2011 : UNE ANNÉE SANS HISTOIRE

25 décembre 2011 par Paul Jorion | Print 2011 : UNE ANNÉE SANS HISTOIRE

Ce que l’année 2011 aura brillamment illustré, c’est comment la dérégulation et la privatisation engendrent le dérèglement. C’était prévisible me direz-vous, eh bien, apparemment pas pour tout le monde, et en particulier pas pour les personnes que nous nous évertuons, vous et moi, depuis quarante ans, à asseoir par nos votes à la tête des affaires.

On entend dire bien entendu dans certains cercles que l’effondrement que nous observons se déroule selon un plan prévu. C’est là une vue exagérément charitable de l’intelligence et de la compétence de ceux qui, tant sur le plan officieux que sur le plan officiel, nous dirigent. La panique qui règne en ce moment au sommet réfute à suffisance la thèse du complot.

Que retenir de l’année 2011 ? Une offensive en règle contre l’État-providence, à l’occasion d’une crise de la dette dont on a décidé en haut-lieu que seuls les salariés en règleront la note et dont on a oublié, là aussi, qu’il a été mis en place pour que le capitalisme soit supportable à la masse des perdants de ce système, qui ne protesteraient pas trop si on leur donnait de jouir quand même en paix des petits plaisirs de la vie.

Les salaires extravagants des dirigeants des grosses entreprises furent considérés en 2011 comme une curiosité dont il n’y a pas lieu de se préoccuper spécialement. De même, le fait que les dividendes augmentent alors que le résultat des sociétés baisse. De même encore, le fait que les grosses entreprises dépensent en lobbying des sommes plus importantes qu’elles ne versent en impôts. Simples curiosités que tout cela, tout comme les stock-options, qui tombent dans la catégorie fiscale des « gains exceptionnels », même si elles ont représenté dans les années récentes, 43% des revenus de la fraction la plus fortunée de la population française.

Quand ils ont tendu la main au secteur bancaire, les États sont tombés dans le trou où celui-ci se trouvait déjà. Pourquoi ? « Parce que nous avons vécu au-delà de nos moyens », nous serine la presse bien-pensante. Ah oui ? Ne serait-ce pas plutôt parce que les gains de productivité dus à l’informatisation et à l’automation ont précisément été confisqués sous la forme de dividendes et de rémunérations extravagantes, plutôt que de passer en salaires à ceux dont le travail produisait davantage ? Et que le pouvoir d’achat qui manque à l’appel a très généreusement été masqué par un accès facilité au crédit, lequel fragilise l’économie irrémédiablement en étendant le réseau des créances nécessairement douteuses puisqu’elles seront remboursées à terme à l’aide de salaires insuffisants et déjà hypothéqués. Il suffit alors d’un incident mineur, comme la crise des « subprimes » aux États-Unis, pour que le château de cartes s’écroule à l’échelle de la planète.

Il ne s’agit encore là que de la France, qu’en est-il de la zone euro dans son ensemble, et des mesures prises pour la maintenir en vie ? Trop peu, trop tard, et ceci depuis janvier 2010, quand les difficultés de la Grèce ne purent être ignorées plus longtemps. Les politiques, les financiers, s’efforcèrent de rétablir la confiance, de réunions de ministres des finances en réunions de chefs d’État, à 7, à 8, à 17, à 20 ou à 27. Comme si « la confiance des marchés » pouvait être restaurée à coups de phrases ampoulées ! La confiance, pour ceux-ci, signifie seulement que l’argent prêté leur reviendra, et grossi d’intérêts plantureux pour bien faire. Or les États, à l’image des ménages, sont aujourd’hui fauchés.

Les choses vont-elles pour autant mieux ailleurs ? La nouvelle classe des millionnaires chinois, nous révèle un sondage, ne rêve que d’une seule chose : de s’installer dans le XVIe arrondissement de Paris. Cela ne présage rien de bon pour l’économie chinoise. À moins qu’une bonne nouvelle ne se cache dans la mauvaise : que les dépenses des millionnaires chinois en exil boosteront les exportations de leur mère-patrie – qui ne peut plus vraiment compter sur nos propres achats, à nous Occidentaux, étant donné l’état de nos finances. Autre « BRICS » sur lequel nous comptons pour sauver l’économie mondiale, puisque nous avons nous jeté l’éponge : la Russie, où les manifestants hier se disaient prêts à faire une nouvelle révolution.

Et les États-Unis ? Le plafond de la dette publique a été rehaussé le 2 août pour atteindre le niveau confortable des quinze mille milliards de dollars. Toute amélioration de la situation est désormais impossible, l’opinion publique américaine s’étant clivée entre deux camps : ceux, d’une part, qui refusent toute imposition nouvelle du capital comme des gros revenus « pour ne pas pénaliser l’économie », ajoutent-ils sans rire, et ceux, d’autre part, qui entendent défendre les derniers vestiges de l’État-providence aux États-Unis. La vente des armes à feu dans le pays connaît un boum sans précédent, « dont il est difficile de deviner la raison », ajoutait de manière touchante le commentateur qui rapportait la nouvelle.

Dans le même registre des choses difficiles à expliquer, le fait que les camps d’« indignés » ont poussé comme des champignons à la surface du globe en 2011. Une autre curiosité sans conséquence, n’en doutons pas.

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361 commentaires

  1. morvandiaux

    15 janvier : Conférence internationale «Leur dette, notre démocratie»
    http://www.france.attac.org/evenement/15-janvier-conference-internationale-leur-dette-notre-democratie

  2. TOUILEB Mouloud

    Excellent résumé de la situation, M. JORION ! Merci

    • liervol

      Non, je ne trouve pas. Vous avez oublié Fukushima dans votre année sans histoire où comment pour produire des tas de choses à jeter une entreprise privée d’énergie n’a pas pris dans un pays sismique de l’ampleur du japon assez de précaution où comment dans ce pays on sait fabriquer des tamagoshi mais aucun robot pour travailler sur en milieu radioactif où comment les êtres humains sont fous à produire eux même de quoi se tuer juste parce que le commerce est élevé comme un temple.
      ,

    • RIOU René

      Et cette fois personne ne pourra dire qu’on n’a pas été prévenus.

  3. Bozzo

    Très belle synthèse de cette année passée !
    Que nous réserve la suivante ?
    Des mensonges, encore des mensonges, toujours des mensonges ?
    L’art de la Politique n’est-il pas l’art du mensonge ?
    Il est grand temps de changer le Cadre !
    A vos armes !
    Pardon, à vos claviers!

    A quand le premier forum du « Nouveau Cadre » ?

    Joyeux Noël, tout de même.

    • RIOU René

      @Bozzo

      Que nous réserve la suivante ?

      Il est grand temps de changer le Cadre !

      Il y a cette information qui permettrai de boucler l’année sur une note optimiste…

      Le président du Sénat, Jean-Pierre Bel (PS), a annoncé hier avoir choisi l’économiste Bernard Maris, une des voix françaises de l’anti-libéralisme, pour siéger au conseil général de la Banque de France. (journal: Le Petit Bleu de Lot-et-Garonne)

      …malheureusement contrebalancée par cette autre nouvelle beaucoup moins agréable

      Le département américain de la Justice a validé jeudi sous conditions la fusion entre Nyse Euronext et Deutsche Börse…. la Commission européenne a émis des réserves à cette fusion, s’inquiétant notamment des risques pour la concurrence sur le marché des produits financiers dérivés. (journal : Les Echos)

      Quoique j’ai une opinion personnelle sur ces sujets, j’aimerais bien connaitre l’avis des contributeurs de ce blog.

      Merci à vous

      • A défaut d’une analyse personnelle, que j’ai déjà indiqué dans de précédentes réponses et que je n’ai pas envie de répéter et qui sont d’une porté générale sur l’économie ( en gros : ne laissons personnes nous gouverner, pas plus les banques que les États, décidons nous même, produisons et partageons ce dont nous avons besoin sans argent et sans échange. L’échange sera réservé pour le surplus et avec ceux qui ne veulent pas partager).

        Je signale cette fiche de CQFD, un peu sarcastique, mais qui rappelle quelques éléments sur Bernard Maris.

        http://cequilfautdetruire.org/spip.php?article621

        Vous l’aurez compris, je ne suis pour ma part ni keynésien, ni libéral.

      • RIOU René

        @Bug-in

        Cette réponse fournit un éclairage tout à fait intéressant sur la personnalité de Bernard Maris. Au fil de cet article, j’ai eu l’impression de relire « Les Illusions Perdues » . Si j’ai bien compris, notre homme est donc bien un journaliste balzacien qui pense bien et agit mal. Il serait également doué d’une souplesse étonnante lorsque les circonstances l’exigent. Ça paraît possible…

        Il n’en reste pas moins que le recrutement d’Oncle Bernard trahi probablement une évolution de la vision de nos décideurs occultes. Bien sûr, la chair est faible. Mais au pire, nous nous retrouverons placés devant la médiocrité habituelle ni plus ni moins. Tout n’est pas encore pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je m’en doutais un peu.

        Merci pour ce lien et pour votre réponse.

      • Bruno N.

        En quoi cette fusion NYSE Deutsche Borse est elle une mauvaise nouvelle ?

        Lorsque la direction et le contrôle de cette boîte sera majoritairement revenue de ce côté ci de l’Atlantique, les Etats européens pourront alors se saisir beaucoup plus facilement des « tuyaux » de la spéculation, en décidant unilatéralement de la fermeture du marché des produits dérivés.

        Seul petit problème à régler : changer de dirigeants…. au niveau européen

    • tchoo

      la fin du monde pour 2012

      où la fin d’un monde !

      • medicago

        Plutôt la fin d’un monde mais on ne voit pas bien le profil de ce qui suit…dixit PJ il y a quelques jours sur France Culture.
        N’empêche que dans ce monde ou la démocratie serait reine et les citoyens suffisamment informés pour prendre de bonne décision, le métier de politicien n’existerait plus. J’ai en effet bien du mal à comprendre comment ces professionnels, disposant de bataillons de cranes d’Œuf équipés de supercalculateurs brassant des milliers de données sont capables de prendre des décisions si contraires au sens commun. Leurs priorités sont malheureusement de se faire réélire et de satisfaire les lobbys qui les financent. La situation est aujourd’hui si embrouillée que plus personne ne sait comment démêler ce gigantesque sac de nœud de fil de pêche. Il faudra certainement couper dans le tas et vite relier pour conserver la fonctionnalité du fil. A défaut, l’humanité est condamnée à mourir de faim à très brève échéance. Qui saura faire et expliquer ce qu’il fait et pourquoi ? Ceux qui possèdent à la fois le charisme, le courage, l’intelligence, la lucidité, l’abnégation, le dévouement, et bien d’autres qualités encore, ceux la existent ils ? Probablement que non. Mais nous avons chacun une petite partie de ces qualités et nous sommes nombreux…Parlons nous, agissons ensemble, vite…

  4. Xavier

    Merci beaucoup, M. Jorion pour cette analyse.

    Dans le second paragraphe, vous décrivez à quel point nos gouvernants ne comprennent pas la situation. Ce n’est pas rassurant, si l’on considère la mesure des défis auxquels nous devons être confrontés dans les années à venir : choc financier (que vous nous décrivez jour après jour sur votre blog), choc énergétique à prévoir (production d’hydrocarbures sur un plateau, et peut être bientôt à la baisse), choc environnemental (sans commentaire).
    Face à tous ces défis, je me demande souvent ce que devrait être la démocratie, pour qu’elle puisse survivre. De toute évidence, le système actuel est condamné, et ses dirigeants ne sont pas capables de réaliser quels sont les problèmes et ce qu’il faudrait faire. Il faudrait donner plus de poids à l’avis des experts. Il faudrait aussi une volonté politique globale (et non une somme de volontés politiques locales contradictoires).

  5. Pol

    Excellent panorama où l’on trouve le juste diagnostic et, en creux la thérapeutique.

  6. Formule

    Bonjour !

    C’est vrai qu’il est assez pénible d’entendre constamment : « nous avons vécu au dessus de nos moyens ». C’est pourquoi je suis en recherche d’une nouvelle formule de ce genre qui permettrait de peut être remettre les choses à leur place…

    Deux propositions :
    « Ils ont vécu au dessus de nos moyens », ou bien « Leurs moyens sont au dessus de nos vies ».

    Qu’en pensez-vous ?

    • « Ils ont vécu au dessus de nos moyens », désolé mais c’est déjà de moi ;-)

      • Et nous vivons audessus des moyens de la planète…

      • @ Michel Lambotte

        « Et nous vivons audessus des moyens de la planète… »

        Un « nous » lieu commun bien mal ciblé ! Je ne suis pas persuadé que les smicards, les bénéficiaires du RSA, ceux qui font la queue aux Restos du cœur, les 50 millions d’Américains qui se nourrissent avec des tickets de rationnement ou les Somaliens vivent au-dessus des moyens de la planète.

      • Victor

        « Ils ont vécu sur nos moyens » ou « ils ont vécu de nos moyens »… n’étant pas de langue maternelle française ne ne sais pas quelle est la meilleure des expréssions.

      • Victor

        À Michel Lambotte: nous ne vivons pas tous au-dessus des moyens de la planète, y compris dans nos pays dits « riches », beaucoup de personnes vivent dans la précarité!

      • Delphin

        Lorsque, par exemple, la personne en situation de précarité utilise l’électricité nucléaire pour se chauffer – car c’est le chauffage électrique, le moins coûteux en investissement que le « pauvre » est contraint d’utiliser (ce qui, finalement, fait opportunément prospérer notre mode de production d’énergie à dominance nucléaire – il y a beaucoup de « pas bien riches du tout »), il vit lui aussi, bien malgré lui, au dessus des moyens de la planète (risque potentiel insensé).

        C’est simplement, probablement, ce que voulait dire michel lambotte.

        ———————————————————————————————————————————-

        C’était la série dominicale : « Hélas, les bons sentiments méconnaissent souvent la complexité de la réalité, pour pouvoir prospérer.

        Amicalement,

        Delphin

        (Si le nucléaire n’existait pas il faudrait l’inventer, tellement sa monstruosité permet de rendre visible ce qui ne l’est pas)

      • Je ne suis pas persuadé que les smicards, les bénéficiaires du RSA, ceux qui font la queue aux Restos du cœur, les 50 millions d’Américains qui se nourrissent avec des tickets de rationnement ou les Somaliens vivent au-dessus des moyens de la planète.

        Tout à fait d’accord
        Lorsque je dis nous, c’est du système qui nous chapaute que je parle, si nous appliquons les recettes de ce système pour sortir les gens de la misère, on bousille la planète.
        C’est aussi cela le capitalisme à l’agonie.
        Ce que je propose est de changer de système en y intégrant la sortie de la misère de ces laissés pour compte.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=32213#comment-274520

      • jérôme

        @ Paul, dit « le copy right »,

        Bonjour,

        Si les maux nous tiennent à part, comment se peut-il faire qu’ils nous appartiennent, en quelle étrange manière ?

        Hafez, Poète Persan du XIVème siècle interprété par les Fleurs du Jardin d’Auguste Rodin.
        http://www.youtube.com/watch?v=rbz-8o2sldI

        Persian Music- santur, By Parviz Meshkatian
        http://www.youtube.com/watch?v=hlWZQ47qF6I&feature=related

        Que n’avons nous emprunté à l’Orient, des siècles durant, pour leur rendre si mauvais partage de grâces, c’est étonnant, quand on y pense, sans sectarisme ni préférence de forme..

        Bêle journée Paul, et beau texte, plume en coin et sourire fiché, de guingois leste est..farceur théorique ?

      • Leboutte

        Très bien !
        Et le problème qu’ils ont aujourd’hui, et qu’ils nous filent, c’est désormais « Comment grossir en se privant? » , selon le commentaire assez drôle de Marie-José MONDZAIN, philosophe, sur France-Culture, qui « essaie de comprendre ce qu’on essaie de ne pas lui faire comprendre »:
        http://www.franceculture.fr/2011-12-16-la-crise-et-nous

      • liervol

        On ne vit pas au dessus de nos moyens, on vit tous de gaspillage ceci est le vrai terme l’autre il ne veut rien dire car il n’est ni précis ni pertinent, c’est du vent pour sensation et journalisme à quatre sous teinté judéo chrétien .
        La société commerciale est ainsi faite, c’est la compétitivité de la société qui gaspillera le plus et rien d’autre ici bas.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Obsolescence_programm%C3%A9e

      • Delphin

        Citation Liervol :
        « On ne vit pas au dessus de nos moyens, on vit tous de gaspillage ceci est le vrai terme l’autre il ne veut rien dire car il n’est ni précis ni pertinent, c’est du vent pour sensation et journalisme à quatre sous teinté judéo chrétien . »
        ———-

        L’expression « on vit au dessus de nos moyens » est, pour moi, de caractère anthropomorphique.

        « On (dont les « pauvres » de chez nous) vit au dessus des moyens de la planète » est descriptif neutre de notre réalité à nous, vivant dans les pays industrialisés.

        L’obsolescence programmée n’est qu’un des aspects de l’impossibilité qui nous est faite de ne pas vivre au dessus des moyens de la planète.

        C’est pourquoi, tout changement de cadre doit intégrer le fait qu’il nous est devenu impossible, de toute façon, de vivre au dessus des moyens de la planète car nous ne sommes plus une minorité à le faire.
        Notre empreinte écologique est mondialement collectivement insoutenable. Elle l’était déjà depuis longtemps, mais la minorité (dominante) que nous étions permettait à la planète d’encaisser).

        Le plus stupéfiant, c’est que la majeure partie de notre enrichissement n’en est pas vraiment un. Me taper mon pack de 9 kg d’eau de source du supermarché, éventuellement polluée par le plastique des bouteilles stockées au chaud de l’été est un appauvrissement par rapport à l’eau non polluée de l’adduction près-empesticidation, de coût, alors,100 fois moindre.

        Amicalement,

        Delphin

      • @ Delphin

        Merci et je suis entièrement d’accord avec vous.
        Le système capitalisme chapauté par la rente financière ne peut vivre qu’audessus de la planète.
        Comment peut-on créer la rente financière sans exploiter le force du travail et la consommation de ressources planétaires?
        Je ne culpabilise personne, j’essaye de mettre le système à plat pour mieux le comprendre.
        Tout le monde vit audessus des moyens de la planète parceque nous sommes dans un paradigme qui existe grâce à cet état et personne n’y échappe.

        Désolé Delphin, mais je bois l’eau du robinet (comme on dit chez nous)
        Vous avez raison quand vous dites ceci

        C’est pourquoi, tout changement de cadre doit intégrer le fait qu’il nous est devenu impossible, de toute façon, de vivre au dessus des moyens de la planète car nous ne sommes plus une minorité à le faire.

        La question est de savoir de quoi nous allons vivre, n’est pas là la meilleure recherche que nous puissions réaliser?

      • Delphin

        A Michel Lambotte

        Nous sommes donc deux. Il ne reste plus qu’à convaincre les 59 999 998 autres français.
        « On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif »… sauf quand le puits commence à se tarir.

        Delphin

    • jeanpaulmichel

      - nous n’avons pas les moyens de payer la dette de la finance mondiale
      - payer les dettes de la finance mondiale c’est nous condamner à mort
      - la finance mondiale doit être condamée à payer ses dettes
      - pour 100 euros d’impayés l’huissier se déplace. Et pour 10 milliards de dettes bancaires ?
      - Le quotidien est si difficile. Payer les dettes de la finance, non merci
      - Nous faire payer la dette de la finance mondiale c’est nous voler
      - Vouloir nous faire payer les dettes de la finance mondiale, n’est-ce pas condamnable ?
      -
      -

      • Vivanco

        Comment mettre la moitié de la France à la rue pour dette ? Ce ne sera pas possible surtout avec la réduction des fonctionnaires.

    • nad

      Ils nous ont endetté au dessus de nos moyens.Car comme le disait Kaldor en synthétisant Kalecki « les capitalistes gagnent ce qu’ils dépensent, les travailleurs dépensent ce qu’ils gagnent ». …

    • izarn

      Désolé cette phrase est totalement stupide. Personne n’a vécu au dessus de ses moyens.
      C’est de la propagande, cela n’a pas de sens.
      C’est meme totalement abject. Tiré de la bouche de criminels économiques pour justifier leur fraude et leur hold-up sur les peuples.

  7. S’il faut des spécialistes dans toutes les sciences du vivant, en déconfiture, pour repenser de l’agriculture à la psychologie, il faut aussi que ceux-ci se rendent compte qu’il n’y aura pas de « bonne » décision possible à travers ce qui leur est visible des causes du mal. La cause du mal est d’en rechercher la cause, aussi éloignée ou complexe soit-elle. C’est le modèle de pensée – le myhe scientifique- et les concepts de temps- actuellement linéaire- et de liberté – actuellement individuelle- qui doivent être remis sur la table.

  8. emmanuel

    Un message de fin d’année plein de sagesse ; le titre peut même être pris au premier degré, l’Histoire est en suspens, en panne, le déréglement ne permet pas encore de voir la suite

    les personnes que nous nous évertuons, vous et moi, depuis quarante ans, à asseoir par nos votes à la tête des affaires.

    mais là, je ne suis pas Paul ! je ne pense pas qu’on puisse atteindre un idéal démocratique en choisissant des dirigeants pour nous dominer, c’est meme maso

    je considère que la souveraineté est populaire, que le peuple est à la tête des affaires et qu’on s’évertue depuis toujours à trouver un moyen de réaliser cette souveraineté au mieux en pratique, le système actuel (le pire pour paraphraser Churchill à part le Corée du Nord) trahit de plus en plus ouvertement et radicalement le projet démocratique (fric, lobbyes, népotisme réseaux etc etc)

    En votant on « choisit » actuellement parmi les professionnels des réseaux de pouvoir déjà désignés par les sondages ceux qui ont bricolé l’image qui fait le plus frétiller notre ego eu égard à nos réflexes de CSP…

    Assoyons nous plutôt à la tête des affaires !

  9. Boson

    Bonjour à tous, bonjour Paul ,
    Merci pour ce billet sans histoire …
    Et joyeux noël …
    En espérant pouvoir le faire dans un an…
    Car en Grèce par exemple les objectifs doivent se compter en jours .
    Bn.

  10. Shaivasiddhânta

    Merci Monsieur Jorion pour cette brillante synthèse de l’année 2011.
    Je vous souhaite tout de même un joyeux Noël !

  11. Très heureux de vous lire Monsieur Jorion,en ce matin de Noel.
    Texte clair et accessible très bien écrit; bonnes fêtes à vous et à vos proches

    Bon NOEL à tous les lecteurs

  12. Kerjean

    En attendant, un Monti dont on sait d’où il sort si ce n’est de la manche de la finance est en deux jours passé du statut d’inconnu à sénateur à vie puis chef du gouvernement italien. Qu’un ancien de GS a été imposé en Grèce, qu’un autre dirige la BCE qui file, sans contrepartie, à 1% aux banques ce qu’elle refuse aux états: 500MDS €!!!!! . Pendant ce temps là, aux USA dans le silence le plus total de la presse européenne , Obama accepte un vote du sénat permettant à l’armée américaine de détenir n’importe quel citoyen, pour un temps indéfini, hors de tout contrôle civil et judiciaire. Des financiers qui mettent leurs hommes aux commandes hors de tout contrôle démocratique en europe, une loi carrément fascisante aux USA.
    Il ne s’agit pas de complot, mais il suffit de se poser la question « à qui profite le crime ». A qui profite la fin de la démocratie? A qui profite la ruine des 99% qui n’ont pas grand chose où qui n’ont pas pu se tirer avec la caisse?
    IL n’y a pas de complot occulte, il y a simplement un cartel d’intérêts bien compréhensible de la par de gens habitués de toute éternité à savoir que si « nul ne peut faire l’histoire, il convient toutefois d’encourager les tendances favorables et de contrecarrer à tout prix les tendances néfastes ».
    Cette dernière phrase est l’introduction du rapport public du CNR(sic) américain remis tous les cinq ans au président(évidemment préfacé par Adler dans la version française…). Il est interessant de constater ce que les 240 pages qui suivent considèrent comme favorables ou néfastes.
    Le système « égalitaire » social à l’européenne y est très clairement décrit comme une véritable insulte au bon sens.

    Ce rapport est public. Non, il n’est pas occulte, non ce n’est pas un complot, c’est simplement un plan et il est écrit noir sur blanc.

    C’est là que j’en veux un peu(un peu seulement ) à Paul. Il est comme tous ceux qui ont ignoré ou dédaigné Hitler alors qu’il avait tout très clairement exprimé depuis longtemps dans Mein Kampf.

    Avant de parler d’aléa et de système anarchique sans aucun sens humain, merci de e donner la peine , au moins de lire ce rapport quiniquenal du renseignement américain. Moins de 6€ dans n’importe quel librairie.

    Le plus interessant est d’y lire les valeurs de ces gens là et surtout de comprendre qui a instrumentalisé la puissance d’état des USA.

    Je rappelle que Eisenhower lui même en 60 prévenait ses compatriotes de ce danger immédiat.

    • Yogi

      Vous pourriez mettre un lien ? Une recherche sur CNR ou CNR Adler ne donne rien. Merci.

      • Kerjean

        @YOGI

        Le titre de l »ouvrage est(en Français) « Le Nouveau Rapport de la C.I.A ».

        Le CNR est le conseil national du renseignement américain. Il s’agit d’un rapport quinquenal remis au président US et dont la partie publique est publiée urbi et orbi.
        En fait, il s’agit d’une prospective du monde à 15 ans, soit 2025 pour la présente édition. Les prévisions n’y sont pas des plus intéressantes, le plus interessant est d’y lire entre les lignes.

        Je ne parle pas plus de complot que ce que font toutes les organisations patronales pour influencer les sociétés dans le sens des intérêts de leurs plus importants membres.

        Je ne comprends pas pourquoi Paul s’obstine à ne voir qu’effet de système là où la main de l’homme est si visible.

        Alors de quoi parle donc Paul, quand il évoquent ceux qui travaillent à édifier une nouvelle aristocratie mondiale?
        Ce n’est pas une complot, ce n’est pas occulte, c’est clair comme de l’eau de roche.

      • @ Kerjean

        Il y a aussi des illuminés qui s’acharnent à tenter de changer de l’argile en or. Ce n’est parce que certains affichent une volonté qu’il faut automatiquement leur faire crédit de résultats qu’ils ne pourraient jamais espérer en réalité.

        Il y a ceux qui croient et ceux qui veulent croire. Comme pour l’alchimie.

    • udan

      Excellent cette introduction du rapport public du CNR. Je vais l’acheter.

      Encourager les tendances favorables et contrecarrer à tout prix les tendances néfastes.

      Si cela se fait plus ou moins secrètement, cela modifie le rapport des forces. Il se crée un système. La clé du problème réside dans le fait que les créateurs de ce système ne doivent absolument pas s’engager dans l’action. Ils s’arrêtent juste avant. Il n’y a rien d’illégal, donc pas de complot, pas de responsables. Mais si le système est en place, l’action se produira fatalement tôt ou tard. Ceux qui crieront au complot, non seulement le feront dans le vide, mais de plus, ils apporteront la preuve, par défaut, qu’il n’y a aucun complot.

      C’est quasiment imparable. Il suffit simplement d’être patient.

    • VALERIE

      Si votre premier paragraphe n’est pas un complot, qu’est-ce que c’est ? !
      Dans la société qui est la nôtre, le formatage est une des lois. Vous prononcez le mot « complot » et vous êtes bon pour la camisole ou une bonne séance de rigolade collective.
      Ceux qui font voter ces lois dans la nuit et le silence, complotent, oui.
      Soustraire la richesse au plus grand nombre en légiférant est un complot. Pouquoi avoir peur de le dire ?
      Ces gens complotent contre nous depuis combien de temps ?

