plans B et C nécessitent du temps. C’est précisément ce qui nous fait le plus défaut.
    Le plan A est-il échoué comme il est probable, c’est le retour à la primitivité technologique.

    De quelques façons que la question soit abordée, il manquera un ingrédient essentiel.
    Nous sommes donc condamnés à faire au mieux, avec nos propres ressources, et nous pouvons réussir. C’est là notre fardeau, un glorieux fardeau.
    Ni A, ni B, ni C, mais l’homme (comprend toutes les nuances entre homme et femme compris).

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