L’ANNEE 2010 : LA DERNIERE CARTOUCHE

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Article paru dans L’ENA hors-les-murs, janvier 2011

L’année financière 2010 s’est caractérisée par le rétrécissement des options pour toutes les nations.

En raison d’une concentration excessive de la richesse, le financement des entreprises, le revenu des ménages, avaient été partiellement remplacés par des crédits. En 2008, le château de cartes du crédit s’est écroulé. On a parlé de « crise de liquidité » au lieu d’insolvabilité pour permettre aux États de renflouer les banques en catimini en leur avançant des fonds à taux zéro ou à peu près par le biais de leur banque centrale. Au lieu de prêter cet argent-là à des entreprises ou à des particuliers, qui auraient été bien incapables de les rembourser le temps venu dans le contexte de récession qui s’était créé, les banques commerciales ont remis cet argent en pension auprès des banques centrales ou ont acheté des emprunts d’État. Comme les États s’étaient surendettés pour renflouer les banques, et s’étaient portés garants de leur solvabilité, et que leurs rentrées baissaient du fait de la récession, le taux exigé sur leur dette par le marché des capitaux grimpait et la valeur de leurs emprunts baissait parallèlement. Du coup, le portefeuille des banques se dévalorisait. Ce qui les obligeait à se recapitaliser. Les banques s’affaiblissaient parce que leur portefeuille était bourré d’emprunts d’État qui perdaient de leur valeur parce que les États s’étaient affaiblis en venant à la rescousse des banques : une spirale infernale s’était amorcée.

Aux États-Unis, les autorités, comme les économistes, et comme la population toute entière, ont guetté anxieusement en 2010 les signes d’une reprise qui ne fut jamais au rendez-vous. La chasse quotidienne aux indices de rebond constituait un spectacle particulièrement navrant. Que des profanes en matière économique imaginent qu’un indice isolé, comme un chiffre du chômage un peu meilleur que d’habitude, ou un prix de l’immobilier en hausse légère, puisse représenter à lui tout seul un signe de reprise est excusable puisque la complexité de la machine économique peut très bien leur être inintelligible, mais que des économistes professionnels succombent à de telles illusions (s’ils sont dupes) ou participent à de telles campagnes de propagande (s’ils ne le sont pas) était spécialement inquiétant.

Devant un chiffre du chômage bloqué au taux officiel de 10 % et officieux de 17 %, et un stock immobilier qu’il faudrait près de neuf ans pour écouler (107 mois), l’Amérique était hantée par le spectre de la déflation. Elle n’ hésita pas : elle eut recours à l’arme ultime qu’est l’assouplissement quantitatif, euphémisme utilisé pour désigner la planche à billets, arme que le statut de monnaie de référence et de réserve de sa devise lui offrait, quitte à exporter ses problèmes à la surface du globe sous la forme de dollars dévalués de fait cherchant à se placer dans des économies en moins mauvaise posture que la sienne. La manœuvre ne fut guère appréciée à l’étranger. Au sommet du G20 à Séoul en novembre, les États-Unis se sont retrouvés dans une situation inédite : isolés face à une coalition constituée du reste du monde. Il n’en est pour autant rien sorti : devant la détérioration économique de l’Occident et le dynamisme du reste du monde, le G20 qui promettait monts et merveilles en matière de gouvernance mondiale a confirmé en 2010 l’impuissance qui est la sienne depuis sa mise en place en 2008.

L’Amérique n’a évoqué à aucun moment la crainte de la déflation comme sa motivation pour recourir à la planche à billets : elle a parlé plutôt de relancer son économie. Pendant ce temps-là, l’Europe de la zone euro choisissait d’accorder la priorité au règlement de sa dette publique, quitte à sacrifier la relance, puisque l’austérité, freinant la consommation, entraîne nécessairement une contraction de l’économie.

L’Europe, comme les États-Unis d’ailleurs, avaient fait le choix depuis 2008 de sauver les investisseurs à tout prix. Choix dont il faudra un jour écrire l’histoire et analyser les motivations et les ressorts. La première fausse note de cette partition viendrait d’Angela Merkel, le premier ministre allemand, qui engagea la zone euro dans une voie inédite : mettre à contribution les investisseurs en cas de difficultés à partir de 2013. Les prêteurs aux États européens se sont en effet vu annoncer qu’à partir de cette date, la prime de risque qu’ils intègrent dans le coupon réclamé sur la dette d’État deviendra pour de bon ce qu’ils ont toujours affirmé qu’elle était en réalité, à savoir une prime de risque à proprement parler, censée couvrir le risque de défaut de l’emprunteur. Reste à voir si les prêteurs seront heureux d’être pris au mot – même si c’est sur le tard dans l’histoire du capitalisme – et toujours aussi nombreux dans le nouveau cadre défini par ce codicille.

Bien sûr la zone euro n’avait d’ores et déjà plus d’autre choix, s’étant engagée avec le sauvetage de la Grèce au printemps 2010 et de l’Irlande à l’automne, dans une voie sans issue : celle où viennent en aide aux nations qui défaillent – dont le nombre croît sans cesse –, le groupe des survivants parmi les seize nations – dont la taille diminue dans la même proportion. C’est qu’après la Grèce et l’Irlande, le Portugal et l’Espagne apparaissaient eux comme immédiatement menacés.