      • Idem : Le complotisme n’est pas réfutable : toute refutation éventuelle est… suspecte ! Cherchez à qui le crime profite !

      • Charles A.

        Soustraire la richesse au plus grand nombre en légiférant est un complot. Pouquoi avoir peur de le dire ?

        Car c’est faux: une vision purement psychologique et réductrice.
        Il faut regarder au delà des individus soit disant « méchants », pervers, etc .
        Les homme ne font l’histoire que dans les circonstances où ils vivent.

        Ces sont les seigneurs de la guerre qui sont devenus la classe féodale
        Ils ont concentré les richessses, mais ont du laisser la place à la bourgeoisie.
        Ceux-ci qui avaient pu faire une accumulation primitve
        et profiter des progrès techniques sont devenus la classe capitaliste.

        Même les bureaucrates socialistes ont fini par accaparer les richesses
        mais encore une fois, non pas en complotant,
        mais comme résultat des conditions dans lesquelles a eu lieu la révolution russe.

        Si il suffisait de supprimer les comploteurs,
        croyez-moi, nous aurions réussi, rien que sur ce blog,
        à réunir la petite équipe nécessaire pour les éliminer physiquement.

        Malheureusement, pour éliminer une classe sociale,
        il faut des contradictions dans son mode de domination allant jusqu’à la crise,
        et une classe déterminée et organisée au niveau nécessaire de l’affrontement.

        La première condition semble bien acquise. Le blog en rend bien compte.
        La deuxième implique que l’indignation devienne résistance et révolte,
        avec tous les moyens nécessaires à une révolution.
        Nombreux ici aussi y travaillent!

      • François Marenne

        que de mots passe-partout, répugnants ou aguichants: complotisme, populisme, extrêmisme, tous des mots qui brouillent le débat essentiel: comment sortir du cadre? tous restent enfermés dans une idéologie qui a fait ses mauvaises preuves. Nous avons réellement besoin d’un nouveau vocabulaire.

      • gotoul

        Complot or not complot ?
        Un peu des deux mon général.

        Par exemple dans les années 70, la CIA a peut-être comploté en Amérique du Sud, en particulier au Chili pour renverser Allende et expérimenter le libéralisme pur et dur.

      • Les activités des services secrets ne sont ni des conspirations, ni des complots.

      • gotoul

        « Les activités des services secrets ne sont ni des conspirations, ni des complots. »

        Donc quoi qu’il se soit passé le 11-09-200, il n’y a pas eu de complot.
        Soit un acte terroriste par Al Qaida, soit une opération de service(s) secret(s) si on se réfère aux deux principales options de cet évènement tragique.
        Même si j’ai un peu de mal à comprendre pourquoi un Etat ne peut pas comploter.

        Merci beaucoup à toute l’équipe pour ce blog.

      • liervol

        Valerie ne croyez pas qu’en haut ça ne conspire pas à abattre le voisin aussi riche aussi puissant, c’est même pire, c’est à la fois drôle et à la fois infiniment triste, cette espèce en compétition permanente alors que la coopération est presque un mot ordurier.

        Si vous voulez un exemple de la compétition des puissants, regardez du côté de la toscane au alentour de Florence, ces villas faites pour résister aux assauts aux combats à l’époque des Médicis, ça n’a pas changé.

        La devise mondiale devrait être ce vieux proverbe : il ne suffit pas d’être heureux, il faut encore que les autres ne le soient pas, c’est ça l’espèce humaine et rien que ça, une belle crasse !!!

      • Merl Mokeur

        Complot des patrons: c’est Adam Smith, le père du libéralisme économique, qui utilise cette expression pour analyser l’entente des patrons pour maintenir les salaires au plus bas, interdire les coalitions de travailleurs ou syndicats ainsi que le réembauchage des meneurs. Mais son livre était cher et on n’avait pas appris aux ouvriers à lire.
        Aujourd’hui il faut poser quelques interdits idéologiques forts, pour éviter que les travailleurs pensent par eux mêmes comme ne jamais parler de complot sauf pour les staliniens. Chacun sait que le capitalisme est totalement transparent.

      • Fred81

        Ce bon vieux complot, NWO, et autre complot Judeo-maçonnique (pour ce dernier il tendance à m’hérisser le poil quand on sait quelles horreurs ont été commises au nom de la mise en échec de se « complot »)
        Personnellement je préfère analyser la situation actuelle sous la forme de lutte entre différente forme de pouvoir, à savoir pouvoir civil (nous autres citoyen lambda, qui sont dans leurs majeurs parties anesthésiés par le consumérisme) et le pouvoir économique/financier. Le pouvoir politique quant à lui s’est fait fagossité par le pouvoir économique/financier alors qu’il aurait dû être là pour le réguler… Donc en gros on est pas sorti de l’auberge.
        Ça nous promet des années intéressante à vivre (mettez beaucoup d’ironie dans « intéressante »)

    • erreipg

      sans contrepartie

      Mais non voyons ! Les banques emprunteuses de ces 500 Mds€, pour obtenir leurs euros, doivent fournir en contrepartie à la BCE, des obligations d’Etat achetées sur le marché primaire ou secondaire ou tout simplement tirées de leur stock.

      • KERJEAN

        Alors, en fait, pour Paul, ce n’est pas le concept de complot qui le dérange, c’est le mot.

        Moi, je persiste à dire qu’il n’y a pas de complot mais bel et bien une communauté d’intérêts de gens extrêmement riches, regroupés en cartels et qui agissent de toutes leurs forces, d’une manière tout à fait manifeste dans le sens de leurs intérêts.

        D’ailleurs, il est à noter que dés qu’on dit ça, ce sont les chiens de garde médiatiques de ces gens là qui accusent de complotisme.
        Un peu comme l’histoire du plombier polonais qu’on a attribué aux nonistes alors que c’était une marotte des éditocrates ouistes pour « démontrer » à quel point ces salops de nonistes étaient des xenophobes rancis.

      • Ce qu’il y a de pratique avec vous Kerjean, c’est que comme vous revenez toujours avec les mêmes lubies, on peut simplement linker les réponses déjà apportées, sans perdre trop de temps.

        Merci, continuez ainsi ;)

  13. jérôme

    @ Paul,

    Bonjour, quel swing, bel an, volée de bois, un condor pasa..

    Un black hole d’objectif reçoit direct sa petite balle blanche, le green resserre l’errant de la vieille garde. L’or du chêne, le gland du voile, l’est est lestant, le surroi est dent..

    ENSEMBLE LINEA – PIERRE BOULEZ – LE MARTEAU SANS MAITRE – PART I/IV.MPG
    http://www.youtube.com/watch?v=EIXPsEM_x0k

    La périphérie sert vira de théatre, à opérandes douces poing trois valeurs laisses rats, appris voit sait l’âne y mal, dingue dongue gigue folle et texte an sien, sienne doigt et pallas feu ra.

  14. Charles A.

    Merci Paul pour ce « cadrage », très utile, à diffuser sans modération,
    et pourquoi pas, en souhaitant aux proches une bonne année 2012,
    aussi proche de 1789 que possible !

    @ Morvandiaux
    Programme pertinent et quelle affiche!
    Déroulé de la journée :

    - 9h30-12h30 La dette publique contre les peuples: pour l’audit citoyen

    - 14h15h30: Indignation et pouvoir des citoyens: refonder la démocratie ?

    - 15h45-16h30: Le tribunal populaire des banques (une coproduction théâtrale Attac-Compagnie Naje)

    - 16h30-18 h30: Crise européenne: peut on encore éviter le pire ?

    Avec notamment : Cristina Asensi (Movimiento 15M, Espagne), Geneviève Azam (Attac), Marie Laurence Bertrand (CGT), Isham Christie (Occupy Wall Street, USA), Philippe Corcuff (sociologue), Thomas Coutrot (Attac), Raquel Freire (Movimento 12 março, Portugal), Susan George, Manolis Glezos, Bernadette Groison (FSU), Nicolas Haeringer (Attac), Jean-Marie Harribey (Attac), Stéphane Hessel , Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Frédéric Lordon (Economistes atterrés), Dominique Plihon (Attac), Yves Sintomer (politiste), Eric Toussaint (CADTM), Aurélie Trouvé (Attac) …

    • Otroméros

      @ Charles

      Ai patienté 10 heures avant de réagir à cette info de Morvandiaux( 25/12 à 09h29) que vous êtes le seul à avoir mis en exergue….ENFIN…. ….!!!
      Ne comprends pas ( ou alors TROP BIEN…!!?? ) pourquoi nos THEORICIENS et nos révolutionnaires ne se précipitent pas à Paris pour assister , commenter , prendre la parole , implorer LA-BAS , devant ce parterre de théoriques anti-TINA , le rassemblement de toutes les forces éclairées , tant qu’il est encore temps…, ....la création d’un GRENELLE de la PENSEE NON-ASSERVIE aux pseudo-solutions imposées par le SYSTEME………….
      GRENELLE qui CONVOQUERAIT par voie de presse les acteurs putativement potentiellement en capacité d’AGIR concrêtement pour inverser le cours des choses….Mélenchon(….hé oui même si vous le vomissez…) ..Hollande..…futurs acteurs de la campagne présidentielle française…..THIBAUT et consorts ,  » responsables » du syndicalisme français…..Di Rupo , nouveau premier ministre (crypto-SOCIALISTE ) d’un inespéré gouvernement belge qui est en train de mettre en marche un train de mesures d’ »AVANCEES SIGNIFICATIVES » DANS LA REGRESSION SOCIALE , sous prétexte T.I.N.A. , en Belgique , et ses « partenaires » syndicaux( DEMELENNE&consorts…)….ceux-là même qui vont organiser dans le premier trimestre 2012 la réaction sociale qui pourrait s’annoncer très pugnace ( en tout cas de la part des acteurs de base…)…parallèlement aux péripéties de la campagne présidentielle française…..UNE OCCASION DE FOUT.. LE BORD.. au coeur de l’Europe qui ne se représentera plus jamais…!

      Une seule condition….leur avoir expliqué …et les avoir convaincu ….de la nécessité de « changer de cadre »….+ SURTOUT…leur avoir prémâché une logistique précise d’actes légaux décisifs , chacun à sa place , dans son pays.

      • Charles A.

        Effectivement, aucun de ceux cités ne se proposent de changer de cadre,
        seulement de jouer la pièce de l’Alternance qui prolonge l’agonie du capitalisme.

        Ce n’est pas faute de leur avoir expliqué,
        depuis au moins le tournant de la rigueur de 1983.
        Seuls les travailleurs, auto-organisés, en agissant par eux-mêmes,
        avec tous les moyens imposés par le capital,
        pourront arracher les politiciens professionnels à leurs ambitions de carrière.
        En attendant les vomir serait injuste, et du temps perdu.
        Il faut agir sans et malgré eux.

      • Otroméros

        ………. » agir sans et malgré eux « ………..

        Tout un programme , Charles………….vous me faites rajeunir….!!!!

        Rassurez-moi……….j’entends qu’il se murmure que votre tsar vous réserve une  » surprise  » de Nouvel-An……….. » on  » ne lui aurait quand même pas suggéré dans l’oreille ( gauche , of course ) de faire organiser un REFERENDUM populaire au premier trimestre 2012 sur le  » désir de REGLE D’OR  » de v(n)os chers futurs révolutionnaires………

        Vous v(n)ous voyez prêcher la révolution au petit tiers de la France qui répondrait NON………!!!!

  15. François Leclerc

    Tout, d’un certain point de vue, s’est passé comme prévu, et c’est bien là le drame, conduisant à emprunter à Gabriel Garcia Marquez le titre de l’une de ses œuvres – “Chronique d’une mort annoncée” – pour résumer les événements de l’année.

    La régulation financière a laissé intact un système tentant vainement de reprendre son élan sur les décombres laissés par son implosion, qu’il cherche à faire relever par ses victimes. Mais, certains de ses mécanismes grippées, il reste sous une assistance devenue permanente des banques centrales, clé de voute financière de cet État dont il prétend à nouveau réduire le rôle pour accroître le sien, et se donner ainsi du sang neuf.

    Le désendettement se révèle cette fois-ci tâche ardue dont on ne voit pas la fin, tant la dette est énorme et l’enchevêtrement des engagements réciproques inextricable. En attendant, elle est tant bien que mal masqué quand elle est privée. La perspective d’une sortie de crise n’est même plus évoquée dans les discours de dirigeants dépassés par un effondrement qu’ils ne peuvent se résoudre à reconnaître: le système financier n’est pas le sauveur en lequel ils veulent encore espérer. Il faut sortir du cadre.

    Ne prenant pas le chemin de son rétablissement, il nous a été offert tout au long de l’année le spectacle d’une longue agonie nous entrainant vers le fond à ses côtés. L’enjeu est d’enrayer cette dynamique, mais comment et au profit de quoi ? Si un souhait s’impose, c’est que les temps à venir apportent une réponse à cette douloureuse inconnue, prolongement de ce qu’on appellera sans doute plus tard “l’année des indignés”.

    • Germanicus

      « ….les temps à venir apportent une réponse…. »
      Le slogan préféré du poéte italien Guiseppe di Lampedusa: « Il faut que tout change, pour que les choses restent à leur place ».
      C’est l’impression que l’on en regardant le personnel politique à l’oeuvre: On change et on adapte le discours selon les circonstances, on distribue de la poudre à perlimpimpim, on menace les mauvais payeurs, mais il n’y a aucune perspective qui offrirait une vue encourageante sur une solution. Les structures de pouvoir dans les sociétés européennes sont bien cimentées, pour une partie de la population il n’y a pas de crise, on le voit notamment en Allemagne ou la machine économique tourne, le chômage baisse, la classe politique s’en félicite. Et monsieur Schäuble estime que l’on trouve sûrement une solution à la crise de l’euro. C’est l’un des rares optimistes en Europe.

      Il est possible que les élections en 2012, et surtout le tam-tam qui va être fait autour, indiqueront cette fois-ci une tendance. Il faut trouver un le v i e r pour changer la société et pour éviter que l’on retourne, en matière sociale, au 19e siècle.

      • C’est pas vraiment un slogan, c’est une phrase dans un roman.

      • izarn

        Mais non, l’Allemagne est plus endetté d’Europe en valeur absolue. Vérifiez vos statistiques. C’est un pays qui s’appauvrit. la chomage baisse parce que le travail est sous-payé et instable…
        Rien d’enviable en Allemagne…Pas meme leurs banques qui sont les plus sous-capitalisé au Monde. Des banques qui risuant la faillite du jour au lendemain, et c’est pourquoi la BCE-BuBa a sorti 500 milliards supplémentaires.
        Pour la Gréce ou l(Italie? Hahahahahahahahaha!
        Mais pour les banques allemandes ou françaises, bien sur!

        De la propagande du grand n’importe quoi.
        Il vaut mieux travailler en France.

      • liervol

        Rien ne raconte mieux une époque que le roman, je partage en ce sens l’avis de Kundera, c’est le roman notre histoire européenne.

      • Germanicus

        Paul Jorion
        Oui, c’est exact. J’ai cité de mémoire.

    • Olivier M.

      On parlait pourtant de reprise si vous souvenez bien à la même époque l’an dernier.;-)

    • imagine

      Les particuliers fortunés ou investisseurs ccommencent à se substituer aux babques frileuses en prêtant directement aux entreprises et menages.. On ne sort pas de l’usure donc de l’esclavagisme qui devient féodal ..

  16. Bilan annuel similaire, mais en appuyant un peu plus sur les « incongruités » de l’année, c’est-à-dire sur les seuls points d’où peuvent aujourd’hui sortir la lumière (cf. le dernier paragraphe de Paul) :

    => 2011 : une année fertile en incongruités

  17. toutouadi

    Excellente synthèse!!!

  18. Johan Leestemaker

    Amsterdam, 25 décembre 2011

    Chèr et très estimé prof. Jorion,

    « Une année sans histoire » me paraît un petit peu exagéré. La faillite totale du néo-libéralisme est visible pour tout le monde.
    Evidemment les forces néo-libérales sont toujours là et elles essayent chaque fois de nouveau à récupérer le terrain.
    Voir les attaques à Médicare aux Etats Unis, voir les attaques aux mesures fiscales aux Etats Unis.

    Mais on peut observer que chaque fois les néolibéraux avancent un pas en avant, après ils en perdent deux.. Remarquablement, parcequ’ils sont renvoyés par leurs clients aux fourneaux!

    Leur slogan était, comme vous avez écrit souvent, TINA, « There Is No Alternative. »

    Le vôtre et le nôtre me paraît TATA, « There Are Thousands of Alternatives » (source: Immanuel Wallerstein, 2011).

    Alors: 2011 une année dans laquelle VOUS avez quitté des traces in-effaçables dans l’histoire, pour lesquelles nous tous vous en savons gré.

    Bien à vous et j’espère de vous rencontrer prochainement aux Pays-Bas.

    Johan Leestemaker

  19. christian B

    Synthèse vertigineuse ; l’information finale est terrifiante.
    Dans le même temps, je lis à l’instant que dans un but louable (la défense des animaux contre une certaine bestialité humaine, est une préoccupation civilisée) une ONG américaine utilise des drones pour traquer, harceler les chasseurs de baleines…
    Robocop n’est pas loin.

  20. JT

    Aujourd’hui est le jour du Dieu Mithra, porteur des valeurs de loyauté et d’amitié qui semblent avoir été oubliées par le corps politique en 2011. Merci pour vos excellentes analyses et bonne fête païenne.

  21. Jean

    Tout est dit dans votre commentaire d’ »une année sans histoire ». A défaut de partager un peu de bien, de bien être; à défaut d’avoir trop peu d’êtres « humains » parmi les décideurs, nous risquons de partager « de la peur, de la sueur, du sang et des larmes » comme disait l’autre. Sauf que ce sont encore les mêmes qui morfleront.

    Je crois que c’est d’en bas que viendront les solutions; par les comportements d’abord, dans les choix de consommation et dans les choix de vie (à condition d’avoir le choix bien entendu). Et finalement comme vous le dites au début de votre commentaire, nos dirigeants ne viennent ni de Mars ni de Vénus et ils ne sont que le reflet de ce que nous sommes même si c’est dur à avaler quand à l’actuel président français!

  22. Basicrabbit

    Il y a ama deux grands modes d’organisation des sociétés: par ordre ou par équivalence (affinité). Depuis des millénaires c’est l’organisation par ordre qui a prévalu, même en démocratie. L’organisation par ordre se fait par le haut et , même sous des apparences démocratiques, contient en germe un pouvoir aristocratique qui finit tôt ou tard a reemerger. Je pense que nous sommes en train de quitter ce type d’organisation plus efficace pour des stratégies de conquête pour rentrer dans l’ère de l’anthropocene dans laquelle l’organisation par affinité prendra progressivement plus de place. Je vois donc un conflit entre une organisation sociale par ordre, d’en haut, et une organisation sociale d’en bas, par affinité ou simple intérêt (l’organisation sociale par affinité vue d’en haut ne fonctionne pas car il y a aussitôt reconstitution d’une aristocratie, cf. l’URSS). Le film « l’auberge espagnole », les collocations, Koh Lanta: c’est dans l’air du temps. On redécouvre que dans l’adaptation darwinienne il y a un volet cooperatif, il n’y a pas que le struggle for life, pas que
    la loi de la concurrence libre et non faussee . Il reste a en tirer les conséquences politiques. Pour moi la solution réside dans une construction fédérale d’en bas, a opposer a la construction d’une Europe fédérale d’en haut que les « élites » essayent de nous imposer.

  23. Stéphane S.

    Très bonne synthèse, M. Jorion.
    Merci en général pour vos billets limpides et profonds.
    Vous êtes un fin analyste et grand pédagogue.
    Joyeux Noël !

  24. Laurent Tirel

    Bonjour à tous,

    Je lis depuis plusieurs mois vos échanges, commentaires et analyses.

    Il est réconfortant de constater que des gens s’interrogent et cherchent des solutions.
    Il est réconfortant de voir qu’il y a des forums où l’on se donne souvent la peine de privilégier autant le fond que la forme. J’ai toujours pensé que laisser un commentaire truffé de fautes d’ortographe est un manque de respect envers ceux qui seront amenés à le lire. Même si malheureusement je peine dans cette matière.

    Autour de moi, si je parle de la « crise », je n’ai pour retour que le discours officiel des médias formatés et aux bottes, retransmis par des crétins qui considérent que la politique c’est « nul! ».
    Et effectivement monsieur Jorion, « nous » élirons les mêmes élites politiques dans quelques mois en croyant qu’ils nous sauveront.
    Au vu des textes passés que certains retranscrivent on peut logiquement se dire que depuis des centaines d’années des visionnaires tirent la sonnette d’alarme, alors pourquoi cela s’effondrait t’il demain ou l’année prochaine?
    en attendant : je fais des réserves, j’éduque mes enfants, je cultive mon potager et j’essaye de ne pas céder à la tentation de l’abattement.
    Merci à vous tous.
    Laurent Tirel

  25. CM

    Joyeux Noël à tous

    Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.

    Quant à cette année 2011 qui se termine, rien de plus à écrire.

    Et comme le week-end est plutôt en musique d’habitude, un résumé de 2011 (ou de 2012 je ne sais plus ;-) ) :

    http://www.youtube.com/watch?v=dK0myiI918c&feature=player_detailpage

    CM (toujours vivant même s’il a été moins présent)

  26. Clive

    Belle synthèse,
    …ah que j’aimerais avoir votre distance cultivée et généreuse, votre indignation maîtrisée…
    Chez moi c’est plutôt « les abeilles »…
    Merci en tous cas.

  27. Bruno

    La question que je me pose: que va-t-il se passer, quand la Chine trouvera que le moment est venu de changer de politique économico-financière, autrement dit, d’arrêter de sous-évaluer sa monnaie, et de multiplier sa valeur par deux ou par trois?

  28. Excellent billet. J’ai moi-même consacré un billet sur mon propre blog à démonter la thèse conspirationniste, qui obscurcit bien plus qu’elle n’éclaire les phénomènes en jeu. Quant au titre de billet, c’est un excellent jeu de mot.

    Merci à vous, Paul Jorion, merci à tous ceux qui font ce blog, bonnes fêtes et bonne année.

  29. Sakhaline

    Molt bon Nadal a tots !

  30. Lisztfr

    Pour enfoncer le clou :

    Lorsqu’une entreprise a vendu 100, elle distribue 70% à ses salariés, 12% va à l’investissement (ou au capital mort) 15% aux actionnaires (un exemple, les chiffres n’ont pas d’importance), bref, la fuite vers l’épargne intervient à tous les niveaux, et la demande créée par l’entreprise est toujours plus ou moins inférieure aux 100 unités qu’elle a vendue. L’épargne elle, subit l’attrait des placements spéculatifs, sans oublier la « préférence pour la liquidité », de Keynes. Alors, Mr Brice C. ?

    Je laisse la conclusion.

    La complexité est aussi un problème de point de vue. Un système de 3 planètes parait simple et pourtant, les calculs deviennent très complexes si le temps est long. Donc selon le point de vue, tout peut devenir complexe, il faut alors choisir un point de vue à partir duquel on peut envisager une action et une compréhension de quelque chose.

    Imaginons l’empilement des textes de lois, sur un certain sujet. Dans la pratique il en résulte pourtant une action et des décisions (jurisprudence). La complexité est passée au crible de la réalité… elle est interprétée, comme la Bible, avec des erreurs ou pas, de façon subjective, mais voilà.

    Carnet 2

    « des tunnels de visibilité, soufflés
    dans le brouillard du langage »

    Paul Celan

    Contrainte de lumière, p. 159

    http://abadon.fr/spip.php?article91

    « Sichttunnels in den Sprachnebel geblasen…“ (Paul Celan)

    mieux :)

  31. Bon résumé de la situation post pic pétrolier.
    Puisque évidement, tout cela était faux avant son apparition.
    Tout ce qui était cercle vertueux qui faisait diminuer les inégalités (très visible sur les courbes post WWII) s’est inversé progressivement depuis 1979 premier choc pétrolier mondiale et définitivement depuis 2005 deuxième pic pétrolier mondial.

    It’s no coincidence si les crises éclatent quand la production pétrolière « frétille ».
    Jusqu’en 2000 (environ) avant que la bulle immo ne commence a grossir, les choses n’allaient pas si mal en France.

    • http://petrole.blog.lemonde.fr/files/2011/03/cours-brut-1861-2009-bp.1298984286.JPG

      Ce graphique explique tout sur le pétrole (si on sait le lire).
      Et celui ci réfute votre argumentaire de la confiscation des gains de productivité par le capital. A croire que vous avez loupé les 30 glorieuses et les années 80/90 Paul …

      http://www.les-crises.fr/images/0200-inegalites/0200-inegalites-monde/204/06-top-1-2.jpg

      Par contre aux US : http://www.les-crises.fr/images/0200-inegalites/0200-inegalites-monde/204/05-top-1-1.jpg
      ou voit bien la concordance : accaparement des gains de productivité / prix du pétrole et même (sur d’autres graphes) explosion de la dette … juste au moment ou le prix du pétrole explose.

      Ha mais non, c’est juste le méchant système capitaliste qui empêche l’argent d’être la ou il est besoin… ou pas !

      • Charles A.

        @ Yoananda

        Quand Paul aurait écrit « méchant » capitaliste ?
        Restons dans l’analyse des contradictions du réel,
        ne sombrons pas dans l’émotion.

      • Soit. Restons dans l’analyse et oublions cette gentille provocation.
        Heu … pourquoi tu ne le fais pas alors ?
        quelle est ton analyse ? au lieu de te focaliser une détail insignifiant.

      • Charles A.

        Mon analyse ?
        Rien d’original, mais marquée d’humilité.
        Comme développé sur ce blog par beaucoup,
        le capitalisme est un mode de production et donc de rapports sociaux,
        qui comme d’autres auparavant, finit par développer des contradictions insurmontables.

        Mais ce n’est pas pour cela que l’on peut nécessairement le dépasser.
        Des tentatives ont eu lieu, depuis le XIXème siècle,
        souvent prématurées, ou ratées.

        Sommes nous capables de le dépasser ?
        Je n’en sais rien, bien sûr.
        Mais l’humanité, poussée par son instinct de survie,
        n’a d’autre alternative que de tenter de le faire,
        sur la base de ses expériences passées.

      • J’entends bien.
        Mais j’attendais une réponse à mes arguments contradictoires. Car si mon commentaire contenait le méchant mot méchant qu’il ne faut visiblement pas prononcer ici, il y avait aussi un fond.
        Le fond était de critiquer (au sens non pas de railler, mais de critique construite et argumentée) la synthèse de Paul en apportant une contradiction, imagée pour le coup.
        Les 2 graphiques que j’ai mis demandent à être confronté.
        Hors, dans ta réponse il n’y est pas fait référence, ni ne manière directe, ni indirecte.

        Pour moi on ne peut pas résumer la situation actuelle comme le fait Paul en faisant :
        * l’impasse sur le pic pétrolier
        * l’impasse sur les 30 glorieuses qui sont le contre argument de la nature prédatrice du capitalisme

        Ma thèse est que le capitalisme américaniste libéral produit une répartition « acceptable » de la richesse en période de croissance énergétique, mais n’est pas du tout adapté en période de pénurie.
        Ca change complètement le fond de l’analyse et bien entendu, les solutions qu’on pourrait y apporter.

        D’ou l’importance de ces 2 graphiques que tu passes sous silence.
        Ce qui fait que selon moi le problème final est beaucoup le système que notre nature cupide.
        Mais ensuite, si on continue d’aller plus loin dans la réflexion (ce que se refuse à faire Paul) on débouche sur des questions métaphysiques insolubles par la raison seule (et c’est la que beaucoup butent).

      • Charles A.

        Je laisse Paul répondre si il le souhatie,
        mais le saccage de la nature, qui va bien au delà du pétrole,
        n’enlève rien aux contradictions du capitalisme.

