L’Étatisme, par Vincent Burnand-Galpin

« L’État est un outil, très puissant, qui peut se mettre au service du meilleur comme du pire, selon la personnalité…

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17 réflexions sur « L’Étatisme, par Vincent Burnand-Galpin »

  1. Il est déjà tombé entre de mauvaises mains. De très mauvaises mains, même.
    Nous vivons une révolution thatchérienne en France.

    Selon moi, la question est surtout de renverser le rapport de force pour remettre l’État au service du bien public, sans oublier bien sûr l’Europe et le monde ─ et les pouvoirs des GAFAM.
    La tâche et le défi sont gigantesque mais l’Histoire est faite ainsi : à de terribles tournants peuvent succéder des changements positifs.

    PS – imaginons par ex. la victoire d’Elizabeth Warren… les victoires des peuples algériens, chiliens, libanais… quels exemples !

    1. Il y a la notion de « gatekeepers » dans toutes les institutions politiques : les cours et autres qui détectent et défont les abus. Même quelqu’un qui eu un aussi grand succès politique général que F.D. Roosevelt suscita en 1937 l’opposition dans son propre parti lorsqu’il tenta d’augmenter le nombre de membres de la Cour Supreme (« spreme court packing ») pour pouvoir en nommer assez et qu’ils ne s’opposent plus à ses lois :

      (wikipedia sur FDR @1937) :

      Il faut bien entendu que les parties en présence acceptent que ces institutions ne sont pas une menace existentielles pour elles, et d’autres aspects. Pour des partis qui seraient suffisamment noyautés par des représentants du capitalisme pur et dur ou des énergies fossiles, c’est sûr que cette condition n’est pas si garantie que ça.

      1. la citation que je croyais avoir mise en italique … ( html mon amour )

        La Cour suprême des États-Unis était l’obstacle principal empêchant Roosevelt de réaliser ses programmes. Roosevelt étonna le Congrès en 1937 en proposant une loi lui offrant la possibilité de nommer cinq nouveaux magistrats55. Cette demande fut accueillie par une large opposition comprenant même des membres de son propre parti dont le vice-président John Nance Garner car il semblait aller à l’encontre de la séparation des pouvoirs. Les propositions de Roosevelt furent ainsi rejetées. Des décès et des départs à la retraite de membres de la Cour suprême permirent néanmoins à Roosevelt de nommer assez rapidement de nouveaux magistrats avec peu de controverse. Entre 1937 et 1941, il nomma huit magistrats à la Cour suprême.

  2. Est-ce que le pire n’est déjà dans le fait que certains périmètres de l’Etat, soit certaines parties de la fonctionnalité de l’outil, ont tendance à être « externalisé » par ce que les « puissants » estiment être un aspect « négatif » : distribuer et répartir les dépenses sociales, en période ou les inégalités (scolaires, territoriales, « sociétales ») et la pauvreté, explosent… ?

    Les mauvaises manières, brutales (49.3 ordonnances, décrets sur le code du travail, l’inspection du travail, la médecine du travail le conseil prud’homale… à l’inverse du dialogue social et démocratique), qu’imposent la « réforme structurelle » de l’assurance chômage, par exemple, aux plus vulnérables, paupérisé.e.s, discriminé.e.s, ostracisé.e.s, des citoyen.e.s… surexposé.e.s à « l’ubérisation et ordinisation » défiscalisée et désocialisée du travail segmenté à la tâche, et de l’emploi se précarisant quand il ne disparaît pas, ne se délocalise pas… plus que de supprimer la gestion paritaire arbitrée jusque là par l’Etat, du filet de sécurité garantissant aux victimes des « aléas moraux », des « marchés », que la solidarité nationale les secours en dernier recours, cette « réforme » dans les contestations qu’elle soulève, laisse présager que plus de demandeur.e.s d’emploi, précaires, de moins en moins indemnisé.e.s, seront rejeté.e.s vers le régime du RSA…

    Ce sont les départements, et non une institution étatisée, qui ont à la charge la gestion de cette ultime protection sociale, contre le pire que subissent déjà péniblement, injustement, les travailleur.e.s les plus précaires (RSA activités…), et les 9 millions de familles, mères isolées, enfants individus, vivant sous le seuil de pauvreté….

