Vidéo – Comment l’effondrement s’auto-alimente

Grève des enseignants, Boris Johnson, la montée du fascisme aux États-Unis, guerre avec la Russie

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101 réflexions sur « Vidéo – Comment l’effondrement s’auto-alimente »

  1. Cher Paul Jorion,
    Ecouter votre lucidité comme lire votre œuvre motive(nt) mon travail romanesque car votre rire sous cape est tonique malgré l’effroyable perspective vers laquelle nous allons en nous menaçant les uns les autres. Chaque jour je regarde s’il n’y a pas une vidéo sur l’actualité, elle est tellement inquiétante avec ses jongleurs maladroits de bombes atomiques qui nous dirigent, pour savoir ce que vous en déduisez.
    Ce qui m’attriste le plus c’est le malheur qui frappe et frappera d’abord les pauvres gens qui n’auront pas tiré le bon numéro.
    Etre de Gauche ne suffit plus, être de Droite est ridicule, se proclamer écolo fait grimacer de doutes alors je persiste à vouloir une Fédération planétaire avec une symbolique qui pourrait tenir deux millions d’années ! Amicalement vôtre.

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  2. La bonne nouvelle pourrait être tout de même qu’homo est un genre et que nous sommes (aurons été) l’espèce homo sapiens, datée de seulement deux à trois cent mille ans à ma connaissance. On aurait finalement à peine consommé dix pour cent de notre espérance de vie selon cette théorie dont je ne connais pas le principe. Si nous survivons à cette enfance thermoturbulente, nous avons une belle vie devant nous. Bon, j’avoue, j’ergote, mais on s’accroche à ce qu’on peut en matière de bonnes nouvelles, ces deux cent mille dernières années.

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  3. Georges Mombiot : « je doute que 1% des gens comprenne vraiment ce à quoi nous faisons face aujourd’hui : la perspective d’un effondrement environnemental systémique ».

    J’ai écouté Anne Hidalgo ce matin, elle ne fait pas partie des 1% dont il parle, bien qu’elle ait l’air de le penser. Mais bon, ni Emmanuel Macron, ni Jean Luc Mélenchon, ni Yanick Jadot ! Pécresse, Zemmour….en fait,…euh, aucun.

    Ah non je suis injuste ! Emmanuel Macron l’a peut être compris !
    Extraits de E. Macron, Davos 2018 :

    – « il faut arrêter d’opposer l’écologie et la productivité »
    – « la croissance est un moyen et pas une fin »
    – « la croissance est structurellement de moins en moins juste »
    – « nouveaux défis que sont les grandes migrations, le terrorisme, la technologie…et malgré cela il n’y a aucune coordination internationale »
    – « Approche non coopérative entre les gouvernements, pour faire face à de grandes peurs séculaires »
    – « race to the bottom »
    – « et sur le climat, on est en train de perdre la bataille… »

    Mais depuis, on a appris par un responsable du Medef International que la marine et l’armée française patrouillent tous les trimestres au pole nord, pour sécuriser les 200 entreprises qui bossent en arctique…le chef des armées, c’est bien lui non ? sinon c’est qui ?

    => https://twitter.com/i/status/1476096576644956162

    Il ne serait pas un peu comme « Janie Orlean » notre président ?

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  4. Coucou,

    Je ne crois pas trop à la thése de l’effondrement. Cela sous entend un sens qui d’après moi n’existe pas.
    J’aime plutôt la thése sinon d’un progrés , du moins de quelque chose qui, malgré toutes les viscissitudes, fait son chemin.
    L’idée par exmple que l’écriture a été inventée il y a 3000 ans et que bientôt , peut-être, dans quelques générations encore, tous les hommes saurons lire, çà me fascine.
    Bien sur l’accident fatal peut arriver. Moi qui suis né pendant les années 60, la menace atomique existe en permanence. çà c’est l’accident généré par l’homme, si on peut appeler guerre accident.
    Ensuite il y a tous les « accidents » qui ne sont pas maitrisés par l’homme. Et il y en a beaucoup et le covid nous rappelle que nous ne maitrisons pas grand chose, mais cela nous aide aussi à mieux comprendre, a faire des progrés.
    C’est l’essence même de la vie sous toutes ses formes que de s’auto-ré-inventer.
    A propos d’effondrement, j’ai lu çà ce matin
    https://www.nouvelobs.com/bibliobs/20220113.OBS53169/on-peut-se-demander-si-les-bullshit-jobs-ne-sont-pas-l-attribut-d-un-statut-social.html
    . çà illustre tout le « totalement indispensable et le rigouresement inutile » sur lequel flotte en permence notre cerveau ; l’illusion du réel et de la maitrise des choses, des evenements et du concept.
    çà me rappelle les propos de oncle bernard concernant notre armée de cadre ultra compétent pour fabriquer sans cesse et trés efficacement de la bonne plue-value et de trouver des solutions à moults problèmes complexes.
    et çà ma fait rire.

    Bonne jouréne

    STéphane

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    1. L’écriture n’a pas été inventée il y a 3000 ans (donc 1000 ans avant l’an +1 de l’ère commune). En ce temps-là le métier de bureaucrate était solidement fondé. En Mésopotamie, où le métier de comptable est probablement apparu vers -4000, il y a 6000 ans, et en Egypte, on a retrouvé des manuels et des tablettes d’exercices.

      A part ça, oui, que tout le monde sache lire dans le monde, que ce soit une compétence banale et pas l’expertise d’une caste, c’est récent et intéressant. Quand on voit ce que ça a donné dans un seul pays (la France vers 1780 par exemple) il y a de l’espoir.

    2. Le point est de savoir si les gens qui craignent l’effondrement le souhaitent…je ne pense pas qu’on puisse le dire
      Mais une chose est certaine, ceux qui ne le craignent pas souhaitent de tout cœur que ça n’arrive pas.

      Et comme on croit beaucoup plus volontiers ce qu’on espère…ça nous fait volontiers oublier les signes évidents de ce qu’on redoute

  5. Béatitude totale à l’audition de ce discours. Cela fait des millénaires que les hommes ont cru vivre un moment comme il n’y en a jamais eu avant, et qu’ils font partie de la dernière génération de l’humanité sur cette Terre. Lire les Actes des Apôtres, et comment la communauté des disciples de Jésus découvre que, non, le retour du Sauveur en gloire n’aura pas lieu de leur vivant. Et donc, retrouvant la parole : « Allez, enseignez toutes les nations » qui contredit leur espérance de fin prochaine, ils s’organisent pour conquérir le monde avec le succès qu’on connaît (et, en voyant l’Evangile envahir tout doucement le peuple le plus positif et matérialiste du monde, les Chinois, on se dit qu’il y a de l’avenir).

    Mon maître à penser Emmanuel Todd explique (« Où en sommes nous », 2017, et ce qui précède) que notre génération verra (et presque, a vu) le moment où tous les humains savent lire, où, conséquence, toutes les femmes décident de ne pas avoir plus d’enfants qu’elles le désirent, c’est-à-dire sensiblement moins qu’il n’en faut pour que l’espèce continue de se multiplier. Cela n’était jamais arrivé. Il s’abstient de dire ce que ça va devenir.

    Jean-Baptiste Dubos (1670-1742), dans son « Histoire critique de l’établissement de la monarchie française dans les Gaules » (à lire sur Gallica) dont le héros central est Clovis (Louis 1er) démontre que le plus grand effondrement de civilisation que l’Europe ait connu, la chute de l’Empire Romain en Occident, s’est passé à l’insu de ceux qui y participaient, pour qui la continuité était le plus grand souci, les Barbares heureux de recevoir des dignités et des droits de la part de l’Empereur qui n’existait plus (ou très loin en Orient). Deux siècles après, la population avait fondu, savoir écrire était devenu une compétence rare, et on était plus ou moins revenu à l’existence « solitaire, besogneuse, bestiale et brève » (Hobbes), si on ne vivait pas en communauté ou comme dépendant d’un guerrier. L’Occident s’en est remis, comme on sait.

    Le grand livre de Jared Diamond, « Collapse », qui a donné un nom au discours actuel, n’a rien qui puisse convaincre. Il décrit l’extinction des poissons rouges dans de petits aquariums que la fatalité a séparés du grand océan. Certes, on peut raisonner que la Terre est elle-même un petit aquarium, mais c’est abusif. Les poissons rouges n’y sont pas arrivés un jour, ils (les hommes) sont « autochtones » et se sont fabriqués eux-mêmes. Spéculer sur leur extinction est risqué.

    Quand j’étais enfant, je vivais dans une ville dont le centre avait été détruit en 1944, les rues bordaient de grands trous où les arbres commençaient à pousser, mes parents parlaient de la guerre (mon père avait survécu aux bombardements, dans une autre ville, avant d’aller en Allemagne s’occuper des Français prisonniers comme médecin militaire). Un peu plus tard, je passais chaque jour, pour entrer au lycée, le long du mur où étaient gravés les centaines de noms d’anciens élèves morts entre 1914 et 1918 ; des anciens qui n’étaient pas si vieux venaient nous raconter ce qu’ils avaient vécu. Il y avait la bombe atomique, et les adultes semblaient convaincus que nous allions tous mourir, mais qu’il fallait quand même continuer de rédiger des dissertations et de se préparer aux examens. Rien de tout cela n’est arrivé de nouveau, sauf très loin et presque en modèle réduit. Quand j’ai vu (à la télévision) le 11 septembre 2001, j’ai presque eu la sensation du retour à la normale. Et puis non.