        La démocratie, prenant en compte au moins l’intérêt de la majorité,
        prendrait mieux en compte les limites de la planète
        que l’oligarchie capitaliste qui peut, par son pouvoir économique,
        échapper largement, encore pour des années, au saccage qu’elle provoque.

      • Gator

        le capitalisme américaniste libéral produit une répartition « acceptable » de la richesse en période de croissance énergétique, mais n’est pas du tout adapté en période de pénurie

        .
        +1, merci yoananda
        On pouvait s’inquiéter des problèmes énergétiques dès 2003, quand le pétrole passe les $35 dollars pour la première fois, et pour avoir lu sur le sujet, il était clair que le « système » ne peut pas rester intact avec un prix de l’énergie en constante progression (par ailleurs, le prix du pétrole est une machine à concentrer des capitaux à elle seul!)
        Donc si je suis avec intérêt les interventions de Paul Jorion, je reste sur ma faim car effectivement, la non intégration du problème énergétique change « ..le fond de l’analyse et bien entendu, les solutions qu’on pourrait y apporter. »
        A l’extrême, si « l’ambiance » actuel pousse à une révolution (alternativement une guerre) pour redistribuer la richesse des 1%, ce serait dramatique, car après le festin (5 ans, 20 ans?), le « problème persistera » et ce sera la diète, et ce pour l’humanité entière (avec dépopulation à la clef, genre bad trip).
        Je ne dis pas merci au 1%, mais si cette « ambiance » m’oblige à devenir prévoyant, à lever le pied coté consommation et à produire une parti de ma nourriture (c’est possible dès 10 m² de terrasse avec ‘l’aquaponics’, voir http://www.youtube.com/watch?v=HYR9s6chrI0) pour passer au travers des chocs inévitables avec la raréfaction des ressources, et bien j’accepte le challenge, et en éduquant mon prochain, l’humanité passera au travers. c’est tout.
        Merci Mr Jorion (là où on est tous d’accord, c’est que le cœur a fondu en 2008) et vous souhaite une bonne année (normalement, le blog devrait cartonner en 2012, ce serait la fin du monde!)

    • Eg.O.bsolète

      Depuis 2005 mais encore plus depuis 2008 nous perdons un temps inestimable à parler des symptômes de la crise au lieu de s’intéresser aux véritables causes de la crise.

      C’est à en perdre la foi dans l’homme quand il apparaît que même ceux qui sont en position de confronter le pouvoir à ses errements préfèrent rajouter une couche d’illusion.

      Je crois que le problème vient du fait que nous sommes tous responsables à un degré ou à un autre de la crise et que nous préférons limiter notre analyse à ce qui ne nous confronte pas à notre part de responsabilité individuelle (cela ne pourrait être MOI).

      Les limites à la croissance confrontent absolument tous les terriens à leur part de responsabilité … Résultat … Personne n’est responsable !

  32. VALERIE

    « La panique qui règne en ce moment au sommet réfute à suffisance la thèse du complot. »
    Oui mais…..sont -ils le sommet ?

  33. bob dexter

    « La liberté n’avait pour elle qu’une infime minorité de gens instruits.Le clergé presque tout entier,les généraux,la plèbe ignare et fanatique voulaient un maitre. »Anatole France reprenant un tableau des moeurs publiques lors de la restauration de ferdinand VII in Histoire contemporaine(ne vous privez pas de le lire,c’est délectable).
    Autre citation de Noel « quand les talons claquent,les esprits se ferment » Clémenceau 1914.
    Moi qui vis la gestion locale de près,je peux vous affirmer que tout le monde fait semblant de ne pas imaginer objectivement ce qui nous attend,que chacun s’acharne sur son pré carré et je mesure mieux les phénomènes de cécité et de déni qui jalonnent l’histoire depuis thucidyde.
    Bonnes fetes à tous malgré tout et longue vie à ce blog passionant.

  34. Delphin

    De l’actuel : (« La chanson du dimanche ») :

    Pour sourire

    Delphin

    • Delphin

      2ème essai

      2ème essai

      Delphin

      • Delphin, apprenez à créer un lien : il faut un mot ou une phrase comme ancrage à votre lien.

      • Delphin

        Merci :

        Delphin, internetiste un peu malgré lui.

      • Vous n’y êtes toujours pas. Écrivez un mot, SURLIGNEZ-le avec la souris cliquée. Cliquez maintenant sur l’icône chaîne, écrivez le lien dans la fenêtre. Cliquez sur « ok ».

      • Delphin

        MERCI

        Delphin confus

      • Delphin

        J’espère que le résultat en vaut au moins la chandelle !

        Après avoir cliqué sur « MERCI », il faut malheureusement attendre quelques secondes de publicité, cette publicité qui prolifère sur internet.

        Merci encore de votre patience. Elle me permettra de me souvenir que, non seulement Paul Jorion est un prophète de l’économie (« les médias »), mais qu’il est également pédagogue, même le jour de Noël.

        Delphin publiphobe

      • @ Delphin et autres publiphobes

        Pour s’épargner les pub intempestives :

        1/ téléchargez et utilisez le navigateur Firefox (plutôt que l’épouvantable Explorer de Microsoft) ;
        2/ téléchargez et installez Adblock plus

        Le tout gratuit !

      • Delphin

        Merci Le Yéti.

        Alors, donc,finalement vous êtes beaucoup moins primaire que votre (sobriquet) pseudo le laisse penser.

        Je voulais ajouter un de ces émoticônes qui ôte toute ambiguïté au message, en en soulignant ostensiblement l’esprit blagueur, mais je crains d’échouer et de stériliser à nouveau le temps précieux de P. Jorion (nouveau clin d’oeil. Quel farceur !)

        Amicalement,

        Delphin

        (j’utilise le navigateur Opera, peu de publicité, moins de spams car marginal.
        (Je m’en vais télécharger « Adblock plus » de ce pas)

      • Delphin

        J’ai désinstallé « Adblock plus » car il est un peu brouillon.
        Non seulement il coupe la pub, mais aussi le début de la chanson.

        Delphin dépité.

  35. rodj

    2008
    z’ont magouillé pour que tout reste en place comme d’hab
    2009
    z’ont magouillé pour que tout reste en place comme d’hab
    2010
    z’ont magouillé pour que tout reste en place comme d’hab
    2011
    z’ont magouillé pour que tout reste en place comme d’hab
    2012
    pareil

    le fric me fait penser aux images et aux bons points que les gosses se montraient et échangeaient dans la cour de récré.
    le fric est inutile à la vie de l’être humain
    sortir du cadre c’est jeter le fric au oubliettes de de notre histoire
    repenser l’organisation sociale, tout ça bien sur mondialement

    la démocratie aujourd’hui c’est le droit que tu manifestes pendant que je fait des affaires.
    ça va pas, elle doit être dans notre conviction intime que le vivre ensemble présuppose du respect, de l’entraide et finalement de la bienveillance pour chacun de nous et envers tous
    là dessus on pourra construire sans se bercer d’illusions et avec un réel espoir.
    voilà, c’est mon conte de noël pour cette année qui arrive …
    Merci à tous et bonne journée

  36. Nathalie Ros

    Merci, M. Jorion, pour cette synthèse lumineuse, parfaite. Puisse 2012 être le début d’une autre histoire ou, du moins, la reprise (que l’on peut entendre dans le sens que l’on préfère) d’une histoire malencontreusement (ou heureusement ?) interrompue.
    Après tout, les hommes n’ont pas tous choisi une société fondée sur l’individualisme et le profit (je simplifie). Certains ont opté pour le partage et la solidarité. C’est la première qui est entrée dans l’histoire, mais il reste encore quelques traces de l’autre dans certaines structures que l’on dit primitives. N’avons-nous pas toujours le choix ? Les rares humains qui vivent, encore aujourd’hui, coupés du monde occidental (et hors de l’histoire) mais en harmonie avec la nature sont-ils si différents de nous ? Ne peut-on pas rêver d’un accord entre notre histoire et notre humanité ? Après tout, l’humanisme est une valeur sûre, sans doute une des dernière….
    Bon, cela fait peut-être un peu bisounours, tout cela, c’est l’ambiance générale des JT qui doit m’influencer… L’esprit de Noël, comme on dit.
    Je ne sais pas si Jésus était Dieu, mais c’était un homme dont la parole était porteuse d’espoir. Alors, aujourd’hui mais aussi demain et encore après demain, espérons !
    Ceci dit, très bon Noël à vous, à François Leclerc, à Julien Alexandre, à tous les commentateurs qui font vivre ce blog. Et merci encore !

  37. idle

    Alors là CM, je craque, et croyez-moi c’est rare, je sais, c’est bête, mais ce chanteur me touche un max, surtout cette chanson , un grand merci.
    Again : http://www.youtube.com/watch?v=dK0myiI918c&feature=player_detailpage

  38. Grandghana

    « Tout se passe comme prévu », Etienne Chouard (Fonderie Kugler – 3/12/2011)

    J’invite à sortir des pré supposés habituels en s’ouvrant à des conférences comme celle qui s’est déroulée le 3 Décembre dernier avec les intervenants suivant:
    - Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan, «L’État, otage du secteur financier». Remarquablement clairs sur les causes et les responsables (néanmoins toujours de façade de mon point de vue même si on se rapproche)
    - Étienne Chouard, professeur d’Économie-Gestion à Marseille, chercheur indépendant, «Enjeux pour le peuple du contrôle public de l’État et de la banque». Toujours aussi brillant dans ses interventions tant au niveau de la forme que du fond.

    • Piotr

      Myret Zaki
      Si vous aimez les brunes piquantes;ouvrez vos mirettes!

    • schizosophie

      La vérité brute de fonderie laisse Chouard toute tentative critique.

    • vigneron

      Mazette…Chouard… assez « brillant »et lucide professeur d’économie-gestion pour avoir signé des pétitions « Solidarité et Progrès » avec Cheminade & Co… Le droit à l’erreur ? Ouais je sais. Mais non.

    • On voit que c’est animé de l’esprit de Noël que Paul a laissé passer ce commentaire de grandghana sur notre « ami » Chouard et la petite nouvelle que l’extrême-droite s’arrache.

      Avec des amis de la démocratie comme ceux-là, pas besoin d’ennemis. Le concert de casseroles est tel qu’on se croirait dans la cuisine d’un chef étoilé.

      • C’est vrai Julien, et tu me donnes l’idée d’un billet.

      • Piotr

        Pour ma part je n’ai pas écouté jusqu’au bout l’intervention de M.Chouard,mais j’avoue vous n’avoir pas perçu la déviance sus-décrite.
        Idem pour Mme Zaki…
        Je sais qu’il faut parfois pas mal de temps de conversation , avant de s’apercevoir que votre interlocuteur s’inscrit dans le champs de la schizophrénie ou de la paranoia.
        Aussi je demande l’indulgence de Paul et coll ,pour mon égarement.

      • Égarement pardonné Piotr, mais que cela ne se reproduise plus. Vous nous réciterez 3 Ave Jules Cesar et 2 pater-nalistes.

        Google is your friend. Il ne faut pas chercher bien loin avec les mots complots, extrême-droite, et certaines figures du fascisme pour faire le lien avec nos « amis ».

      • Piotr

        Merci,mon frère.

      • RIOU René

        @Paul Jorion

        Mon propos comme celui de tout un chacun ici commencera par des remerciements pour votre générosité, votre humanisme patient et la qualité des articles diffusés sur ce blog. Mais pour cette fin d’année, j’ai une proposition à vous soumettre. Voici pourquoi.

        Beaucoup de libraires censurent vos ouvrages et ceux de tous les économistes dissidents. Ce qui est tout de même surprenant vu le succès de ce blog et l’engouement des citoyens vis à vis de cette science réputée triste. Nous achetons un peu à l’aveuglette et l’argent manque pour tout acheter.

        Nous sommes donc nombreux à espérer qu’un dialogue dense, idée contre idée, finisse par s’engager entre les experts.

      • @ Riou René

        Beaucoup de libraires censurent vos ouvrages et ceux de tous les économistes dissidents. Ce qui est tout de même surprenant vu le succès de ce blog et l’engouement des citoyens vis à vis de cette science réputée triste.

        N’importe quoi… Vous avez les noms des libraires qui « censurent » Fayard et Gallimard SVP ?

      • titan

        @ julien
        Ce commentaire ne va pas vraiment aider un ignorant comme moi. S’il y a des choses à dire ou des références à donner alors autant le faire ici. Utiliser un moteur de recherche ne m’a pas permis d’avoir une idée précise pour l’instant. Ce qui n’empêche pas de continuer de chercher. Malgré les quelques polémiques autour de Etienne Chouard que j’avoue ne pas encore avoir bien saisi j’ai un peu du mal a lui associé le mot fascisme. A moins qu’il soit schizophrène. Enfin si Paul envisage un billet sur le sujet, ça permettra d’éclaircir un peu les choses.

      • @ titan

        Quand on a pas envie de trouver…
        On va arrêter là la publicité gratuite, l’esprit de Noël s’évanouit doucement…

      • titan

        Décidemment vous lisez dans mes pensées. Vous avez raison, mieux vaut retourner au chose sérieuse…

      • Marlowe

        à RIOU René,

        Les libraires ont du mal.

        Il faut savoir pourquoi certains livres ne se trouvent pas chez les libraires quand le lecteur les cherche.
        La raison principale est la suproduction des livres, pourtant réputés ne pas être « des marchandises comme les autres ».
        Il faut savoir qu’un libraire a difficilement plus de 50.000 titres en stock, alors qu’il en existe plus de 600.000 en langue française.
        Chaque fois que des nouveaux titres sont « mis à l’office » c’est-à-dire apparaissent comme nouveautés sur le marché, des livres plus anciens doivent laisser la place et retourner chez l’éditeur où ils seront stockés ou détruits.
        Dès qu’un titre a plus de trois mois, il risque donc fortement, à moins d’être une vente à succès, de repartir chez l’éditeur, ou plus exactement chez son distributeur.
        Paul Jorion a, pour l’essentiel publié chez trois éditeurs : Gallimard avec un titre de fond dans une collection de sciences humaines réputée, et qui s’est bien vendu (certains libraires l’ont conservé plus d’un an) plusieurs titres chez Fayard, marque de Hachette, et deux titres aux Editions du Croquant, éditeur artisanal.
        Peu de libraires ont actuellement ces titres en rayon, mais ils peuvent se les procurer sous moins de 8 jours.
        Si le libraire qui est à côté de chez vous ne veut pas se donner la peine de les commander pour vous, je vous conseille :
        1. de changer de libraire
        2. si vous n’avez pas de libraire de rechange, il faut commander les livres de Gallimard et Fayard chez Amazon ou Fnac.com et les livres des éditions du Croquant chez l’éditeur (le blog de Paul propose un lien)

      • RIOU René

        @Julien Alexandre à propos de:

        N’importe quoi… Vous avez les noms des libraires qui « censurent » Fayard et Gallimard SVP ?

        Détendez-vous, vocifération n’est pas raison!!! Vous me paraissez bien échauffé… Je tiens tout d’abord à préciser que je ne vais jamais dans une librairie lorsque je suis en état d’ébriété. Croyez bien que je n’essaie pas non plus de me mettre en avant par ce biais.

        La réponse argumentée de Marlowe m’apporte quelques éléments de réflexion, j’admet volontiers ses explications.

        Souffrez cependant que je persiste…Je suis allé à Lyon et Saint-Etienne chez Decitres, à la FNAC et bien d’autres. On trouve facilement les auteurs bien pensants. Les ouvrages un peu gênants ne sont pas souvent en rayon et sont encore plus rarement mis en valeur. Bien sûr nous sommes en province mais, tout de même, j’ai trouvé ça bizarre.

        Je suis désolé d’avoir gâché votre réveillon.

      • Je confirme ce que dit Julien : mes livres se vendent très bien, le 5e tirage de Le capitalisme à l’agonie (2011) est désormais en librairie, Comment la vérité et la réalité furent inventées (2009) a dépassé en septembre les 5.000 exemplaires, ce qui est rare pour un livre de ce genre.

        Je n’ai entendu nulle part que les libraires censurent mes livres : ils vendent les livres qui se vendent, ce qui est en effet leur métier.

      • Marlowe

        à RIOU René, à tous.

        Du sens des mots, à propos de la librairie.

        C’est bien abusivement que des mots demeurent mais avec un sens changé par le marché.
        Ainsi un distributeur de nourriture industrielle est nommé restaurant, une bête élevée aux hormones est nommé veau, un veau est nommé électeur, un terminal de distribution de néo-livres est nommé librairie.
        Parallélement des termes nouveaux sont créés afin de vanter les mérites de la mondialisation heureuse, des noms deviennent des adjectifs, le sens civique devient un comportement citoyen, les révoltés ne sont plus que des indignés, une tentative de révolution devient des événements, le ministère de l’instruction devient celui de l’éducation, etc.

      • vigneron

        Riou Bravo,

        On trouve facilement les auteurs bien pensants. Les ouvrages un peu gênants ne sont pas souvent en rayon et sont encore plus rarement mis en valeur.

        C’est quoi ce délire ? Allez voir le classement des meilleures ventes, par exemple sur Amazone.fr. Qui vous trouvez dans les 20 premiers en « Économie, ouvrages de référence » ?
        En 3 Jorion et son « Capitalisme à l’agonie » derrière Les économistes atterrés en 2, et juste devant, successivement :
        - Chesnais et ses « Dettes illégitimes »
        - Pisani-Ferry
        - Naomi Klein et sa stratégie du choc (toujours…)
        - Lordon
        - Re les Économistes atterrés
        - Emmanuel Faber
        - Pierre Hyllard
        - Piketty, Landais, Saez
        Et même Hollbecq, Derrider, Chouard en quatorzième place…
        Ils sont où vos « Bien pensants » ?
        http://www.amazon.fr/gp/bestsellers/books/577016

        Et cerise sur le gâteau, c’est qui le number one ? Un étron broché d’un survivaliste de merde du nom de Piero San Giorgio au doux titre de « Survivre à l’effondrement économique »…

      • schizosophie

        « des noms deviennent des adjectifs » et inversement : des politiques, des scientifiques, etc.

      • RIOU René

        A tous,

        1 – Je ne conteste pas la qualité des livres de Paul Jorion que j’ai moi-même achetés!!!
        2 – Je ne dis pas qu’ils se vendent mal.
        3 – Je déplore le fait qu’ils ne soient pas suffisament disponibles aux rayons des grandes librairies (je ne parle pas d’internet!!!!).

        Je pense que je dois faire un effort supplémentaire pour me faire comprendre.

        Bonne fêtes à vous !!!

    • vigneron

      Piotr, rassure moi, ce serait pas toi quand même le Piotr du monde.fr qui, il y a trois jours et en commentaire d’un billet qui s’en prenait au pedigree et au CV de Ron Paul, lâchait un :

      Bizarre, pour une fois que Ron Paul fait la une du monde, c’est pour le salir. Je rappelle : Ron Paul a été constamment en 2ème position des primaires républicaines depuis plusieurs semaines et maintenant en première. Pas un article de la presse française n’a signalé ce candidat au programme singulier, ladite presse ayant préféré se consacrer aux autres candidats républicains partisans eux du programme libéral atlantiste mis en oeuvre en occident.

      Sinon, à ta place, je changerais de pseudo…

      • Piotr

        Le Piotr du monde.fr
        Je ne poste que sur le blog de Paul.
        J’ai été très surpris que ma première intervention soit publiée,puis les autres.
        Bonne fin d’année Vigneron.

      • schizosophie

        Non, vigneron, pas possible. Le Piotr du monde.fr n’a ni le style, ni l’humour, ni la naïveté de celui des piotreries et (bons) calembours aux éclats vert-jaune.

      • Renou

        @Piotr, souriez, vous êtes filmé (pour l’instant)

  39. dissy

    Un document inédit : L’Humanité datée du jeudi 22 décembre a publié l’intégralité du document européen préparatoire au nouveau traité européen, initié par le tandem Merkel Sarkozy.

    http://www.calameo.com/read/000749311fd44e4158ebe

    • Germanicus

      Nouveau traité ou pas, si l’Italie ne parviendra pas à remonter la pente avant les élections en Italie, c’est-à-dire en printemps 2013, l’euro s’écroulera.
      D’ailleurs, de nombreuses banques et organismes financiers, anglos-saxons notamment, mais aussi le ministère des finances à Berlin se préparent à toute éventualité: la fin de l’euro tel qu’il existe aujourd’hui.

  40. dissy

    Mgr Léonard souligne les méfaits du néolibéralisme dans son homélie …

    Si les curés s’y mettent aussi alors la situation doit vraiment être grave.

    « Pour ma part, je sympathise volontiers avec les ‘indignés’ qui, en plusieurs endroits du monde, protestent contre les méfaits du néolibéralisme qui déferle actuellement sur la planète »
    Mgr André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, a souligné les méfaits du néolibéralisme, indiquant sympathiser avec « les indignés », et a plaidé pour une économie communion, dans son homélie de la nuit de Noël en la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles.

    http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/708964/mgr-leonard-souligne-les-mefaits-du-neoliberalisme-dans-son-homelie.html

    Berlin exclut un crash des marchés boursiers en 2012.

    Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a estimé dans une interview que les marchés financiers ne connaîtraient pas de crash en 2012 et que la situation était « maîtrisable ».

    http://www.lesoir.be/actualite/economie/2011-12-25/berlin-exclut-un-crash-des-marches-boursiers-en-2012-886151.php

    • Leboutte

      On met Wolfgang Schäuble en archives, et on le félicitera fin 2012 (ou plus tôt) pour sa clairvoyance !

      « Je crois que la situation est maîtrisable. Dans l’UE il y a une grande détermination des membres à maintenir une situation stable », a-t-il assuré dans « Bild am Sonntag ». « Il y aura encore quelques surprises et agitations mais nous sommes en position pour les gérer. Je conseille un peu plus de calme », a-t-il ajouté.

    • Jeff

      Un vrai PROPHÈTE ce monsieur Wolfgang Schäuble ! Il voit dans le marc de café, les entrailles de poulet ou les plumes de chouette effraie ?

       » Pas de crash des marchés boursiers en 2012  » – ça fait peur !

      • « nous sommes en position pour les gérer » MDR !
        Wolfgang Schäuble voit dans les entrailles de la dinde de Noël ;-)
        En fait, ça ne sert à rien d’écouter ces incantations des gardiens du désordre établi. Ils ne sont pas là pour dire la vérité, mais pour rassurer le « bon peuple ». Souvenons-nous : « Il y a plus de chances que le ciel nous tombe sur la tête que de voir un problème quelconque de solvabilité dans une banque belge » Didier Reynders, ministre belge des finances, émission Mise au point (RTBF), 21 septembre 2008 (une semaine avant le sauvetage en catastrophe de Fortis).

    • Genetais

      Que les Catho soulignent les méfaits du néolibéralisme ils sont dans leur rôle mais encore très très timide.
      Par contre si l’on entend un Pasteur stigmatiser lui aussi le néolibéralisme, c’est que le ciel est tout près de leur tomber sur la tête.

    • Marlowe

      à dissy,

      Qu’un curé se fasse un peu de publicité en disant une évidence avec laquelle la majorité commence vraiment à être d’accord, rien de bien étonnant.
      Qu’un média en fasse un article, rien de bien étonnant.
      Plus personne n’ose vanter publiquement les « mérites » de l’économie de marché capitaliste.
      Que vous preniez la peine de nous informer de toutes ces petites choses m’étonne un peu.
      Que faire de cette information à part rappeler le fait que si nous voulons changer de paradigme, nous ne devons tenir compte d’aucun avis de curé ou de médiatique, et même les empêcher de donner leur avis sur un phénomène qui les dépasse et auquel ils sont naturellement opposés.

      Pour continuer à parler de la religion, qui peut croire que les révoltés arabes pourront devenir libres sans mettre fin à la religion ?

  41. Thierry

    Les dirigeants politiques et économiques sont sans aucun doute, pour leur écrasante majorité, soit idiots soit malhonnêtes et cupides, aucun doute à ce sujet…
    Mais il s’en trouve de temps en temps quelques-uns qui forcent l’admiration même s’ils ont pu commettre eux aussi des erreurs, je pense par exemple à Nelson Mandela, parce que je viens de trouver un site où on le voit allongé, affaibli sur un divan tandis que chante pour lui une chanteuse Xhosa, comme lui, que je ne connaissais pas : Zahara. Elle a une très belle voix et chante fort bien en s’accompagnant à la guitare acoustique. C’est une vidéo très émouvante, elle ne peut retenir ses larmes à la fin.
    http://afriquedusud.blog.lemonde.fr/2011/12/22/zahara-la-nouvelle-voix-xhosa/

    Il y a plusieurs chansons d’elles à découvrir sur Youtube.

    Ce sera mon cadeau de Noël à Paul, à François, à Julien et à vous tous ! :)

  42. 2013

    Je ne crois pas que les dirigeants ne comprennent rien, le président la dit dans son dernière triste pré-électoral discours de Toulon, entre 3 possibilités je choisi celui du non déclin à savoir je ne touche pas à la génération des rentes. (pour combien de temps)

    Il y a trois façons de répondre à la crise.

    La première, c’est de la nier. Expliquer que ce n’est pas grave, que la crise n’est qu’un prétexte. C’est mentir aux Français et préparer des catastrophes dont la France ne se remettrait pas.

    La seconde, c’est de faire le choix exclusif de l’austérité, de la rigueur, de la déflation. Ce serait le choix de la baisse des salaires et des retraites. Ce serait le choix de faire porter tout le poids de la crise sur le pouvoir d’achat. Ce serait le choix qui tirerait tout vers le bas, un choix qui prendrait le risque de plonger l’économie dans la récession et même dans la dépression.

    Il y a un autre choix possible. Celui de répondre à la crise par le travail, par l’effort et par la maîtrise de nos dépenses. C’est un ajustement par le haut. C’est un choix qui préserve le niveau de vie. Entre la baisse des retraites et travailler plus longtemps, je choisis la deuxième solution. Entre gagner moins et travailler davantage, je suis convaincu que la deuxième solution est préférable à la première, qu’elle est plus juste et qu’elle nous permettra de sortir de la crise au lieu de l’aggraver. Ce choix de l’effort, du travail, c’est la politique que suit avec constance le gouvernement.

    http://www.elysee.fr/president/les-actualites/discours/2011/discours-du-president-de-la-republique-a-toulon.12553.html

    quelque chose de positive cette années et le RSA qui ne marche pas preuve que les pauvres gens ne sont pas ceux qu’on croit.
    http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article18630

    • NewOdd

      je ne suis pas un spécialiste de la question, mais affirmer qu’il faut travailler « plus longtemps et davantage », n’est-ce pas d’emblée – en termes de salaire – augmenter l’offre, et donc diminuer la valeur-travail, donc… les salaires? Mais bon, je n’ai peut-être pas compris grand chose (non plus)…Ceci dit, Joyeuse fête de la lumière et des jours qui rallongent!

  43. Pierre

    « Une année sans histoire »

    « La mort de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi pourrait être un crime de guerre, a estimé, jeudi 15 décembre à New York, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno Ocampo. »

    Panique au Pentagone selon vous ?
    Je ne voudrait pas faire d’histoire et rester civile, mais vous éludez totalement, comme bien souvent, la dimension militaire et géo stratégique dans votre bilan de fin d’année.
    Pour ne pas parler de l’image lamentable que le monde occidental donne au reste du monde quand on sait le prix et le poids de l’image médiatique dans la société du spectacle…..
    La guerre économique n’est que la composante « civile » de la guerre tout court.
    Les guerres civiles qui se préparent ne sont que des sous produits que les armées « régulières » délèguent à des sous traitants civiles.
    Depuis quand les armées du monde envisagent « toute les options  » ?
    Sauf les complots bien entendu……. :)
    .