    La compensation que l’Etat est censée redistribuer, répartir, aux centimes près, quelque soit les choix obscures, occultes, que décident certaines politiques publiques locales (« chasses aux pauvres au RSA », avec « la chasse aux réfugié.e.s »… par exemple) de la droite extrême et de l’extrême droite… est soumise aux objectifs budgétaires nationaux, d’austérités, de « rigueurs », de réductions des dépenses… dont celles sociales se retrouvent dans le viseur sous l’idéologie prétendant que la « générosité… les fraudes sociales… sont trop coûteuses ».

    Le chantage à l’explosion de « l’endettement public par tête de pipe » sert à entretenir le « ressentis » d’un « ras le bol fiscal », « poujadisme », local comme national, trouvant un écho complaisant dans les « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » à la « dictature des émotions » sondant les doutes incertitudes, indécisions des plus bas instincts… des « opinions »…

    Hors les départements n’ont pas de leviers fiscaux, qui étatisés, centralisés (par les pantoufleur.e.s du verrou de Bercy – cuisse dont « Jupiter » est sorti – et adeptes du « secret d’affaires », des conflits d’intérêts, du favoritisme, clientélisme, carriérisme…) n’ont de cesse de socialiser des dettes privées pourries (impunités des crimes et délits fiscaux, sociaux, moraux environnementaux – « Externalités négatives » polluantes aggravant le dérèglement climatique, la perte de biodiversité, « crises des réfugié.e.s…) pertes casinos, « aléas moraux » (subprimes, Dexia, etc), d’un montant annuel de 80 milliards d’euros… « en même temps » que de baisser les recettes fiscales avec la « légalisation » de « l’immorale optimisation », les baisses d’impôts sur société, la suppression à terme des cotisations sociales patronales, la Flat tax, l’exit tax, la suppression partiel de l’ISF… restreint systématiquement la puissance de l’outil… derrière l’explosion des dettes publiques locales et nationale, et la dépendance financière aux « marchés »…

    Les objectifs budgétaires locaux et nationaux se conjuguent donc avec l’alignement des planètes moins disant morales, sociales, fiscales…. de « réformes structurelles » – du chômage des régimes des retraites, de la fonction publique… – pour attaquer les dépenses sociales, représentant le gros des dépenses jusque ici Etatisées, centralisées… pour l’indemnisation des demandeur.e.s d’emploi et la protection sociale des plus fragiles, faibles…

    Hors il y déjà une faiblesse dans la puissance Etatique, concernant la protection des fragiles, qui a été mise à jour et/ou en place, dès les « réformes » du RMI étant devenu RSA, concomitante avec les crises politiques, de dettes publiques, économiques que la France et l’Europe connurent au lendemain du crack de subprimes…

    Du nom de NON RECOURS, il se trouve en France que 30% des supposés « bénéficiaires du RSA » ne perçoivent… contrairement à l’idée reçue si tenace, qu’elle est difficilement « assimilable » à une fausse nouvelle… aucun « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent », selon une déclaration du « roi te touche, dieu te guérit »… qui les nomma aussi « inégalités de destin »… Le vécu de ces citoyen.e.s ne se contentent pas de telles destinées sordides, de souffrances, d’humiliations, de hausses de dépenses pré-engagées, etc, dans les inégalités qu’elles et ils cumulent, avec les brutalités policières lors des contrôles aux faciès… « manifestations interdites » (par les préfets d’une part, et les lois d’exceptions nationales) les discriminations impunies dans l’accès aux logements sociaux, manquant, dans les discriminations impunies dans les deux tiers d’embauches faites exclusivement en CDD très courtes durées, en temps partiel contraint, dans 1 offre « raisonnable d’emploi disponible pour plus de 100 chômeur.e.s de plus en plus dans misère…