    L’effondrement économique de 2008, annoncé, et pas trop difficile à voir arriver (mon raisonnement simpliste était : en faisant des prêts immobiliers aux pauvres, dans l’espoir qu’ils n’arrivent pas à rembourser, le banquier va faire une grosse marge avec les intérêts puis la plus-value en revendant la maison saisie ; peu de temps avant, je travaillais encore pour une banque régionale qui avait créé, discrètement, une filiale marchand-de-biens pour racheter aux enchères les logements de ses clients défaillants ; mais si le cours des maisons cesse de grimper, catastrophe) n’a pas empêché le monde de se remettre à tourner.

    Quant à l’effondrement des chaînes d’approvisionnement, manque de chauffeurs de camion, manque de stockistes, manque de marins des porte-containers … anéantis par le virus, ce sera très nuisible au confort, certes. Mais quelqu’un qui a l’expérience de mai 1968 (on n’a pas tous les chiffres, même les statisticiens étaient en grève) sait qu’il n’a jamais manqué de yaourts, de poisson frais, et d’autres biens dont on aurait pu se demander comment ils pouvaient bien arriver jusqu’au consommateur. Certes, on ne pouvait plus acheter une voiture, ni aller de Picardie en Bretagne en une demi-journée, mais la vie continuait.

    Bref, j’ai écouté attentivement le discours de quelqu’un de beaucoup plus instruit et réfléchi, et un peu plus âgé, que moi. Mais je ne confonds pas ma fin prochaine (une certitude) avec la fin de l’espèce à laquelle j’appartiens (une hypothèse qu’on peut argumenter).

    Un ajout pour me faire mal voir : Arthur de Gobineau (« Essai sur l’inégalité des races humaines », 1852) croyait à la décadence et était certain que dès son époque la Terre se dépeuplait (erreur d’un facteur 8 à 10, mais l’Histoire n’est pas finie). Citation, dans la conclusion de l’ouvrage : « En s’arrêtant même aux temps qui doivent quelque peu précéder le dernier soupir de notre espèce, en se détournant de ces âges envahis par la mort, où le globe, devenu muet, continuera, mais sans nous, à décrire dans l’espace ses orbes impassibles, je ne sais si l’on n’est pas en droit d’appeler la fin du monde cette époque moins lointaine qui verra déjà l’abaissement complet de notre espèce. »
    « Orbes impassibles…  » ; cité par Claude Levi-Strauss dans « De près et de loin », entretiens avec Didier Eribon, 1988.

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    1. Pierre Guillemot, vous n’avez pas lu le même livre , »Effondrement », de Jared Diamond que moi !
      Retournez juste voir la fin des Vikings du Groenland. Il n’est pas nécessaire que tous ses membres meurent pour qu’une civilisation s’effondre mais dans le cas de cette branche des Vikings, ils ont poussé la démonstration jusque là. Il y avait une classe de privilégiés chez eux qui a gardé ses privilèges jusqu’à la fin, jusqu’à la faim mortelle en fait. Ses membres ont eu le privilège d’être les derniers à mourir de faim, et on a retrouvé les traces des dents humaines qui, une fois consommés les réserves d’aliments et de graines, et le cheptel, ont été jusqu’à ronger les sabots du bétail déjà dévoré.

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      1. Ami Leboutte, c’est justement en lisant l’histoire du Groenland que j’ai pensé à la métaphore du bocal. La colonie a à peu près prospéré tant qu’elle était branchée sur le monde européen nordique. J’avais lu un article qui parlait de cargaisons de foin riche en … (je ne sais plus quoi) dont la disparition a suscité des carences chez les bovins. Puis les échanges se sont raréfiés, jusqu’à l’effondrement final. Le gaspillage de ressources pour la religion (les vitraux et les ornements en échange d’ivoire qu’il fallait aller chercher avec des expéditions épuisantes) illustre assez bien les abus d’une « classe de privilégiés ». Mais ce que je crois être le plus important, c’est le refus de « sauter hors du bocal », de participer à la civilisation du poisson et du phoque des Inuits qui, (je n’y étais pas, je crois ce que j’ai lu) étaient prêts à les accueillir. Jared Diamond n’insiste pas trop là-dessus, ça serait nuisible à sa cause.

        1. Guillemot
          Je suis bien d’accord alors avec cette lecture, et je ne vois pas quelle serait « sa » cause (à Diamond) dont vous parlez: Diamond dit ça très précisément. Les Vikings n’ont surtout rien voulu d’apprendre des Inuits, qui étaient là avant eux, et qui y sont toujours après.

          C’est votre parallèle avec notre situation qui ne fonctionne pas. Nous aussi, enfin, c’est un « nous » métaphorique, nous aussi nous refusons tout pas de côté.
          Notre « progrès » n’est qu’une continuation de l’erreur, passée une certaine limite où notre « progrès » est devenu le problème, pas la solution.

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      2. Guillemot < "je ne confonds pas ma fin prochaine (une certitude) avec la fin de l’espèce à laquelle j’appartiens (une hypothèse qu’on peut argumenter). »
        Puisque vous en parlez, je dois avouer ici, face à tous et face à notre hôte que cette confusion, je dirais plutôt équivalence, ne m’est pas étrangère à la lecture de ce blog, et depuis longtemps.
        Une façon de favoriser la vision de l’effondrement est en effet de vieillir et d’aller, personnellement, vers sa propre fin.
        Je suis assez âgé pour en percevoir la tentation…

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          1. Ruiz
            Dans mon cas cette crainte de rater le spectacle,n’est pas du tout inconsciente, elle est intermittente !
            Prenons l’effondrement d’une falaise de glace, le bord d’un glacier se jetant dans l’océan, face à un grand bateau qui paraît tout petit, spectacle offert par certains tour operators, tout simplement, en Alaska. C’est grandiose, non? Alors l’effondrement d’un monde, vous pensez!
            Mais la raison nous dit que les effondrements civilisationnels se passent rarement à l’échelle d’une vie humaine. Et ce qui nous attend va être horrible, je ne vois pas que nous échappions à la case « chaos ». J’en ai d’ailleurs fait mes voeux

        1. Quand le poteau de la ligne d’arrivée approche, on a peut-être moins on a envie de franchir cette ligne , ou on espère peut-être la franchir avec beaucoup d’autres, ou on se dit peut être que le monde tel qu’il est aujourd’hui ne vaut plus la peine que je m’y consacre.
          Les billets sur le fascisme, les épidémies , le réchauffement climatique , l’effondrement nourrissent peut-être ces peurs, ces croyances.
          Pierre Guillemot dit « Cela fait des millénaires que les hommes ont cru vivre un moment comme il n’y en a jamais eu avant »
          Je crois également que nous ( les hommes) aimons recycler les vieilles idées, que les hommes pensent renforcer leur identité en le faisant , qu’ils veulent se rassurer avec des anticipations de fin, pensant ainsi pouvoir la contrôler ou même l’éviter.

    2. …  » Quant à l’effondrement des chaînes d’approvisionnement, manque de chauffeurs de camion, manque de stockistes, manque de marins des porte-containers … anéantis par le virus, ce sera très nuisible au confort, certes.
      Mais
      quelqu’un qui a l’expérience de mai 1968 (on n’a pas tous les chiffres, même les statisticiens étaient en grève) sait qu’il n’a jamais manqué de yaourts, de poisson frais, et d’autres biens dont on aurait pu se demander comment ils pouvaient bien arriver jusqu’au consommateur
       » …

      1968…!…Comme référence..!
      D’autres avis..?

      1. Otromeros
        La France de mai 68 a manqué d’essence pour les voitures individuelles.
        Il faut toujours rappeler que mai 68 a été la plus longue et plus massive grès ouvrière du XXème siècle français.

    3. Dépassement de la capacité de charge, 1 job sur 3 sur le point de disparaître dans les 15 ans, une quinzaine de millions de gens déjà sans activité officielle dans notre seul pays, un décalage de 12% entre le PIB produit et le PIB consommé, témoignant de 12% d’économie noire, des catastrophe climatiques de plus en plus sévères et fréquentes, des chaînes de valeur ajoutées éparpillées dans le monde grâce au pétrole pas cher, alors que se pointe le Peak Oil, une inversion de souveraineté et des épidémies qui endettent les états de plus en plus, mais d’après-vous, peccadille, et demain ça ira mieux ! Il faudrait vraiment un miracle…

      non, vu l’inertie des phénomènes naturels, l’endoctrinement à l’hyper-consumérisme, et la façon dont chacun s’accroche à son mode de vie et à son pognon !

      A côté de ça, le petit malaise existentiel des étudiants de 68 … c’est un enfantillage.

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      1. Peak Oil. C’est un talisman, je suppose. J’en ai entendu parler depuis l’âge où j’ai été capable de comprendre ce que je lisais.

        Il y avait eu le pic du bois d’oeuvre pour construire la flotte du Roi, que Colbert avait pressenti (les chênes qu’il avait fait planter servent en ce moment à fabriquer des tonneaux exportés dans le monde entier), résolu juste à temps par l’acier.