    • Nerima-kun

      Si on peut y aller de sa petite prédiction, pour ma part, je prédis un gigantesque « backlash » dans la population US après les élections états-uniennes : si Barack, inepte et traitre (aux espoirs vainement mis en lui en 2008), est réélu, c’est la même fuite en avant qui redouble, assortie de nouvelles érosions des libertés publiques, au-delà de ce qui a été accompli en 2011 : personnes morales assimilées aux personnes physiques, détention sans procès par l’armée US, assassinat extra-judiciaire de n’importe quel citoyen permis à l’Exécutif, etc. Si, en revanche, la victoire revient à l’un quelconque des fous furieux qui peuplent le Parti Républicain, c’est l’accélération vers l’effondrement final et, conséquemment, la révélation pleine et entière d’un fascisme US sui generis (au nom de la liberté, etc.). Dans cette dernière hypothèse, il vaudrait mieux d’ailleurs que ce soit le seul candidat anti-système qui passe, celui qui récolte des sondages de plus en plus flatteurs malgré l’obstruction du système politique washingtonien : Ron Paul. Libertarien, j’entends bien, il promet lui aussi le pire, mais enfin ce serait, avec lui, un revirement vers l’isolationnisme, le retrait des troupes de 170 pays, et donc (peut-être !) un relatif confinement de l’effondrement US et de la (ou des) guerre(s) civile(s) qui s’ensuivrai(en)t nécessairement.
      Quoique, depuis « l’Île du Bonheur » (Fukushima), on sait bien qu’il n’existe pas de confinement efficace. ;-)

      • Pierre

        Contrairement aux coups d’état militaires ,les coups d’état financiers ne troublent pas l’ordre publique….
        Le nouveau battle dress de camouflage, c’est le costard cravate et le savoir faire du marionnettiste.
        Beaucoup moins ostentatoire et m’as-tu-vu que la casquette à gallon d’opérette, les bottes, les verres fumés et les grands stades.

        « L’art de la guerre, c’est soumettre l’ennemi sans combat.
        Celui qui excelle à résoudre les difficultés les résout avant qu’elles ne surgissent. Celui qui excelle à vaincre ses ennemis triomphe avant que les menaces de ceux-ci ne se concrétisent
        La règle, c’est que le Général qui triomphe est celui qui est le mieux informé.
        Une armée sans agents secrets est exactement comme un homme sans yeux ni oreilles.
        Tout l’art de la guerre est basé sur la duperie.
        Tout le succès d’une opération réside dans sa préparation.
        Lorsqu’un chat se tient à l’entrée du trou du rat, dix mille rats ne se hasardent pas à en sortir; lorsqu’un tigre garde le gué, dix mille cerfs ne peuvent le traverser.
        Dites aux gens ordinaires ce qu’ils veulent entendre.
        Entendre un coup de tonnerre ne prouve pas qu’on a l’ouïe fine.
        Lorsque le coup de tonnerre éclate, il est trop tard pour se boucher les oreilles.

        L’art de la guerre
        Citations de Sun Tzu (544–496 av. J.-C.)

      • Marlowe

        à Pierre,

        Et c’est quand tout semble perdu qu’il faut se donner de l’air, faire une sortie, prendre la mer comme pirates, etc.

      • Pierre

        Il n’y a plus de large à prendre et trop de derniers souffles à payer…..
        J’ai depuis longtemps décroché de Peter Pan ! :)
        Je crains les tornades blanches et tous ces messieurs propres allant en équipage.

    • Marlowe

      La fin du monde occidental comme fin de l’histoire.

      Le monde occidental a du plomb dans l’aile et nous qui y vivons faisons mine de ne pas le savoir, divisés et déchirés que nous sommes par des luttes de pouvoir dérisoires et par la lutte que la classe dirigeante mêne, avec succès, contre les peuples.
      La mondialisation, dérisoire tentative d’unification du monde, va échouer ou conduire le monde à sa perte.
      Comme la spéculation, stade ultime de la propriété privée et du prêt contre intérêt, a été jetée à la côte, comme un cargo perdu, dans sa tentative de conserver les fragiles équilibres qui ont succédé à la dernière grande guerre et à la « guerre froide », l’Occident, ses « valeurs » comme disent ses thuriféraires et le gigantesque système d’illusions qu’il a mis en place (le Spectacle) ne font plus le poids face à ses contradictions internes (la création de valeur par le travail devenue définitivement impossible) et externes (une croissance infinie dans un monde fini).
      Rien ne sera plus comme avant.

      • Jeff

        J’ai lu ça. Personnellement, je suis trop limité pour en comprendre toutes les subtilités mais
        c’est pour faire avancer le débat. Encore que… le débat, hein, il est déjà bien avancé et déjà si
        riche ! La question est plutôt celle-ci :

        Pourquoi la réalité ( qui fut inventée ) n’avance pas ( comme 99 % de la population mondiale le souhaiterait ) ?

        « La financiarisation de l’accumulation  » , par John Bellamy Foster
        http://socio13.wordpress.com/2011/06/06/la-financiarisation-de-l%E2%80%99accumulation-par-john-bellamy-foster-version-complete/

      • Macarel

        N’ayez pas peur 2012 ne sera pas la fin du monde, par contre il est vrai que 2012 pourrait être le début de la fin d’un monde…
        Une chose est certaine le capitalisme poussera ses contradictions internes jusqu’à ce qu’elles le fasse imploser. Mais le capitalisme ne s’effacera pas gentiment, ce n’est pas dans sa nature prédatrice. D’autant plus qu’il est en pleine expansion dans les pays émergents qui vivent leur XIXième siècle au moment où nous sommes, nous, entré dans des sociétés post-industrielles.
        Le capitalisme c’est comme le feu, il ne s’arrête que lorsque les flammes ont tout dévoré, or il reste de par le monde encore pas mal de matériel combustible pouvant alimenter ce feu, dans les BRICs en particulier. Grâce à eux la sacré sainte croissance destructrice de la biosphère peut continuer au niveau global en tout cas, car chez nous elle nous a quitté. Les économistes sont des gens dangereux car ce sont les grands prêtres ce cette religion de la croissance infinie, même si au final la planète Terre finit aussi stérile que ses consoeurs du système solaire. Mais c’est sans doute normal, l’économie n’est pas une science, elle se pare des oripeaux de la science mathématique en particulier, pour mieux masquer ses aspects dogmatiques et le fait que son discours est celui des classes dominantes, qui défendent ainsi leurs intérêts égoïstes.

      • Macarel

        Les économistes sont des gens dangereux

        Sous entendu les économistes néo-libéraux, ou de l’autre côté les staliniens: capitalisme libertaire ou capitalisme collectiviste. Au final les deux détruisent la biosphère.

      • Macarel

        Le capitalisme c’est comme le feu, il ne s’arrête que lorsque les flammes ont tout dévoré

        C’est d’autant plus vrai que notre mode de développement est basé sur des machines thermodynamiques et sur des sources d’ énergies fossiles non renouvelables. Nous produisons du mouvement en brûlant du pétrole, du charbon, du gaz et lorsqu’il n’y aura plus rien à brûler dans nos moteurs, l’ énergie dégradée en chaleur que nous aurons injecté par notre activité productiviste frénétique dans l’atmosphère, rendra la vie à la surface de cette planète très problématique.

    • vigneron

      Pierre, c’est le Conseil de Sécurité lui même (dont trois des membres permanents ne reconnaissent pas la CPI : Russie,Chine et USA…) le 25 février à la suite de la résolution 1970 qui a saisi le procureur de la CPI Ocampo sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Libye… qui ne reconnaissait pas non plus la CPI. Le fils Kadhafi, Saif al Islam, devrait d’ailleurs voir son transfert à La Haye autorisé par les autorités libyennes le mois prochain, à moins que…
      N’empêche que le Pentagone, son éventuelle implication dans le lynchage de Kadhafi par Ocampo, il n’en a, amha, strictement rien à cirer.

    • vigneron

      Dans cette dernière hypothèse, il vaudrait mieux d’ailleurs que ce soit le seul candidat anti-système qui passe, celui qui récolte des sondages de plus en plus flatteurs malgré l’obstruction du système politique washingtonien : Ron Paul Libertarien, j’entends bien, il promet lui aussi le pire, mais enfin ce serait, avec lui un revirement vers l’isolationnisme, le retrait des troupes de 170 pays, et donc(peut-être !) un relatif confinement de l’effondrement US et de la (ou des) guerre(s) civile(s) qui s’ensuivrai(en)t nécessairement.

      Voilà. C’est fait, virez Obama, votez Ron Paul !
      Enigme : comment peut-on avoir accumulé suffisamment de sauce verte dans sa boite crânienne pour parvenir à en épandre si généreusement, si consciencieusement, si béatement, sur le net ?

      • Nerima-kun

        Le rogomme abuse de son picrate : il ne sait même plus lire ! …DANS L’HYPOTHESE OU LE PARTI REPUBLICAIN l’emporte aux élections présidentielles, disais-je, il vaudrait mieux Ron Paul qu’un quelconque autre candidat républicain, pour le seul fait que les USA cesseraient tout ou partie de leurs interventions extérieures, ce qui serait déjà un petit plus pour la planète.
        Sur le fond, rien n’arrêtera la chute irrémédiable des USA, que ce soit Obama, R. Paul, Newt G. ou Captain Amerikkka !

        Comme d’habitude avec le sieur V., à mon égard comme à l’égard de ceux dont il fait – on ne sait pourquoi (jalousie d’un aigri ?) – ses têtes de Turc : incohérence, mauvaise foi, mauvaise lecture, attaque et dérision gratuites. C’est de la malhonnêteté.
        Et quand on avance des arguments, là, y’a plus personne !
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=32155 (fil du post 35)
        (I call your bluff, boy..)

      • vigneron

        C’est ça, donc « dans l’hypothèse d’une victoire des républicains, je préférerais celle d’un R. Paul à celle de tout autre candidat », c’est déjà une énormité en soi quand, au-delà du droitisme extrême qu’il incarne, on sait ce que signifierait en fait le prétendu « isolationnisme » US « paulien » pour ceux qui feraient partie de ce qui serait alors immanquablement et très pragmatiquement considéré par toute administration « isolationniste » US comme le pré carré US inexpugnable, i.e. (par exemple) Amérique Centrale, Caraïbes, Am Sud et… Japon… : Uncle Sam « normalise » et verrouille.
        Et vous savez comment ça finit, trés vite, historiquement, systématiquement, « l’isolationnisme » ou le « non-interventionnisme » US, le repli sur le pré carré, qu’ils fussent démocrates comme républicains ? Par la guerre et l’intervention massive de la puissance militaire US : 1917, 1941, 2001…
        Par ailleurs si vous êtes résolument opposé à l’émergence de R. Paul, j’imagine que c’est par l’effet de votre absolu et sublime amour de la Démocratie que vous en arrivez à dénoncer explicitement une prétendue « obstruction du système politique washingtonien » qui mettrait d’ignominieux bâtons merdeux dans les roues d’un char Ron Paulien que vous imaginez volontiers en route vers la Maison Blanche ? Détrompez ma fautive lecture, please ! Répétez donc après moi :  » Peuple américain que nous aimons, ne te trompe pas une fois de trop, n’envoie pas Ron Paul à la Maison Blanche ! « 

      • Nerima-kun

        D’abord, il n’appartient ni à vous, ni à moi, ni à Jorion, ni même au peuple américain (comme d’habitude ; cf. Floride 2000 ou Ohio 2004) de désigner le prochain POTUS (Prez pour les intimes). A partir de là, on peut toujours jouer à Risk et risquer ses préférences dans le grand jeu stratégique de désintégration et recomposition mondiale 2012-2020…

        …ensuite :

        1) j’aime bien quand vous avez l’air de trouver Ron Paul comme le pire du GOP, vous trouvez que les Gingrich (autodétruit mais ressuscité), Romney, Bachmann, Perry (autodétruit) ou Cain (autodétruit), etc. sont mieux ? …des fous furieux ; c’est un constat tranquille. Et avec eux, ce serait l’attaque quitte ou double en Iran (« real men go to Teheran », comme disaient les néo-cons) : autrement dit, se tirer un missile dans le moteur.

        2) on décèle manifestement chez vous un certain respect, une considération pour les USA et leur puissance (c’est là-bas que vous envoyez votre picrate parkerisé ?). Vous avez donc quelques métros de retard en géopolitique… « pré carré inexpugnable », ah ouiche, on a vu : Cuba toujours indépendante, 50 ans après, et l’essentiel de l’Amérique Latine à jamais perdu pour les « gringos » (Brésil, Argentine, Chili, Vénézuéla, Bolivie, etc.) : « que se vayan todos », merci, c’est quasiment fait. Succès (= maintien de régimes corrompus pro-US) en voie de décomposition en Colombie et au Mexique, où la guerre contre la drogue est un cancer qui fait retour aux States. Ah si, énorme succès, mais très péniblement acquis, contre l’odieux démocrate Zelaya dans le minuscule Honduras… impressionnant retour du « big stick » dans un pré carré réduit à de l’herbe à chats pour balcon !

        3) Japon… ça a toujours été un protectorat depuis 45 mais il est de moins en moins fiable (Okinawa, générations montantes, etc.) ; en tout cas, on se demande à quoi il leur sert face à la Chine et à la Corée du Nord : ah si, à acheter, de force et sur plans, le F35, fer à repasser ultra-sous-performant qui signe le déclin technologique irrattrapable des USA dans leur plus beau fleuron : l’aérospatiale !

        4) Vos rappels historiques sont incohérents : l’isolationnisme a duré de 1812 à 1917 (à part une petite aventure à Cuba et aux Philippines : déjà pour apporter leur démocrassie aux « little brown brothers » en les massacrant) ! Par la suite, l’interventionnisme US fut tout sauf glorieux, contrairement à l’historiographie officielle : Europe libérée essentiellement grâce au peuple russe et malgré Staline (20 M morts, 60 à 80%, selon les époques, des forces de l’Axe engagées contre lui) ; Corée, statu-quo ric-rac (dernière « victoire » US) ; Indochine, fiasco génocidaire (3 à 5 M morts, si on inclue l’auto-génocide khmer, dont les USA sont responsables : déstabilisation de Sihanouk et bombardements massifs) ; Moyen-Orient à feu et à sang pour aucun résultat, ou plutôt si : rapprochement Irak-Iran (!), regain des terrorismes et fondamentalismes, Pakistan au bord de la rupture, Afghanistan cimetière du nouvel empire, révolutions arabes essentiellement anti-américaines… ça, c’est de la normalisation, ha ha ! Et c’est pas faute pourtant de massacrer les indigènes (1 à 1,5 million de morts depuis 2001/2003).
        Tout simplement dit, il n’y a même plus de puissance militaire US (guerres de 4e et 5e génération) !

        5) L’obstruction à la candidature Ron Paul par les medias US et le Beltway est partout documentée, de Justin Raimondo à dedefensa.org en passant par AlJazzeera ou RT et autres medias plus « estimables » (à vos yeux brumeux).

        6) je n’ai pas à répéter votre mantra atlantiste (à moins que ce ne soit encore de votre ironie controuvée). Je considère, depuis assez longtemps (élection de Reagan) les USA comme une des plus grandes menaces contre l’humanité à l’égal de l’URSS, voire plus encore (guerres, léthalité, morbidité, asservissements et destructions comparables ; PLUS impulsion d’un système financier prédateur et maintenant failli, d’une « civilisation » consumériste ravageuse et insoutenable : réchauffement, épuisement des ressources, abêtissement des esprits aussi pernicieux que le communisme, comme le constata d’ailleurs Soljenytsine.). Si donc Ron Paul devient le Gorbatchev états-unien, prétendant renverser la vapeur et détruisant ainsi plus sûrement encore l’empire que les autres, cela me convient ! Comme le soviétisme, la raison d’être des USA, c’est l’hégémonisme ; incapables dorénavant de pouvoir l’assurer, les USA finiront par imploser voire se décomposer (revanche des Sudistes du GOP, ironie de l’histoire !).

        7) Il sera temps bien plus tard de traiter avec les quelques 100 ou 120 M d’Etats-Uniens restés démocrates et fréquentables, regroupés dans Blue East et Blue Pacific, et contenir l’immense JesusLand centro-sudiste glissant dans le fondamentalisme chrétien et le libertarisme (libertarianisme ? libertaryanisme ?)…

        8) Mais, allons, soyons bon, c’est Noël… moi aussi, je peux dire que j’aime le peuple américain – un peu comme Mauriac (un pays à vous) aimait l’Allemagne – …je l’aime tellement que je serai ravi qu’il y en ait deux, trois, quatre ou même cinq (Havai’i enfin délivrée de sa colonisation ; Etats centraux et nordistes en confédération canadienne)…

        Enfin, on peut rêver, qu’est-ce qu’on Risk ? ;-)

      • @ Nerima

        Il vous a sans doute échappé que :

        1/ Personne ne souhaite la victoire d’un des candidats républicains, quel qu’il soit.
        2/ entre Charybde et Scylla, on peut essayer de naviguer sans se faire piéger. C’est pas le choix de Sophie non plus !

      • Renou

        Si le souhait est que les USA implosent, Ronron est le meilleur choix. Si on veut une sortie par le haut, c’est le pire. Dans les deux cas il ne s’agit que de « souhaits ».
        Cependant, s’il est en passe d’être élu, il sera tué. Vous voyez le Pentagone au régime sec, la CIA au chômage et la FED aux oubliettes? Lockheed Martin partir à la pêche? Geithner écrire des poèmes? Il sera tué.
        Ou alors son programme est pipo et dans ce cas-là, il ne sera qu’un WS’ président comme les autres.
        Source? Mon p’tit doigt.
        Le « Deep state » de Peter Scott Dale que valide Chomsky me « semble » plus sérieux que les délires électoraux des uns et des autres.
        UC Berkeley Events

      • vigneron

        Ouarf, inespéré ! n’en jetez plus ! Trop aimable petit « fromage qui pue » expat « under the US watchtowers » tokyoïtes… On vous demande de marcher un peu et vous nous faites un marathon anti-yankees around the world à reculons et croupetons. On vous demande un petit pas de coté et vous sautez dans le vide sans parachute et Banzaï ! On vous demande de réfléchir deux minutes aprés deux inepties et vous déterrez le clavier de guerre pour nous faire l’anthologie exhaustive de l’anti-imperialisme US version Reader’s Digest… Vous êtes d’une générosité et d’une virtuosité rares dans l’énumération stylée d’élève studieux des manifestations cliniques du crétinisme anti-us commun. Merci encore pour la démonstration.
        C’est quand même bizarre la condition humaine. Abhorrer l’Empire et aller crêcher à quelques lieues de sa VIIe Flotte, tout près d’une de ses bases aériennes qui plus est. J’comprends mieux vos stages de zen intensif…

      • Thomas

        Ron Paul n’est peut-être pas le pire sur certains points (en fait principalement le seul que vous citez… et encore il faut préciser qu’il compte quitter l’ONU et donc aucun soutien militaire quelque soit la situation) mais préférer un fanatique qu’il sait ce qu’il veut faire à des bigots et/ou des opportunistes ce n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux pour les USA et nous tous. En fait j’hésite, tout dépend effectivement de comment on veut sortir d’une dilemme aussi désespérant où on en vient à préférer la réélection d’Obama.

        Et pendant ce temps en France, le PS croit déjà avoir gagné…

      • Nerima-kun

        @ Julien
        Il ne m’a pas échappé que c’est surtout Ron Paul qui a monopolisé ici les mises en garde et le temps de parole / écriture. Sans doute à cause de sa létalité paradoxale…
        En ce qui me concerne, j’en viens à souhaiter sa victoire (encore une fois, ce souhait, si odieux qu’il puisse paraître, n’aura aucune incidence évidemment), uniquement pour que l’empire US s’effondre vite et d’un seul coup ; c’est la meilleure garantie de résurrection du peuple américain, d’ailleurs, une fois que, réduit à quia, il aura compris que c’est tout son logiciel culturel et tous ses courants politiques paranoïaques – du wilsonisme au libertarisme – qui sont à revoir… et le reste du monde aura alors à la fois le champ libre et la contrainte de devoir s’entendre et s’organiser sur d’autres bases, d’autres valeurs…
        @ Renou
        Vous avez raison, bien sûr : il serait assassiné ; « ils » ont l’habitude, mais cela accélérerait d’autant le processus d’auto-destruction de ce pays.
        @ Vigneron
        Abjection, Votre Horreur !
        …mais vous vous prenez pour qui, mon pauvre vieux (« on vous demande de.. », etc.) ?
        … »crétinisme anti-US commun » : le fait de constater les millions de morts innocents, la stérilisation des ressources et des finances de la planète pour un mode de vie insoutenable, le fait de dire que cela ne peut plus continuer ainsi et que tout est bon, même un Ron Paul, pour hâter l’effondrement de cette machine de déchéance et de mort, seraient une manifestation de crétinisme …bien, vous, vous êtes grave de chez Graves… :-)
        Vos insultes, la volonté de régir, par elles et sans arguments, les débats et leurs participants, la haute opinion que vous avez de votre logorrhée sous-célinienne sont la marque d’un esprit narcissique très frustré. Consultez, il n’y a pas d’âge pour tenter d’être un peu mieux dans sa peau…
        @ Thomas
        Oui, mon souhait, je le sais, c’est une politique du pire ou plutôt du fil du rasoir (« brinkmanship »), une forme de Realpolitik. Pour donner une analogie, je suis persuadé que si la junte militaire algérienne n’avait pas empêché le FIS d’accéder au pouvoir, il y aurait peut-être eu bien moins de 200 000 morts (guerre civile 91-2003) et l’option islamique, inefficace, incompétente, étouffante, serait peut-être déjà considérée comme obsolète dans le monde arabe… c’est comme pour les dettes, il vaut mieux que tout crève en toute réalité pour qu’on passe à autre chose et qu’on reconstruise. Obama, réélu, c’est la prolongation de l’agonie pour quelques années encore et l’assurance d’un plus grand « backlash » mondial. Exemple : c’est avant 2017 qu’il faudrait réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre pour espérer limiter à 2° ou 2,5°c le réchauffement. Après l’effondrement de l’URSS, le recul de production exonère encore la Russie des efforts les plus douloureux, ceux-là même que la Chine, l’Inde et surtout les USA sont censés fournir. Le rapide effondrement de l’empire US, de sa consommation et de sa production, et un certain ralentissement, alors inévitable, de la production/consommation mondiale aurait déjà ce bénéfice planétaire de voir se dissiper le scénario Apocalypse Now (2050/2080 : + 4 à 6°c, du jamais vu dans l’histoire de la Terre en si peu de temps).
        On ne négocie pas avec le climat et les lois physiques… on ne leur demande pas : « encore un instant, M. le Bourreau » ! (Comtesse du Barry ?)
        …oui, toutes proportions gardées, nous sommes plongés dans le même dilemme que les Etats-Uniens avec leur RepDem : choisir l’une ou l’autre face de Janus Morbidus : l’UMPs ou l’umPS… là encore, il faudra bien sortir, probablement avec fracas, de ce cadre (politique actuel).

      • tomate

        @ Nerima kum :

        Je vous rejoins . Réalisme et raison : voilà comment je synthétise vos commentaires, plus exactement , votre pensée .
        Les affiliés atlantistes, otaniens, étasuniens et chtarbés du gros furoncle depuis moults décennies , qui s’exprime ici même , sont d’une bêtise profonde . A moins que cette bêtise n’en soit pas une … et que des forces plus profondes motivent ces réactions, cette pensée biaisée, cette pensée exrpimée pour attirer votre attention, vous amener , classe dite intellectuelle, a vous concentrer sur un élément …. et vous perdre …. pour leur laisser la place libre …. Manipulations ….. Manipulations….

        @ Pierre :

        Merci pour les rappels…. Espérons que certains , ouvriront les yeux !!!!

  44. alain audet

    .Bilan 2011
    Le film. Un Jour sans fin où Le jour de la marmotte, Vous connaissez?
    Wikipédia.
    ‘’Il met en scène un présentateur météo sur une chaîne de télévision régionale de Pittsburgh, prétentieux, aigri et imbu de lui-même, nommé Phil Connors. Le 2 février, il part en reportage à l’occasion du jour de la Marmotte, festivité traditionnelle célébrée en Amérique du Nord le jour de la Chandeleur. Mais une fois le sujet tourné, un blizzard le force à passer la nuit sur place. À chaque fois que son réveil sonne, c’est la même journée qui recommence : Phil semble bloqué dans le temps jusqu’à ce qu’il ait donné un sens à sa vie.Le film a connu un succès relatif lors de sa sortie aux États-Unis, avant de lentement s’imposer comme référence.’’
    Vous voulez en savoir plus allez au synopsis où trouver le film, culturelhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Un_jour_sans_fin#Synopsis
    Pourquoi ce film? Il me fait penser à l’ensemble des blogueurs sur P.J. et plus spécifiquement et directement aux politiciens, banquiers, financiers qui tentent par toutes sortes d’astuces de relancer le système avec toujours les mêmes références parfois alambiquer, trafiquer, mais toujours à l’intérieur du même cadre fini et sans issues.
    Système basé sur la croissance et l’accumulation matériel pour le plus petit nombre (briliste) avec comme conséquence la perte de nos ressources vitale. Autant nous persisteront dans cette voie autant nous nous éloignerons des solutions véritables, comme la vedette du film.

    Notre projet de société doit, pour réussir, assurer la pérennité des ressources pour les générations future et c’est seulement sur cette base que nous réussiront à acquérir la paix de l’esprit.
    C’est la direction à prendre pour sortie par le haut, le travail ne sera pas terminer pour autant et commence par bien comprendre ce concept toute tentative de passer outre nous ramènera inexorablement au point de départ comme le film nous le démontre bien.
    À l’instar de Phil Connors (Bill Murray) qui doit changer du tout au tout, littéralement un virage à 180°, pour réussir à séduire La Belle, non seulement changer envers elle mais également envers l’ensemble des individus de la société qui l’entoure, pour réussir nous devons revoir au complet la façon de voir les choses.
    Adopter un réel nouveau cadre économique d’abord à partir de la disponibilité des ressources. Simplement d’envisager et d’intégrer ce concept de base, incontournable à mon avis, nous permettra de vraiment sortir du cercle vicieux dans lequel nous sommes et de donner un véritable sens au effort que chacun déploie, malheureusement, à l’heure actuelle à contre sens c.à.d. non seulement vers l’épuisement des ressources mais également dans l’accélération du phénomène.
    C’est l’effort que nous devons faire et adopter cette démarche comme projet de civilisation, Notre avenir en tant que civilisation, en tant que collectivité, dépend des ressources de la planète pour la construire et la maintenir et non de la possession/contrôle par le petit nombre de l’ensemble du patrimoine par l’argent. Un projet visant à assurer la pérennité des ressources est l’angle sous lequel nous devons aborder le futur proche, immédiatement.

    Lungold dans sa dynamique dit :’’ ce système a été conçu pour échouer encore et encore jusqu’au crash final’’, il dit également qu’à chaque échec le niveau de conscience augmente et nous amène vers la résolution de nos problèmes.
    Lungold avait lui aussi prévu la débâcle économique actuelle, faire table rase du passé.

    • Delphin

      A alain audet :

      Dit autrement : « Ne te demande pas ce que tu peux tirer de la planète, demande toi ce que la planète te permet d’utiliser sans la détruire »

      Delphin doublement paraphraseur

      • alain audet

        Excusez moi pour l’erreur du double texte. De toute façon il faudra plusieurs répétition fois finalement, comme dans le film, pour intégré l’idée. Le hasard fait bien les choses.

      • Delphin

        A alain audet :

        Ma phrase se voulait simplement un petit clin d’oeil pour souligner l’intéret que j’ai trouvé à votre écrit, en espérant que celui-ci + mon rappel augmenterait sa chance d’être lu.