    Le personnel des CAF, au plus près du terrain, voyant les craintes que la compensation des dépenses… par expérience… ne soit pas au rendez vous… par ailleurs… s’inquiète déjà qu’en répondant en urgence à la mesure électoraliste de la distribution de la hausse de prime d’activité de 90 euros/mois, a qui des gilets jaunes, la veut consommable immédiatement, mais sans demander non plus que les patrons et actionnaires, assistés sans contreparties, contribuent à financer fiscalement socialement ces nouvelles dépenses sociales, ce personnel s’inquiète donc qu’il ne puisse remplir son devoir, prioritaire, porter assistance aux personnes les plus en danger comme les 9 millions de pauvres, NON RECOURS, etc… Et il est déjà constaté que le budget national… de la SC… sanctuarisé à l’origine, pour éviter par exemple, que l’Etat finance une guerre (sociale…?) va combler un déficit, due pour une petite partie à cette hausse de prime, qu’aucuns patrons ni actionnaires encore une foie, ne financent directement… par l’impôt, une cotisation, etc…

    Si comme il est craint, le nombre de demandeur.e.s d’emploi, radié.e.s, exclu.e.s des critères d’indemnisation de « l’assurance chômage », augmente aussi inexorablement que les inégalités s’amplifient de trop, avec cette « zone de non droit de la République » que constituent les NON RECOURS, quelles « puissances » auront les départements (dont certains sont aux mains de « féodalités d’extrême droite, droite extrême »…) pour faire face à ce que l’Etat leur aura abandonné en rase campagne… « externalisé »… se sera délesté pour l’aspect de ce qu’il considère par l’entre-fait de ceux et celles le dirigeant actuellement, ou aspirant à le faire prochainement, comme « négatif »… ?

    1. Est-ce être infantilisé, que d’attendre d’une « figure paternaliste » que serait la puissance de l’Etat, qu’au lieu de laisser penser… aux « opinions » avec qui il est joué au jeu électoraliste du « pile Macron gagne, face l’extrême droite perd », ou « pile l’extrême droite gagne, face Macron perd »…. que la « fraude sociale », « …toucher un pognon de dingue… » serait la « destinée » quotidienne de ceux-celles qui sont « rien… », « fainénant.e.s », « illettré.e.s », dépensent leur minimas sociaux en alcool, drogue, jeux vidéos… mieux vaudrait leur rendre leur droit de savoir en tant que citoyenneté, responsable, pour qu’elle découvre avec un devoir d’informer respectueux du pluralisme, de la neutralité et impartialité journalistique, que ce n’est pas la faute aux pauvres, précaires, chômeur.e.s, SDF, réfugié.e.s recevant le droit d’asile… s’ils ont peur d’être ostracisé.e.s, invectivé.e.s, à faire valoir leur droit aux RSA, protections sociales, si nuls ne les « représentent » démocratiquement, si leur manque d’instruction, d’information, derrière la complexification du monde du travail, de l’attribution des aides sociales, etc, les pénalise injustement, inégalement… ?

  3. Marx, puisqu’il y est fait référence, a défendu le dépérissement de l’État ! Ce n’est pas parole d’Évangile, mais l’histoire contemporaine n’en manque pas d’illustrations inachevées…

    1. Il a défendu une exacerbation de la logique bourgeoise jusqu’à son retournement vers une logique prolétaire. Deux occasions pour l’Etat de s’estomper !

  4. Merci !
    Première étape aussi fondamental que précaire : gagner la confiance pour être légitime. Sinon l’État n’est rien.

