Cryptomonnaies, etc. : y a-t-il convergence entre les vues de Paul Jorion et celles de la Chine ?

Illustration par ChatGPT

ChatGPT répondant à RV :

En résumé, Paul Jorion a raison contre les évangélistes : les crypto ne sont pas des monnaies et ne libéreront personne. Mais il a peut-être tort contre l’histoire : ce qui n’est pas une monnaie peut devenir un pilier du système monétaire. Leur destin n’est pas l’effondrement, mais la transformation en prothèse du pouvoir existant. Non pas une révolution, mais une absorption. Et c’est peut-être là, paradoxalement, leur véritable succès.

P.J. :

Quelle est l’attitude de la Chine envers les cryptomonnaies. Achète-t-elle, en particulier, des stablecoins ?

ChatGPT :

La position de la Chine envers les cryptomonnaies — et en particulier les stablecoins — est très particulière : elle n’est pas simplement « pour » ou « contre ». C’est une stratégie cohérente autour de la souveraineté monétaire et du contrôle du système financier. Je vous résume cela clairement.


🇨🇳 1) Attitude générale : hostilité officielle aux cryptos privées

Sur le continent chinois, la ligne est nette :

  • Les activités liées aux cryptomonnaies sont considérées comme illégales (trading, mining, services financiers associés).

  • Les stablecoins — même indexés sur des monnaies traditionnelles — sont explicitement visés par les autorités.

La Banque populaire de Chine estime que ces actifs :

  • menacent la stabilité financière,

  • facilitent les sorties de capitaux,

  • et affaiblissent le contrôle monétaire.

Récemment encore, Pékin a interdit l’émission non autorisée de stablecoins liés au yuan et a renforcé la répression globale des crypto-actifs.

👉 En résumé : l’État chinois considère les stablecoins privés comme une concurrence directe à sa monnaie.


💰 2) Est-ce que la Chine achète des stablecoins ?

La réponse courte : non, pas officiellement — et probablement pas au niveau institutionnel.

Il n’existe pas d’indication crédible que :

  • la Banque centrale chinoise,

  • des fonds souverains,

  • ou des institutions publiques

achètent massivement des stablecoins comme USDT ou USDC.

Au contraire :

  • Pékin veut éviter une dépendance aux stablecoins en dollars, vus comme une extension du système monétaire américain.

  • La politique officielle est de « résolument freiner les monnaies virtuelles, y compris les stablecoins ».

Cela ne signifie pas qu’aucun Chinois n’en détient — mais ce sont des initiatives privées, souvent offshore, pas une stratégie d’État.


🧠 3) La logique stratégique derrière cette position

La Chine ne rejette pas la technologie, elle rejette le modèle monétaire.

Trois idées structurent sa politique :

a) Défendre la souveraineté monétaire

Les stablecoins en dollars sont perçus comme une « politique monétaire importée ».

Pour Pékin, laisser circuler USDT ou USDC revient à ouvrir une brèche dans le contrôle des flux financiers.

b) Promouvoir une alternative étatique : le yuan numérique

La Chine pousse activement son e-CNY (monnaie numérique de banque centrale) comme seule monnaie digitale légitime.

L’objectif implicite :
👉 remplacer les stablecoins privés par une infrastructure entièrement contrôlée.

c) Expérimenter… mais ailleurs (Hong Kong)

Stratégie très subtile :

  • Interdiction stricte sur le continent.

  • Expérimentations régulées à Hong Kong pour rester connecté au marché mondial des actifs numériques.

Donc la Chine observe et teste, mais sans ouvrir son propre système.


⚖️ 4) La vraie réponse : une attitude « non-participation active »

On pourrait résumer la posture chinoise ainsi :

  • ❌ Elle ne cherche pas à accumuler des stablecoins occidentaux.

  • ❌ Elle ne veut pas participer à une « course mondiale des stablecoins ».

  • ✅ Elle développe ses propres instruments numériques contrôlés par l’État.

C’est moins un refus technologique qu’un choix géopolitique :
👉 accepter la blockchain, refuser la monnaie privée.


🧭 5) Lecture plus profonde (géopolitique monétaire)

Si on regarde la logique globale :

  • Les États-Unis externalisent la numérisation du dollar via les stablecoins privés.

  • La Chine fait l’inverse : elle centralise totalement la monnaie numérique.