        « doublement paraphraseur » =
        – paraphrase à visée humoristique de votre texte.
        – paraphrase de J.F. Kennedy

        Amicalement,

        Delphin

      • Macarel

        L’homme blanc a lancé l’espèce humaine sur une voie sans issue au nom du progrès. maintenant qu’il commence à s’apercevoir des limites de ce progrès, il ne sait plus comment s’en sortir.
        C’est sans doute là l’origine et le fond de la crise du modèle prométhéen occidental.
        Paradoxe et non des moindres, l’homme blanc prend conscience de son erreur au moment où les milliards d’hommes non blanc s’entichent de son modèle capitaliste prédateur qu’il a promu à travers le monde avec la plus grande inconscience.
        Difficile de trouver une issue à l’amiable, car au nom de quoi l’homme blanc peut refuser aux autres hommes le confort à court terme qu’il s’est octroyé en pillant la planète et les autres civilisations et en obérant l’avenir des générations futures. C’est ce qui fait que les grandes messes sur l’avenir du climat ne débouchent sur rien de concret, même si objectivement d’un point de vue scientifique l’homme blanc a raison de tirer le signal d’alarme. Le fardeau de l’homme blanc est en train de devenir celui de toute la l’humanité.
        Comme le dit Yves Paccalet: « L’utopie ou la guerre », il n’y a pas d’autre alternative. Ou nous partageons à l’amiable, ou le partage se fera par la force.
        Et il faudra en plus pour l’ensemble de l’humanité, passer à un modèle du type de celui que promeut Pierre Rahbi: « La sobriété heureuse ».

      • BasicRabbit

        @ Macarel
        « L’homme blanc a lancé l’espèce humaine sur une voie sans issue au nom du progrès. Maintenant qu’il commence à s’apercevoir des limites de ce progrès, il ne sait plus comment s’en sortir. »

        « Au Canada, dans le Grand Nord, un bûcheron coupe son bois pour l’hiver. Après deux journées de coupe, et plusieurs stères transportées, il en vient à se demander si sa provision de bûches sera suffisante. Les hivers sont très froids, dans la région. Il va donc voir un vieux chef indien, un peu déplumé, pour savoir si l’hiver sera rigoureux. Il pose sa question, et le chef lui dit: – Ugh ! Hiver sera rude. Alors le bûcheron retourne couper du bois, encore et encore. Au bout de quelques jours de durs labeurs, il retourne voir le vieux chef et lui repose sa question. Et le chef répond: – Ugh ! Hiver sera rude, très rude ! Alors le bûcheron retourne bucheronner. Pendant quinze jours. Puis il retourne voir l’indien. Qui lui dit: -Ugh ! Hiver sera rude, très très très rude ! Alors le bûcheron demande au chef: – Mais, Grand Chef, comment peux-tu savoir cela ? Et l’indien répond: – Hiver sera rude car homme blanc couper beaucoup de bois! »

      • la m...

        Entendu le 24 Décembre:

        « Nous allons à notre perte ».

        Un vieux rasta, devant une bouteille de champagne à 35 euros emballée une boite dorée.

      • Delphin

        Macarel,

        « Difficile de trouver une issue à l’amiable, car au nom de quoi l’homme blanc peut refuser aux autres hommes le confort à court terme qu’il s’est octroyé en pillant la planète et les autres civilisations et en obérant l’avenir des générations futures.  »
        ———
        Il me semble bien que vous commettez une petite inversion : Les dominants industriels (plutôt que « l’homme blanc », qui tire vers le racisme inversé) ont maintenant reussi à aliéner presque la totalité de la planète à la religion de progrès si lucrative pour eux. Un de leurs puissants instruments, l’outil télévisuel, propagateur de trompeuses opulences occidentales. L’autre, le supermarché industrialisant la consommation, le troisième la tête de pont de marché etc.

        Delphin

  45. Nerima-kun

    Les bons voeux des 1 % aux 99 % :

    A Christmas Message From America’s Rich

    …pour ma part, la réflexion de l’über-riche qui remporte la palme, c’est celle de Stephen Schwarzman : comme on lui demandait s’il était prêt à payer plus d’impôts, le CEO de Blackstone Group a souligné que les foyers états-uniens aux revenus les plus modestes ne payait aucun impôt sur le revenu : « vous devez vous impliquer vraiment (« y mettre de sa peau en jeu »). Je ne veux pas dire jusqu’à combien les gens devraient aller. Mais nous devrions tous faire partie du système ».

    Noyeux Joël !

  46. RIOU René

    Une offensive en règle contre l’État-providence
    La vente des armes à feu dans le pays connaît un boom sans précédent

    En France, la corrélation de ces deux informations nous explose au visage à chaque fait divers. Quoique la violence sociale reste stable … dans sa progression…, la masse des laissés pour compte nous envoie les signaux d’une chaudière sur le point d’exploser à chaque édition du 20 heures. Le fracas des armes automatiques devient le fond sonore des banlieues pendant que des sondages dissidents montrent un tout autre aspect du paysage électoral.

    Le pouvoir en place a bien senti ce besoin qu’ont les français de se changer les idées. Il pousse en avant une femme et un homme ministres doués, l’un et l’autre, d’un physique séduisant et la télévision nous fournit un contenu sensiblement moins lamentable que d’habitude mais tout aussi manipulé. Faut-il qu’ils aient peur pour arriver à se remettre en cause à ce point…

    De leur côté, les socialistes ont recruté un économiste crédible pour essayer de freiner la chute. Bernard Maris sera peut-être notre nouveau Necker.
    Souhaitons-lui plus d’avenir.

    • Marlowe

      à RIOU René,

      Si votre écrit n’est pas ironique, vous voulez probablement nous conseiller une sorte de gouvernement d’union nationale.

      Misère.

      • RIOU René

        @Marlowe

        Vous visez juste. C’est bien sûr une ironie désabusée qui traverse ce texte. Vous utilisez le mot misère bien à propos. Nous sommes les témoins médusés de la misère intellectuelle et politique de deux partis maintenus à flot par une oligarchie qui tient aussi les médias. Le refrain TINA est sur toutes les lèvres … « e la nave va » … par le fond…car il est trop tard même pour sauver les meubles.

        Il faut que je perde l’habitude d’être à ce point sibyllin.

      • Marlowe

        à RIOU René,

        Les deux partis dont vous parlez sont aussi « maintenus à flot » par les électeurs.
        Misère !
        Misère !

        Et pour parler franchement, ce n’est pas d’aujourd’hui que je sais que nous sommes, au milieu d’une rivière en furie, les passagers d’un radeau piloté par un capitaine de pédalo…

      • RIOU René

        @Marlowe

        Les deux partis dont vous parlez sont aussi « maintenus à flot » par les électeurs.

        Vous avez raison. Mais d’où vient l’argent des campagnes électorales à votre avis ? Qui anime ces fameux réseaux qui propulsent, avec une régularité de métronome, une personnalité devant les caméras ?

        ce n’est pas d’aujourd’hui que je sais que nous sommes, au milieu d’une rivière en furie, les passagers d’un radeau piloté par un capitaine de pédalo…

        Vous avez encore raison. Mais dites-moi combien de gens mis à part vous et moi (et quelques autres) se soucient de cet état de fait.

        Misère !….. Mettez ça au pluriel, vous me ferez plaisir.

      • Marlowe

        Pourquoi les 99 % ne se révoltent pas.

        Les attitudes et les comportements qui sont dictés par le marché et qui sont indispensables pour réussir au niveau économique ont aujourd’hui pénétré la vie quotidienne jusque dans ses derniers recoins. Le manque d’égard généralisé, l’individualismes poussé jusqu’à la manie égocentrique, le cynisme et l’indifférence caractérisent aujourd’hui les rapports entre les humains (…)

        Le début et la suite de cet article percutant, intitulé les « psychopathes » arrivent, un adieu à « l’ère du narcissisme », sont accessibles gratuitement, ainsi que de nombreux autres articles sur :

        http://palim-psao.over-blog.fr

      • jérôme

        @ Marlowe,

        Bonjour,

        Le site palimpsao est une mine d’articles de fond, précieux et recommandable, amha, merci de le partager et faire connaître.

        Belle journée

      • Ando

        @ Marlowe. Site très intéressant. Спасибо!

        L’article de Claus Peter Orlieb « L’Innocence perdue de la productivité » est un joli rappel de brillante dialectique marxiste.

        http://sd-1.archive-host.com/membres/up/4519779941507678/CP_Ortlieb_-_L_Innocence_perdue_de_la_productivit-1.pdf

        « Ce qui distingue le capitalisme de toute autre forme sociale est le fait qu’une forme de richesse spécifique y règne : la richesse abstraite ou valeur, qui revêt la forme de l’argent et se mesure par le temps-travail nécessaire à la production des marchandises. La richesse matérielle est un accessoire dont, certes, l’économie capitaliste ne peut se passer mais ce n’est pas son but. Celui-ci réside dans le procès de valorisation, l’accroissement démesuré de la richesse abstraite : j’investis de l’argent dans le procès de production dans la perspective de récolter au final davantage d’argent (la plus-value ou survaleur). Une activité économique qui n’aurait pas pour but, a minima, cette augmentation de richesse abstraite est une chose qui ne peut tout simplement pas exister ».

        « Dans la mesure où, sous le capitalisme, l’objectif de toute activité économique consiste à obtenir une survaleur, autrement dit à faire en sorte que la somme d’argent investie dans le procès de production ait augmenté au terme de celui-ci, une économie de marché sans croissance est tout bonnement impossible, car sans perspective de croissance personne n’investirait le moindre centime. C’est ce que devraient garder à l’esprit, en particulier, tous ces gens bien intentionnés qui prônent, pour le bien de l’environnement et de l’humanité, des économies nationales fonctionnant à l’avenir avec une croissance nulle… mais qui se gardent bien d’évoquer une sortie du capitalisme ».

        « La reconnaissance du fait que « désormais, inexorablement, il y aura davantage de travail éliminé que de travail absorbé » repose, pour l’essentiel, sur le postulat que le capital ne sera plus en mesure de susciter suffisamment d’innovations de produits pour compenser le ralentissement de la création de valeur et de survaleur induit par les innovations de procédés. Beaucoup soutiennent le contraire, en dépit du fait que — un quart de siècle plus tard — les innovations de produits en question se fassent toujours attendre. Rappelons que nous ne parlons pas simplement de nouveaux produits accompagnés de leurs besoins afférents : les innovations tant attendues réclameraient pour assurer leur production de telles quantités de force de travail que les conséquences de la rationalisation microélectronique en seraient, au minimum, neutralisées ».

        La conclusion de Claus Peter Orlieb :

        « De toute façon, le mode de production capitaliste, par l’action de sa propre dynamique compulsive, est arrivé au terme de ses possibilités de développement. La communauté mondiale se trouve donc
        confrontée à cette alternative : soit couler avec lui, soit se libérer de la tyrannie de la richesse abstraite et refonder la reproduction sociale sur des critères, cette fois, purement concrets. Le développement des forces productives pourra alors retrouver son innocence : d’une part, la société n’autorisera plus compulsivement la mise en oeuvre de n’importe quel gain de productivité (toute tâche n’étant pas forcément plus agréable lorsqu’elle est exécutée plus vite) ; d’autre part, ce développement pourra enfin servir à améliorer réellement la vie des êtres humains ».

        Conclusion qui pose l’hypothèse qu’il existerait, qu’il a existé, autrefois, un moment où les forces productives se sont développées d’une manière innocente, càd je suppose sans se fixer pour but la création de cette survaleur abstraite. Ce moment idéal n’a peut-être jamais existé car on voit mal comment l’homme renoncerait de lui-même à cette force actualisante qui le pousse sans cesse en avant (pour son bien et la survie de son espèce), comment il pourrait discerner de lui-même sur la ligne de vie faite de millions de points se suivant les uns les autres à partir de quel point ce qui est innocent ne le serait plus au point suivant.

    • Efarista

      et la télévision nous fournit un contenu sensiblement moins lamentable que d’habitude mais tout aussi manipulé.
      solution : sectionner le câble antenne.

      • alain audet

        Dans les grands du 1% il y a plein de gens talentueux ou chanceux, le résultat est le même il ne savent ou et comment s’arrêter.
        Plus étant la seule motivation cependant il fut un temps.Roosevelt, ou le millionnaire était imposé à 90%, la solution est en parti là.
        Ça ne règle évidemment pas la problématique de la disponibilité des ressources et de leurs discontinuités à venir voir toute proche.

    • Marlowe

      à RIOU René,

      Misère, au pluriel ?
      Certainement pas, chacun, dans son petit coin, pourrait avoir la sienne, alors que c’est LA misère pour tous, et moins pour certains, et plus pour d’autres, et que cette misère a plusieurs visages.

    • Leboutte

      @Marlowe: merci pour le lien palim-psao. Très intéressant.

      J’ai flashé sur cet article.

      • Excellent site ! Mon article préféré sur palim-psao reste quand même : Pourquoi étudier la Shoah aujourd’hui ? (Pour stopper les balivernes de Paul Jorion et plus encore…)

        Ils ont d’autres bêtes noires : « …(du moraliste Paul Jorion au drôlatique Frédéric Lordon en passant par Stéphane Hessel)… »

      • Dissonance

        @Paul

        Ce lien est à classer dans le genre burlesque? Sous la volonté de contredire vos propos, on croit lire dans cet article que les banquiers et autres financiers seraient pour ainsi dire « par définition » juifs, voir même que le capitalisme lui-même serait juif, ce qui selon l’auteur, moyennant l’emploi d’un cliché assez éculé et pour le coup très antisémite, démontrerait paradoxalement votre propre antisémitisme… C’est ce qu’on appelle scier la branche sur laquelle on est assis, non?

      • Pierre

        « L’économiste Paul Jorion est aujourd’hui un des ténors de cette accusation simpliste et dangeureuse contre des puissants banquiers et des méchants spéculateurs, les puissances immorales de l’argent ce qui rappelle le mythe des années 30 des  » 200 familles  » qui dirigent le monde, »

        Ils confondent Ron Paul et Paul en rogne ! :)
        Quand on dénonce ceux qui désignent des boucs émissaire on devient chèvre au piquet……

      • schizosophie

        @Paul Jorion

        Je viens de découvrir cet article. Il est vrai que l’amalgame effectué par Braun entre un antisémitisme tronqué et un anticapitalisme tronqué qui serait le vôtre est dégueulasse et très mal informé quant à vos thèses, notamment sur l’absence de rapport de force et la réduction aux « 200 familles ».

        A propos de votre tripartition en trois catégories, investisseurs, entrepreneurs et salariés, le raisonnement que vous faites ici ne se leurre pas sur les effets d’une redistribution par la hausse des salaires, dans la mesure où elle ne serait pas contemporaine d’une inversion des rapports de forces quant à la détermination des prix. Mais les conditions de possibilité de cette inversion restent incantatoires. Et l’accusation de moralisme, Braun aurait dû préciser « de manichéisme » pour être cohérent avec sa lecture d’un  » « bon » concret » contre un  » « méchant » abstrait », et je dirai quant à moi un angélisme sans séparer un concret d’un abstrait, n’est pas sans fondement lorsque vous imaginez un label Jorion ou lorsque vous vous désespérez que les « politiques » aient « le tort de négliger les solutions qui s’attaquent à ce cadre » en attendant que « les financiers eux-mêmes. [Qui] seuls savent dans quel état se trouve la machine, une réalité bien éloignée de ce que les politiques racontent au public[, bougent] peut-être lorsqu’il n’existera plus d’autre alternative. »

        Il est vrai aussi que vous ne tablez pas « trop là-dessus non plus » (et ce de moins en moins depuis que je vous lis) tout en espérant un projet qui soit nôtre. Mais de quel « nôtre » s’agit-il ? Et comment cette entité s’arrogerait-elle les conditions de possibilité de l’inversion des rapports de force ? Certainement pas en l’inscrivant dans le marbre d’une Constitution pour l’économie, parce qu’elle resterait lettre morte comme le sont les principes juridiques contredits par leur pratiques-mêmes.

        Vous me répondrez à raison que bien des apôtres de la lutte des classes ne sont pas moins manichéens ni incantatoires et qu’on en trouve sur ce site foutoir d’extrême gauche, où de bons textes existent néanmoins, dont le Postone sur l’antisémitisme qui n’a pas lieu d’être utilisé contre vos thèses.

        Enfin, sous la transhistoricité, notion encore mal utilisée par Braun, puisque vous n’invoquez une domination, fût-elle médiévale, je lis une critique liée à votre considération de l’histoire que j’avais développé ici et dont nous avons discuté et que j’aurais nommé plutôt « a-historicité ».

        J’en conclus que Braun est incapable de manier une pince à épiler, mais que vos thèses ne sont pas si échevelées, ni si subversives qu’elles le paraissent et que l’écœurement à la Michéa n’est qu’une émotion, au sens moderne.

      • Marlowe

        à Paul Jorion,

        Remarquez que je n’ai jamais cité ces articles qui mettent en cause, à mon avis sans démonstration, des commentateurs de la crise et parfois à tort et à travers.
        Pour les attaques qui vous concernent, je pense qu’elles sont fondées à la fois sur votre distance vis à vis de « la critique de la valeur » et sur le caractère parfois surprenant d’intellectuels allemands qui craignent par-dessus tout le retour de l’antisémisme, toujours présent et parfois dissimulé derrière la critique sociale « de gauche ».
        Pour ma part, je ne pense pas que vous soyez concerné par cette démarche, même si votre blog permet l’emploi que je trouve très permissif de termes généralement utilisé par l’extrême-droite (« gauche-caviar », « banksters », etc.)
        Par ailleurs, je continue à penser que les accusations non fondées, à quelque sujet que ce soit, ne font pas avancer la critique.

        Pourquoi ne pas proposer un entretien contradictoire avec Anselm Jappe, ou un autre représentant français de cette tendance, entretien par écrit qui pourraît être publié sur le site palim-psao et sur votre blog ?

      • « Mon article préféré sur palim-psao … » Ah ! Les bras m’en tombent. On pourrait résumer cet article par :
        Rituel de purification ;-)

        Prière du Maître Ascensionné PALIM PSAO pour intensifier le rayonnement de l’aura.

        JE SUIS la dimension maximale de la Lumière,
        JE SUIS la plus pure intention de la Lumière.
        JE SUIS Lumière, Lumière, Lumière
        Inondant le monde partout où je vais,
        Bénissant, fortifiant et répandant
        La Volonté du Royaume Céleste.

      • Marlowe

        à Paul Jorion,

        La tendance « critique de la valeur » considère que le capitalisme n’est plus réformable et qu’il doit disparaître.
        C’est ce qui l’oppose, parfois avec des arguments irrecevables comme ceux de l’article auquel vous faites référence, à vous, Lordon, Hessel et bien d’autres.
        Je pense comme eux à propos du capitalisme industriel, marchand et financier, mais je suis en même temps persuadé que sa disparition, à la suite d’une longue agonie, ne sera l’annonce d’un monde plus vivable, ou moins invivable, que si des poignées d’êtres humains peuvent reconstruire une autre relation sociale, qui ne soit pas médiatisée par les lois de la marchandise.
        Je pense aussi que, face à l’ampleur de la tâche, il faudra aux « hommes de bonne volonté » un peu plus de considération avec ceux qui ne sont pas absolument de leur avis pour combattre ensemble, dans le même camp.
        Comme je le dis souvent, il faut prendre Troie, ou défendre Troie.

      • J’ai le sentiment qu’il s’agit de gens qui pensent essentiellement comme leurs « ennemis préférés », Hessel, Lordon et Jorion, et qui « cherchent la petite bête » pour marquer leur originalité. Personnellement, je ne suis pas d’accord avec tout ce que disent Hessel et Lordon, et je pourrais ajouter d’autres noms, mais comme vous le savez, et comme vous le dites, pour ce qui est de prendre ou de défendre Troie, je considère que nous sommes dans le même camp, et qu’il n’y a que ça qui compte.

      • schizosophie

        Votre sentiment vous trompe, Monsieur Jorion :
        « Un des points centraux de ce nouveau travail théorique est de développer une critique du capitalisme qui ne s’arrête pas au niveau des antagonismes de classes sociologiques, à la question des rapports de distribution et de propriété privée des moyens de production. » est-il écrit à l’accueil de ce site qui considère que vos thèses, celles de Hessel, et même celles de Lordon s’y arrêtent.

        Cela ne justifie ni les lectures rapides ni les amalgames, mais explique leur inimitié à vos endroits. Vous concernant, ils ne pensent que vous « radicalis[ez] la pensée de Marx » ni qu’il a « repris la théorie du prix d’Aristote, dont le fondement est plus politique que la sienne » contrairement à votre point de vue, d’où le dissensus.

        De mon point de vue cela laisse bien des ennemis en communs, mais pas tous et pas envisagés sous le même angle.

      • Thomas

        L’article de palim-psao sur Jorion me semble écrit à la va-vite étant donné que votre (M. Jorion) différence de fond avec d’autres critiques du capitalisme est justement que vous n’accusez pas unilatéralement les spéculateurs et les banques et rappelez qu’ils ne peuvent pas être moraux si le cadre ne le permet pas. En clair, si la critique de fond parait juste, ils ont emprunté à travers vous le mauvais exemple probablement car vous êtes plus connu, plus invité et faites des références jugées incongrues comme celle du discours de Toulon de Sarkozy. Pire : vous parlez parfois aux puissants.

        Je suis en revanche d’accord que cette critique simpliste du capitalisme (le bon et le mauvais) se retrouve souvent chez les altermondialistes comme ATTAC. ATTAC donc vous critiquez il me semble justement les mesures dérisoires de réforme comme la Taxe Tobin. Quant à l’antisémitisme, il est bien présent sous une certaine forme d’anticapitalisme à gauche qui assimile le Capital aux Juifs, y compris quand c’est pour dédouaner ces derniers. La théorie Marxiste retarde aussi sur cette question, même si ce n’est pas par antisémitisme mais ignorance de l’histoire Juive (par exemple, la plupart des Juifs étaient historiquement pauvres et faisaient des tâches manuelles et c’est sa petite bourgeoisie marchande qui payait les impôts à sa place.)

      • Jean-Luce Morlie

        @schizosophie

        Votre avis?

        Le découpage d’un système en éléments n’est -il pas quelque peu une affaire de choix ? Ainsi, découper le système social entre groupes d’investisseurs, entrepreneurs et de salariés , lesquels sont structurés par des rapports sociaux articulés autour de la redistribution du surplus, laisse également le choix d’abstraire une classe transversale de profiteurs, laquelle voit le système à vol d’oiseau et en tire parti avec le souci de reconduire son affiliation à la succession des aristocraties.

        Lorsque la wertkritik nous débarrasse du fétichisme de la valeur (bel effort, ma grand-mère disait en regardant le frigo et la tv, « tout ça » c’est seulement pour te faire bosser), il me semble que la wertkritik se retrouve avec « ses petits pieds » qui gigotent dans le vide … alors que, lorsque Paul Jorion critique la valeur du prix , il lui restitue son statut de rapport de force .

        Ensuite (c’était la question que je voulais vous poser il y a quelques semaines) je ne comprends pas la position de wertkritik « contre Jorion »: il n’y a pas de proposition plus révolutionnaire que de ramener l’argent là où il est nécessaire ; il me semble qu’il s’agit bien d’une négation radicale de la valeur capitaliste ! Dit autrement comment wertkritik peut -elle s’incarner dans un rapport de forces qui ne peut être que concret et porter par des groupes sociaux? Plus positivement, comment la wertkrikt pourrait-elle « s’enrocher » dans la diversité des groupes sociaux et rassembler les forces sociales permettant d’en finir avec la stupidité du capitalisme autrement que par la promotion d’un affrontement – à mon avis, déjà pipé par les profiteurs – entre capitalistes et prolétaires .

        A+

      • Renou

        Sortir du cadre ou péter le cadre?
        Le cadre est encore là et la succession s’annonce… comme toutes les successions.
        Dazed and confused – 1968

      • Marlowe

        à Jean-Luce Morlie,

        Il n’ y a pas de proposition plus révolutionnaire que de ramener l’argent là où il est nécessaire

        Non.

        Supprimer l’argent comme accumulable est une condition non seulement nécessaire mais indispensable, et pas par le biais d’une monnaie fondante, mais en interdisant l’accumulation par le prêt contre intérèt et l’appropriation privative.

        Bien entendu, je rêve.

      • vigneron

        en interdisant l’accumulation par le prêt contre intérèt et l’appropriation privative.
        Bien entendu, je rêve.

        Mais non Marlowe, vous ne rêvez pas, ou alors vous cauchemardez, vous qui faites mieux qu’une banque, vous qui empruntez à l’oeil en plaçant simultanément contre intérêts le produit de votre « appropriation privative ».

      • schizosophie

        Ben si, Morlie, y en a plein, déjà, des qui font sans l’argent. Et ma grand-mère connaissait tellement le durable qu’elle mettait des dates dans la boîte à piles de ses radios, ce qui m’a offert un master gratos en éco, entre autres expériences, que je ne lui racontais pas, mais qu’elle devinait, comme mère-grand.

        Le rapport de force ne se joue pas que sur le prix, c’est bien ma vieille lune envers Jorion. Que la Wethkritik soit aussi dans la mouise que d’autre critiques, bien d’accord, mais peut-être pas autant, Postone moins et Jappe plus pour mon point de vue, Kurtz… ?, vous m’en dirais des nouvelles, mais faut lire. Un autre constat serait faux-cul. Mais l’argent où il serait nécessaire est une très vieille lune, qui tombe aux matins parfois à ceux qui en manquent.

        Quant aux « groupes » sociaux, je comprends les difficultés à les nommer classes ou catégories, mais ne soyons pas plus faux-culs encore. J’en connais deux, tendanciels, selon la dynamique historique, et je sais bien qu’un troisième moyenné est stratégiquement un enjeu important.

        Sortir du crade ?

      • schizosophie

        Sortir du crade ? (voulais-je écrire, l’été tard tout à l’heure, raté l’lien)

      • Jean-Luce Morlie

        @Marlowe, @schizosophie,

        Vivre « sans argent » c’est vivre dominé, assurément.

        « prenons l’argent des riches », c’est encore donner à l’argent un prix par un rapport de force ; « faire circuler l’argent là où il est nécessaire » c’est déjà le délier de son prix, pour lui donner une attribuer une valeur de Philia. Inverser le sens de « l’usure » dans la monnaie fondante c’est reconnaître que le principe de l’usure a toujours cours; c’est donc demeurer capitaliste en tout en s’efforçant (péniblement) de faire croire que nous ne serions plus sous sa loi.

        La position de Jorion, me semble radicale, car le mécanisme est dépouillé de son pouvoir de domination, fluidifié, il devient de l’échange et , en mettant en marche cette fluidification, la révolution dans notre conception de la valeur est déjà elle aussi à l’œuvre dans tous les esprits, inutile de la postposer pour après …en attendant l’arrivée de l’homme nouveau quand les conditions matérielles etc.

        Pour le cas où nous serions d’accord sur le fait que l’économie politique est plutôt un faux nez pour un système de domination et que le capitalisme est bien plus un système de domination qu’un système de production, alors il me semble que nous devrions d’emblée viser au dépassement des rapports de forces. Ceci ne veut pas dire que cette transformation puisse se faire sans l’appui de forces sociales issues de groupes sociaux.

        À mon avis, c’est dans ce sens qu’il faudrait faire un effort pour repenser l’articulation des groupes sociaux en termes de rapport de classes « imbriqués », pour que chacun mette « sous les projecteur» la classe transversale des profiteurs et en retire son petit doigt. Nos sociétés seront bien obligées de muter.
        Les 99% se définissent « contre » le 1% et s’ils sont audiblement unanimement scandalisés par la corruption, il semble bien que de nombreuses années seront encore nécessaires à l’articulation des aspirations multiformes au « convivialisme », distributisme, « ecosocétalisme », lesquelles demeurent sans encrage sur les rapports sociaux entre groupes concrets (quelles différences entre agriculteur qui cultive ses 400 ha et un propriétaire de 15 appartements). Quelle pourraient être les stratégies?