Dans la zone euro, l’État le plus affaibli, la Grèce, a crié au secours le premier. On a créé tant bien que mal après des atermoiements coûteux, un fonds de garantie européen. On était en mai, les choses se sont tassées. Cinq  mois plus tard, l’attention s’est tournée vers l’Irlande dont le secteur bancaire, nationalisé à divers degrés, continuait de réclamer un soutien abyssal, représentant pour 2010 pas moins de 32 % du Produit Intérieur Brut de la petite nation de 4,5 millions d’habitants, une somme qui pourrait atteindre au total 150 milliards d’euros.  Dans les conversations entre l’Allemagne et la France, le mot « restructuration » cessa bientôt d’être tabou quand on parlait de la dette de l’Irlande, de la Grèce, et des prochains dominos à tomber qu’étaient le Portugal et l’Espagne. Et sinon la « restructuration », du moins le « rééchelonnement » – ce qui du point de vue des créanciers veut dire la même chose : qu’une partie de la somme escomptée manquera à l’arrivée. Quoi qu’il en soit, ce seraient les détenteurs d’emprunts d’État – au premier rang desquels les banques – qui paieraient cette fois. Du moins si elles peuvent encaisser la perte. Si elles ne le peuvent pas et si elles figurent au palmarès des vingt banques « Too Big to Fail », trop grosses pour faire défaut – entendez « sans que tout ne s’effondre » – établi par le Conseil de Stabilité Financière du G20, il faudra que les États les sauvent. Avec quel argent ? Excellente question : serait-ce en faisant régler l’ardoise des vingt plus grosses banques du monde par le Fonds Monétaire International, le payeur de dernier ressort ? Impossible puisque, vivant des cotisations des États membres, ses ressources à lui ne sont pas non plus infinies.

De leur côté, les nations émergentes communément appelées BRIC (pour Brésil, Russie, Inde et Chine) eurent à lutter contre les capitaux spéculatifs venant rechercher sur leurs marchés des taux que les nations déclinantes ne pouvaient plus offrir. La Chine parvenait encore à retirer son épingle du jeu, retrouvant un taux  de croissance d’avant-crise. Sa situation n’était pas simple cependant, cherchant sa voie à tâtons entre les pesanteurs bureaucratiques du communisme d’antan et l’aventurisme du capitalisme sauvage. « Traverser le gué en s’assurant d’une pierre à la fois », avait dit Deng Xiaoping, à l’époque où il inaugurait la nouvelle politique. Mais le gué devient traître avec la pluie qui grossit le flot.

Et les peuples dans tout cela ? L’année se terminait sous le signe de leur rébellion. Le 6 mai, le passage en boucle sur les écrans des salles de marché du spectacle des émeutes en Grèce avait provoqué aux États-Unis un « krach-éclair ». Les Français avaient manifesté en masse et à plusieurs reprises à l’automne. Les Anglais, dont on admirait jusque-là la placidité, manifestaient eux aussi contre la suppression brutale de l’État-Providence par David Cameron à la tête d’un gouvernement de coalition dirigé par les Conservateurs. En Espagne, la grève des contrôleurs aériens conduisait à déclarer l’état d’urgence. Aux États-Unis, les familles dont le logement était menacé de saisie, se rebiffaient à la faveur d’une confusion née d’un double système d’enregistrement des titres de propriété. Enfin, l’Europe des gouvernants se mettait à trembler devant les appels à la révolution et à sa mise en œuvre par la panique bancaire, que lançait Éric Cantona, gloire du football international. Il rejoignait à la même époque dans la catégorie des modernes Robin des Bois, Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks qui provoquait de son côté la panique dans la diplomatie internationale en diffusant 250 000 messages échangés entre les ambassades américaines et leur Département d’État, révélant en particulier que ce dernier, rivalisant désormais avec la CIA et la NSA, se consacrait tout entier et à plein temps à l’espionnage.

En 2010, les dépenses occasionnées par la crise : sauvetage du secteur bancaire, relance, ajoutées au manque à gagner dû à la récession, ont entraîné les États à la suite de leur secteur bancaire. On se retrouvait dans une situation ubuesque où les banques détenaient de la dette d’État dépréciée en raison de l’aide et de la garantie que les États leur offraient, chacun tirant l’autre par le fond. Où cela s’arrêtera-t-il ?

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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143 réflexions sur « L’ANNEE 2010 : LA DERNIERE CARTOUCHE »

  1. Les résultats en bourse ont explosé (une année record). La valeur de l’or a pris 30 %, etc. Voilà ce à quoi les journaux économiques (je devrais plutôt dire journaux d’investisseurs) ici au Canada ont résumé l’année 2010. On constate le retour du « moins d’état » un peu partout et on constate aussi que les plus conservateurs (Tea party, néolibéraux) n’était pas d’accord pour renflouer les banques. Le mot « dette » se retrouve dans chaque article mais on s’intéresse davantage à la dette publique qu’à la dette privée et on ne s’interroge surtout pas sur l’origine des dettes ni sur le système capitaliste dans son ensemble.