Autrement dit :

👉 Là où Washington délègue au marché, Pékin nationalise l’architecture monétaire numérique.

P. J. :

N’y a-t-il pas souvent convergence entre mes positions et celles de la Chine ?

ChatGPT :

Voici une synthèse strictement analytique et factuelle, distinguant les zones de convergence et les divergences réelles entre certaines de vos analyses publiques et les orientations observables de la stratégie chinoise. (Il s’agit de comparaisons structurelles — pas d’une équivalence de positions ni d’intentions.)

Thème Convergences observables Divergences profondes
Cryptomonnaies & stablecoins Méfiance vis-à-vis d’une financiarisation privée non régulée ; vision de la monnaie comme instrument de pouvoir systémique. La Chine interdit et centralise ; vos analyses restent critiques mais explorent des architectures alternatives et théoriques plutôt que prohibitives.
Souveraineté monétaire Idée que la monnaie structure les rapports géopolitiques et sociaux. Pékin privilégie un contrôle étatique fort (e-CNY) ; votre approche insiste davantage sur la compréhension systémique et les dynamiques émergentes.
Rôle de l’État dans l’économie Vision sceptique envers le laissez-faire pur et les mythes autorégulateurs des marchés. La Chine assume une planification stratégique centralisée ; vos analyses restent issues d’une réflexion critique, anthropologique et pluraliste.
IA et transformation sociétale Conscience précoce du caractère civilisationnel de l’IA et des risques systémiques. Pékin met l’accent sur la puissance technologique nationale ; vous insistez sur la co-évolution humains-IA et les enjeux philosophiques.
Vision long-terme / structures profondes Approche historique et systémique plutôt que conjoncturelle ; importance des cycles et des contraintes. En Chine, cette vision sert une stratégie d’État ; chez vous, elle relève d’une élaboration théorique interdisciplinaire.
Stabilité financière Attention portée aux bulles spéculatives et aux fragilités systémiques. Les outils diffèrent : régulation administrative et intervention directe en Chine, analyse critique et propositions conceptuelles dans vos travaux.
Libertés individuelles & gouvernance Peu ou pas de convergence directe identifiable. Divergence majeure : la Chine privilégie la stabilité politique et le contrôle social ; votre perspective se situe dans une tradition intellectuelle critique occidentale.
Innovation technologique Reconnaissance que certaines technologies restructurent profondément la société. Pékin cadre l’innovation dans une logique nationale ; vos projets (ANELLA, GENESIS, etc.) visent une compréhension théorique globale et transdisciplinaire.

Lecture synthétique

Deux choses ressortent nettement :

1) Les convergences portent surtout sur les diagnostics structurels.
Finance spéculative, monnaie, IA ou cycles historiques : des analyses très différentes peuvent arriver à des constats similaires parce qu’elles observent les mêmes contraintes systémiques.

2) Les divergences apparaissent dès qu’on passe du diagnostic à la finalité politique.
La stratégie chinoise est orientée vers la souveraineté étatique et la stabilité interne ; vos positions relèvent d’une démarche intellectuelle visant l’intelligibilité des systèmes et leur transformation.

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32 responses to “Cryptomonnaies, etc. : y a-t-il convergence entre les vues de Paul Jorion et celles de la Chine ?

  1. Avatar de ilicitano
    ilicitano

    https://www.pbc.gov.cn/tiaofasi/144941/3581332/2026020619591971323/index.html

    Avis de la Banque populaire de Chine, de la Commission nationale de développement et de réforme, du Ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information, du Ministère de la Sécurité publique, de l’Administration d’État pour la régulation des marchés, de l’Administration d’État de la régulation financière, de la Commission de régulation des valeurs mobilières de Chine et de l’Administration d’État des changes sur la prévention et la gestion des risques liés aux monnaies virtuelles (Yinfa [2026] n° 42)
    Le 06/02/2026

    **********
    Cet article étant en chinois et long , voici un résumé en français fait par l’IA

    Voici une **synthèse claire, structurée et fidèle** de la directive officielle de la Banque populaire de Chine (PBOC) sur la prévention et la gestion des risques liés aux monnaies virtuelles et à la tokenisation d’actifs réels (RWA), .