        Le pic du bois de charbon pour la sidérurgie, effacé au dernier moment par le charbon de terre (comme on disait quand on a commencé à l’extraire en grand, à la fin du XVIIIe siècle).

        Le pic de l’huile de baleine, prévenu par la découverte du forage pétrolier (l’huile de pierre était connue et utilisée depuis des milliers d’années, mais pas en grand).

        Et le pic du crottin, que j’aime bien, raconté par un professeur de géographie facétieux ; à la fin du XIXe siècle, un géographe avait expliqué pourquoi une ville ne peut pas grandir indéfiniment; il y a une limite à la possibilité d’évacuer le crottin des chevaux toujours plus nombreux ; juste au moment où on venait d’inventer l’automobile.

        On pourrait prétendre que la lutte contre l’énergie atomique, qui a commencé en même temps que son industrialisation, a suscité le pic du dioxyde de carbone qui est au centre de notre paysage d’effondrement actuel. Sinon, l’ingéniosité inépuisable des humains l’aurait enfoui, lui aussi, avant même qu’il pointe (mais cette fois, voler le vrai feu du ciel, ça a été trop pour nos âmes timides).

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        1. @pierre guillemot Le pic de l’argent indispensable à la photographie et dont il y a un demi-siècle on n’avait que pour 25 ans de réserves, et que l’on s’efforçait de reculer avec la diapositive Kodachrome qui récupérait l’argent au dévelopement !

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        2. Vous avez entendu parler du « peak oil » par des écrivains ou des journalistes alarmistes, mais depuis 2010, ce sont les PDG du secteur eux-même qui vous le disent : il ne faudrait pas les croire ? Que disent-ils ? que les découvertes ralentissent, et que les coûts d’extraction augmentent de plus en plus, et que nous sommes actuellement sur le « plateau à rebonds », qui précède la descente de l’offre en volume. Quand on y sera, ce sera la foire d’empoigne ! Bien sûr qu’il y a eu d’autres pics dans le passé mais jamais avec des conséquences négatives de cette ampleur, et dans un paysage social, politique, écologique aussi dégradé.

          Ensuite vous dites que la résistance au nucléaire est ce qui nous a empêché d’enterrer le pic de co². Et alors là, vous n’y êtes pas du tout. Il aurait fallu que nous devenions tous végétariens (tout en étant en même temps bombardé de pubs pour nous faire manger des hamburgers de plus en plus gros), et que nous ayons pu disposer de voitures et d’avions nucléaires, ce qui jusqu’à présent n’était pas même envisageable, même par l’intermédiaire de l’hydrogène, et que nous ayons cessé d’utiliser des engrais et du ciment ! S’il doit y avoir une cause au pic de co², c’est dans l’incitation à consommer toujours plus qu’il faut la voir, autrement dit dans notre économie ultra-libérale qui si elle pouvait nous vendre un voyage en avion ou une maison tous les jours, le ferait sans aucun scrupule, et sans être retenue d’aucune manière par qui que ce soit. Des entreprises à qui nos politiques déroulent le tapis rouge, en se trainant par terre, parce que ce sont elles qui apportent des emplois (de moins en moins) et aussi les taxes (de moins en moins aussi) qui alimentent le budget de l’Etat, en haut duquel veulent continuer à se pavaner diverses sortes de marionnettes politiques, toutes plus égocentriques les unes que les autres.

          Quant au nucléaire/hydrogène comme perspective pour le co², quittez l’espoir cher Monsieur : les drones de 1000 chevaux dont Amazon va bientôt nous garnir tout le ciel seront autrement plus nocifs que nos petites voitures thermiques actuelles. JM Jancovicci a fort bien remarqué qu’une deux chevaux de 1970 consommait déjà 5l au 100 km, et aujourd’hui les voitures de 2 tonnes / 200 cv constituent 1/3 des ventes !

          #justlookup

      2. Ami Rey. Certes, le malheur de chaque génération rend minime et ridiculise le malheur d’une génération précédente. Comment les soixante-huitards en 1968, qui accédaient tout juste à l’abondance (dans tout l’Occident, les gens qui ont 75 ans cette année sont nés avec une carte de rationnement) auraient-ils pu savoir que l’abondance est une malédiction ? (digression : les Chinois, chez qui les premiers qui sont nés sans être inscrits sur le livret de rationnement de leur famille n’ont que 29 ans, sont beaucoup moins avancés dans leur tête que nous, dans le grand voyage de la consommation.)

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        1. @pierre guillemot Le retour au mode de vie des années d’occupation et post occupation avec rationnement constitue sûrement un modèle plus pertinent que Mai 68, notamment par la durée.

          1. Ami Ruiz, je n’en attendais pas tant, attendez-vous à être cité. Certes, une lecture extrémiste de « Comment sauver le genre humain » (Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin, Fayard 2020, excellente lecture) peut mener à ce genre de préconisation. Le souvenir des humiliations des tickets, du marché noir, des jours-sans, avait plus marqué mes parents que la pénurie (ils étaient jeunes, et pas habitués à tout avoir). On peut en rêver, certes. J’avais entendu un très vieux médecin se rappeler cette époque bénie où ses clients privés d’alcool, de tabac et de bonne chère, se portaient beaucoup mieux.

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  6. Les Ougandais apprécieront la thèse de la nécessité de se débarrasser de l’école :

    https://information.tv5monde.com/info/ouganda-reouverture-des-ecoles-apres-presque-deux-ans-de-fermeture-439728

    Quid du rôle de socialisation de l’école, d’éducation, de la transmission inter-générationnelle, du brassage social, si l’école est remplacée par l’enseignement à distance via l’Internet et l’IA ?

    De plus il y a comme un incohérence à soutenir cette thèse de l’obsolescence  de l’école quand on annonce l’effondrement, car si effondrement il y a il devrait signifier aussi à terme la fin de l’Internet et de l’IA.
    L’école n’est-elle pas un des rares derniers lieux physiques où des humains d’une même classe d’âge se rassemblent pour faire des choses communes. Certes il y a a redire sur la formation des enseignants, sur l’articulation entre technologies de l’information et programmes scolaires mais sur le principe pourquoi faudrait-il se réjouir d’un effondrement de l’école ?

    Enfin, si les enseignants ont de plus en plus de difficultés à faire leur job, est-ce à cause de l’école ou bien à cause d’un système qui sélectionne les élèves pour les adapter aux besoins du système capitaliste ? Notre hôte n’inverse-t-il pas la cause et l’effet ?

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    1. C’est bien pour cela que j’achète des livres, de beaux livres, sur un peu tout, des encyclopédies, sur les sciences, la médecine, l’Histoire, la littérature, la Physique, l’Univers, la cuisine, la construction, l’agriculture, car ça sera un trésor bien plus important pour le Savoir dans le futur que ces conneries d’IA et autres cours à distance. 😀

      Et ça occupera le temps, on peut juste ouvrir le bouquin entre les deux mains et lire au soleil. Ensuite on peut en parler et discuter et échanger en grignotant un morceau ou en buvant un coup de rouge ! C’est génial et ça consomme rien (ou presque).

      On fera avec les gens du coin et du cru, tant pis pour l’échange à distance ! Quoique, avec son bâton de pèlerin on peut parcourir toute l’Europe. Et y restera peut-être la Radio GO ou FM !

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      1. Je ne pensais pas que ça allait arriver si vite non plus , l’equipe de champions aux mannettes est en train de précipiter la chose , même pas eu le temps de brancher mon installation solaire ! Et je dois encore ranger mes 20 stères de bois

      2. @Cloclo
        […]Et y restera peut-être la Radio GO ou FM ! […]
        L’UE impose déjà la radio numérique depuis 2018 pour les autoradios, ce qui implique la disparition progressives des émetteurs de la bande FM appelés à transmettre plutôt en DAB…
        Quant aux bandes GO et PO, inutile de te bricoler un poste à galène, c’est râpé. 🙂
        https://www.lalettre.pro/L-arret-des-GO-et-PO-a-Radio-France-une-economie-de-13-M_a8193.html

      3. Bonjour CloClo je vois que ça va mieux !
        allons y banco ! vous dites :
        « j’achète des livres, de beaux livres, sur un peu tout, des encyclopédies, sur les sciences, la médecine…. » très bien pour vous sauf que cela représente un coup financier très loin d’être négligeable . Et vous le savez très bien, ce ne sont pas les élèves qui fréquentent les écoles, collèges , lycées des zones défavorisées qui peuvent se le payer . retour à la case départ .

        Thomas Sotto qui interviewait une sociologue venue tenter d’expliquer que les personnes les plus éloignées de la vaccination étaient encore une fois les personnes en rupture sociale et donc ne pouvaient avoir le pass vaccinal . le journaliste fait cette réflexion : « ils n’en ont peut être pas besoin » ce à quoi la sociologue lui rétorque :  » non c’est tout simplement qu’ils ne peuvent pas se payer le restau, le ciné … » ! et des incompréhensions de cet acabit sont légions !

        1. Khanard,

          Je parlais de sauvegarde locale en physique de Savoirs/Connaissances en plein effondrement.