    1. @idle

      Héhéhéhé… C’est vrai qu’on se sent mieux après une bonne multiplication-distribution de pains…

    2. Salut Olivier.

      C’est vrai que l’argent laisse des traces qu’il est aisé de suivre pour des professionnels de l’expertise économique. Cependant la masse de magouilles est telle, que les escrocs sont morts depuis longtemps au moment de leur procès. Les seuls jugés de leur vivant sont les fusibles gênants que l’oligarchie livre en pâture aux masses qui s’en satisfont, tels Madoff et Kerviel. Dans l’état actuel des choses, il est aisé de multiplier sa fortune avec un minimum d’effort en profitant des flous engendrés par notre démographie et le fait qu’une vie d’Homme est trop brève pour avoir le temps d’associer nos expertises et constats à des actions pertinentes qui les déstabiliseraient. Ajoutez à cela qu’ils font des lois qui les dédouanent de toute responsabilité tout en les enrichissant, et il apparaît que nous aurons bien des difficultés à changer de cap sans commencer par se transformer soi et notre vision du monde. Car n’oublions pas que le bon joueur cherche ce qui est vrai et non qui a raison.
      Pour atteindre la sagesse consistant à s’entendre et à s’entraider, la première marche à gravir comprend de s’accorder confiance et de nous désarmer.
      Sans cette force, nous continuerons à baigner dans le sang et les larmes.

  2. Excelent billet, M Jorion. Un résumé bien facile à comprendre, c’est la démarche à suivre pour tous les intervenants, il faut être compris por gagner l’adhésion des citoyens. Il faut décortiquer le système, ses injustices, ses travers, expliquer son fonctionnement; un système dont l’objectif ultime est – par les moyens les plus complexes, les plus sophistiqués, les plus détournés, les plus difficiles à comprendre pour la majorité d’entre nous – le détounement de la richesse produite. C’est toujours là, vers cet objectif ultime à dénoncer, qu’il faut toujours ramener la conclusion des analyses ici faites.
    Bonne année 2011 à tous, merci pour tous ceux qui se donnent la peine d’expliquer le système.

    1. Bonne Année à toutes et à tous, principalement la santé.
      Quant au reste … nous aviserons en temps utile sans nous faire trop d’illusion.

      @idle
      Merci pour vos liens.
      Vous avez une culture cinématographique certaine et c’est avec plaisir et curiosité que je décrouvre ces films d’une autre époque mais terriblement d’actualité.

    2. Merci Idle !
      Cette video est une explication très pédagogique de la crise,
      avec en plus des propositions pour en sortir, à l’échelle de l’Europe toute entière.

    1. La réponse à la question que Ferguson pose : « Pourquoi Obama en a-t-il mis un si grand nombre au gouvernement et parmi ses conseillers ? », m’est tout aussi mystérieuse qu’à lui.

    2. est-ce que c’est le pognon qui donne le pouvoir,
      ou bien, est-ce le pouvoir qui rapporte du fric ?
      … les deux mon président ?

    3. @Paul
      Bonne année à vous ainsi qu’à votre famille.
      .
      C’est juste une intuition, mais il me semble qu’il a réagit comme un technicien.
      Il était en face d’une crise qu’il ne connaissait pas , et je pense plutôt que de vouloir tout chambouler, il a préféré laisser tout en place pour examiner comment cela allait réagir.
      En tant que technicien, c’est ce que j’aurais fait.
      Quand on intervient de façon alléatoire à contre courant sur ce qui se passe, on ne voit pas la panne (c’est par expérience) car on l’a peut-être éliminée ou camouflée sans s’en rendre compte.
      J’ai déjà vu des techniciens changer un brûleur entier pour éliminer la panne qu’il n’ont jamais identifiée, et pas seulement par des petits artisans.
      Je me trompe peut-être totalement, mais si les américains deviennent un peu plus raisonnable et qu’il obtient un deuxième mandat, c’est là qu’on verra le Vrai Obama

    4. Edifiant! C’est ça qu’il faut faire – rendre intelligible, adopter une démarche pédagogique, expliquer à quel point les comportements prédateurs de richesse se sont infiltrés dans le monde da politique, de l’enseignement – pour entraîner l’adhésion des citoyens. Merci à tous ceux qui s’en donnent la peine, je constate qu’ils ne sont pas aussi peux nombreux que je ne le pensais; la prise de conscience se fait, se répand. Partant de là il faut proposer les changements, faire en sorte que ses propositions de changement soient apliqués.

  3. La réponse qu’il suggère n’est pas dénuée de bon sens. Obama n’est pas un money guy… en leur faisant confiance il s’est transformé en Yes man. Le souci c’est que revenir en arrière serait un déni de sa propre gouvernance. Osera-t’il ? Si oui, se fera-t’il dégommer ?

    1. En même temps, si l’on arrête de raconter des krachs, celui-ci arrivera plus vite, alors contons, pour ne pas avoir à compter trop tôt.,

    2. Voilà un homme qui exprime clairement les choses!
      Dommage qu’ils ne soient pas plus nombreux, les gens serait enfin ‘assaillis’ par la vérité….