        A+

      • schizosophie

        @Jean-Luce Morlie le 27 décembre 2011 à 16 h 40

        « que le capitalisme est bien plus un système de domination qu’un système de production » pas d’accord. Le capitalisme est un mode de production caractérisé par un type de domination selon lequel, tendanciellement, une classe de propriétaire de moyens de production domine l’autre dépossédée desdits moyens.

      • Jean-Luce Morlie

        @ schizosophie
        Je vous remercie de relever cette divergence; elle est essentielle.

        Je pense que nous avons intérêt à nous inscrire dans une histoire humaine de la nature humaine qui résolve le mode de satisfaction par l’instauration de dominance. Si l’organisation de l’économie n’est pas volontairement orientée dans le souci prioritaire de développer pas de nouveaux modes de satisfactions existentielles, elle servira, à nouveau, de faux nez à l’établissement d’échelles de soumission hiérarchiques.

        Je pense que l’article premier d’une constitution pour l’économie doit être :

        L’économie ne doit pas servir de faux nez à un mode de domination.

        Je vois que sur ce blog, nombreux sont ceux qui continuent de penser que le plaisir de dominer les autres est dans la nature humaine, NON.

        Changer de cadre demande que nous nous ouvrions à l’ouverture de notre nature humaine; nul besoin d’égarer les foules par la méditation transcendantale, nul besoin de « transhumanisme », de « posthumanisme » : nous sommes déjà entièrement outillés de l’intérieur. Pour commencer, nous pouvons nous attacher à rendre « le travail » plaisant pour tous.

        A+

  47. pierrot123

    Dans le même registre des choses difficiles à expliquer, le fait que les camps d’« indignés » ont poussé comme des champignons à la surface du globe en 2011. Une autre curiosité sans conséquence, n’en doutons pas.

    Ben, justement, ils deviennent quoi, nos « Anti Wall Street », et nos révoltés de partout, aux Usa notamment?
    Disparus d’un coup (quoi que peu à peu), des écrans radars ? Ou simplement passés à la « trappe à infos » ?…Bizarre…doit faire froid…

    • liervol

      il y a avait trois tondus à la défense, si c’est ça les indignés, c’est pire que encore que loft story comme niveau.

  48. François Marenne

    Désolé de ne pas participer. Pour moi c’est Noël tous les jours avec les devoirs plus que les vœux qu’on s’échange en ce jour. Cette catharsis peut-elle résoudre le conflit du citoyen et du bourgeois?

    Joyeux Noël tout de même en attendant le Temps des Cerises.

  49. François Marenne

    Ca me rappelle un de vos anciens billets où vous parliez du paysan américain défendant sa carotte fusil à la main… Ca me fait réfléchir à Ron Paul. Ca me fait m’interroger sur (s’il y a projet) dedefensa. Et je serais curieux de voir ce que donnerait une confrontation avec Frank Bianchierri de LEAP2010. Vraiment beaucoup de prophètes en ce moment. Et trop peu de constructeurs d’avenir. Merci à vous d’être là Paul.

  50. Jérémie

    @ Bozzo

    Que nous réserve la suivante ?

    Voudriez-vous vraiment le savoir mon cher ami ?

    Ah si seulement j’avais pu savoir sur l’année qui se termine,

    Je me serais certainement donné alors un peu moins de mal que ça,

    A votre avis et bien toujours un peu les mêmes salades que celle en cours,

    La belle Gaïa se fera sans doute davantage violentée par les Titans,

    Le Titan Crégnos ou Coéos qui refusera de se laisser emprisonné,

    Hmm je la sens pas plus celle qui vient pour le monde,

  51. Standard Babylone

    Un autre gd résistant :

    http://www.philippesollers.net/lacan_video_6sept11.html

    « Tant qu’on ne fait pas l’histoire politique de ce pays du point de vue qu’il faut,

    c’est à dire psychoanalytique, on ne fait rien. »

  52. Thierry

    Christian Arnsperger, prof d’économie à l’Université Catholique de Louvain, est certainement l’un des auteurs à lire pour ce qui concerne la sortie hors du cadre capitaliste.

    Sur son blog (en anglais) ECO-TRANSITIONS, il n’avait plus publié depuis des mois, mais il vient de mettre en ligne un article intéressant :2012, the year of Ecological Economics? Exploring the mad rationale for asset price bubbles

    Voici le lien :
    http://eco-transitions.blogspot.com/2011/12/2012-year-of-ecological-economics.html

    Un des aspects intéressants de sa réflexion, à mes yeux, c’est qu’elle aborde la question de notre très grande difficulté psychologique à envisager la sortie hors du cadre capitaliste, notre anxiété, même :

    « Why are these directions so very, very difficult to accept? I think that this question, more than the content of the measures to be implemented (about which a broadening consensus is actually emerging), needs to be addressed. Ecological Economics clearly questions what it means to be « rational » nowadays. It therefore needs to face squarely the existential issue of why its basic macro- and microeconomic assumptions — all resting, basically, on the all-pervading fact of finiteness — generate such deep distress. Why do they trigger such fears and anxieties? Why do so many of us perceive that the new assumptions fly in the face of the very meaning we’ve learned to give to our lives? Why is ecological rationality so quickly brushed under the carpet as soon as economic growth stalls? These are crucial questions. And this is why Ecological Economics needs to be supplemented by what I call Existential Economics — the analysis of how deep-seated fears, as well as non-investigated worldviews about what existence means, condition what we consider to be economically rational, feasible, and realistic.

    Without such an investigation, the « next step » we need might be either too timid, or deemed unfeasible from the beginning. »

    Dans ses livres Arnsperger se réfère partiellement à la psychanalyse pour traiter de cette anxiété existentielle à sortir du cadre, ce qui fera sans doute plaisir à Paul Jorion, même si je pense que ce n’est probablement pas la meilleure base sur laquelle s’appuyer en la matière.

  53. mki

    Rassurez-vous l’année 2012 va bien se passer

    Etant donné qu’ils n’ont jamais pu prédire la moindre crise, peut-être qu’il croit vraiment à ce qu’il dit ? Enfin, je suppose que non, même les économistes doivent commencer à se rendre compte qu’il y a quelques petits problèmes avec l’économie mondiale et que ça ne va pas s’arranger par magie. A moins que Père Noël vienne nous faire ce gros cadeau.

  54. babypouf

    Bonsoir,

    mais nos dirigeant savent trés bien que c’est sans espoir, seulement ils tiennent aux mannettes et de toute façon garderons eux et leurs famille la tête hors de l’eau, quoiqu’il arrive, alors ils tâchent de faire perdurer le systéme … tant que ça dure ben il faut en profiter.

    Difficile de dire aux electeurs et à leurs amis finançeurs de campagne : « bon ben voilà, le jeux est finis tout le monde au pain sec et on partage vraiment ce qui reste » c’est impossible cela est absolument inimaginable ils perdent aussitôt toute leurs crédibilités sur le circuit médiatique, on va les prendre pour des fous, des gars à enfermer, pas des têtes de ministrables, encore moins de présidentiables c’est absolument impossible aux plus grand nombre d’entendre un discours révolutionnaire simple et posé là c’est franchement impossible, si le systéme économique est grippé par la haute finance, le systéme politique lui il l’est aussi par la mentalité de veau des plus nombreux : combien d’indignés en France ?

    Cordialement

  55. Jiel 59

    Synthèse magistrale, dense et limpide. Bravo Paul Jorion.

    En vous lisant, et en vous écoutant au fil des semaines, on se sent plus intelligent pour comprendre les « tremblements d’économie » et discerner leurs «répliques sociales» qui s’attaquent aux fondations de notre « vivre ensemble » …

    Plus intelligent pour comprendre … mais mieux armé aussi pour agir « ici et maintenant »

    Courage, clairvoyance et détermination pour 2012.

    MERCI à toute l’équipe du Blog

  56. Ando

    La vie dans les forêts, sans dettes…

    « Le soir, Sergueï, Youra aux yeux tristes et Sacha aux doigts coupés débarquent en bateau à Zavarotnoe. Nous préparons un festin de poissons fumés, de foie de nalim, de caviar à l’oignon sauvage et de cerf grillé. Sacha nous verse son tord-boyau maison. Il y a dans la manière qu’ont ces Russes de vider leurs verres et d’empoigner les quartiers de viande une fierté d’échapper à toute chaîne commerciale. Ils tirent exclusivement leur approvisionnement des ressources de la forêt. Vivre ce qu’il faut en ponctionnant ce qu’il faut dans les bois garantit le bonheur. Ces hommes sont autonomes dans l’ordre des choses pratiques mais restent liés aux traditions des pères. Ils se tiennent aux antipodes des libres-penseurs qui ont arraché les liens à Dieu et aux princes mais dépendent de la ville et des services pour se nourrir, se déplacer ou se chauffer. Qui a raison ? Le moujik autarcique qui remet son âme au ciel mais ne pénètre jamais dans un magasin ? Ou le moderne athée, affranchi de tout corset spirituel, mais qui est contraint de téter les mamelles du système et de se plier aux injonctions de la vie en société ? Faut-il tuer Dieu, mais se soumettre aux législateurs, ou bien vivre libre dans les bois en continuant à craindre les esprits ? L’autonomie pratique et matérielle ne semble pas une conquête moins noble que l’autonomie spirituelle et intellectuelle. « L’on oublie que c’est surtout dans le détail qu’il est dangereux d’asservir les hommes. Je serai pour ma part porté à croire la liberté moins nécessaire dans les grandes choses que dans les moindres…[…] » écrit Tocqueville au chapitre de De la démocratie en Amérique consacré à « l’espèce de despotisme que les nations démocratiques ont à craindre ». Ce soir, vidant les bouteilles avec les coureurs de la taïga, je choisis mon camp. Pour les dieux, les princes et les bêtes, et contre le code pénal ! Soudain, Sergueï ; « On te ramène ! ». Et nous nous livrons à cet exercice où les Russes excellent : porter un toast, lever le camp dans la précipitation, jeter des sacs dans une barque, mettre les gaz vers n’importe où. N’importe où pourvu que le vent gifle, que le monde tangue et que l’ivresse emporte tout en ménageant l’espoir de quelque chose de nouveau, au bout du chemin ». Sylvain Tesson. Dans les forêts de Sibérie. Gallimard 2011.

    • Marlowe

      Dans les forêts de Sibérie,

      Comme quoi, on trouve de tout dans l’édition commerciale.
      Il ne faut jamais désespérer !

      PS. Ce titre est sur ma table de nuit, avec deux ou trois autres.

  57. Carlos

    Les travailleurs ne vivent pas au dessus de leurs moyens. Ce sont les oligarques qui vivent au dessus des moyens de tous les autres. Ils sont litteralement devenus impayables.

    • Jérémie

      Difficile de mettre des chaînes et des mors à pointes aux Titans les plus libérés du Tartare. Ils ont tous de très bon avocats sur la terre, dans leur monde.

  58. Wilmotte Karim

    Bonjour monsieur Jorion,

    Puis-je vous suggérerez de plus utiliser le terme d’état providence (sauf peut-être pour représenter la prodigalité des états envers les grandes compagnies)?

    Ce terme a pour vocation de présenter l’État Social comme dispendieux et bien trop généreux avec les moins nantis. Il s’agit de présenter la redistribution comme étant un cadeau de la providence (et d’une providence un peu simplette et naïve) et non l’effet d’une solidarité institutionnelle (et rationnelle).

    D’autant qu’on comprend aussi bien le terme d’État Social que celui d’État Providence.

    Merci de votre attention,

    • Alain V

      Je plussoie.

    • Lisztfr

      Oui mais c’est un terme consacré il me semble…. et donc il n’est pas péjoratif.

      • Wilmotte Karim

        Quand on sait que c’est de la Novlangue et qu’on a un autre terme plus neutre sous la main, pourquoi utiliser la novlangue?

      • Marlowe

        à Wilmotte Karin,

        Pourquoi utiliser la novlangue ?

        Parce qu’elle nous utilise pour mieux servir ses maîtres.

    • miluzz

      Je me souviens d’une affiche de film au ciné-club, représentant un immense arbre – un chêne probablement – avec ce titre « l’Etat Providence » . Ca m’avait marquée.. mais j’étais trop jeune pour le voir, je n’avais pas le droit de sortir le soir. Ce devait être aux alentours de 1978 par là… quelqu’un aurait-il le souvenir de cette propagande?

  59. lou

    J’ai découvert le nom de Ron Paul en 2005 quand je me suis mise en quête d’info sur l’immobilier américain. Sur un blog lambda housebubble quelque chose, son nom apparaissait à longueur de commentaires, entre deux réflexions sur l’origine de l’augmentation des prix de l’immobilier: bien sûr, les clandestins mexicains…le coup de l’étranger je connaissais, mais pas celui du clandestin. J’ai vite arrêté ces lectures.

  60. Imagine

    Une offensive en règle contre l’État-providence

    Cela ne peut se faire qu’avec la complicité des gouvernements politiques..
    Il va falloir exiger des garanties (sous peine de destitution immédiate)en 2012
    ou bien plus aucun dirigeant, ni public, ni privé !!

  61. Jean

    Je me souviens qu’étant enfant j’aimais bien trouver dans SPIROU -que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître- « les belles histoires de l’Oncle Paul ».

    Ben les voilà revenues les histoires, pas toujours très belles c’est sûr mais toujours bien contées et bien expliquées.

    Merci Mr Paul et je suis sûr que vous aussi vous les avez connues.

  62. pierre gautier

    N’aviez-vous pas dit que l’euro devait disparaître avant noël?

    • Bien sûr que non, où allez-vous chercher ça ?

      J’ai dit que, de la manière dont on est engagé – et on peut la changer – l’avenir de l’euro est un processus critique, c’est-à-dire que l’euro est condamné, mais qu’il est impossible de dire à quel moment précis il disparaîtra.

      De toute manière, je ne dirais jamais que l’euro « doit » disparaître.

      C’est toujours marrant, ces commentateurs qui interviennent pour la première fois, pour afficher leur ignorance.

      • Léoned

        Moi ce que j’aimerais c’est que l’euro perdure !

        D’abord, parce que quand je vais en Italie en Espagne ou en Allemagne, j’aime bien avoir la même monnaie dans mon porte-feuille !
        Ensuite, parce que quand je vais en Italie en Espagne ou en Allemagne, j’ai pas l’impression d’aller à l’étranger : je suis toujours chez moi.

        Z’avez eu une gamine Erasmus ? Moi oui ! Putain le pied : c’était en Italie (Florence) y’avait là des Français(e)s des Espagnol(e)s des Italien(ne)s des Belges des …., la VRAIE Europe, quoi !

        Quand est-ce qu’on va arrêter de confier la gestion de l’Europe à des gens qui n’en veulent pas ?

      • Jean

        J’ai entendu Attali dire que l’euro pouvait « ne pas passer Noël

      • liervol

        J’aimerais bien retourner faire les courses en Italie en lire, surtout qu’avec les dévaluations le peuple restait riche et les étrangers étaient heureux, d’ailleurs c’est avec cette même lire dévaluée x fois que les italiens ont acheté tout ou presque du bord de mer sur la côte d’azur, comme quoi encore une fois la monnaie forte, l’euro fort c’est un beau pipeau …
        il y a dix ans les kits euros de 15 euros de Monaco se vendait 1000 euros pour les collectionneurs
        c’est la seule chose positive qu’il arriva avec l’euro.

      • Marlowe

        (…)ces commentateurs qui interviennent pour le première fois, pour afficher leur ignorance.

        L’ignorance, c’est parcequ’elle leur a été enseignée, à l’école et dans les supermarchés.

        Soyons patients avec ceux qui viennent à nous et voyons quelles sont leurs intentions.

        Merdre alors, je parle comme un curé aujourd’hui !

      • Léoned

        @Liervol

        J’ai pas dit que j’étais pour une politique de « l’euro fort » ! J’ai dit que j’étais européen !
        Que, où que j’aille en Europe (et sans doute ailleurs), je me sentais chez moi.

        On a confié la construction de l’euro à des gens qui sont contre la monnaie, pour qui la monnaie n’est qu’un « voile » (J-B Say) et on s’étonne que ça foire …

        Anecdote : le décor des billets. On a exigé que n’y soit présent que des choses qui n’existent pas ! Y’a eu un des billets qui a été refait par ce que son décor ressemblait trop à je ne sais plus quel pont réel. Pouvait pas mettre la tronche d’Européens dessus ? Style Beethoven, Cervantès, Dante, Shakespeare, etc. C’est pas ce qui manque ! Surtout pas ! Ça en aurait fait une monnaie populaire. D’ailleurs z’ont raté leur coup : les européens collectionnent les pièces à cause de leurs côté face : et pas celles de chez eux, celles des autres pays !

      • bertrand

        L’euro n’a rien à voir avec les dettes , il faudrait simplement créer un euro flottant ou dévaluable par pays.
        L’euro du pays et l’euro international commun ou 2 euros selon 2 zones géographiques à économie +- compétitives.

      • tchoo

        C’est toujours marrant, ces commentateurs qui interviennent pour la première fois, pour afficher leur ignorance.
        Il est possible de comprendre votre agacement
        mais, chacun peut faire une mauvaise interprétation de ce qu’il lit.
        Nous en avons quelques exemples ici, sans qu’ils se fassent vertement descendre

    • Léoned

      @ Bertrand

      Marre !

      Vous n’allez pas assez loin ! Je suggère de dévaluer l’euro corse (balance commerciale de la Corse déficitaire depuis au moins 40 ans), s’intéresser aussi aux cas de l’Auvergne, des Savoies, etc.

  63. Pierre

    Salut,

    Quel est la valeur du CFA? Ca sert encore qq chose de le passer?

    Merci

  64. Sylvain

    « Crise de basse pression salariale » selon un certain Frederic L.

  65. Lisztfr

    L’allocution du Président de l’Allemagne ce soir, Christian Wulff, à l’occasion des voeux de fin d’année, contenait un passage laissant entendre qu’il est possible de sortir de la Schuldencrise, la crise de la dette. Bon courage. On l’appelle monsieur smiley d’ailleurs, car trop souriant.

  66. Genetais

    Le Canada supprime l’âge légal de départ à la retraite

    « Que retenir de l’année 2011 ? Une offensive en règle contre l’État-providence, à l’occasion d’une crise de la dette dont on a décidé en haut-lieu que seuls les salariés en règleront la note « 

    Sans doute parce que leurs fonds de pension n’ont plus un radis ou bien n’auront plus un radis très bientôt alors à quoi ça sert d’organiser la retraite, autant laisser les vieux travailler et puis comme les dépenses de santé coûtent cher, l’aspirine fera l’affaire…..

    http://www.lefigaro.fr/retraite/2011/12/23/05004-20111223ARTFIG00443-le-canada-supprime-l-age-legal-de-depart-a-la-retraite.php

  67. izarn

    Bonne lecture a recommander à tous. Et très pédagogique.
    Je repète ce qu’a dit Paul Jorion dans sa vidéo:
    Le TINA n’existe pas. Il y a bien des alternatives à ce système en train de crouler.
    Le capitalisme n’est pas « irrévocable », adjectif sorti par Draghi.
    Non cette Europe pas n’est pas irrévocable, non l’euro n’est pas irrevocable, et non le dollar n’est pas irrévocable.
    Si vous n’étes pas aveugles, vous les lecteurs de ce blog, vous l’aurez fort bien remarqué en 2011.
    Il y a bien une chose qui semble irrévocable: L’ultime fin de Bretton Woods et de l’hégémonie du dollar.

  68. imagine

    Après avoir créé la précarité de l’emploi, les rentiers prennent conscience de sa conséquence, la précarité de la rente.

    Les pensées, paroles et gestes sont comme des ronds dans l’eau
    Ils s’éloignent alentour, grandissant sans cesse en valeur
    Quand ils arrivent enfin, repus, au bout là haut, tout en haut
    Ils reviennent puissants, pour le meilleur ou le pire vers leur auteur

  69. Arthurcouou

    Deux propositions simples à l échelle micro economique:
    - imposer l utilisation de la pointeuses dans les entreprises, avec transmission à l administration du rapport mensuel de chaque salarie, de manière à ce que toutes les heures soient payées, y compris dans les petites entreprises.
    - bcp plus difficile, interdire les règlements en espèces de manière à régler le problème de l économie au chocolat.
    Bien évidemment ces mesures ne régleront pas le problème à l échelle macro, mais permettraient d eviter que l argent n échappe à l état, qui par hypothèse mettrait en place le « bon » système.

    • Ando

      C’est une aliénation. Il y en a d’autres et d’autres exemples (ce jeune chinois qui a vendu l’un de ses reins il y a six mois pour acquérir un ipad..). La lutte contre cette forme d’aliénation est une discipline individuelle qui passe au minimum par le boycott de la publicité, si savante dans son art doucereux de la manipulation du désir (cet os/objet que l’on jette dans l’esprit du « consommateur » en lui susurrant « va chercher »), qui passe par la prise de conscience de cette culture du rien (non pas du vide) en passe de devenir la toile de fond culturelle planétaire, et qui permet à toutes les entreprises marchandes de se créer un semblant de légitimité par défaut (puisqu’il « n’y a rien d’autre »). La barbarie comme étape suivante de la consommation.

  70. Mandarin

     » Nous n’avons plus les moyens de leurs vies »

  71. myrod

    Dernièrement, j’ai lu de J. H. Reichholf « l’émergence de l’homme » ed. Flammarion : pas très récent, mais édifiant/passionnant. A prendre comme méthode d’analyse. Un ouvrage de biologie et écologie ici ? Ouvrir sur les questions restant à poser (même si c’est sans fin). Justement, l’explication du passé très lointain (à l’échelle de notre vie) peut permettre d’ouvrir une réflexion sur les fondamentaux de notre genre (même si comparaison n’est pas raison). Si j’ai bien compris, une de nos » branches » était fossoyeur, une autre chasseur et autre pasteur, .. Où a été la(s) bifurcation(s) maligne(s) ? celle qui a engendrait le pouvoir du petit nombre ? est-ce le néolithique : la possession de la terre ? la spécialisation qui donne les castes (guerriers, prêtres, et .. les autres) ? Quel ont été les sociétés qui ont respectaient l’équilibre interne et externe ? Pour comprendre et s’en inspirer, sachant que maintenant n’est comparable en rien avec le passé (en nombre de notre genre, en moyens techniques y compris de destruction).
    Suivre les « décroissants » ? retour aux noyaux de petits producteurs, voire aux réseaux ? C’est laisser la grande majorité de coté ; même si de leurs concepts, il serait bon d’en suivre certains.
    Suivre les « empires » ? castes et prédation : la chute a déjà eu lieu dans le siècle dernier. Nous n’avons plus de terres inconnues à coloniser.
    Continuer nos « démocraties » représentatives ? de quoi ? de nos affects tristes qui retournés sont devenus l’idéologie de la réussite/sécurité (cupidité devenu challenge, mensonge devenu marketing, jalousie/envie/peur devenue préférence nationale , etc)
    Ce qui a fait « l’émergence de l’homme » a été son adaptation, son nomadisme, sa transmission à la génération suivante : pas un gène nouveau du génie de la finance, du génie de la vapeur et du neutron, et même pas un nouveau langage/code. Un peu les communications : roue, voiles, internet (et des marchands, je ne garde que les logarithmes) ; et pas mal sa « culture » collective.
    Ce nouveau livre ne devrait-il pas être aussi collectif ? pas dans le sens, d’en enlever l’auteur (et ses droits). Mais, d’en rajouter la synthèse de près de 2 millénaires de réflexions et 7 milliards maintenant de membres. Nous sommes encore à « l’homme révolté » de Camus (à son analyse pertinente, froide aussi).
    Alors re écrire un nouveau contrat social, un cahier de doléances ? et surtout le faire passer pas les voies actuelles : le politique. Le moment serait opportun en cette année d’élection.

    • Delphin

      « Suivre les « décroissants » ? retour aux noyaux de petits producteurs, voire aux réseaux ? C’est laisser la grande majorité de coté ; même si de leurs concepts, il serait bon d’en suivre certains. »
      ———-
      Ca, c’est la caricature de la philosophie décroissance, telle que colportée par ceux qui n’en connaissant que « l’homme qu’a vu l’homme qu’a vu l’ours », affirment leur fantasme.

      Un monde de fin de l’économisme, où l’économie devient seconde, donc au service véritable du collectif, de l’intérêt général, s’intéresse plus que tout autre à la grande majorité et apporte justement à la fraction pauvre.

      Delphin décroissant diffamé (DDD)

  72. Marlowe

    La dette comme mondialisation réussie.

    Tous ceux qui ont voulu la mondialisation avaient-ils conscience que ce qui serait mondialisé ce serait la dette, comme je viens de le lire rapidement sur la version internet de Libé à propos de ces chefs d’entreprises chinois qui, faillis, tentent de fuir le pays, probablement pour rejoindre quelques devises égarées en Suisse ou aux Bahamas ?

    L’histoire retiendra avec quelle aisance la logique de la marchandise (le capital et sa loi d’accumulation) a triomphé de la vieille sagesse chinoise et des dogmes néo-staliniens.

  73. Marc Croissant

    Providence ; le mot est dérivé du participe présent de providere  » voir avant , prévoir  » et aussi  » pourvoir à  » …
    Comme  » manipulation génétique  » est devenue joliment OGM par la grâce du  » génie génétique  » !
    Providence de …prévoir…; dans Etat-providence serait devenu grâce aux manipulateurs qui nous  » gouvernent ,
     » Sainte-providence  » pour citoyens apeurés ;
    c’est la croyance religieuse qui nous est distillée chaque jour ; c’est bien cela  » le Prozac  » de notre époque !
    La bonne attitude , déchirer le voile pour que Vive l’Etat-prévoyant alimenté à la philosophie des Droits Humains .

  74. Merl Mokeur

    Merci pour cette bonne synthèse. Contrairement à certains lecteurs, je ne mets pas gauche et droite dans le même panier même si je comprend les travailleurs anglais ou espagnols qui ont préféré s’abstenir que que renouveler leur confiance au social-libéralisme.
    En politique sans se faire d’illusion, il faut éliminer le plus mauvais et pour les 99% environ qui vivent de leur travail, le plus antisocial. Le programme caché de la Droite mais révélé par certains idéologues néolibéraux et le Medef est d’aggraver le chômage et la précarisation par leur politique de surévaluation de l’euro et de surendettement des Etats, puis d’imposer le démantèlement du salaire différé, protection sociale et services publics, ainsi que la baisse des salaires directs.

    « On entend dire bien entendu dans certains cercles que l’effondrement que nous observons se déroule selon un plan prévu. C’est là une vue exagérément charitable de l’intelligence et de la compétence de ceux qui, tant sur le plan officieux que sur le plan officiel, nous dirigent. La panique qui règne en ce moment au sommet réfute à suffisance la thèse du complot ».
    Cette phrase m’a fait penser à une vidéo qui parait-il ne plait pas en haut lieu sur l’exercice du pouvoir présidentiel depuis 2007
    http://videos.arte.tv/fr/videos/looking_for_nicolas_sarkozy-6273024.html

  75. Genetais

    Mais où va t-il chercher tout cela Paul Jorion ?