          Je sais bien que ce n’est pas à la porté des élèves, et actuellement ce n’est pas « utile ».

          La diffusion de la culture et du savoir était prisonnier du peu de livres disponibles dans le passé, fallait passer par le support oral et mémoire (ce qui limite pas mal…).

          Je plante donc des graines pour le futur et on est nombreux a avoir une petite Alexandrie à la maison. Ca servira peut-être un jour comme une pioche, ou un couteau.

          Tu m’as mieux compris ?

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    2. Euh ! Les professeurs du lycée Janson de Sailly ou du lycée Henri IV, ou encore du lycée Saint Louis de Gonzague, ne rencontrent pas les mêmes difficultés que les professeurs de Seine-Saint- Denis, du Val-d’Oise ou du Val-de-Marne ; la sélection de fait, se réalise déjà grâce à la carte scolaire qui impose aux plus pauvres de suivre les cours dans ces ‘bahuts privilégiés’ de banlieue, mixité sociale quand tu n’existe que sur le papier…!

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      1. La carte scolaire pour assurer la « mixité sociale », en milieu capitaliste, est une hérésie stupide, et tous les gogos qui votent pour ça s’arrangent généralement immédiatement pour sortir leurs propres gosses si les quartiers sont craignos !

        Ca fait les beaux jours du Privé et des « habite chez sa mamie » !

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      2. C’est exact, mais est-ce une raison pour saborder l’école comme institution ?
        Le remède, la suppression de l’école publique serait pire que le remède.
        Des écoles privées ne manqueraient pas d’être financées par les capitalistes au profit de leur progéniture, ou bien ce serait le retour des précepteurs. C’est ça qu’on veut ?

          1. Moi je supprimerai les aides de l’Etat aux écoles privées, quelles soient intégralement privées ! On verrait un peu le mouvement de balance revenir vers le public.

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            1. @CloClo Celà permettrait sûrement de diminuer la part des élèves dans l’enseignement privé et d’éviter que celui-ci reste ouvert partiellement à des catégories socialement défavorisées pour des raisons idéologiques ou simplement de classe moyenne sans risque économique.
              Un enseignement privé réservé au petit nombre des très riches permettrait d’éviter une comparaison facile avec le public et ne ferait pas peser une pression concurentielle des parents pour le maintien de sa qualité, par l’idée de la possibilté de choix.

  7. Bonjour Paul,

    1. Où est-il dit qu’une espèce mammifère vit 2,5 millions d’années?

    2. Homo sapiens a 300.000 ans actuellement. (C’était 30.000 il y a peu encore, jusqu’à ce qu’on le découvre au Maroc.) Deux espèces différentes ne sont en principe pas interfécondes (ce n’est pas absolu, et je suppose que c’est devenu un critère insuffisant), et sapiens et neanderthalis l’étaient.

    Le « premier vrai homme » selon Pascal Picq est homo erectus (1,5 ou 2 millions d’années selon les écoles d’après https://fr.wikipedia.org/wiki/Homo_erectus)

    Vous faites de votre côté sans doute allusion à homo habilis, qui est la référence habituelle pour le début de l’humanité, contestée par Picq, et d’âge estimé effectivement à 2,5 millions d’années. C’est bien cela ?

    Cela dit, la lignée humaine, celle des hominines ou homininiens (selon les auteurs https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_%C3%A9volutive_de_la_lign%C3%A9e_humaine )) distincts de nos derniers cousins, les gorilles et chimpanzés, remonte à au moins 7 millions.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_%C3%A9volutive_de_la_lign%C3%A9e_humaine

      1. Tout est dans la précision. Quand, après 2.5 millions d’années de validité de notre espèce (si j’ai bien écouté), la lecture de l’étiquette « à consommer avant le … » indique qu’il ne reste que trente ans, on a un léger doute sur la précision au 1/80.000e de l’annonce. Il y a sûrement d’autres éléments (par exemple, un équivalent de l’indicateur « rupture de la chaîne du froid » qui devrait être emballé dans chaque paquet de surgelé mais est réservé aux industriels).

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      2. Rire.
        Bravo pour votre réponse à ma deuxième remarque.

        Mais pour la première? Qui a montré, où est-ce dit, qu’une espèce mammifère vit 2,5 millions d’années…?
        La vie serait simple alors, il nous suffirait d’écrire notre testament et de ne pas nous tromper d’héritiers.

  8. En parlant d’effondrement qui s’auto-alimente, y a aussi les protocoles débiles :

    Exemple personnel.

    Je pouvais sortir d’isolement à J+5 si je n’avais plus de symptôme depuis 48H et un test (PCR ou antigénique) négatif.

    Samedi dernier mon test était positif. Je reçois tous les SMS du système pour me dire de m’isoler, de tracer mes contacts etc etc.

    Hier je reçois un SM qui me dit que je peux arrêter mon isolement si la double condition est remplie. Ben loupé, mon test PCR me dit que je suis positif ! Bête hein. (le labo m’avait déconseillé de faire le Test protocolaire, et me conseillé d’attendre 7 jours, sans test final …)

    Et bien ce matin je reçois les même SMS que samedi, me demandant de m’isoler de tracer mes contacts, etc etc.

    Alors que à J+7 je peux sortir MEME SANS TEST 😀

    C’est pas beau l’administration française hein ? Moi j’adore ! Attention c’est pas comme si le système n’avait pas mon N° de SS et mes antécédents hein !

    Question : combien de gens comme moi font le test à J+5 pour pouvoir retourner bosser avant ? C’est compté comme un nouveau cas ?

    Accessoirement, les non vaccinés eux sont arrêtés 10 jours au frais de la princesse sans carence de jours, c’est y pas beau des vacances gratos pour ces « non citoyens » selon Omacron ? C’est sur qu’il veut les emmerder mais sans toucher à leur portefeuille 😀

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  9. Et cette Loi/norme n’est-elle pas un magnifique auto allumage :

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/01/13/les-avions-fantomes-vont-continuer-a-voler_6109314_3244.html

    Si on fait la liste de toutes ces inepties accessoires, on se pend les gens, malgré tout l’optimisme du blog.

    Y a quand même des gens qui ont pondu ces règles. Comme les gardiens dans les camps ou autres administratifs, il se pourrait bien qu’un jour une génération viennent tous les chercher même si ils auront dans les 85/90 ans à cette date, au même titres que les grands dirigeants et grands influençeurs… Je dis ça, je dis rien.

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    1. Cliquet et… système.
      Je relativiserais un peu :
      Si ce à quoi on tient dans l’aviation civile, c’est l’accidentologie tellement basse que c’en était imprévisible (demandez à Mermoz),
      alors la sécurité a un prix, qui est la routine

      Si ces vols à vide représentent 4% du kéro-aviation mondial, et qu’autrement on ne saurait pas assure la sécurité, on est complètement « dans les clous »,
      (on peut dire hélas, et qu’on perd 3 ans d’efforts de réduction du CO2 aérien, so what).
      A 40% je dirais que ça déconne, mais pas à 4%.
      4%, C’est le gachis ordinaire des radiateurs qu’on ne baisse pas en partant de son bureau le week-end, etc. Juste que l’absurde saute aux yeux dans un cas et pas dans l’autre.

      (*)(de l’entrainement des pilotes, etc., des contrôleurs aériens qui ont « besoin » d’un trafic dense pour
      se maintenir en forme, idem au sol pour apprendre à éviter les autres avions (accident de Tenerife…)…. je n’oublie pas que mon dernier « gros gnon » en voiture m’est arrivé un jour où je circulais en heure creuse au lieu d’heure normale sur une petite route que je connaissais parfaitement,
      mais son aspect désert m’avait mis en confiance. En face, un motard déboulait à 60 km/h (limite = 30 en local) parce que son fils venait de se faire rançonner au collège, genre il l’avait appris à 14h12 et avait bondi sur sa moto à 14h30…)

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      1. Ah ben alors si chaque secteur peut se laisser aller à la dérive pour question de sécurité et de continuité de service, continuons la fête du slip ! Quand on aura plus de slip, on sera à poil.

        Voilà d’ailleurs pourquoi on a un GROS souci avec les centrales nucléaires. Le coût de la sécurité c’est la sureté et garantie de fonctionnement de toute la civilisation (et pas un mur d’enceinte ou un bouton STOP)… Pour les avions ç’est aussi déjà un peu comme ça, ta blague des 4% c’est le petit bout de la lorgnette mon cher.

        Bref.

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      2. Timotia Je ne comprends pas bien pourquoi la sécurité dépend de la routine. C’est comme une centrale nucléaire le transport aérien ? on ne peut pas l’arrêter tout de suite ? Le 11 septembre 2001, il a bien fallu…

        Mais tout est comme ça : les emballages plastiques, on ne peut pas arrêter tout de suite, parce qu’il y a des gens qui en vivent. Les bouteilles en plastique, le coca dans des bouteilles en verre coûterait plus cher, les SUV de 200 cv+ si on ne les vend plus chez Peugeot, ce sont les concurrents Audi et WW qui les vendront à notre place, etc etc.

        Résultat de toutes ces impossibilité qui n’en sont pas : « business as usual », on envoie des avions en l’air, même sans personne dedans ! ou même des gens prennent l’avion juste pour faire un petit tour en l’air et se reposer au même endroit, histoire de dire qu’ils ont pris l’avion !