    3. Oh, il est trés, trés colère, le Monsieur ! …

      l’aime pas mes ment-songes ….
      de là à arriver à faire taire les ment-tueurs
      on n’est pas sorti de l’au berge
      le bateau est encore loin de la berge
      et, prend eau de toute part

      savez nager ?

  4. Il me semble acquis que sans réformer le mode même d’émission de la monnaie centrale, en imputant à ceux qui retiennent ensuite des liquidités dans leurs coffres un démurrage, il n’y a aucune chance, dans un avenir proche que les équilibres se rétablissent ou que la situation se stabilise.
    Comme je l’ai souvent rappelé, la croissance des dettes et des créances est exponentielle et grossit tout le temps sans aucune possibilité d’entrave.
    C’est vrai que les restructurations ou les « rééchelonnements » des dettes pourrait constituer un petit pas dans la bonne direction.
    Mais il est certain que cela aurait un effet très déflationniste. Et cela ne pourrait être contré que par l’usage massive de la planche à billets. Or, cette planche à billets nourrira encore des thésaurisations folles et dangereuses tout en ne mettant pas à l’abri d’un défaut de paiement de grande ampleur.
    Dans ce cas, c’est l’inconnu. Pourra-t-on continuer indéfiniment, comme au Monopoly, rajouter des liquidité après que la banque eût sauté? Peut-être.

  5. @Paul
    C’est beau le téloche US… « Good Job. »
    Quels autres dans son équipe pour se faire élire ? C’était le pack complet ou rien. Plus « Volcker pour te faire plaisir Barak » ! C’était le bon cheval, Barack, lui et pas l’ex de l’ex locataire de la maison blanchie.Se sont pas trompés les lascars.. Ils l’ont choisi lui plus que lui les a choisis. Trop ambitieux ou trop présomptueux et trop mal informé de l’état réel de corruption généralisé du bazar, le Barack.
    Ses questionnaires de 10 pages exigés avant d’intégrer son équipe de campagne ou de gouvernement pour prouver sa parfaite virginité, l’innocuité de son casier, ne servaient à rien bien sûr. Évidemment que Summers et les autres déclarent et ne maltraitent pas leur petit personnel de maison, ne besognent pas leur stagiaires sur Time Square, payent leurs impôts et n’éteignent pas leurs cigares sur le front de leurs mômes, mais corrompus et corrupteurs en chefs le plus légalement du monde, bien sûr que oui. Avec un soutien sans condition pendant les primaires, de belles promesses de rédemption, des mea culpa et des « on est les mecs pour ce job Barak » , « personne d’autres que nous pour finir le job, Barack » « on connait le bin’s, laisse faire, fais nous confiance » !

    Un otage à la maison blanche, Paul, c’est ce que j’ai cru comprendre… Quant il a compris le pauvre Barack, c’était trop tard. C’était vraiment the right man at the right place, at the right time. Et puis peu importe Barack, c’est cuit pour lui, depuis longtemps, déjà avant l’investiture on avait compris et il avait compris… Une poupée de chiffon.

    1. Eddie,

      Je partage ton point de vue : une marionnette, habilement manipulée à qui on fera porter en 2012 le poids de la catastrophe et qui renverra les démocrates à leurs chères études au moins pendant 2 mandats avant qu’une Palin ou un abruti sorti de nulle part plombe définitivement le « rêve américain ».
      Alors là, peut-être, un espoir pour que les Etats-Unis redeviennent un pays civilisé et que les « red necks » comprennent un minimum de l’économie, de la politique, de la démocratie…

    2. Eh ouais Buddy… Barack comme la la p’tite goutte d’huile, le p’tit jeu supplémentaire qui va bien, dans les engrenages, pour faire tourner la machine « un p’tit peu plus longtemps siou plait M’sieur Dame« …

  6. L’oligarchie appauvrie l’Europe, et investie dans les pays émergeant.
    Les gouvernements à leur solde sont employés à l’endormissement des peuples, à leur pressurisation pour en finale imposer leur dictat par une force armée sans nationalité qu’ils sont entrain de rassembler en coulisse et qui commandera à nos polices et armées européennes.
    L’éclatement du système actuel est contenu jusqu’à ce que les mercenaires employés au désordre et à la mise en place d’une dictature
    soient opérationnels.
    Leur plan comprend de nous contraindre à la révolte pour mater l’ensemble et lui faire accepter de force les nouvelles règles induites par la misère instaurée en Europe et décidée en haut lieu.
    La richesse change de camps et les pilleurs apeurés renforcent leurs positions.
    En un siècle, ils sont parvenus à éduquer les peuples de façon à ce que ceux-ci soient dans l’incapacité totale de comprendre, d’anticiper, et donc de réagir.
    Choisis pour leur capacité à mentir et à abuser des gens, les divers présidents de U.E.
    sont parvenus à servir l’oligarchie au détriment de ce qu’ils considèrent comme un grand troupeau, nous !
    Si vous m’avez lu, vous connaissez mon aversion pour la violence et les souffrances qui en découlent, car jamais son emploi n’a solutionné quoi que se soit d’intelligent qui nous grandisse.
    Étant donné que la tendance à la pacification rassemble de plus en plus d’adhérents, le moment semble venu de replonger une partie du monde dans le cahot histoire de tenir la tête sous l’eau des masses et de fourvoyer toutes les oppositions.
    Les turbulences qui se préparent ont au moins 10 ans d’avance sur nos analyses et nos constats ! Je crains fort que la partie immergée de l’iceberg ne soit qu’un pâle reflet de l’horreur qu’ils sont prêts à mettre en œuvre pour atteindre leur objectif consistant à s’approprier des continents et des ressources matérielles et humaines.
    De là à ce qu’un gouvernement de moindre force joue les rédempteurs et nous infecte d’un virus, il n’y a pas loin…!
    ILS ont de tout temps gagner en confort en nous faisant nous entre-tuer, mais un jour, nous refuserons de participer à la destruction de nos enfants et les déviances violentes seront repérés tôt, et au lieu d’être exploitées pour entretenir une pagaille rémunératrice, elles seront identifiés tôt, et traités comme les maladies qu’elles sont.
    Des millionnaires ont proposés d’être taxés davantage !?! Ce genre d’intention mérite un coup de projecteur et peut nous incliner à penser que tout n’est pas perdu. Poudre aux yeux ou début de prise de conscience qui souligne le fait que l’Homme comprend qu’il ne peut éprouver de réel bonheur au sein d’un monde miséreux ? S’estimer à bon escient, commande de se donner tout entier à une noble cause dont le fondement sera de se respecter les uns les autres.