    « Ne serait-ce pas plutôt parce que les gains de productivité dus à l’informatisation et à l’automation ont précisément été confisqués sous la forme de dividendes et de rémunérations extravagantes, plutôt que de passer en salaires à ceux dont le travail produisait davantage ? Et que le pouvoir d’achat qui manque à l’appel a très généreusement été masqué par un accès facilité au crédit, lequel fragilise l’économie irrémédiablement en étendant le réseau des créances nécessairement douteuses puisqu’elles seront remboursées à terme à l’aide de salaires insuffisants et déjà hypothéqués »

    Trois choses pour illustrer son propos, elles n’ont pas capacité à illustrer le capitalisme financier mais son fonctionnement ordinaire, domestique :

    Concernant les gains de productivité. L’histoire retient des 35h qu’il s’agit de lois Aubry I et II mais il y eut avant une phase De Robien obtenue par la CFDT, c’est à dire en fait un partage de la productivité par une baisse – négociée dans l’entreprise – du temps de travail et un partage du travail pour réduire le chômage. En fait en 97 lorsque la Gauche est revenue au pouvoir, c’est DSK qui a imposé la RTT par la négociation sociale en entreprise en obligeant celles ci à des gains d’au moins 12% de productivité par leur informatisation ou leur disparition. Ensuite Jospin a fait voter Aubry II pour faire passer toute la fonction publique à 35h sans trop se soucier de qui arriverait et surtout sans négociation locale.

    La régulation ne peut être qu’une démarche qui se décline dans tous les rouages de l’économie.

    Si la RTT s’est accompagnée très souvent d’un blocage des salaires, le crédit à cette époque là était aussi abondant. Je me souviens des demandes répétées et constantes des organisations de consommateurs déjà aux prises avec une deuxième loi sur le surendettement, exiger de Bercy l’encadrement stricte des crédits révolving. Ce que l’AFB s’était absolument refusée à faire en 97-98, considérant que les dégâts sur leurs comptes étaient insignifiants (1 à 2% de défaut) la suite allait se révéler bien plus dramatique et nécessiter deux autres lois sur le surendettement (Borloo 2003 et Lagarde 2009) qui encadraient enfin un peu le crédit.

    Comme le chômage augmente, que les salaires ne progressent que très peu, les dossiers de surendettement n’ont jamais été aussi nombreux et troisième illustration, Bercy et Grenelle viennent de décider de modifier le code du travail concernant les retenues sur salaire pour les saisie en vue de remboursement des créditeurs. Alors que les textes sur le surendettement se préoccupaient des charges familiales pour le « reste à vivre » cette fois, comme les financiers sont pris à la gorge, ils exigent les remboursements sans se préoccuper des conséquences sur les familles.

    Chômage, accident de la vie, rien à faire, je veux que vous me rendiez mon fric toutes affaires cessantes.

    Une autre illustration pour François Leclerc qui montrait que les banques en puisant dans les fonds de la BCE n’avaient que très peu de liquidités. En 97 encore, les organisations de Consommateurs avaient demandé à DSK la rémunération des comptes de dépôt. Durant près de deux années à raison d’une rencontre tous les dix jours à la Banque de France, les banquiers venaient avec 150 pages de rapport pour montrer que c’était le métier le plus misable de la terre et de l’autre, les organisation de consommateurs épuisaient un gros paquet de mouchoirs pour essuyer des larmes de tristesses devant les comptes des banquiers et de rigolade devant ce spectacle lamentable. On comprend aujourd’hui qu’ils y avait sans doute du vrai dans leurs propos, ce qui les rend encore plus lamentables.

    Trois ministres plus loin les OC épuisées constatairent que les banquiers eurent raison à l’usure.

    Si quelques personnes décident des chromosomes qui en assurent la reproduction du système financier, il faut aussi regarder toutes les nucléotides qui codent bêtement au quotidien pour son maintien.

    • Marlowe

      A propos des gains de productivité et de l’irrésistible envolée du chômage.

      J’ai un exemple précis.
      Un imprimeur de livres remplace deux rotatives par une seule, tellement plus performante qu’elle produit la même quantité de livres que les deux anciennes sur une année.
      Sachant que les deux types de machine ont besoin de trois ouvriers pour fonctionner et qu’elle produisent en général en trois équipes de 40 heures, la nouvelle machine supprime 9 (3 ouvriers x 3 équipes) emplois.
      Les 9 emplois supprimés durablement deviennent une charge pour la société.
      Pour acheter cette machine dont la valeur est de 2.000.000 euros, les dirigeants de l’imprimerie ont emprunté à une banque et vont rembourser 2.400.000 euros, soit un produit pour la banque de 400.000 euros.
      Les dirigeants de l’imprimerie escomptent que la productivité de l’investissement va accroître leur profit, la « masse salariale » diminuant de 300.000 euros par an.
      Mais les clients, grandes entreprises d’édition, tiennent le raisonnement suivant : la nouvelle machine, plus productive, doit permettre à l’imprimeur de baisser ses tarifs, et d’au moins 10 %.
      Sachant que la nouvelle machine produit 3.000.000 euros de chiffre d’affaire par an, les 10 % représentent 300.000 euros, soit l’économie faite sur la masse salariale, mais les frais financiers demeurent, 80.000 euros par an et sont, par la grâce de l’Etat, déductibles.

      Cherchez l’erreur ! plutôt les erreurs !
      Le transfert de richesse se fait vers la banque et les gros donneurs d’ordre au détriment de la PME, des salariés et, in fine, de la société.

      Réfléchissez avant de parler des vertus de l’investissement et des gains de productivité.
      Dans l’exemple choisi, très réel, pour conserver l’équilibre social, il faudrait diviser le temps de travail par deux et doubler la charge salariale (terme comptable et non dénué d’idéologie).
      Où serait alors le profit ?

      • Ando

        La diminution de la masse salariale est de 300 KE par an. Le prêt de la banque se traduit par un prélèvement de 400 KE sur la durée du prêt soit 57 KE par an pour une durée standard de 7 ans pour ce type de matériel (57 KE est une marge brute pour la banque, elle doit elle-même payer sa ressource). L’abandon de deux machines anciennes remplacées par une machine neuve doit se traduire en principe par des coûts de maintenance moins élevés, un coût énergétique moindre. On peut supposer que tous les clients ne seront pas en mesure de négocier une baisse de prix de 10%. Cet investissement n’enrichit pas la banque au-delà du raisonnable. Il est probable que les gains de productivité ne seront pas totalement consommés par une baisse des prix.

      • Leboutte

        Oui oui oui !

        Il faudrait faire du taux de profit la valeur d’ajustement, comme ils disent actuellement de l’emploi et des salaires.

        Et ça, qui, ou quoi, fait l’ajustement, ça s’appelle un rapport social – qui est aussi un rapport de forces.

    • Marlowe

      à Ando,

      On peut supposer que tous les clients ne seront pas en mesure de négocier une baisse des prix de 10 %

      On peut supposer n’importe quoi quand cela arrange le discours.

      Mon exemple ne vous a pas convaincu.
      Mais je ne voulais pas ne parler que des gains pour les clients, pour l’imprimeur ou pour la banque, mais du fait que pour des raisons de profit, et sous la grande justification nommée « gain de productivité » 9 emplois ont été supprimés durablement, ce qui n’a pas l’air d’être pris en compte par vous.

      • Ando

        9 emplois ont été supprimés durablement, ce qui n’a pas l’air d’être pris en compte par vous. Vous avez raison, c’est la question centrale.

      • Maxfriend

        Démonstration intéressante Marlowe.
        Et comme vous nous suggérez de trouver les erreurs, voilà ce qui me gène dans cette histoire :
        Le fait que la PME se laisse imposer une baisse de tarif par son client. C’est signer son arrêt de mort. Parce que si le tarif est le seul argument sur la table des négociations entre PME et client, le client finira soit par imposer une (ou des baisses) à l’avenir jusqu’à l’insupportable par la PME, ou le client trouvera ailleurs une autre PME qui a faim et qui sera déjà moins chère. PME perdante dans tous les cas et là ce n’est pas 9, mais la totalité du personnel qui vient grossir les rangs des chômeurs.
        J’existe avec ma TPE artisanale depuis 14 ans en ne rentrant pas dans ce jeu. Des plus gros que moi ont mis la clé sous le paillasson en étant moins cher que moi. Mais ils ont trouvé sur leur chemin des moins chers qu’eux. Je me suis appliqué à faire « différent » et pas moins cher. Ce qui me permet de retrouver les gains de productivité liés à mes investissements dans mes résultats et pas de les « offrir » à mes clients.

      • Marlowe

        à Maxfriend,

        Votre remarque est judicieuse.
        Je parle d’un exemple que je connais bien et je peux vous dire que les gros donneurs d’ordre ont réussi à faire baisser le prix de l’impression des livres au format poche depuis 10 ans alors que pendant les 7 premières années la capacité de production était insuffisante pendant quelques mois de l’année.
        Depuis, alors que la capacité a augmenté avec les mises en route de plusieurs équipements plus performants et que la demande a cessé d’augmenter, le niveau moyen des prix a encore baissé.
        Et certains imprimeurs ont transféré des machines anciennes vers des pays de l’Est…
        L’impression des livres en quadrichromie est encore plus sinistrée à cause de la présence sur ce marché des imprimeurs asiatiques et plus particulièrement chinois.
        Bien entendu il existe des secteurs d’activité pour les TPE et PME où la pression est moins forte, mais dans l’édition française, pensez que les 10 plus importants éditeurs, parmi environ 2000, font imprimer plus de 90 % des livres (non pas en nombre de titres mais en volume)
        Par ailleurs, mon propos n’est pas de proposer des cours de gestion, mais d’expliquer en quoi les « gains de productivité » sont une contradiction interne du capitalisme.

      • Maxfriend

        @ Marlowe

        Et certains imprimeurs ont transféré des machines anciennes vers des pays de l’Est…

        Délocalisation, comme dans tous les autres secteurs de l’industrie…C’est affligeant d’en être arrivé là, et je souscris pleinement à votre constat sur l’impact global des gains de productivité, lorsqu’ils ne sont destiné qu’à augmenter les rendements perçus par les investisseurs. Le « capitalisme » nous a quand même vendu ça comme une absolue nécessité, pour justifier des dégraissages massifs d’effectifs, massacré l’idée du rôle social de l’entreprise, et comme cela ne suffit toujours pas aux « rapaces-prédateurs-de-plus-value », ils délocalisent. Et la collectivité hérite des ruines qu’ils laissent derrière eux.
        J’ai par ailleurs, à travers votre exemple, une pensée pour mon père, typographe, 40 ans au contact du plomb, décédé après 5 ans de retraite…C’était il y a 25 ans. Cela donne une image de ce que doivent être aujourd’hui les conditions de travail des ateliers des pays de l’Est que vous évoquez…

  76. jicé

    En faisant le ménage dans mes fichiers, je tombe sur cette conférence de Jean Bricmont donné à Montpellier en 2010 : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=18735

    50 minutes des plus utiles, qui recroisent l’essentiel de ce qui s’écrit ici en le plaçant dans l’horizon politique (c’est ce qui fait son intérêt). Le meilleur moment de la semaine, un sentiment tout spinoziste d’activation de l’intellect!

    Pour la conf audio en intégralité, voir le player en bas de page.

    Je précise de suite :

    1. que le site où j’ai retrouvé cette conférence n’est pas celui où je l’avais téléchargé initialement (pas retrouvé celui-là). Je ne renvoie qu’à la page de la conférence, au nez j’ai un poil de défiance à l’égard du site (détrompez-moi au besoin).

    2. Que je connaissais Bricmont pour son livre avec Sokal Les impostures intellectuelles, et qu’avant redécouverte du bonohmme sur la thématique de l’anti-impérialisme je n’en pensais pas du bien (eu égard à ce qu’il écrit sur Deleuze). Je n’ignore pas son positionnement anti-sioniste -il me semble qu’il est celui d’un Rony Brauman, cad rationnnellement et politiquement fondé-.

    Bonne écoute, ça vaut toutes les messes (sauf celles des grands compositeurs classiques, ça va de soi).

  77. liervol

    Voici pratiquement 2000 ans qu’on veut détruire le capitalisme, il est toujours là il n’a même pas eu besoin de ressusciter !!!

    Joyeuses fêtes à tous et oubliez de croire au Père Noël, relisez Candide ça n’a pas pris une ride !!!

    • Ando

      Diable.. le capitalisme existait donc du temps de la Rome antique ?

      • alain audet

        Le capitalisme est le prolongement de l’instinct de conservation de l’homme des cavernes où il devait accumuler, quand il le pouvait, pour compenser les périodes creuses.
        Comme il n’avait pas de réel moyen de conserver sa nourriture les cycles abondances/ pénuries étaient court et ne pouvait jamais vraiment accumulé.
        Aujourd’hui la seule différence que nous avons avec l’homme des cavernes c’est la cravate, pour l’instinct ces la même chose.
        Mais, là où il y a différence c’est dans le cycle abondance/pénurie qui pour une bonne partie des préhumains de la planète ce cycle est presque inexistant. J’exclus évidemment le milliards et demi de personne qui actuellement ne mange pas à l’heure faim, mais c’est un autre sujet.
        Donc notre préhumain ne peut qu’accumuler encore et encore son instinct le poussant d’autant plus qu’il peut aujourd’hui conserver ce qu’il amasse ses moyens de faire étant entre autres l’argent.
        C’est un peu plus sophistiqué, en tant que moyen, qu’à l’époque des cavernes Mais mentalement très très compliqué et trop rapide comme changement parce que notre préhumain ne se rend pas encore compte qu’il en accumule beaucoup trop pour ses propres besoins au détriment de ses congénères. Au lieu d’évoluer cette instinct est devenu une déviation, espoir, nous le savons et sommes en mesure de corriger. Quand? c’est une autre question.

      • Ando

        @ alain audet.

        Autre différence, avec la cravate: l’amour courtois.

      • Maxfriend

        @ Ando

        Diable.. le capitalisme existait donc du temps de la Rome antique ?

        C’est écrit au Capitole…en lettres capitales ! ;-)

    • Charles A.

      C’est inexact.
      Il y a 2000 ans, les rapports sociaux étaient dominés par l’esclavagisme,
      qui a cédé la place au féodalisme, écroulé lui-aussi sur ses contradictions,
      et qui a été dépassé par lecapitalisme.

      Son dépassement, comme les modes de production antérieurs,;
      n’a rien d’automatique, mais est sans doute à notre portée.
      Comme l’est la disparition de l’espèce,
      suite à la poursuite de la tyrannie du capital

      • Charles A., ne fais pas l’idiot : la capitalisme C’EST LA NATURE HUMAINE ! Il a donc 2,5 millions d’années.

      • Pierre

        Non, c’est la massue LA NATURE HUMAINE…..
        Joyeuses fêtes.

      • Thom Bilabong

        Ah, je comprends mieux maintenant pourquoi il y avait des anthropophages dans ces époques reculées.

        C’était un moyen d’adorer à la fois Dieu, son prochain (la nature de son prochain) et le bien d’autrui (à savoir lui-même au sens premier) ! Lorsqu’on dit que l’homme est un loup pour l’homme, c’est faux ! Il faut dire que l’homme est un capitaliste pour l’homme, ce qui reflète beaucoup plus la réalité. Mais c’est difficile de regarder la vérité en face.

      • Tano

        « Il y a 2000 ans… », mais non, cela existait avant comme nous le dit Paul Jorion.

        Par contre, si je voulais en provoquer certains, on peut même dire que Jésus est l’inventeur du capitalisme moderne:
        - bah! il multipliait bien les pains ex nihilo comme la FED et La BCE multiplient les billets, non?

      • liervol

        entre le salarié qui trime en chine et l’esclave vous voyez une différence vraiment ???

    • RIOU René

      @liervol

      Voici pratiquement 2000 ans qu’on veut détruire le capitalisme

      Vous faites coïncider la naissance du mouvement anticapitaliste avec celle de Jésus de Nazareth et vous avez raison. Par contre, je suis un peu plus gêné par votre deuxième prise de position…

      le capitalisme, il est toujours là….relisez Candide

      Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes…? Vous en êtes bien sûr ?

      Dans ce cas, ne vous sentez-vous pas un peu seul parfois ?

      • liervol

        non je pensais à il faut cultiver son jardin, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes c’est l’ironie de Voltaire qui s’exprime là, le jardin c’est ce qu’il est possible d’améliorer, ok c’est l’environnement proche mais avec des tas d’environnement proche mis bout à bout qui sait ???

    • Jérémie

      2000 ans vous en êtes sûr ? Vous savez cela m’étonnerait fort que cela puisse perdurer tout le temps ainsi sur la terre. S’il vous plaît mon cher n’en soyez pas plus Candide de votre coté.

      Vous savez il n’y a pas non plus que les gens du socialisme qui croient beaucoup au Père Noël, non je vous en prie pour vos enfants et vos ami(e)s relisez plutôt le grand personnage de l’Avare dans Molière. Vous y verrez également des choses bien plus pathétiques à voir ça n’a pas pris une ride non plus, croyez-moi.

      Joyeuses fêtes aussi à vous.

    • zndeplus

      Il se murmure même que les dinosaures ont disparus justement parce qu’ils n’ont pas adoptés le capitalisme… 2000 ans pourquoi s’arrêter là ? l’échelle des âneries est infinie…

      • RIOU René

        @zndeplus

        Bravo! C’est comme cela qu’il faut répondre.
        Ça fait du bien de rire.
        Merci à vous

      • liervol

        attention le rire c’est aussi commercial que le reste peut être même plus encore !!!
        voyez la publicité !!!

      • Marlowe

        La seule explication à cette perdurence du capitalisme dans le temps serait que le capitalisme est d’origine divine.
        Misère.

      • zndeplus

        @ liervol
        vous avez raison le rire est forcément un rapport marchand… Moi-même je ne ris jamais sans le ticket de caisse qui va avec, il me sert en quelque sorte de prompteur… et cela depuis 2 000 ans de publicité capitaliste !

      • zndeplus

        @ Marlowe
        Il y a la très jolie formule de Jules renard : « J’ai toujours pensé qu’au dessus de Dieu il y avait quelqu’un qui préférait rester anonyme ».
        Un conseil d’administration peut-être ?

      • BasicRabbit

        Meuh non! Le capitalisme et le communisme sont éternels. Et ils sont faits pour se fédérer harmonieusement. Pour l’instant on termine l’exploration des extrêmes.

      • vigneron

        La seule explication à cette perdurence du capitalisme dans le temps serait que le capitalisme est d’origine divine.
        Misère.

        Ouhhh ! c’est bien ça, Marlowe, d’essayer de faire perdurer un néologisme d’auteur catholique.

        Mon cœur ne bat plus le temps, c’est l’instrument de ma perdurance, Et l’impérissable esprit envisage les choses passantes. ( Claudel, Gdes odes, 1910, p. 241).

        C’est mieux que « perdurabilité » , hein ? Mais avec un A comme perdu-rAnce c’est beaucoup mieux encore…
        Et pas besoin de rajouter « dans le temps », pléonasme navrant.
        Et puis svp respectez les règles de temps, après « serait que » vous me foutez un subjonctif, « soit », ou mieux, « fût », sûrement pas « est », surtout venant d’un prétendu mécréant comme vous…
        Par contre je vous laisse votre « Misère. » final, je l’entoure de rouge, je note « Oui » à coté et ça fera mon appréciatio finale.
        Ps : il est manifeste que dans le secteur Edition/Imprimerie votre rayon c’était le commercial ou la comptabilité, pas la correction ou le comité de lecture.
        Allez, bon prince, je vous la refais à l’endroit votre lourdingue de phrase…
        « Misère… mais alors…une origine divine serait donc bien la cause unique de la perdurance capitaliste !? « 

      • liervol

        Marlowe même les religions sont du capitalisme, vous souvenez vous entre autre de la vente d’obligations sur le paradis qu’on nomma les indulgences !!! lol

    • Macarel

      Le capitalisme s’est développé à la fin du moyen-âge avec les villes, les bourgs et donc les bourgeois. Donc il serait plus juste de dire que le capitalisme a 500 ans d’âge, mais sûrement pas 2000 ans. Par contre l’échange de marchandises ou de services, et certaines formes de marché existe depuis 2000 ans et plus.
      Le capitalisme c’est la volonté par une minorité de capter et d’accumuler le maximum de richesses en un minimum de temps, en faisant porter les externalités sur les autres et la nature.
      C’est en fait une forme d’aliénation mentale qui s’est emparée d’une classe, la classe des bourgeois à la fin du moyen-âge. Sans doute pour oublier les disettes des temps anciens. Thésauriser, thésauriser pour conjurer le mauvais sort et se battre pour la possession des ressources naturelles…
      Ce comportement est totalement inadapté aujourd’hui que nous aurions assez de nourriture pour nourrir tous les habitants de la Terre si la richesse était plus équitablement répartie. Tout comme le fait que nous mangions comme des goinfres en particulier lors des fêtes de fin d’année n’est plus adapté en ces temps d’abondance. Tellement inadapté que cela fait se développer l’obésité, et les maladies qui vont avec.
      Je parle des sociétés encore qualifiées de riche (et de ceux qui ont encore assez de pouvoir d’achat dans ces sociétés) et non des pays (ou des groupes humains) où malheureusement par suite d’une répartition très inéquitable des richesses, la famine sévit encore (ou la mal bouffe).

      • NewOdd

        je pense qu’une bonne cure de « l’éthique protestante et l’esprit du capitalisme » par Max weber s’impose:
        http://fr.wikipedia.org/wiki/L'éthique_protestante_et_l'esprit_du_capitalisme

      • Merl Mokeur

        Sur le capitalisme le Que sais je de F.Perroux (ancien), l’article de S.Amin dans Encyclopédie Universalis, remplacé récemment par l’article de D.Plihon. L’article de Wikipedia ouvre quelques pistes. Aucun auteur important ne fait remonter le capitalisme aux débuts de l’humanité.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Capitalisme#R.C3.A9f.C3.A9rences

      • jducac

        @Macarel 27 décembre 2011 à 15:21
        Vous dites :

        Le capitalisme s’est développé à la fin du moyen-âge avec les villes, les bourgs et donc les bourgeois. Donc il serait plus juste de dire que le capitalisme a 500 ans d’âge, mais sûrement pas 2000 ans. Par contre l’échange de marchandises ou de services, et certaines formes de marché existe depuis 2000 ans et plus.

        Si l’on s’intéresse au processus fondamental du capitalisme : épargne /accumulation / investissement dans des moyens plus performants et dans des endroits plus judicieux/ puis reprise d’un nouveau cycle, on s’aperçoit qu’il est bien plus ancien que ce que vous dites.
        Voyez cette robinsonnade. http://www.pauljorion.com/blog/?p=19059#comment-129478

  78. Ando

    Tout compte fait, l’année 2011 ne s’est pas si mal passée.

    http://www.youtube.com/watch?v=Tz1kjyE6kVg&feature=related

  79. Thom Bilabong

    J’ai trouvé ce panorama de l’année absolument super. Merci Stéphane Paoli.

    Il était diffusé sur 3D, le Journal d’hier Dimanche 25.
    Bonne écoute.

    • Les déséquilibre de l'équilibre mondial

      On regarde le Zapping 2011….

      Puis on remet la phrase à Paul Jorion :

      La nouvelle classe des millionnaires chinois, nous révèle un sondage, ne rêve que d’une seule chose : de s’installer dans le XVIe arrondissement de Paris. Cela ne présage rien de bon pour l’économie chinoise. À moins qu’une bonne nouvelle ne se cache dans la mauvaise : que les dépenses des millionnaires chinois en exil boosteront les exportations de leur mère-patrie.

      Puis, on médite…….

  80. Gudule

    Merci et je vous souhaite d’agréables moments de partage pour ces fêtes de fin d’année .

    Je trouve les articles de ce blog pertinents, honnêtes et pédagogiques, ci joint le lien d’un billet interessant et lucide, lu sur contre info. par Michael Hudson (que je suis contente de lire et de découvrir à cette occasion.)

    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3140.

    Bien cordialement.

    Gudule.

    • alain audet

      Merci pour l’info. Bonne analyse.
      Maintenant attendons les solutions dans 1 et 2 ,peut-être.

    • liervol

      Tout ceci je ne le sais que trop, mais je ne vois pas comment faire que les peuples se révoltent contre ceci, car malheureusement la seule chose que veulent ces peuples c’est utiliser leur carte bleue, alors comme ça nous ne sommes pas sorti de l’auberge et plus le temps passe plus l’étau se ressert d’autant plus qu’on les distrait avec les communautarismes en tout genre.
      En plus il règne un tel égoïsme en bas qu’il leur est facile de s’en servir, regardez donc le cas d’école de la Grèce, regardez donc les différences inter générations ici et vous voulez croire que vous pouvez changer le monde ??? c’est bien triste à dire mais on peut manipuler les foules dans ce qu’elles ont de pires mais les faire avancer dans ce qu’elles ont de mieux ça reste du domaine de l’utopie.

      • alain audet

        À ce jour c’est quand ça fait mal que l’humanité avance, je n’ai pas dit évolue, car même si elle avance ce n’est que dans la continuité c.à.d. après être reparti à zéro dans la même direction.
        Je reviens à mon film  »Un jour sans fin » ou après plusieurs et plusieurs faux départ le  »héros » finit par comprendre.
        Nous connaissons le phénomène.À quand le vrai départ?

    • ThomBilabong

      Ce n’est pas un prophète mais un excellent analyste qui – en creux – met de surcroît en évidence des solutions allant des plus gentilles au plus radicales. Pas mal.

      • Gudule

        Oui, je partage ces points de vue, excellent analyste et developement clair, voyons pour la suite…à venir.

        Gudule

  81. Imagine

    Après tout, pourquoi travailler ?

    http://fr.news.yahoo.com/le-chômage-à-son-plus-haut-niveau-depuis-170903255…

    puisqu’il n’y a que 3% de l’argent à gagner dans l’économie réelle..
    97% de l’argent restant est dans les coffres des spéculateurs tueurs

    La civilisation humaine n’est qu’une longue suite de génocides, que ce soit par les armes ou la misère créée volontairement !!

    • liervol

      ¨Pourquoi travailler ? mais parce que sinon on s’ennuie, il faut des buts, et Paul en a trouvé un avec sa croisade sinon travailler pour consommer aucun intérêt, travailler parce qu’on aime ce que l’on fait devrait être le lot de tous, travailler par plaisir et non pas pour consommer stupidement, travailler pour améliorer la vie pour ajouter du sourire et des rires, pour concevoir une fraternité au lieu d’une compétition stérile et stupide comme aujourd’hui.