        Nous sommes fous et endoctrinés.

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        1. La sécurité est un mix de « je sais que j’applique la bonne règle » et d’une pensée du genre « il va de soi que [compléter par le contexte] », de choses explicitées et de choses implicites.
          Il ne me semble pas absurde de dire en sociologue amateur que ce mix tient bien notamment par la grâce de la routine.
          L’édifice des procédures de sécurité (d’une centrale par exemple, ou des avions) s’est construit dans le temps, le manuel « de départ » n’est pas beaucoup potassé, ce sont les notifications ultérieures qui, en « adressant » bien le système, conduisent à la fois à la tester et à le consolider (les « NOTAM » pour les aéroports : « LFFHO / au bout de la poste 26, le taxiway 34 est fermé en janvier »). C’est d’ailleurs comme ça que Linux et même Windows convergent alors que plus grand monde n’est capable de reconstruire l’affaire depuis le début : « tu désinstalles la KB60555 qui a fichu le boxon, et tu attends le prochain Patch Tuesday en croisant les doigts », c’est la « routine » de Windows.
          Nous, on raisonne autrement parce qu’on est typiquement des conducteurs routiers, récurrents autant qu’occasionnel, on peut ne pas conduire pendant un ou deux mois, puis prendre une voiture, on nous a fabriqué un système facile, bon pour les intermittents, qui tolère , au motifs d’une forme de responsabilité semi-individualisée, 3000 morts / an (la mortalité routière chez Air France, genre 300 morts par an mutatis mutandis ça ne le ferait pas !) et fait fonctionner les permis à points, ainsi que les compagnies de signalisation routières (« chef, en 2022, on fabrique plus de panneaux @80 ou plus de @90 finalement ? »).

          Je prendrais les choses par l’autre bout de la lorgnette : PJ a raison de dire qu’il faut se retourner les manches pour la crise capitalo-climatique. Cela n’empêche pas de dire que le « bon vécu » des économies doit être basée sur une « routine bien maillée » (infos et actions bien « tissées ») et pas sur une douce pluie de pseudo innovations vertes déversées mollement sur la brave populacion. A Brighton, ils ont par exemple une initiative de « Brick bee », des briques pré-forées avec des trous pour que les abeilles nidifient, dont le maire est devenu fana, mais comme c’est pas bien entretenu, c’est aussi des nids à mites d’abeille, et ça détourner les gens de choses plus construites, le seul bon côté que j’ai vu mentionné était d’attiser la curiosité des enfants pour les abeilles.
          Il est assez évident qu’en prenant soin des 20 m² de pelouse locale pour y mettre des fleurs au lieu du gazon sur au moins 5 m² (du facile, du « ginestrino » par exemple), on fait bien plus de bien aux abeilles qu’en leur offrant des trous dans des briques. Les trous qu’elles font dans la nature (pour les fouisseuses), elles se les usinent un peu elles-même, en plus, pas la peine de leur demander de jouer de la disqueuse sur les briques.

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    2. Vols fantôme pourquoi ne pas vendre les places à bas prix ?
      https://www.air-journal.fr/2022-01-13-ryanair-sait-comment-remplir-les-avions-vides-de-lufthansa-5232868.html
      Apparemment Air France n’aurait pas ce genre de pratique.
      La pratique de crénaux horaires et leur privatisation n’est elle pas une sorte de rationnement.
      Peut-être que dans les conditions actuelles ces droits n’ont plus de valeur.
      Comment se fait-il que des compagnies aériennes au bord du gouffre économique au point de chercher à se faire renflouer par l’etat aient suffisament de liquidités pour se payer le luxe de financer de tels vols à vide.
      Au moins pourrait-on chercher à taxer le carburant correspondant, celà ne devrait pas augmenter le prix du billet !
      Et les compagnies sont-elles obligées de faire voler un gros porteur ? ne peuvent elles affreter un petit bimoteur ?

    3. @ Cloclo

      Je ne le savais pas. Voici un scoop ! … Les  » avions fantômes « …. Hallucinant / Consternant.

      A Venise, les paquebots de croisière laissent tourner leurs moteurs en attendant que les touristes fassent leur petit tour dans la ville, car ce serait soi- disant trop cher de les éteindre ; le redémarrage ensuite serait plus coûteux.

      C’est tout aussi aberrant que  » les avions fantômes  » : Pollution, démesure, absurdité & gabegie !

  10. M. Jorion,

    Je crains que vous ne confondiez usure génétique et effondrement de civilisation.

    Pas de souci pour l’espèce : même en cas de guerre nucléaire (ce qui n’arrivera pas pour l’Ukraine), il y aura des survivants (pas des milliards, c’est sûr !) et ça repartira, probablement au prix d’épisodes « Mad Max ». La mauvaise graine a la peau dure !

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    1. J’ai un ami Oscar, qui est ours des cavernes, et un autre, Eusèbe, qui est tigre à dents de sabre. Je leur ai transmis votre commentaire. Ils m’ont répondu dans un courrier commun : « Cette histoire de ‘La mauvaise graine a la peau dure !’, c’est ce que le Premier ministre nous avait répondu pour nous rassurer quand nous lui avions fait part de nos inquiétudes. Dire qu’on l’a cru ! ».

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      1. Pirouette qui élude ma première remarque, et n’est même pas exacte : il y a toujours des ours et des tigres, que je sache, et les 2 espèces que vous citez n’avaient pas notre capacité d’adaptation, loin de là.

          1. Pirouette un jour, pirouette toujours ?

            Quelle autre espèce de vertébré que la nôtre est capable de survivre à la fois dans l’Arctique, au Sahara, en Amazonie et dans les mines de Potosí ?

            Mais l’important était : « Je crains que vous ne confondiez usure génétique et effondrement de civilisation. » Si vous ne vouliez pas y répondre, il suffisait … de ne rien me répondre au lieu de vous attaquer à une remarque secondaire !

  11. Effondrement en direct… ?

    Qui y participe, y contribue… de qui reste objectif, ne fait que l’observer… ?

    Leclerc propose une baguette à 29 centimes d’euros, pour soutenir le « pouvoir d’achat » des plus pauvres…

    C’est à se demander, n’est-ce pas, si les « subordonné.e.s » précarisé.e.s, « stagiaires » (du « travail gratuit des chômeurs-euses », aux « réformes structurelles néolibérales » macrioniennes, qui voit la différence ?)… du coup de com’ de ce « grande patron » de la distribution alimentaire… doivent le plus le remercier d’être « déresponsabilisé.e.s », sans être « emmerdé.e.s » qui plus est… de ne pas avoir à se soucier du risque de baisse conséquente du « pouvoir d’achat » des agriculteurs-trices… militant.e.s contre le productivisme industrialisé des plantations d’OGM (avec leurs pesticides, etc spécifiques…) aggravant la perte de la biodiversité, amplifiant « sans équivoque », le dérèglement climatique… et des élevages intensifs (fermes de plus de milles vaches, cochons, poules, etc) intensifiant cette souffrance « anthropomorphique », du monde du vivant dans lequel, il devient si facile d’y ranger le monde du non vivant des « non vacciné.e.s » – à qui est demandé soit « l’acceptabilité » de renoncer aux soins des services publics hospitaliers, en réa, soit de ne pas payer plus que d’autres, le sauvetage de leurs vies… – quant est prêté aux virus une victoire avec laquelle les plus pauvres doivent vivre, et c’est tout ?

    Qui de ces « subordonné.e.s », et surtout de la clientèle actionnariale de cette « grande enseigne » nostalgique… tant assistée sans contrepartie (voir en quoi la gestion néolibérale de la crise sanitaire des pays occidentaux », ont profité au travers des confinements, des fermetures des cantines scolaires n’ayant pu distribuer gratuitement aux enfants des plus pauvres, des repas, la solidarité, la fraternité.… en plus de continuer de se gaver sur la spéculation à découvert, fait sur les stocks gérés en flux tendus et prix, des « vaccinés à arn/m », sur les masques… gants, blouses, oxygène de réa, respirateurs, médicaments, capteurs de CO², purificateurs d’air, les denrées alimentaires, l’énergie, etc) s’inquiètent en effet de connaître quelles connaissances réelles sont-ils-elles [« temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » à la seule « DICTATURE des émotions » sondées -officiant tous les soirs – en capacité de « réconcilier » leurs doutes, incertitudes avec leurs « ras le bol fiscaux », « poujadismes »… ] capables de conscientiser, mobiliser, pour distinguer la valeur morale, éthique, qu’une caisse automatique, DEFISCALISEE, DESOCIALISEE, encaissant le total des courses des plus pauvres, des plus précaires en accès aux droits de savoir de la citoyenneté bafouée (voir la manifestation du jour des enseignant.e.s etc), dont ils-elles « subordonné.e.s »… font parti… ou qu’un algo, et autres « ordinisations » reproduisant les tâches humaines… mieux que ce que l’espèce ne sait plus le faire, ou qu’une pseudo « IA » peut mesurer… par rapport à ce qu’ils-elles des plus discriminé.e.s (pour les travailleurs-euses étrangers-ères, couramment employé.e.s dans les secteurs d’activés agricole, de transformations, etc) ne sont pas en capacité de soupeser en terme de savoir ce qu’est qu’être survivant… ?