    Rappelons-nous qu’à l’échelle du temps notre humanité apprend tout juste à marcher et dans un proche avenir nous saurons tous lire…!
    Quels que soient nos désordres, j’ai confiance en l’humain et gage que nous sortiront grandis par les épreuves que notre nature et donc la nature nous impose.

    Nous ne pourrons nous soustraire à la part de travail qui nous incombe vu les situations, et plus nous reculons le moment de nous retrousser les manches, plus ardue sera la tâche.
    Mais des difficultés qui nous attendent, l’économie n’est qu’un leurre, un jouet pour les puissants car la valeur de ce que produisent les Hommes pour eux-mêmes est obtenue par un effort bien différent que celui qui consiste à faire tourner la planche à billet et ce subterfuge permet peut-être d’abuser de ses semblables, mais à long termes, il interdit l’accès à la joie d’exister.
    Nous sommes de plus en plus nombreux à éprouver le malaise grandissant né de notre manque de compassion qui bloque la route à l’accomplissement de soi.

    C’est donc malgré tout avec l’envie de participer au jalonnement du chemin qui nous extraira de notre chrysalide, que j’appréhende cette nouvelle année que je vous souhaite à tous révélatrice de votre potentiel.

    A tous, bon toujours.

  7. Sociologie des partis, sociologie du pouvoir, Mr. Jorion.

    On n’a nulle part encore noté, je crois, ce que signifie l’échec intégral de quelqu’un aussi manifestement plus intelligent et même plus ‘moral’ que ses prédécesseurs récents, ou même que la plupart de ses confrères actuels, comme l’est Mr. Obama.

    Beaucoup, même sur ce blog, semblent attendre énormément des élections de 2012. Mais en réalité, l’exemple de Mr. Obama démontre que même dans l’hypothèse, hautement farfelue à l’heure actuelle en France, où se présenterait quelqu’un de jeune, énergique, brillant, et dont on a des raisons objectives de croire qu’il est sincèrement et personnellement attaché à une certaine forme de progressisme social et culturel, même si un tel oiseau rare se révélait dans les mois à venir (on en sourit tous à simplement l’évoquer je pense, quand on sait par avance quelles vieilles carnes blanchies sous le harnais seront effectivement candidats), même si débarquait de nulle part une telle personne providentielle, elle serait condamnée à l’échec.

    La providence ne peut plus rien pour nous. C’est le retour des temps historiques, ceux où les peuples sont sommés de prendre leur destin en main.

    Personnellement, je trouve ce constat plutôt réconfortant.

    1. Tiens, ça me rappelle la chanson:
      « Il n’estttttt pas de sauveur suprêêêêmeuh
      Ni dieuuuu ni caesar ni tribunnnn…
      Producteurs, sauvons nous nous-mêêêêême…
      etc »
      On finira bien par arriver à la taille de nos ancêtres.
      Il ne faut jamais désespérer.
      Tout ce qui est nécessaire est possible.
      Bonne année à vous, M. Jorion et un grand merci pour ce merveilleux outil de compréhension (désaliénation?) à la portée de toutes et tous, qu’est ce blog, ainsi qu’à tous les contributeurs-trices de ce blog, toutes tendances confondues.

  8. Très intéressant entretien. La clarté et la pondération, mais en même temps la fermeté, des explications de Mr. Ferguson font plaisir à entendre.

    Pour ceux qui n’auraient pas le temps ou ne seraient pas anglophones, transcription et traduction de deux minutes de cette vidéo.

    TRANSCRIPTION [11:09-13:03]
    Katie Couric: Do you think there was also collective greed at work? Individuals may have been getting wealthier, but they saw a lot of other people getting wealthier and they were like: “This is great, our economy is really thriving”, this was of course [being said] before everything came crashing down. “Everybody is making so much money”. I know that there is somebody in the documentary who says: “that’s unprecedented wealth”. We were in this era of extraordinary wealth. It was almost as a second gilded age. Do you think that, in some ways, people were just thinking that this was OK?