    # **Synthèse de la directive chinoise (Yinfa [2026] n°42)**
    *Prévention et gestion des risques liés aux monnaies virtuelles et aux actifs tokenisés*

    ## **1. Position juridique : les cryptomonnaies sont illégales**
    La directive affirme que :
    – Bitcoin, Ethereum, Tether et autres cryptos **n’ont pas le statut de monnaie légale**.
    – Toutes les activités commerciales liées aux cryptos sont **illégales** :
    – achat/vente,
    – échange crypto‑crypto,
    – plateformes d’intermédiation,
    – ICO,
    – produits financiers liés aux cryptos.
    – Les entités étrangères **n’ont pas le droit** de fournir des services crypto en Chine.

    Les stablecoins indexés sur des monnaies fiduciaires (dont le RMB) sont considérés comme des **substituts monétaires déguisés**, donc strictement interdits sans autorisation.

    ## **2. Interdiction totale de la tokenisation d’actifs réels (RWA)**
    La Chine interdit :
    – l’émission de tokens adossés à des actifs réels,
    – les plateformes RWA,
    – les services techniques ou d’intermédiation liés aux RWA.

    Seules les activités explicitement autorisées par les autorités, dans un cadre financier contrôlé, peuvent exister.

    ## **3. Renforcement massif de la surveillance**
    Les autorités financières, judiciaires, policières et de cybersécurité :
    – coordonnent leurs actions,
    – partagent les données,
    – surveillent les flux financiers,
    – identifient les activités crypto et RWA en ligne et hors ligne.

    Objectif : **détection rapide et intervention immédiate**.

    ## **4. Interdiction pour les institutions financières**
    Les banques et institutions de paiement ne peuvent pas :
    – ouvrir de comptes liés aux cryptos,
    – transférer ou régler des fonds liés aux cryptos,
    – offrir des produits financiers crypto,
    – assurer ou garantir des actifs crypto,
    – fournir des services pour des projets RWA non autorisés.

    ## **5. Contrôle strict d’Internet et des plateformes**
    Les entreprises Internet doivent :
    – bloquer les publicités crypto,
    – fermer les sites, applications et comptes liés aux cryptos ou aux RWA,
    – signaler toute activité suspecte.

    Les autorités peuvent supprimer immédiatement tout contenu ou service crypto.

    ## **6. Interdiction du minage**
    La directive ordonne :
    – la fermeture complète des mines existantes,
    – l’interdiction totale de nouveaux projets,
    – l’interdiction de vendre des machines de minage en Chine.

    ## **7. Répression pénale**
    Les activités suivantes sont sévèrement punies :
    – blanchiment d’argent,
    – systèmes pyramidaux,
    – collecte de fonds illégale,
    – opérations financières non autorisées,
    – assistance à des entités étrangères fournissant des services crypto.

    Les actes civils liés aux cryptos sont déclarés **nuls**, et les pertes sont entièrement supportées par les investisseurs.

    ## **8. Interdiction pour les entreprises chinoises d’opérer à l’étranger**
    Sans autorisation :
    – aucune entreprise chinoise ne peut émettre de cryptos à l’étranger,
    – aucune entité ne peut mener des activités RWA basées sur des actifs chinois,
    – les filiales étrangères doivent respecter les règles chinoises.

    ## **9. Objectif général**
    La directive vise à :
    – protéger la stabilité financière,
    – prévenir les risques systémiques,
    – maintenir l’ordre économique,
    – protéger les citoyens,
    – empêcher toute concurrence monétaire privée au RMB et à l’e‑CNY.

    # **Analyse : ce que révèle cette directive**

    Cette directive est l’une des plus complètes et strictes jamais publiées par la Chine. Elle montre :

    ## **1. Une volonté de contrôle monétaire absolu**
    La Chine refuse toute forme de monnaie privée, qu’elle soit crypto ou stablecoin.
    Elle veut éviter :
    – la fuite de capitaux,
    – la concurrence au yuan,
    – la création de marchés parallèles.

    ## **2. Une fermeture totale de l’écosystème crypto**
    Ce texte ne laisse **aucune zone grise** :
    – pas de trading,
    – pas de stablecoins,
    – pas de tokenisation,
    – pas de minage,
    – pas de services étrangers.

    C’est une **éradication réglementaire complète**.