  12. Par « ordinisation » entendez, si vous le voulez bien, la robotisation, automatisation des étapes traditionnelles, « artisanales » de transformation des matières premières nécessaires à la fabrication du pain, en ce produit fini dit la « baguette », robotisation défiscalisée et désocialisée… dont les prétendus « artisans », « propriétaires privés » d’entreprises, revendiquent être les seuls à revendiquer les « aubaines », « l’usufruit », le « droit d’abusus » quoi…

  13. Maintenant, peut être que les « subordonné.e.s » de ce « grand patron » et surtout ses actionnaires assistés sans contrepartie, doivent le remercier d’aligner au moins disant moral, social, fiscal, environnemental… la valeur morale et éthique, nutritive, d’un bien commun de première nécessité, de ces besoins existentiels de subsistance, que sont autant la baguette (et autres hausses par par ailleurs d’autres dépenses contraintes comme par exemple des pattes, masques FFP2, auto-tests, etc etc, dont dépendent l’appauvrissement systémique du « pouvoir d’achat » des plus modestes, précaires…) que les plus que bas salaire qu’il vise à leur accorder, en prétendant prendre soin d’eux…?

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  14. [pour omicron] 9:37 « les cas sont aussi symptomatiques chez les vaccinés que chez les non-vaccinés, c’est la même proportion, les 2/3 des gens qui sont diagnostiqués ici […] et la charge virale est aussi importante qu’il soit vacciné ou pas vacciné » cf YT « Effets de la vaccination sur l’épidémie » de notre druide national! https://www.youtube.com/watch?v=_x-eozrCCNM

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  15. Au registre des fléaux qui nous pendent plus ou moins au nez à brèves échéances, on « oublie » trop souvent l’un des principaux.
    Il est vrai que militairement nous avons réussi à force d’abnégation et de perfectionnements, en interrogeant systématique chaque découverte de la même manière: « -Est-ce qu’on peut tuer avec? -Est-ce que ça peut rapporter de l’argent? -Non, ben ça sert à rien du coup! », a nous hisser à des niveaux d’efficacités nous permettant d’envisager joyeusement la possibilité de transformer la surface de notre planète en un amas de scories invivable. Aujourd’hui la chute des grands états du XXe siècle menace de dispatcher dans la nature et dans des mains peu recommandables un arsenal à peine imaginable qui était la source d’un pouvoir historique par le biais de sa puissance terrifique. Imagine-t-on ce qui pourrait tomber dans l’escarcelle d’ex gouverneurs USiens en cas de désunions. Le cas s’est déjà présenté avec la chute de l’URSS et nous en avons été réduit à « soutenir » Poutine (l’homme fort) pour éviter autant que possible la dispersion de l’arsenal soviétique façon puzzle (la Russie est une fédération!). Il est a noté que dans la liste infini « des armes, des belles, des brillantes, … », nous avons également produit des volumes impressionnants de bacilles et virus améliorés juste ce qu’il faut pour être incontrôlable par tout moyen curatif connu; dans ce registre comme dans d’autres l’union soviétique a été particulièrement sémillante.
    Ce qui nous amène à notre second fléau; et il faut bien l’avouer, la Covid joue plutôt petit bras. Tout au plus, sauf nouveaux développements toujours possibles, est-elle un facteur de déstabilisation. Bien sûr il y a d’autres petites bombinettes qui attendent leurs tours dans le permafrost, au fond d’une grotte d’une forêt primaire dans les glandes salivaires d’une petite chauve-souris ou encore dans des bunkers plus ou moins bien protégés en fonction de la stabilité des états qui les gères. Mais pour l’instant la pandémie n’est qu’un des possibles et on glose suffisamment dessus pour que je ne me sente pas l’utilité d’y revenir plus avant.
    Enfin il y a la famine, c’est le parent pauvre des fléaux, surtout à cause de ses préférences sociales (la famine tue plus que la Covid, mais bon c’est des pauvres alors …). Or il y a un risque majeur de famine à cause du dérèglement climatique et des pratiques agricoles productivistes; et pas seulement dans les pays pauvres. Ce risque est porté par la fin des rythmes saisonniers millénaires, au niveau mondial. Les variations thermiques et climatiques brusques engendrés vont rendre difficile l’agriculture car les graines ont été développées durant cette même période de « stabilité saisonnière » et qu’en plus elles sont affaiblies par une faible diversité génétique conséquence du système de privatisation du vivant mis en place aux sortir de la seconde guerre mondiale. Les sols qui n’ont pas été artificialisés et bétonnés pour construire entre autres des zones commerciales où il n’y aura bientôt plus rien à vendre, sont rincés par 75 ans d’agriculture productiviste qui en ont ôté la capacité de produire une récolte sans amendement tout en accélérant leurs érosions. Chaque année le stock mondial de denrées alimentaires recule à cause de l’instabilité climatique, de la chute des ressources naturelles et de l’augmentation de la population, et des petits malins spécules dessus (à quelque chose malheur est bon) quitte à augmenter encore le stress sans que l’on semble se rendre compte que nous sommes tous à la merci du premier gros pépin climatique venu (même un volcan qui pète un peu fort). On peut s’isoler, se bunkeriser jusqu’à un certain point, mais se priver de manger … pas très longtemps. Au printemps dernier suite à l’épisode de gelée tardive et à la possible répétition des aléas climatiques j’ai entendu un Homo Sapienspas tenir ce langage à propos d’une culture détruite : « il n’y a qu’a ressemer », et je n’ai pas eu le temps de ceinturer le Bigard en moi, que je me suis entendu répondre « Et on les prend où les graines c….d », heureusement pour sa santé bucco-dentaire celui-ci n’a pas eu le mauvais goût de répondre « au magasin ». Bref la faim, la vraie, n’a jamais été aussi proche.

    Accessoirement et en guise de PS, à l’attention de la gauche et de ses « think tanks » qui se cherche des combats idéologiques d’avenir, je conseille de commencer à se ré-approprier le sujet de l’agriculture vivrière, des agriculteurs (abandonné en pâture à la droite et son satellite FNSEA) et du partage des vivres à travers un principe simple qui peut servir de prisme à tout: « favoriser la vie est une question de survie ». (sans doute une redite pour beaucoup d’entre vous mais: la répétition … blablabla … pédagogie).

    Bonne soirée!
    MG

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  16. Tiens, à propos d’effondrement et d’effondrement qui s’auto-alimente, vient de paraître en français (20 ans après sa parution en anglais !) le livre du sociologue américain Eric Klinenberg « Chicago Canicule été 1995 – Autopsie Sociale d’une Catastrophe (Editions Deux-cent-cinq).

    On peut trouver aussi une interview de l’auteur dans l’excellente émission radiophonique diffusée sur RFI, « C’est pas du Vent » de ce jour.

  17. Bonsoir à tous,

    Encore un exemple d’auto-alimentation de l’effondrement :
    https://www.ouest-france.fr/environnement/nucleaire/un-cinquieme-reacteur-nucleaire-concerne-par-des-defauts-de-soudure-cette-fois-en-normandie-689ae150-7490-11ec-ac16-2e31ae11eb47

    Donc la centrale de Penly (en Seine-Maritime) rejoint Chooz (Ardennes) et Civaux (Vienne) au rang des centrales faisant face à un problème de corrosion (défaut de soudure) mettant en péril la sécurité d’au moins un réacteur.

    Mais, comme le nucléaire a été proclamé « électricité verte » par nos élites mondialisées lors de la dernière COP et presque sanctuarisée comme telle par nos élites européennes, on fera avec les risques d’explosions et de radiations nucléaires.

    Quitte à mourrir du nucléaire autant qu’il soit vert !
    (ça ferait un bon slogan publicitaire pour EDF 😉 )

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  18. Info Covid USA

    https://www.lefigaro.fr/flash-eco/la-cour-supreme-bloque-la-decision-de-biden-d-imposer-le-vaccin-dans-les-entreprises-20220113

    La Cour suprême des États-Unis a bloqué jeudi 13 janvier la décision de Joe Biden d’imposer le vaccin anti-Covid dans les entreprises de plus de 100 salariés, infligeant un revers de taille aux efforts du président démocrate. La haute juridiction a en revanche validé l’obligation de vaccination pour les employés des structures de santé qui bénéficient de fonds fédéraux.

    https://www.supremecourt.gov/opinions/21pdf/21a240_d18e.pdf

    Covid/USA
    https://www.worldometers.info/coronavirus/country/us/

    moyenne journalière sur les 7 derniers jours en forte hausse
    cas positifs : 790.000
    décès : 1767

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  19. Là où Paul Jorion doit être écouté avec frémissements c’est qu’il est plus que probable que notre situation d’êtres vivants et doués de (dé)raison provoque déjà sur le milieu naturel des catastrophes atroces mais si on ajoute : l’incurie politique, la cupidité hystérique, l’épuisement du sous-sol, les rancunes historiques et TF 1, etc. ; des chocs d’une violence inouïe ne vont pas tarder, 2050, 2100, demain matin, difficile à dire… Fin définitive ou longue agonie, mystère…
    Une chose est certaine, ce n’est pas les jours heureux qui se profilent à l’horizon.