  82. Marian Wielezynski

    A propos du libertarianisme,
    Je suis d’accord avec Paul Jorion au sujet du silence à observer sur l’éventuelle candidature de Ron Paul. Inutile d’en rajouter. En revanche, lorsque l’on affronte un adversaire, il vaut mieux le connaître et montrer la faiblesse de ses armes. Les fanatiques du marché recherchent chez les économistes des arguments pour défendre un pseudo « ordre naturel » justifiant tous les conservatismes. Il faut « laisser faire », nous dit le libéralisme et alors les lois de l’offre et de la demande rétablissent automatiquement les équilibres. Mais il y a un domaine où le raisonnement ne tient pas : c’est celui du profit.
    L’économiste libéral soutient que le profit nait de la différence entre les recettes et les dépenses occasionnées par la production. Le problème c’est qu’une bonne partie des ventes se fait à des clients qui n’ont parfois que leurs profits pour vivre et qui doivent avoir vendu leurs marchandises avant de pouvoir connaître leurs ressources disponibles pour pouvoir acheter. C’est le cas notamment des salariés actionnaires qui participent aux résultats de leur entreprise. Tant que leur entreprise ne connait ni le montant définitif de ses ventes, ni celui de ses dépenses totales, il n’y a pas de profits à partager et donc pas de consommation possible de la part de ces actionnaires. Or, toutes les entreprises sont dans l’attente du résultat des ventes avant de connaitre leurs profits, donc le système dans son ensemble est constamment voué à être en état de surproduction. Les profits destinés aux actionnaires étant indisponibles pendant la période de production, il y a beaucoup de marchandises qui restent sur les étagères et de travailleurs qui doivent rester chez eux.
    Cette simple constatation fait voler en éclats le dogme de loi des débouchés, dite loi de Say, reprise par Ricardo, et qui est le fondement de tous les modèles économiques libéraux depuis deux siècles. Pour établir ce dogme, les économistes libéraux nous disent que la surproduction générale est impossible puisque la production crée sa propre consommation. Mais c’est le contraire que l’on observe : la surproduction est permanente et il faut trouver les moyens de s’en sortir.
    Parmi ces moyens, il y en a au moins un qui mérite notre attention. Un moyen qui permet aux chefs d’entreprises de payer aux actionnaires, et à eux-mêmes en passant, des profits en avance. Ces profits payés d’avance sont prévus par le Code de Commerce et ne sont pas du tout illégitimes. On n’en parle pas beaucoup parce que l’on ne se rend pas compte des effets qu’ils peuvent avoir sur la masse monétaire, mais on a tort. Sans ces avances, il n’y aurait pas d’équlibre entre l’offre et la demande. Il n’y aurait pas non plus de capitaux disponibles pour la spéculation. En effet, les avances font des dépôts bancaires et les dépôts bancaires font des sommes égales à 30 fois au moins leurs montants pour des opérations financières diverses et (a)variées.
    Voici quelques exemples d’acomptes sur dividendes 2012 (date et montant) versés en avance en France entre le 8 septembre et le 16 décembre 2011, alors que l’exercice 2011 n’est pas terminé :

    Gdf Suez (15/11/11; 1 868 608 756 €),
    France Telecom (8/9/11; 1 589 315 972 €),
    Total (3/12/11; 1 285 635 000 €),
    EDF (16/12/11; 1 053 854 000 €),
    LVMH (2/12/11 ; 392 513 786 €),
    Vinci (15/12/11 ; 306 018 297€), etc…
    .
    Ces profits seront « régularisés » mi-2012. En attendant les assemblées générales qui les valideront à cette période, ils auront été utilisés à quoi ?… Probablement à acheter des marchandises comme le prévoit la loi de Say, mais aussi des titres financiers sur des marchés à l’utilité douteuse. Dans quelles proportions ?, personne ne le sait, et les fanatiques du libéralisme encore moins que les autres, car ils refusent de voir l’inefficience des marchés tant qu’ils s’en amusent. Réfuter la loi de Say s’avère alors nécessaire pour renouveler la science économique.

    • RIOU René

      Bien argumenté. Il ne faut pas oublier de préciser, comme le démontrent à l’envi Paul Jorion et François Leclerc, que les détenteurs de la richesse jouent au monopoly avec notre argent sans se préoccuper des règles du jeu puisqu’ils peuvent changer ces mêmes règles quand ça les arrange.
      Le système fonctionne comme une tyrannie sous le masque de la démocratie.
      Et bien sûr à leur profit.

    • liervol

      Je ne vois pas du neuf là dedans, je ne vois pas ce que vous semblez découvrir ?
      qu’on soit en surproduction, ce n’est pas nouveau, c’est même né en occident depuis le siècle dernier, c’est pour ça qu’on organise la spéculation pour simuler la rareté.
      Les hommes sont tarés avec leur commerce et vous ne les changerez pas car ils ne savent pas concevoir autre chose que le commerce à la condition humaine.

  83. keskizpass

    Ce « Nous n’avons plus les moyens » vous donne des migraines sans pareil…

    Petit bilan et tour d’horizon de nos économistes sur la question de la dette

  84. Perconoux

    HS – A propos [entre autre] de l’usure dans les religions, voila un outil original: http://www.pitchinteractive.com/bibleQuran/#usury

    Relayeur: http://owni.fr/2011/12/26/data-en-forme-owni-florilege-2011-best-of/

  85. baloo

    coucou,

    UN petit pourcentage, des petites variations et petit à petit l’equilibre fragile de nos société devient de plus en plus instable.
    Pourquoi la droite est synonyme de pouvoir et d’intolérance ?
    Pourquoi « faire trimer plus pour gagner plus  » Pourquoi ce slogan a t il eu autant de succès ?
    Pourquoi des idées economiques qui se sont avérées fausses, perverses, idiotes, insensées prospèrent elles encore et toujours , et toujours plus ?
    POurquoi la connerie dirige t’elle le monde ? ou le croit elle ?
    de bruit et de fureur …
    « Joyeuses fetes »
    Le pire n’est jamais sur.

    Stéphane

  86. Anarchie.

    Finalement, cette année aura été plutôt bonne, donc au final assez décevante.
    Compte tenu des prévisions apocalyptiques de nos nouveaux experts auto proclamés, je m’attendais à bien bien pire, dommage.
    Vivement l’avènement de la loi du plus fort, espérons en 2012, marre de tous ces discours pompeux et existentialistes.

  87. Macarel

    Le réchauffement climatique se confirme:

    http://www.wmo.int/pages/mediacentre/press_releases/gcs_2011_fr.html

    Le débat reste ouvert sur la part de responsabilité de l’activité productiviste frénétique des hommes dans ce processus. Personnellement je ne doute pas de cette responsabilité de notre espèce dans ce réchauffement, et plus particulièrement du capitalisme globalisé, qui dégrade toujours plus d’énergie sous forme de chaleur dans la biosphère et surtout qui produit des quantités toujours croissantes de gaz à effet de serre.

  88. marc riva

    Bonjour Paul.

    Le comportement de la finance est prévisible. Celui-ci est connue et peut s’ériger en théorème:

    La finance n’a pas de patrie et s’engouffre toujours là où il y a espérance du profit maximum au plus court terme possible,massivement parceque moutonnière et irresponsable parcequ’agissant dans un cadre légal. D’où l’importance d’un état de droit dans une démocratie représentative où elle peut s’épanouir pleinement.

    Tout ou partie des acteurs de la finance peuvent donc être instrumentalisés pour livrer bataille pour peu qu’ils soient orientés (rumeurs, agences de notation, médias, experts, politiques) et créer l’effet de meute sur un objectif choisi dans le but de destabiliser ou de détruire des pans entiers de l’économie d’un pays voir d ‘un continent.

    Ce n’est pas seulement à la mise en coupe réglée de « l’état providence » (vue de l’esprit) à laquelle nous assistons mais bel et bien à la mise sous tutelle de toute la zone euro par la prise progressive du pouvoir exécutif (donc législatif) des états par des « supers banquiers ». Tout ce qui est privatisable le sera.

    Attaque des dettes souveraines–>attaque des banques détenant ces dettes–>attaque des états obligés de soutenir les banques–>aggravation des dettes d’état –>austérité, privatisation massive qui n’est pas une conséquence malheureuse mais un but à atteindre pour ne réduire la gouvernance européenne qu’à un vaste conseil d’administration.

    L’apurement des dettes croisées entre état (détenues par le système bancaire) pour une » remise à zéro » ne peut pas être imposé sans modification de la législation et de plus la réduction de la masse monnaitaire ne reposant que sur la dette faute de pouvoir reposer sur autre chose qui s’en suivrait plongerait l’union européenne dans une récession sans précédent avec des conséquences planètaires.

    Le problème est que, dans un cadre donné avec des règles données, l’on maîtrise parfaitement les systèmes mathématiques ayant comme principe les dettes croisées à maturités différentes et à écarts constants de rendement au coup par coup. De là à penser que quelques uns puissent en faire leur choux gras, il n’y a qu’un pas.

    Il y a complot, la cupidité n’explique pas tout, la machine est trop bien huilée.

    • la m...

      Bonsoir,

      Que pensez-vous d’un apurement des dettes croisées si elles deviennent propriétés des banques centrales et plus du système bancaire?

      Jouable ou pas?

      La réduction de masse monétaire ne pose plus de problème car compensable par de la création.

      Quant à la législation, la pauvre fille n’en est plus à un viol près…

      La vrai question est bien sûr à quelle valeur les banques centrales rachèterait cette dette, au nominal c’est cadeau aux banques commerciales, au prix du marché ça se réduit déjà pas mal non?

      • marc riva

        Bonsoir la m…

        Les banques centrales appartiennent aussi au système bancaire, ce sont des entités privées.

        Mon avis est le suivant: Il n’existe aucune solution pour sortir de ce merdier dans le cadre légal actuel et à venir j’en ai bien peur. Vous reprenez le terme d’apurement. Il existe un terme proche: Epuration, dans la finance il n’y a pas d’innocent.

  89. ThomBilabong

    @ demande d’avis SVP

    Est-ce que quelqu’un a un avis sur le site http://www.finance-watch.org ?
    Je viens de le découvrir (peut-être suis-je retardataire) et je le trouve très bien fait.
    Merci.

    • Gudule

      @TomBlabong

      Je les a découvert depuis, je pense qu’ils se presentent et agissent comme un lobby contre feu au groupes financiers qui font pression à Bruxelles :

      je cite :

      Finance Watch est une association dont l’objectif est de faire prendre en compte par la société la dimension d’intérêt général de l’industrie financière.

      Notre mission est de renforcer la voix de la société et de la faire peser dans les réformes nécessaires de la réglementation financière. Il s’agit de médiatiser les arguments découlant de l’intérêt général auprès des politiques et des citoyens, et de les mobiliser comme contrepoids aux intérêts privés des lobbies de l’industrie financière.

      C’est une excellente initiative, ^parmi d’autres qui vont certainement emerger suite aux prises de conscience et au raz le bol généré par les agissements des banksters .

      La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien.
      Edmund Burke

  90. Steve

    Bonsoir à tous
    Voiciun lien intéressant sur l ‘évolution aux US:

    http://www.businessinsider.com/guess-americas-best-kept-housing-secret-2011-12

    Cordialement

  91. A Christmas Message From America’s Rich

    Taibblog

    by: Matt Taibbi

    It seems America’s bankers are tired of all the abuse. They’ve decided to speak out.

    True, they’re doing it from behind the ropeline, in front of friendly crowds at industry conferences and country clubs, meaning they don’t have to look the rest of America in the eye when they call us all imbeciles and complain that they shouldn’t have to apologize for being so successful.

    But while they haven’t yet deigned to talk to protesting America face to face, they are willing to scribble out some complaints on notes and send them downstairs on silver trays. Courtesy of a remarkable story by Max Abelson at Bloomberg, we now get to hear some of those choice comments.

    Home Depot co-founder Bernard Marcus, for instance, is not worried about OWS:

    “Who gives a crap about some imbecile?” Marcus said. “Are you kidding me?”

    Former New York gurbernatorial candidate Tom Golisano, the billionaire owner of the billing firm Paychex, offered his wisdom while his half-his-age tennis champion girlfriend hung on his arm:

    “If I hear a politician use the term ‘paying your fair share’ one more time, I’m going to vomit,” said Golisano, who turned 70 last month, celebrating the birthday with girlfriend Monica Seles, the former tennis star who won nine Grand Slam singles titles.

    Then there’s Leon Cooperman, the former chief of Goldman Sachs’s money-management unit, who said he was urged to speak out by his fellow golfers. His message was a version of Wall Street’s increasingly popular If-you-people-want-a-job, then-you’ll-shut-the-fuck-up rhetorical line:

    Cooperman, 68, said in an interview that he can’t walk through the dining room of St. Andrews Country Club in Boca Raton, Florida, without being thanked for speaking up. At least four people expressed their gratitude on Dec. 5 while he was eating an egg-white omelet, he said.

    “You’ll get more out of me,” the billionaire said, “if you treat me with respect.”

    Finally, there is this from Blackstone CEO Steven Schwartzman:

    Asked if he were willing to pay more taxes in a Nov. 30 interview with Bloomberg Television, Blackstone Group LP CEO Stephen Schwarzman spoke about lower-income U.S. families who pay no income tax.

    “You have to have skin in the game,” said Schwarzman, 64. “I’m not saying how much people should do. But we should all be part of the system.”

    There are obviously a great many things that one could say about this remarkable collection of quotes. One could even, if one wanted, simply savor them alone, without commentary, like lumps of fresh caviar, or raw oysters.

    But out of Abelson’s collection of doleful woe-is-us complaints from the offended rich, the one that deserves the most attention is Schwarzman’s line about lower-income folks lacking “skin in the game.” This incredible statement gets right to the heart of why these people suck.

    Why? It’s not because Schwarzman is factually wrong about lower-income people having no “skin in the game,” ignoring the fact that everyone pays sales taxes, and most everyone pays payroll taxes, and of course there are property taxes for even the lowliest subprime mortgage holders, and so on.

    It’s not even because Schwarzman probably himself pays close to zero in income tax – as a private equity chief, he doesn’t pay income tax but tax on carried interest, which carries a maximum 15% tax rate, half the rate of a New York City firefighter.

    The real issue has to do with the context of Schwarzman’s quote. The Blackstone billionaire, remember, is one of the more uniquely abhorrent, self-congratulating jerks in the entire world – a man who famously symbolized the excesses of the crisis era when, just as the rest of America was heading into a recession, he threw himself a $5 million birthday party, featuring private performances by Rod Stewart and Patti Labelle, to celebrate an IPO that made him $677 million in a matter of days (within a year, incidentally, the investors who bought that stock would lose three-fourths of their investments).

    So that IPO birthday boy is now standing up and insisting, with a straight face, that America’s problem is that compared to taxpaying billionaires like himself, poor people are not invested enough in our society’s future. Apparently, we’d all be in much better shape if the poor were as motivated as Steven Schwarzman is to make America a better place.  

    But it seems to me that if you’re broke enough that you’re not paying any income tax, you’ve got nothing but skin in the game. You’ve got it all riding on how well America works.

    You can’t afford private security: you need to depend on the police. You can’t afford private health care: Medicare is all you have. You get arrested, you’re not hiring Davis, Polk to get you out of jail: you rely on a public defender to negotiate a court system you’d better pray deals with everyone from the same deck. And you can’t hire landscapers to manicure your lawn and trim your trees: you need the garbage man to come on time and you need the city to patch the potholes in your street.

    And in the bigger picture, of course, you need the state and the private sector both to be functioning well enough to provide you with regular work, and a safe place to raise your children, and clean water and clean air.

    The entire ethos of modern Wall Street, on the other hand, is complete indifference to all of these matters. The very rich on today’s Wall Street are now so rich that they buy their own social infrastructure. They hire private security, they live on gated mansions on islands and other tax havens, and most notably, they buy their own justice and their own government.

    An ordinary person who has a problem that needs fixing puts a letter in the mail to his congressman and sends it to stand in a line in some DC mailroom with thousands of others, waiting for a response.

    But citizens of the stateless archipelago where people like Schwarzman live spend millions a year lobbying and donating to political campaigns so that they can jump the line. They don’t need to make sure the government is fulfilling its customer-service obligations, because they buy special access to the government, and get the special service and the metaphorical comped bottle of VIP-room Cristal afforded to select customers.

    Want to lower the capital reserve requirements for investment banks? Then-Goldman CEO Hank Paulson takes a meeting with SEC chief Bill Donaldson, and gets it done. Want to kill an attempt to erase the carried interest tax break? Guys like Schwarzman, and Apollo’s Leon Black, and Carlyle’s David Rubenstein, they just show up in Washington at Max Baucus’s doorstep, and they get it killed.

    Some of these people take that VIP-room idea a step further. J.P. Morgan Chase CEO Jamie Dimon – the man the New York Times once called “Obama’s favorite banker” – had an excellent method of guaranteeing that the Federal Reserve system’s doors would always be open to him. What he did was, he served as the Chairman of the Board of the New York Fed.

    And in 2008, in that moonlighting capacity, he helped orchestrate a deal in which the Fed provided $29 billion in assistance to help his own bank, Chase, buy up the teetering investment firm Bear Stearns. You read that right: Jamie Dimon helped give himself a bailout. Who needs to worry about good government, when you are the government?

    Dimon, incidentally, is another one of those bankers who’s complaining now about the unfair criticism. “Acting like everyone who’s been successful is bad and because you’re rich you’re bad, I don’t understand it,” he recently said, at an investor’s conference.

    Hmm. Is Dimon right? Do people hate him just because he’s rich and successful? That really would be unfair. Maybe we should ask the people of Jefferson County, Alabama, what they think.

    That particular locality is now in bankruptcy proceedings primarily because Dimon’s bank, Chase, used middlemen to bribe local officials – literally bribe, with cash and watches and new suits – to sign on to a series of onerous interest-rate swap deals that vastly expanded the county’s debt burden.

    Essentially, Jamie Dimon handed Birmingham, Alabama a Chase credit card and then bribed its local officials to run up a gigantic balance, leaving future residents and those residents’ children with the bill. As a result, the citizens of Jefferson County will now be making payments to Chase until the end of time.

    Do you think Jamie Dimon would have done that deal if he lived in Jefferson County? Put it this way: if he was trying to support two kids on $30,000 a year, and lived in a Birmingham neighborhood full of people in the same boat, would he sign off on a deal that jacked up everyone’s sewer bills 400% for the next thirty years?

    Doubtful. But then again, people like Jamie Dimon aren’t really citizens of any country. They live in their own gated archipelago, and the rest of the world is a dumping ground.

    Just look at how banks like Chase behaved in Greece, for example.

    Having seen how well interest-rate swaps worked for Jefferson County, Alabama, Chase “helped” countries like Greece and Italy mask their debt problems for years by selling a similar series of swaps to those governments. The bank then turned around and worked with banks like Goldman, Sachs (who were also major purveyors of those swap deals) to create a thing called the iTraxx SovX Western Europe index, which allowed investors to bet against Greek debt.

    In other words, banks like Chase and Goldman knowingly larded up the nation of Greece with a crippling future debt burden, then turned around and helped the world bet against Greek debt.

    Does a citizen of Greece do that deal? Forget that: does a human being do that deal?

    Operations like the Greek swap/short index maneuver were easy money for banks like Goldman and Chase – hell, it’s a no-lose play, like cutting a car’s brake lines and then betting on the driver to crash – but they helped create the monstrous European debt problem that this very minute is threatening to send the entire world economy into collapse, which would result in who knows what horrors. At minimum, millions might lose their jobs and benefits and homes. Millions more will be ruined financially.

    But why should Chase and Goldman care what happens to those people? Do they have any skin in that game?

    Of course not. We’re talking about banks that not only didn’t warn the citizens of Greece about their future debt disaster, they actively traded on that information, to make money for themselves.

    People like Dimon, and Schwarzman, and John Paulson, and all of the rest of them who think the “imbeciles” on the streets are simply full of reasonless class anger, they don’t get it. Nobody hates them for being successful. And not that this needs repeating, but nobody even minds that they are rich.

    What makes people furious is that they have stopped being citizens.

    Most of us 99-percenters couldn’t even let our dogs leave a dump on the sidewalk without feeling ashamed before our neighbors. It’s called having a conscience: even though there are plenty of things most of us could get away with doing, we just don’t do them, because, well, we live here. Most of us wouldn’t take a million dollars to swindle the local school system, or put our next door neighbors out on the street with a robosigned foreclosure, or steal the life’s savings of some old pensioner down the block by selling him a bunch of worthless securities.

    But our Too-Big-To-Fail banks unhesitatingly take billions in bailout money and then turn right around and finance the export of jobs to new locations in China and India. They defraud the pension funds of state workers into buying billions of their crap mortgage assets. They take zero-interest loans from the state and then lend that same money back to us at interest. Or, like Chase, they bribe the politicians serving countries and states and cities and even school boards to take on crippling debt deals.

    Nobody with real skin in the game, who had any kind of stake in our collective future, would do any of those things. Or, if a person did do those things, you’d at least expect him to have enough shame not to whine to a Bloomberg reporter when the rest of us complained about it.

    But these people don’t have shame. What they have, in the place where most of us have shame, are extra sets of balls. Just listen to Cooperman, the former Goldman exec from that country club in Boca. According to Cooperman, the rich do contribute to society:

    Capitalists “are not the scourge that they are too often made out to be” and the wealthy aren’t “a monolithic, selfish and unfeeling lot,” Cooperman wrote. They make products that “fill store shelves at Christmas…”

    Unbelievable. Merry Christmas, bankers. And good luck getting that message out.

    • Matt fait une fois de plus très fort. Si des âmes charitables souhaitaient exercer leurs talents de traduction, je suis certain que cela intéresserait d’autant plus de monde…

      • liervol

        Je résume les riches se foutent de la gueule des pauvres et ne supportent pas qu’on les traite de mauvais, pour eux ils ne le sont pas car ils n’ont fait que profiter de la bêtise du peuple plus nombreux qui les laisse faire, comme ils sont malins ils s’en sont mis plein les poches et ils ne voient pas pourquoi ils iraient payer pour les autres, eux qui payent déjà les politiciens pour qu’ils fassent leurs 4 volontés, ils trouvent cela bien suffisant ceci d’autant qu’il y a des crapules de pauvres coupables de ne pas gagner assez pour payer des impôts alors que tout le monde devrait participer comme ils disent.

  92. liervol

    Comme pour le Monaco Yacht Show où j’ai cru au débarquement en Normandie tellement il y avait de bateau , le capitalisme se porte très bien n’en déplaise à ceux qui le croit finit, tant qu’il y aura des consommateurs, il y aura des profiteurs pour en vivre. Hors comme nous sommes entouré de révolutionnaires qui s’indignent seulement de ne pas pouvoir consommer, ce n’est pas demain la veille que nous aurons un monde meilleur, il y a encore de la marge pour le pire !!!

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/20111228trib000674097/ignorant-la-crise-porsche-affiche-des-ventes-record.html

    • Combien faut-il vendre de porsches pour compenser l’apparition d’un nouvel indigné ?

      • liervol

        Justement Paul, les indignés à côté du marché de Noël à la défense en novembre, j’ai vu et j’ai été indigné que cela ne soit que ça : quatre pelés quatre tondus il manquait juste la bouteille au tableau, vraiment cela ne faisait pas sérieux et ce n’est pas avec ce type de mouvement bidon qu’on va changer quelque chose, au contraire même ça doit les faire bien rire les nantis ce spectacle ridicule., alors à ce rythme là je vous prédis encore plus de vente de porsches en 2012.
        Et n’allez pas croire que cela me réjouis mais vraiment je m’attendais à autre chose que ce mouvement mou et n’importe quoi, heureusement que Louise Michel est morte et qu’elle ne voit pas ce que la société de consommation a fait de ses descendants…

        Je vais vous dire Paul, je fais partie des rare à dire NON depuis toujours quand cela ne me convient pas, j’ai même fait partie des rares à contester une banque en justice, mais derrière vous ne se tiennent la plupart du temps que des moutons, alors ça me suffit personnellement, puisqu’on ne peut en venir à bout de cette société, je vais retourner en tirer profit de la connerie humaine puisque malheureusement c’est la seule certitude qui ne m’a jamais déçue.

      • jérôme

        Un gaulois ça mijote longtemps…mais c’est comme une cocotte sans le petit goupillon, les zélus le savent…de là songer qu’ils comptent sur une explosion historique pour détourner l’attention de leurs contes, comptes et agissements officiels ou discrets ? Ceci état dit, l’est moins con qui sait l’paraître le gaulois, même d’adoption ! N pour le chat sauvage et ses socquettes noires ?

      • Tano

        Et avec quel biocarburant une porsche roule-t-elle?

        De l’oseille!

  93. Eg.O.bsolète

    La facture énergétique a bondi de 30 % en 3 ans

    Comment ne pas voir que la crise reflète d’abord les tensions croissantes entre une demande avide qui croit pourvoir croître à l’infini (l’homme tant par son nombre que par ses désirs) et une offre à bout de souffle qui se prend le grand retour du réel.

    Et dire que nous sommes encore sur le plateau de production pétrolier atteint en 2005 et que d’ici quelques mois nous allons quitter ce plateau pour rentrer dans l’ère de la décroissance plus que probablement discontinue.

    Conclusion : Profitons des ces derniers moments de « normalité », car le restant de nos vies ne pourra être fait que de rationnement et ce dans le meilleur des meilleurs des cas.

    • Philippe

      Au risque de me faire bouler, ce pendant de la crise énergétique me semble bien mis au retrait dans les analyses de ce blog, pourtant c’est beaucoup plus palpable que les prise de choux sur Lacan et autres.
      A la limite, les débats sur les débats, font partis de « la crise » , de l’épuisement énergétique, la gabegie indécente, alors que la raison voudrait, que là aussi, on fasse dans la mesure.

  94. liervol

    Si on commençait par arrêter le chauffage dans les maisons de retraite, mouroir pour mouroir autant que ça aille vite !!!

    • Renard

      @ liervol

      arrêter le chauffage dans les maisons de retraite et retirer le chauffage dans les maisons d’arrêt ?

  95. liervol

    Il n’y a pas d’alternative,

    Comment la finance contrôle le débat économique
    La crise fait rage, mais le débat n’avance pas. La seule solution qui émerge, se serrer la ceinture pour payer les banques. Mais n’est ce pas la définition même de la crise : « quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître » ? Sauf que cette fois la formule d’Antonio Gramsci ne fonctionne pas : les économistes hétérodoxes, les Lordon, Sapir, Gréau… ont des solutions. Le vrai problème : ils ne sont pas entendus. Est-ce surprenant ? La finance contrôle le débat économique.

    Y’en a que pour les banquiers
    Qui nous a informé sur la crise cet été ? Essentiellement des banquiers. En août, dix articles du Monde traitent du fond du problème dans les pages débat. Sur ces 10 articles, 16 citations proviennent d’individus liés aux institutions financières, et 6 d’individus non liés directement à la finance. 76,6 % de citations pour les financiers, c’est beaucoup pour les responsables de la crise. Le Monde n’est pas le seul. Le 11 Août, le Nouvel Obs titre sur : « Les incendiaires. Comment ils nous plongé dans la crise ». Là encore les banquiers ne sont pas les incendiaires, mais les experts ! Anton Brender, autrefois réputé de gauche, directeur des études économiques de Dexia Asset Management – vu les performances de son entreprise on s’attendrait à davantage d’humilité – dispose de deux pages pour clamer que : « Ce ne sont pas les marchés qui sont en cause mais l’impuissance politique ». Géniale novlangue : les marchés remplacent les banques, car ce sont elles qui spéculent contre l’euro. Mais comment un économiste pourrait-il cracher dans la main qui le nourrit ?

    Pourquoi les journalistes sont-ils si prompts à gober pareilles mystifications ? Leur réponse est invariable : « On n’a pas le temps ». Et c’est le génie des banques de l’avoir compris, comme l’explique une journaliste de l’Expansion : « Les banquiers savent répondre vite, ils sont payés pour ça. Ce qui n’est pas le cas des universitaires qui réfléchissent, et dont les nuances sont difficiles à retranscrire ». Et c’est vrai, la pression est importante. Au Monde, une journaliste économique a signé 29 articles au mois d’août, soit plus d’un par jour travaillé, une autre en a signé 18, et ce n’est pas le journal le plus mal doté.

    [...]

    Mercredi 16 Novembre 2011
    Bertrand Rothé

    La suite ici :

    http://www.marianne2.fr/BertrandRothe/Comment-la-finance-controle-le-debat-economique_a26.html

    • jérôme

      Incapables de négocier les comptes des erreurs politiques et économiques (ou la manipulation constante du fait social) accumulées, les décideurs comptent bien sur leurs troupeaux pour apurer les dettes, par transfert, part misère, et part révolte, tout est bon pour surfer en haut de la vague, il n’y a pas d’idéologie qui contienne les faits..légitime-ment ? TINA it AIN’T work..les parieurs croient pouvoir tout couvrir en positions et contre-positions, en finance comme en politique, jusqu’au goût carnassier de l’ammamnèse systèmique, ça va faire gros temps..

  96. george

    Juste une précision , au sujet de la Russie.

    Ce n’est qu’une frange minoritaire , travaillée en sous-main par certains groupes d’agitateurs occidentaux qui envisage de » faire la révolution ».

    Je ne m’inquiète pas pour ce pays , surtout depuis que Vladimir Vladimirovitch et les siens ont repris la main.

    Je vous invite à lire mon dernier commentaire sur le dernier article de Spoutnitsi, où j’aborde un peu plus en détail la question Russe.

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