    Charles Ferguson: Many normal people of course thought that it was OK because there were being told that is was OK.

    Katie Couric: And they were also making lots of money too.

    Charles Ferguson: Yes, everybody’s house was going up in value. You could sell your house for more than you paid for it and you could borrow against it. So everybody had a wonderful party for a while. But it is very clear that many high level people in Wall Street knew perfectly well that this was not in fact real, or sustainable, or fair. And we know that they knew that because beginning in 2005 and 2006 they started betting against the very securities that they were selling as safe. And you don’t do that if you think that you are going to lose money by making those bets. So we know in fact that many people in Wall Street were aware that this was basically a Ponzi scheme. And we also know that from another source which is that if you look at the compensation of senior Wall Street executives in firms including executives in firms that subsequently collapsed, like Bear Stearns and Lehman Brothers and also Countrywide. What you see is that beginning three or four years before the collapse of the firms, the senior executives started taking out gigantic quantities of cash. And you don’t do that if you think your company has a radiant future.

    TRADUCTION
    Katie Couric: Ne pensez-vous pas qu’une certaine avidité collective a pu aussi jouer un rôle? Certains individus ont pu s’enrichir [au-delà ou aux marges de la légalité] mais, du fait qu’on pouvait aussi voir un grand nombre de gens s’enrichir, on pouvait se dire : « C’est fabuleux, notre économie est vraiment prospère », ceci bien sûr avant que tout ne s’écroule. « Il y a moyen de se faire tellement d’argent… [Pourquoi pas moi ?] » Il y a quelqu’un dans le documentaire qui déclare que c’était une richesse sans précédent. Nous étions dans une ère de richesse extraordinaire, c’était pratiquement un second âge d’or. Pensez-vous que d’une certaine manière, n’importe qui ne pouvait pas se dire que c’était normal ?

    Charles Ferguson: Bien entendu beaucoup de gens ordinaires ont cru que c’était normal, puisqu’on leur disait que c’était normal…

    Katie Couric: Et ils se faisaient beaucoup d’argent aussi…

    Charles Ferguson: Oui, la valeur de la maison de tout un chacun augmentait constamment. Vous pouviez être assuré de vendre votre maison pour plus que vous ne l’aviez acheté ou vous pouviez l’engager pour emprunter et acheter encore. Tout le monde a cru pouvoir profiter, pour un temps… Cela étant, il est aussi très clair que beaucoup de gens hauts placés de Wall Street savaient parfaitement bien que cela n’était ni solide, ni durable, ni juste. Et nous savons qu’ils savaient parce que, à partir de 2005 et 2006, ils ont commencé à parier contre les titres qu’ils présentaient au même moment comme sans danger. Et bien sûr, on n’adopte une telle stratégie que si l’on pense qu’elle va faire gagner de l’argent et non pas en faire perdre. Nous savons donc en fait que de nombreuses personnes à Wall Street savaient qu’ils surfaient sur ce qui n’était en réalité qu’une cavalerie de Ponzi. Nous en avons confirmation par une autre source, si l’on observe les gratifications des hauts dirigeants de Wall Street, notamment ceux d’entreprises qui se sont écroulées par la suite : Bear Stearns, Lehman Brothers et aussi Countrywide. Ce que l’on découvre alors est que, trois ou quatre ans avant l’écroulement de leur propre compagnie, ces hauts dirigeants ont commencé à encaisser le maximum possible sous forme de cash [plutôt que de conserver les actions de leur propre compagnie]. On ne fait pas ça si l’on pense que sa compagnie est promise a un avenir radieux.

  9. @ Paul :
    J’avais assez bien suivi la campagne électorale US.
    En voyant qu’il recevait des sommes très importantes de la part de « souscripteurs privés » pour financer la campagne du Parti Démocrate, Obama avait finalement décliné de recevoir  » la contribution publique  » (qui est d’un montant inférieur).
    Grâce à cette décision, je crois avoir compris qu’Obama n’était pas alors dans l’obligation de révéler publiquement l’identité des Donateurs, ainsi que le montant des enveloppes..
    Il y avait eu alors des articles du type :
    « Wall Street gagne face à Main Street  » etc.;

    ceci explique probablement la politique de  » Quantitative easing » (QE1 , puis QE2 actuellement) suivie par la FED et BERNANKE.
    En effet, de nombreux collaborateurs d’OBAMA ( Geithner etc..) sont issus du secteur bancaire.

    Hier soir, je relisais le N° de  » Le Point » N° 1962 du 22/4/2010, pp 72 à 74.
    On y parle de Fabrice TOURRE, de John PAULSON, de Goldman SACHS.
    Entre autres, John PAULSON et son hedge fund. Dès 2006, ceux-ci ont parié sur un effondrement des subprimes. Il y était dit que son hedge fund gèrait vers avril 2010 32 Milliards d’actifs contre 700 millions avant la crise..