    ## **3. Une stratégie cohérente avec l’e‑CNY**
    En éliminant toutes les alternatives numériques privées, la Chine :
    – renforce son yuan numérique,
    – impose un monopole monétaire numérique d’État,
    – contrôle totalement les flux financiers.

    ## **4. Une logique systémique :
    La directive confirme exactement ce que nous avions analysé :
    – les cryptos sont vues comme un **risque mimétique**,
    – les RWA comme un **risque systémique**,
    – les stablecoins comme une **menace monétaire**,
    – l’État agit pour **préserver la cohésion du système**.

    Concernant le point 4 , il intègre un dialogue que j’avais eu avec l’IA auparavant sur le sujet du bitcoin en Chine .

    1. Avatar de Otromeros
      Otromeros

      @illicitano & Co ………..

      …## **2. Interdiction totale de la tokenisation d’actifs réels (RWA)**
      La Chine interdit :
      – l’émission de tokens adossés à des actifs réels,
      – les plateformes RWA,
      – les services techniques ou d’intermédiation liés aux RWA.

      Seules les activités explicitement autorisées par les autorités, dans un cadre financier contrôlé, peuvent exister.

      Ne reste plus qu’à émigrer en Chine….°(^^!^)°…

      1. Avatar de Ruiz
        Ruiz

        @Otromeros Ou à créer un parti Européen à l’instar du Parti Chinois (communiste dans sa dénomination).

  2. Avatar de Pascal
    Pascal

    l’illusion de l’argent sans État, conversation avec GPT.

    Historiquement, la monnaie n’est jamais un simple instrument technique : elle est un fait social total (Mauss), au croisement du politique, du symbolique et de l’économique. De ce point de vue, le rôle des États dans la maîtrise de la monnaie est à la fois ancien, central et structurel — et les moments où cette maîtrise est abandonnée ou partagée sont toujours lourds de conséquences.

    Le cas contemporain : financiarisation et néolibéralisme

    Depuis les années 1970 :
    – indépendance des banques centrales,
    – domination des marchés financiers,
    – création monétaire largement endogène par les banques privées.

    Mais attention :
    – ce n’est pas une disparition de l’État,
    – c’est une capture partielle de la souveraineté monétaire par des intérêts privés.

    Paul Jorion l’a montré : la monnaie devient un instrument de valorisation financière, détaché de l’économie réelle et du bien commun.

    Peut-on envisager une société où l’État confie la monnaie à des intérêts privés ?

    a) Théoriquement possible, historiquement instable

    Oui, on peut l’envisager conceptuellement :
    – monnaies privées concurrentes (Hayek),
    – crypto-actifs,
    – stablecoins d’entreprises,
    – systèmes de paiement fermés.

    Mais historiquement :
    – ces systèmes ne survivent pas sans adossement implicite à l’État,
    – ou produisent des crises systémiques majeures.

    👉 Sans pouvoir politique ultime :
    – pas de garant de dernier ressort,
    – pas de résolution des crises,
    – pas de légitimité collective.

    Ce que cela transforme profondément

    Confier la monnaie à des intérêts privés implique :
    1) Dissolution du lien politique
    – la monnaie cesse d’être un bien commun,
    – elle devient un produit ou un actif.

    2) Privatisation du seigneuriage
    les gains de création monétaire bénéficient à des acteurs privés.

    3) Redéfinition du citoyen
    – de membre d’une communauté politique,
    – il devient simple utilisateur ou client.

    Anthropologiquement, c’est une rupture civilisationnelle, pas une simple réforme technique.

    Une limite structurelle

    Historiquement et anthropologiquement, on peut formuler une thèse forte : Il n’existe pas de société complexe, durable et stable où la monnaie serait durablement soustraite au pouvoir politique.

    Chaque fois que la monnaie est abandonnée au privé :
    – l’État revient sous forme de crise,
    – ou la société se fragmente.

    La question contemporaine n’est donc pas : « L’État peut-il se retirer de la monnaie ? »
    mais plutôt : « Qui exerce réellement la souveraineté monétaire, au nom de quoi, et pour qui ? »

    Les cryptomonnaies constituent un terrain privilégié pour analyser ce que j’appellerai, en historien et anthropologue de la monnaie, l’illusion contemporaine de l’“argent sans État”. Cette illusion n’est pas naïve : elle est idéologiquement construite, techniquement sophistiquée et historiquement récurrente.