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  20. A propos « d’alimenter » ce qui risque de « s’effondrer » encore vite que son ombre… Est-ce que ce qui suit contribue à nourrir ce risque, ou commente comment il peut nous précipiter plus encore vers un risque plus grand…?

    « Les « jours heureux » du « monde d’après » et sa politique « d’exterminisme ».

    Dans le genre « … envie d’emmerder les non vacciné.e.s… » certains complexés se désinhibent. N’est-ce pas une réaction polémique prévue, espérée même, par la gouvernance jupitérienne… ? C. Estrosi en tête, souffre t-il d’une vague d’ensoleillement éblouissant, touchant la « côte d’azur », mais pas que… ? Ou cherche t-il à rivaliser avec Canne et son « palmarès festivalier » doré… ?

    Avec quoi d’autre que ceci « Christian Estrosi veut couper les vivres aux chômeurs non-vaccinés » ce personnage politique peut espérer, prétendre, exister, « représenter » la voix d’un terrain peuplé…? Il ne semble espérer rien d’autre en tout cas, que de rendre à César… le pari d’aller encore plus loin dans le vice, la déconnexion, l’arrogance, le mépris, plutôt que de seulement « emmerder… » la lecture déjà biaisée de la réalité des faits concernant autant les conditions difficiles, pénibles de chômeurs-euses, que la diversité de situations ambiguës… des cas de « non vacciné.e.s ».

    A croire que leurs frustrations, à ces certains doutes, incertitudes de « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » à la seule « DICTATURE des émotions » sondées, capable de les « réconcilier » avec le « ras le bol fiscal », « poujadisme »… ont à ce point « besoin » de se libérer – de devoir vivre avec le virus non vivant, et/ou les propriétaires privés assistés sans contreparties, d’actions, de salaires variables, de stock-options, « anonymisées » « sans identités », « sans visages », pariant sur la dérégulation déréglementation des prix… et des stocks gérés en flux tendus d’une troisième, quatrième, cinquième… dose de « vaccins à arn/m »… sur les risques de pénuries de masques, respirateurs, gants, blouses du personnel hospitalier, capteurs de CO², purificateurs d’air, oxygène de réa, médicaments, réactifs de tests… manquant aux populations des pays pauvres, sans possibilité d’atteindre « en même temps » que « l’exemplarité » de l’occident, un « schéma vaccinal complet », « l’immunité collective »… ? – qu’ils se pensent suffisamment « représentatifs-ves » pour faire croire qu’il est « légitime » que les « non vacciné.e.s », en plus de devoir se confiner plus strictement… ne devraient pas pouvoir bénéficier de l’assurance chômage…

    Surfant sur la vague… « de populisme mondain » elle… se rependant plus vite et profondément que la pandémie… ou se mesurent aux « enchères inversés », les contre-valeurs politiciennes, fascisantes, actuelles… nous précipitant toujours plus vite vers l’effondrement du « monde d’après »… l’alignement au moins disant moral, social, fiscal, environnemental, de la solidarité, de la fraternité, de l’égalité des droits… et de l’universalisme… suggère que les « non vacciné.e.s » payent leurs soins – sans « ticket modérateur », remboursement par les « complémentaires » – en cas de « besoins » des services publics hospitaliers de réa… pour traiter une infection suspectée d’emblée, d’être seulement un facteur multiple de comorbidité (parce que d’autres pathologies chroniques seraient suspectes d’être prépondérantes dans la survenu de décès ?)… et/ou que les « non vacciné.e.s » soient dans « l’acceptabilité » de refuser tout « acharnement thérapeutique » en cas de contamination (les « vaccins à arn/m » n’empêchant pas de rester contagieux) avec une forme grave, létale, de la covid-19.

    S’il est vrai que nous ne sommes pas toutes et tous égaux devant la maladie – l’accès aux services publics hospitaliers ayant été crée dans les « Etats providences » pour pallier aux injustice qui en découlent (dites aujourd’hui inégalités territoriales, scolaires, de « destin », et autres « discriminations systémiques », à l’embauche, dans l’accès aux logements, et commises lors de contrôles aux faciès, « manifestations interdites » par une partie du personnel du « monopole de la légitime violence de l’Etat », personnel « exempté d’obligation vaccinale » [contrairement aux soignant.e.s…] votant à plus de 50 % pour l’extrême droite) – ce genre de propositions politiciennes fascisantes semble considérer « qu’en même temps », nous ne sommes pas toutes et tous égaux face à la bêtise de pareille polémique qu’aucun « Homme » politique et/ou « homo œconomicus » ne soulève… Même le droit de savoir de la citoyenneté est devenu payant, ces jours si, pour les enseignant.e.s.

    Et cette bêtise n’est pas si stérile que ça non plus, lorsqu’elle suggère hypothétiquement (?), par simple exercice de syllogisme, que les « non vacciné.e.s » – des plus précaires, pauvres, discriminés, pour plus de 40 % d’entre eux, n’ayant pas eu accès aux soins, vaccins, etc à temps – s’enfermant pour ne pas risquer de faire une forme grave de la covid-19, pour ne pas « encombrer/saturer » les services publics de réa (toujours gérés comme une entreprise privée, avec l’austérité les « réformes structurelles néolibérales »)… doivent non seulement perdre leur emploi (libérant ainsi d’autres « postes non pourvus », pour faire baisser la « courbe du chômage »…?), leur travail lorsqu’ils-elles en ont… mais perdant aussi la protection sociale de l’assurance chômage, doivent accepter que leurs facteurs multiples de comorbidité, pathologies chroniques, mal et/ou plus soignées, les tuent à petit feu dans leur isolement, et « auto-exclusion ».

    Beaucoup de cyniques, y seraient-ils capables d’y voir, le moyen de faire faire plus « d’économies » aux « dépenses sociales » soit disant trop « généreuses », « coûteuses » (sauf pour les NON RECOURS au soit disant « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent ») s’il y a moins d’indemnité retraite à verser… à moins de ces personne précaires, pauvres, croulant sous la pénibilité non reconnue d’emplois merdiques, de tâches ingrates… pour qui l’espérance de la vivre, la retraite, en bonne santé, de toute façon, recule au risque de s’aligner, de correspondre quoi, à l’âge du taux moyen des décès, que cause la covid-19 (ce qui en ferait plus de « moyens », d’indemnité, pour les vacciné.e.s survivant.e.s ?)… ? Un moyen comme un autre de considérer le « Quoi qu’il en coûte » acceptable, comme étant capable de rassurer les « gentils investisseurs » prêtant encore à l’État, à presque zéro %, malgré l’explosion de sa dette publique… ?

    Certains détracteurs, ayant la fâcheuse habitude d’accuser d’adeptes des « théories complotistes », au mieux… celles et ceux qui comme l’auteur de ce billet accuse de propositions fascisantes ces mesures « d’exterminisme » des « non vacciné.e.s »… diraient que si plus de 500 SDF meurent chaque année dans nos rues – sans compter les réfugié.e.s refoulé.e.s, noyé.e.s… des pays pauvres, souffrant du dérèglement climatique, de la perte de la biodiversité, des guerres commerciales, monétaires de « civilisation », de « nos externalités négatives » polluantes du productivisme… en plus de souffrir de manquer de « vaccins à arn/m », de services publics hospitaliers, etc – même en période de pandémie… sans qu’on sache ou ils sont (dispositifs et lois anti-mendicité, suppression des bancs publics, fermetures des gare de métro la nuit dans les grandes agglo…) pourquoi voudriez vous que « l’opinion publique » (cette pute qui prend par la main le juge de nos bas instincts ») s’indigne plus que ça que disparaissent dans la plus grande indifférence les plus faibles, pauvres, précaires, vulnérables, et « non vacciné.e.s »… du « peuple »…

    Selon le précepte de « l’inversion de la hiérarchisation des valeurs morales », ne doit-on pas lire l’actu comme : les premiers – de cordées ? – arrivés à être vacciné (parce que « public prioritaire » tel que politicien, etc), seront les derniers à ne pas pouvoir être soignés en cas de saturation des services publics hospitaliers quelque soient leurs pathologies chroniques, etc (services toujours gérés comme une entreprise) et les derniers arrivés à s’être fait vacciner, seront les premiers à être exclus des soins de réa, en raison de leurs risques de contagiosité élevée, et de « consentement » trop faible…?

    Le dire « ça ne mange pas de pain » non plus, lorsque le risque de croissance démographique dérégulée, pourrait menacer à court-terme l’aspect « systémique » structurel de l’endogamie et de la reproduction de classe, des propriétaires privés d’actions, d’entreprises… de postes de et à pouvoir.