     » Lucidité, superficialité, vénalité  » sont (en somme..) 3 qualités nécessaires pour réussir (au sens purement matériel..) dans le monde récent. Mais cette devise n’entretient pas les fondements d’une société du « mieux vivre ensemble » non ??

  10. @Paul Jorion

    Quelques éléments qui peut-être peuvent apporter un éclairage sur cette question…

    Comme ce monsieur le dit très bien, M. Obama n’entend rien à l’économie et encore moins à la finance et strictement rien à la finance de marché. En toute logique, il a donc délégué la tâche de constituer l’équipe « financière » à des personnalités de son parti.

    En tête de liste de ces personnalités, on retrouve Mme Albright. Elle est connue pour avoir été secrétaire d’État mais elle est impliquée dans le monde de la haute finance depuis les années 80. Elle a par exemple été administrateur du NYSE mais également de Carlyle Group, un célèbre fond d’investissement américain où on retrouve d’ailleurs beaucoup de personnalités du monde politique tant républicain que démocrate: le clan Bush (le père et ses fils), Dick Cheney, Donald Rumsfeld, James Schlesinger, etc.

    Le clan Albright – je dis clan car deux de ses filles (sa fille Alice a fait parti de l’équipe dirigeante de Carlyle Group, J.P. Morgan, Bankers Trust’s Latin American Merchant Bank and Citicorp) et un de ses gendres sont également associés au monde de la finance – est extrêmement influent au sein du monde de la finance car il constitue l’un si ce n’est le pont le plus influent du monde de la finance vers le Parti Démocrate.

    En conclusion je dirais que M. Obama est cerné de toute part. Il est bien mal entouré aussi bien dans son administration que dans son propre parti. Comment voulez-vous qu’il puisse trouver la porte de sortie sur une question ou qui plus est il ne comprend rien.

    Son échec est donc garanti. Selon moi, c’était bien le but de la manœuvre…

    1. C’est anecdotique mais depuis 2008 Olivier Sarkozy, le demi-frère du président français, dirige les activités financières du groupe Carlyle.

      Cela montre tout de même que le groupe Carlyle est bien plus qu’un simple fond de placement. On y retrouve tout le gotha mondial du côté des administrateurs même si la domination américaine y est évidente. Si ma mémoire est bonne, on retrouve même un monsieur qui a de nouveau fait parler de lui à Moscou, un certain Mikhail Khodorkovski. Bref, on y trouve que des gens bien…

    2. Derrière les états majors des bleus et des rouges on devine assez précisément qui commande. Dans l’ordre (et en se mélangeant) : le lobby militaro industriel, Wall street… et l’AIPAC. Saviez vous que le plus gros des coûts de la guerre en Irak et en Afganistan ne sont pas au budget.
      Les US ont identifié leur Dieu depuis lurette, assumé : le pognon. Ils en sont fiers. C’est un bon Dieu pensent-ils….

      Bref, comme disait Zappa : « Les politiques sont le département spectacle des marchands d’armes »

    3. @Olivier Kaeppelin et Murphy Aloïs

      Ok, ok, ok, tout ça on le sait, mais, mine de rien, dites moi sur quelle grande chaine de télé française vous pouvez voir un entretien de la qualité de celui offert par Katie Couric et Charles Ferguson, et de plus de 38 minutes ? Quand ? Où ?

    4. Eh bé oui, les médias descendants dominant sont sous la coupe… le pouvoir tient absolument à conserver la confiance…
      Vous remarquerez cependant que les têtes de gondoles, càd les présentateurs de JT, parraissent gentiment devenir sceptiques. C’est en tout cas ce que je ressents à les voir.
      Ceci étant, si vous parlez au quidam lambda dans le métro ou sur le télésiège, pas grand monde ne se fait d’illusions. Même sans avoir vu Inside Job II ( Le I parle du 9/11 et il n’est pas inintéressant non plus !!).

      La mélodie du monde est plutôt lugubre. Et, comme disait Noam Chomsky, la différence d’avec la crise de 29, tient principalement au fait qu’à l’époque il y avait une grande espérance sous-jacente (progrès technique, socialisme, etc… )
      Aujourd’hui il faut identifier les porteurs d’espoir, les catalyseurs d’une refonte, ou au pire, de la reconstruction des bases du monde de demain. Le crash est programmé. Il faut le regarder arriver bien en face, sans oublier de nous occuper de nos enfants de manière suffisamment intelligente.

      Ils ont déjà tous les motif de nous reprocher ce monde dont nous sommes les responsables.

  11. « Pourquoi Obama en a-t-il mis un si grand nombre au gouvernement et parmi ses conseillers?

    Renversons le problème, et demandons-nous : « pourquoi n’en aurait-il pas mis? ». Quels sont les forces et mécanismes qui auraient pu produire de tels changements?

    Remarquons tout d’abord que cette tendance à s’appuyer sur des hommes en place est également visible en ce qui concerne la politique extérieure : Robert Gates a été conservé, alors même qu’aucune nécessité d’ordre politique ne contraignait à le garder. La raison invoquée en 1er lieu est qu’il est bon de garder une continuité en pleine crise (i.e guerres d’Irak et et d’Afghanistan). De même, le contexte économique à l’arrivée d’Obama a été assimilé à une crise violente et passagère, où les nécessités opérationnelles conduisaient à garder une partie des hommes en place en pleine tempête. Mais on ne peut bien sûr s’arrêter à ces justifications de nature opérationnelle.