    1. Pardon de venir « encore », interférer, m’ingérer, dans un silence de « commentaires – qu’il serait difficile de qualifier de « tiens… un ange passe… Qu’est-ce qu’on fait…? » – mais en réponse à Decoret Lucas (mais pas que…), il pourrait y être opposé : pour que l’État soit, au pire mieux que rien, et au mieux, une confiance regagnée… encore ne faut-il pas qu’il est un « sens de l’Etat », soit bien autre chose, que de proposer aux personnels contractuels, précarisés quoi… des « zones d’éducations prioritaires », des quartiers sensibles (ou se concentrent les inégalités scolaires, territoriales, « de destin »…) par exemple, une prime de 10 000 euros sur 5 ans, à qui accepte d’y rester (objectif prioritaire, qui n’est pas, non plus, de faire baisser le taux de pauvreté, et les souffrances d’inégalités, d’injustices de brutalités et discriminations… vécues quotidiennement)…?

      1. S’il est possible de préférer ce commentaire qui suit, au précédent, pourriez, SVP le changer (?), merci…

        Pardon de venir « encore », interférer, m’ingérer, dans un silence de « commentaires – qu’il serait difficile de qualifier de « tiens… un ange passe… Qu’est-ce qu’on fait…? » – mais en réponse à Decoret Lucas (mais pas que…), il pourrait y être opposé : pour que l’État soit, au pire mieux que rien, et au mieux, une confiance regagnée… encore ne faut-il pas qu’il est un « sens de l’Etat » dans son incarnation, sa « représentativité », sa « puissance », soit bien autre chose, que de proposer aux personnels contractuels, précarisés quoi… des « zones d’éducations prioritaires », des quartiers sensibles (ou se concentrent les inégalités scolaires, territoriales, « de destin »…) par exemple, une prime de 10 000 euros sur 5 ans, à qui accepte d’y rester (objectif prioritaire, qui n’est pas, non plus, de faire baisser le taux de pauvreté, et les souffrances d’inégalités, d’injustices de brutalités et discriminations… vécues quotidiennement)…?

        Au rythme ou les urgences climatiques, et sociales se bousculent à la hiérarchisation et aux priorités que les décisions politiques, Étatiques, comme locales, ont à abriter, à trancher (pendant que les 8 plus grosses fortunes mondiales, possèdent toujours plus que ce que la moitié de l’espèce humaine, peine à mettre de coté, pas de la rue, mais pour hypothéquer ce qui manquera « demain, après demain », à ses futures générations, si elles survient, au consumérisme de plus d’1,7 planètes par an, au dérèglement climatique, aux guerres – avec l’arrivée possible de « l’IA » – … à la perte de biodiversité… aux cracks financiers… en continuant d’opposer à la « compétitivité de croissance démographique », la raréfaction des ressources) en toute indépendance, soit sans céder aux poids « d’influenceur.e.s », « donneur.e.s de leçons de morales… », et « chien.e.s de garde » prêt.e.s à en découdre envers XR, la désobéissance civile, les zadistes…. qui défendant rien d’autres, que la justice sociale, fiscale, environnementale, morale… sont « radicalisés », diabolisés, criminalisés, il ne faudrait pas que la confiance espérée en un « État » décentralisée, allégée, soit l’épitaphe inachevée qui risque d’être inscrite sur la dernière institution démocratique, d’une espèce humaine, s’étant auto-détruite, éteinte…

  5. Si les buts de l’État dépendent actuellement de la personnalité de leurs dirigeants, alors inscrivons-les dans la constitution, avec tout l’attirail de contrôle et de mise à jour nécessaire.

    1. À mon humble avis les dirigeants sont juste là pour leur mandat, représenter, ils se doivent d’être respectueux d’avoir le sens de l’état d’être vertueux et même d’avoir le sens du sacrifice, À l’écoute proche des gens et tenir sa parole malgré les complications, être sincère,
      c’est pas trop demandé tout de même!

      Ils ne sont pas là pour incarner le caractère d’un pays mais peut-être justement galvaniser ce pays pour faire ressortir son caractère.

      ensuite diriger ça coule de source.