    Ce genre de mesures révélant que plus que de vouloir continuer de gérer les risques de nouvelles crises sanitaires, et autres urgences climatiques, « sociétales »… de façon encore plus radicalement néolibérale, avec une finalité ultralibérale même, les gouvernances politiciennes à venir, sont prêtes à faire fi de toutes valeurs morales, éthiques, démocratiques, universalistes, pouvant les encombrer, peu leur importe les moyens…

    Et plus les délais entre les « piqûres de rappel », inoculées prioritairement à l’échelle mondiale, dans les pays occidentaux, des dits « vaccins à arn/m », vont se raccourcir, se complexifier dans leur calcul, jusqu’à être aussi indécis, incertains que la durée effective d’innocuité que ces produits procurent… plus le risque qu’une part toujours plus importante de la population se retrouve en situation d’être « non vaccinée », de rechigner à « consentir » à une nouvelle dose vaccinale, en situation de refuser la prolongation du « pass-vaccinal »… va augmenter… va s’accroître avec ceux risques que de nouveaux variants/mutants recombinaisons du coronavirus, émergent dans les populations pauvres du reste du monde, se battant pour avoir en « licence libre » le droit de produire ces « vaccins… »… ou d’autres moyens de mener des recherches sur des souches désactivées, etc, du virus. »

    « Christian Estrosi veut couper les vivres aux chômeurs non-vaccinés »: https://www.humanite.fr/politique/obligation-vaccinale/christian-estrosi-veut-couper-les-vivres-aux-chomeurs-non-vaccines?fbclid=IwAR0JTCPCovMdqTOVX0HBKJPCtA9S42hgmc2np1fYqQh7mWxLZsIyfCYFsck

    1. Mais durant cet espace-temps alternatif de la campagne électorale présidentielle, précédant en sourdine les interrogations pas encore pensées, par « on » ne sait encore qui, quand, quoi, ou comment elles le seront… sur ou, qui, quand, quoi, comment… aura été alimenté les effondrements à craindre… moment qui pourtant non officiel… tout subjectif donc… est vendu quotidiennement dans les médias mainstream et même public, comme devant être la priorité principale des « temps de cerveaux… » mettant à disponibilité de la « DICTATURE des émotions » sondagière, les doutes, incertitudes de leur « ras le bol fiscal », « poujadisme »… cet espace-temps alternatif que cherche à nous vendre comme « alternative possible », réaliste du moins, ce personnage politique soigné et « guéri grâce à l’hydroxychloroquine », et ses soutiens louvoyant entre leurs « accointances » singulières avec le « roi te touche dieu te guérit » pas même déclaré officieusement candidat à sa ré-élection… et leur intérêt (ou « conflits d’intérêts »…?) tout particulier, porté pour les thèses conspirationnistes les plus « crédibles » « légitimes » du moins… pour les leçons à tirer de la campagne « victorieuse » de Trump… combien seriez vous à parier nu, à spéculer à découvert, sur qui et combien, ou, quand quoi comment…. Sera en capacité éclairée de supporter le mieux les inégalités… et injustices… programmatiques… des hausses des dépenses contraintes, énergétiques, de denrées alimentaires, de besoins/envies » de plus de santé publique (chirurgie esthétique, de confort…) les hausses des assurances privées palliant à la privatisation/digitalisation/ubérisation… de certains services publics… de « l’inflation » quoi… de tous les biens de premières nécessités, essentiels à la subsistance et à l’existence du tout un chacun, dit communément, biens communs, intérêt général – et la notion même de GRATUITE devenue une outrance, pour « l’ L’homo œconomicus » et les politiques « apolitiques »… – alors que la mesure du pib du modèle de croissance… reste toujours dépendante jusqu’aux risques systémiques, et « sans équivoque », de l’extinction du consumérisme de l’espèce humaine épuisant pour le modèle social français, plus de trois planètes par an…, à la « compétitivité » de la croissance démographique de « civilisations » se livrant à des guerres monétaires, commerciales… pour les dernières ressources renouvelables (nous vivons à crédit des le mois de juillet, désormais, chaque année) et non renouvelables ?

    2. @ Juillot Pierre

      Résumé :

      1/ Emmanuel Macron emmerde les populations des pays pauvres qui n’ont toujours pas accès au vaccin et qui sont fatalement « non vaccinées ».

      2/ Christian Estrosi ne veut plus soigner les populations affamées et désœuvrées des pays pauvres qui ne veulent pas traverser le  » trottoir  » ( = la méditerranée ?).

      3/ Valérie Pécresse veut virer 200 000 Soignants/Enseignants.

      4/ Eric Zémmour a peur de mourir et d’être remplacé par plus jeune que lui.

      5/ Marine Le Pen n’a rien à dire sur le réchauffement climatique, à par le fait qu’elle a peur du vent dans les éoliennes.

      1
  21. L’architecte Riccardo Bofill est décédé aujourd’hui.
    Une de ses réalisations, l’espace Abraxas à Noisy-le-Grand, a servi de décor à deux films du genre dystopique.
    Je ne suis pas sûr que ce soit le genre de popularité et de postérité que recherche un architecte.

    Brazil de Terry Gilliam (1985)

    Hunger Games, La révolte partie 2 de Francis Lawrence (2015)

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    1. @ Arkao

      Ricardo Bofill était un architecte post-moderne et anti-moderniste . Il représentait ce courant européen nostalgique de l’architecture néoclassique à tendance totalitaire. Son architecture empruntait autant à Mussolini qu’à Staline qu’à un répertoire  » néo-néo-classique » de sa propre invention. Aujourd’hui ses pustules réactionnaires encombrent considérablement l’espace d’un grand nombre de villes. Il n’est pas étonnant que la fausseté architecturale deviennent des décors artificiels pour le cinéma étant donné que l’artificialité était consubstantielle à l’architecture post-moderne qui se targuait d’être un art de la citation redondante et morbide.

      L’autre tendance de l’architecture post-moderne – initialement son creuset idéologique – c’est la ville de Las Vegas aux USA, une démesure hétéroclite et un chaos kitschissime planté dans un désert sans eau, pompant son absurdité et tout son or bleu dans un lac artificiel – le  » Lac Mead  » – où le fleuve Colorado notamment s’y jette. L’assèchement de plus en plus alarmant du Lac Mead condamne à court ou moyen terme la ville de Las Vegas.

      Voici deux tendances de l’architecture qui n’auront bien heureusement plus beaucoup d’avenir…
      ( sauf en Chine, hélas, pendant encore quelque temps ) !

      2
  22. @ Hervé.

    C’est peut être plus compliqué que ça si je rajoute en conclusion du commentaire publié à 18 h 28 min, en complément du premier… que :

    « Notons que parmi qui s’interroge, interrogera, aura interrogé qui, quand, quoi, ou, comment… ce « on » ne sait encore qui, quand, quoi, ou, comment, elles le seront posées (les questions, espérances électoralistes court-termistes, et espérances de « moyen et long terme », en attentes de réponses comme celles des « non vacciné.e.s »)… sur ou, qui, quand, quoi, comment… aura été alimenté les effondrements à craindre… il est une partie croissante du « peuple » (ni connaissant pas grand au « plan A, B, C pour sauver l’espèce…) pour qui plus de 6 générations de descendances à éduquer, instruire… ne suffiront d’espérer trouver une place dans la file d’attente de « l’escalier social » et « sociétal » déjà effondré (il n’est même plus question de parler « d’ascenseur social » comme jadis) quand il ne pourrait rester que trois générations à l’espèce humaine avant sa possible extinction, alors que la précarité dans le travail, l’emploi… c’est comme l’amour il paraît (faut-il supposer qu’un transfert psychologique soit possible entre la banalisation, dédramatisation, « dédiabolisation » de l’infidélité en amour, de la déloyauté dans le choix d’une vocation… ou d’un.e « concurrent.e », et la « culture » de abstentionnisme électoral des plus pauvres, vulnérables, faibles, « mal chanceux »…?). »

    1. @ Juillot Pierre

      C’était un pur clin d’œil à vos propos. J’ai bien saisi que vous aviez une pensée riche et complexe. Je ne voulais aucunement la résumer…
      Je m’amusais un peu au delà de la lecture de vos textes.

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  23. Tout cela se résume à une chose . Les humains (surtout les hommes ) aiment le pouvoir . Ils aiment posséder dans tous les sens du terme . Ils aiment posséder des armes ( quelles que soient leurs natures ) qui leurs permettent de posséder des terres et des femmes . Nous restons des animaux qui nous comportons comme des animaux . La différence est que nous essayons de justifier notre comportement par des  » philosophies  » qui n ‘ont aidées ni à la compréhension de ce que nous sommes , ni à résoudre le problème de ce que nous devrions être . Si tant est que nous devrions être .

    1. Les commentaires annonçant l’effondrement ne sont hélas pas nombreux, au contraire de ceux qui affirment le business as usual. Par contre le négationnisme devant la catastrophe joue lui un rôle décisif dans l’effondrement en alimentant l’impréparation.

      Merci de m’avoir donné l’occasion de rappeler cette « banalité de base ».

      1
      1. J’avais pourtant le sentiment du contraire, surtout que la question de l’effondrement a été abordée scientifiquement dès 1972 avec le rapport Meadows, il y a 50 ans déjà. Et il me semble que les articles sur le sujet n’ont pas manqué depuis lors.

        1. Et il me semble que les articles sur le sujet n’ont pas manqué depuis lors.

          Hélas, non !

          Par contre les études financées par les « marchands de doute » pour nier la teneur de rapport Meadows ont elles proliféré.

          C’est probablement votre intérêt pour le sujet qui vous a fait croire que l’opinion publique restait focalisée sur le rapport Meadows, mais vous faisiez partie en réalité d’une infime minorité : quasiment personne n’y faisait attention.

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