    Il faut aussi revenir à la genèse du « phénomène Obama ». La 1ère partie de son ascension, et de sa construction politique personnelle, a été de se se faire connaître, puis reconnaître au sein de son parti. Nous sommes là dans les années 2005-2007, où l’économie est encore apparemment solide (et en tout cas considérée comme telle au sein du parti démocrate). Le thème dominant est la guerre d’Irak, et sa position personnelle nette sur le sujet constitue la rupture qui le fera identifier, puis adouber. C’est ce thème également qui contribuera à gagner les primaires. Une autre caractéristique l’a également distingué : il a l’habileté de faire croire à l’Amérique que son élection marque la fin de son tourment interne principal : la discrimination raciale. Enfin, son calme en toute circonstance fait contraste avec l’ère précédente . A ce stade, voit-on l’ébauche d’une pensée économique alternative ou radicale? Quelle en aurait été la nécessité? où est la place de l’économie dans ce qui permet de distinguer les candidats?
    Ensuite, la crise éclate, au moment de la campagne finale. A ce stade, il n’est déjà plus possible de se construire un appareil intellectuel ad hoc, et l’impéritie technique de l’équipe Bush face à la crise est un marqueur suffisamment efficace pour éviter d’avoir à chercher ailleurs.
    En bref, Obama est né de la pédagogie de la crise irakienne, qui avait déjà 5 ans. Penser qu’il aurait pu aussi se construire autour de la pédagogie d’une crise économique qui n’avait pas encore éclaté relève de l’illusion.

    Enfin , pour moi, la question qui tient vraiment du mystère est la suivante : pourquoi continue-t-on à espérer d’Obama, c’est-à-dire de l’Amérique?

    1. M. Robert Gates fait également parti du cercle très fermé des investisseurs de Carlyle. On y retrouve également son grand ami James Baker.

    2. « pourquoi continue-t-on à espérer d’Obama, c’est-à-dire de l’Amérique? »

      Hhmm…
      Comme on dit en Belgique : ça s’effrite.

  12. Merci et bonne année à Julien, François, Paul et les autres, bonne année au Blog, bonne année à tous ceux qui le commentent.
    Paul sachez que nous sommes très nombreux a vous devoir la compréhension de l’économie générale et que nous vous en sommes profondément reconnaissants.
    François,

  13. Howard Davidowitz : une reprise bidon à grands coups de surendettement.

    Howard Davidowitz se lâche sur la fin, et il faut voir le journaliste de Bloomberg lui couper la parole et mettre immédiatement fin à l’interview…

    Howard Davidowitz : « I am not surprised by the strength of retail sales, because i knew that 30 % of consumers are responsible for retail sales, and these 30 % did much better because of the performance of capital markets. I don’t think it is indicative of anything going forward. I don’t think the economy is going to get any better. If you look at pour fiscal and monetary policy, we went two trillion in the hole last year. Two trillion… to produce this… and unemployment went up to 9.8 %! We’ve spent two trillion we’re printing money we’re going bananas. Our balance sheet, we’ve got $2.6 trillion on there, and what;s on there government securities, and MBS. »

    Et sur le bilan de la FED et une potentielle faillite de cette dernière :

    « If interest rates go up a point Bernanke’s bankrupt. Everything he’s bought is underwater. All the MBS are underwater, the whole country is underwater.

    We have 21 square feet of selling space for every man woman and child in this country. »

    La video est ici :

    Zerohedge

    (info signalée par le site auxinfosdunain.blogspot.com)

    1. Excellent le Davidowitz ! (11mn34) : « TWO TRILLIONS ! TWO TRILLIONS ! » Et l’autre qui cligne deux fois derrière ses lunettes, comme s’il recomptait les trillions… La grosse marrade à two trillions $ !

  14. bonsoir
    pour ces fêtes de ce côté-ci, on s’éclate comme ci et de ce côté-là, on s’éclate comme ça
    voire même comme ceci

    alors, reformons nos ba(ta)illons le K par tous
    mais de quelle eau était fait cet azur?
    et ces archéo-anges, de quelle stance?

    métatarsement vôtre
    (espérant ne pas avoir raté les chaînons manquants)

  15. Obama mène la politique de Wall Street, contre « Main Street »,
    non pas faute de savoir, ou vouloir, mais faute de pouvoir, comme Jospin,
    qui a reconnu l’impuissance des acteurs placés au devant de la scène par la dictature du capital.

    Celle-ci s’impose toujours aux réformateurs, qui toujours cèdent ou décèdent.
    Il s’impose ici sous la forme d’un recul, là d’une défaite électorale ou d’un coup d’Etat,
    et là-bas, au besoin, du fascisme.

    Concernant les Etats-Unis, la défaite est déjà actée par la déroute aux élections de mi-mandat.
    Obama et ses « démocrates » étaient indispensables à Wall Street après Bush,
    Wall Street en a disposé intelligemment, mais a besoin de donner le change,
    donc de changer de comédiens pour pouvoir continuer à jouer la même pièce.

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