      1. La gouvernance chinoise est beaucoup plus <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Ideology_of_the_Communist_Party_of_China&quot; pragmatique concernant les valeurs, l’idéologie, les mandats etc.. aux service d’objectif à la mesure de ce pays.
        .. »They therefore believe that their party ideology must be dynamic to safeguard the party’s rule, unlike the Communist Party of the Soviet Union, whose ideology became « rigid, unimaginative, ossified, and disconnected from reality. »

  6. « Ils croient donc que leur idéologie de parti doit être dynamique pour sauvegarder le pouvoir du parti, contrairement au Parti communiste de l’Union soviétique, dont l’idéologie est devenue  » rigide, inimaginable, ossifiée et déconnectée de la réalité. »

  7. Il est tout de même permis de se demander pour quelles raisons nous pensons toujours à un Etat centralisé pour nous gouverner après que celui-ci ait montré de tout temps sa propension à se mettre ou à être mis au service des puissants.

    L’Etat est-il réellement un outil ou plus exactement l’objectivation littérale de la concentration de pouvoir dont le fonctionnement est forcément descendant, comme l’est le fonctionnement de tout Etat. Et quand bien même l’on irait jusqu’à admettre que l’Etat fût un outil il serait étonnant qu’il soit neutre et si facilement orientable vers la réalisation du bien-être du plus grand nombre.

    Si ce plus grand nombre s’appliquait, sans préjugé, à construire un « vivre ensemble » dans lequel les individus ne finissent pas écrasés par le machin qu’ils ont contribué à mettre en place, ce n’est certainement pas un Etat qui en sortirait. Nous savons que des sociétés plus égalitaires ont existé et survivent toujours dans quelques endroits de notre planète et que ces sociétés ne sont pas gouvernées par des Etats.

    A ce stade je m’attends à recevoir, comme de coutume, l’objection selon laquelle ce type d’organisation ne fonctionne qu’avec de petits nombres d’individus. Il s’agit là d’une affirmation totalement gratuite qui ne prend jamais la peine de se justifié. Le raisonnement est plutôt le suivant : puisque les grands ensembles humains ont le plus souvent engendré des Etats, c’est qu’il n’y a que l’Etat (ou d’autre organisations comparables) qui puisse convenir aux grands ensembles humains.

    En définitive, cette croyance inconditionnelle à la nécessité de l’Etat semble être de même nature que notre autre croyance à la nécessité d’une puissance organisatrice, à la nécessité d’un ultime créateur. Or, la science nous a fait faire un peu de chemin en nous expliquant que notre univers physique serait un système auto-adaptatif qui n’a nul besoin d’un chef d’orchestre pour tourner rond.

    Peut-être devrions-nous commencer par nous débarrasser de la nécessité d’un Etat. Alors s’éclaircira peut-être notre horizon ?

  8. La liberté octroyée par les États aux personnes morales et aux banques leur a permis d’atteindre des tailles systémiques. Les GAFAM leur ont enchaîné le pas. Elles possèdent leur corps diplomatique ( lobbies(c) PJ :-)) et sont en passe d’émettre leur propre monnaie.
    La recherche d’un dénominateur commun entre toutes ces structures de gouvernance n’est pas tâche aisée. Mais les petits derniers, les GAFAM possèdent un atout non négligeable, elles sont en contact très intime avec les individues par la médiation du machin à tout faire que nous portons sur nous aussi sûrement qu’une culotte (sauf les Écossais, je sais).

  9. L’État a toujours été une forme d’organisation sociale autoritaire au bénéfice de son élite, à ce qui ressort d’ « Homo domesticus – Une Histoire profonde des premiers États » de l’anthropologue James C. Scott (Éditions La Découverte – 2019), une analyse des plus récentes découvertes sur la constitution des premiers états et leurs vicissitudes – très liées à leurs écosystèmes. On est en Egypte, en Chine et ailleurs, mais surtout en Mésopotamie, à Uruk.
    Ce livre m’a fait l’effet d’une bombe anarchiste, une réflexion essentielle et particulièrement réjouissante alors que l’État est devenu hégémonique sur une planète qui n’a plus le luxe d’offrir de « zone rebelle », d’espace « barbare » qui permette à quiconque d’échapper à la main-mise étatique.

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