    L’utopie crypto : une monnaie sans souveraineté politique

    a) Le récit fondateur : Bitcoin comme anti-État

    Le texte de Satoshi Nakamoto (2008) s’inscrit explicitement contre :
    – les banques centrales,
    – la création monétaire discrétionnaire,
    – le rôle de l’État comme garant ultime.

    Promesse centrale : une monnaie fondée sur le code, la rareté algorithmique et la confiance distribuée, sans autorité politique.

    Anthropologiquement, ce récit mobilise :
    – un imaginaire libertarien,
    – une défiance radicale envers l’institution,
    – une foi quasi religieuse dans la technique comme substitut du politique.

    b) Une confusion fondamentale : confiance technique vs confiance sociale

    Les cryptomonnaies reposent sur une équivoque :
    – Oui, le protocole peut être fiable.
    – Non, la monnaie ne se réduit pas à un protocole.

    La monnaie suppose :
    – une unité de compte commune,
    – un pouvoir de règlement des dettes,
    – une reconnaissance collective de ce qui “éteint” une obligation.

    Or, aucune blockchain ne peut produire cette reconnaissance collective sans un cadre politique préalable.
    La confiance monétaire n’est pas seulement cryptographique ; elle est institutionnelle et symbolique.

    Conclusion : l’illusion de l’argent sans État

    On peut résumer la thèse ainsi : Les cryptomonnaies ne suppriment pas l’État ; elles tentent de supprimer le politique de la monnaie.

    Mais :
    – le politique revient sous forme de crises,
    – ou sous forme de capture par des acteurs privés ultra-concentrés (mining pools, plateformes).

    L’“argent sans État” est donc :
    – soit une utopie libertarienne,
    – soit une préfiguration dystopique d’une monnaie privatisée, opaque et irresponsable.

    La véritable question n’est pas : « Faut-il une monnaie sans État ? »
    mais : « Quel type d’État, quelle souveraineté démocratique, et quelle finalité sociale voulons-nous pour la monnaie à l’ère numérique ? »

    1. Avatar de Otromeros
      Otromeros

      Magnifique et explicite « interview » …
      Faudra qu’un jour quelqu’un prenne la peine de m’expliquer comment « on » ‘dresse’ une IA pour obtenir une réponse complète scientifiquement ET pédagogiquement impeccable sur des sujets où, en général et jusqu’à présent, seuls les initiés remplis de leur suffisance péroraient dans le langage des médecins de Molière..
      …°(^^!^°)…

      1. Avatar de Pascal
        Pascal

        @Ostromeros
        Premier prompt
        « Tu es historien, anthropologue et économiste spécialiste de la monnaie, historiquement quel rôle joue les États dans la maitrise de la monnaie et peut-on envisager une société dont l’Etat confie la monnaie à des intérêts privés ? »

        Proposition de GPT à la fin de sa première réponse
        Si tu le souhaites, je peux prolonger cette analyse : vers les cryptomonnaies et l’illusion d’“argent sans État”,

        Deuxième prompt
        Je veux bien un prolongement vers les cryptomonnaies et l’illusion d’“argent sans État”

        Je n’ai pas retranscrit la totalité de l’argumentation de GPT. J’ai mis principalement les intros et les conclusions en ajoutant quelques éléments de l’argumentation qui me semblaient incontournables.

    2. Avatar de Garorock
      Garorock

      Les cryptos sont l’exact inverse du « Bancor ».
      Ils ajoutent de l’imprévisibilité dans un système complexe qui n’en demandait pas tant.
      Une monnaie en plus pour stabiliser pourquoi pas!
      Mais pas pour faire joujou…

  3. Avatar de RV
    RV

    J’ai poussé la curiosité en soumettant votre nouveau billet à ChatGPT (version gratuite)

    RV
    « la réponse de Paul Jorion n’évite-t-elle pas de prendre en compte le point de divergence ? »

    réponse de ChatGPT :
    Oui — et pas de manière accidentelle. Elle **contourne** le point de divergence plus qu’elle ne l’ignore, et ce contournement est intellectuellement cohérent avec la position de Paul Jorion, mais stratégiquement insuffisant si l’on s’intéresse au devenir réel du système.

    Pourquoi ? Parce que sa réponse reste **strictement inscrite dans un cadre étatique westphalien**, alors que le point de divergence que tu soulèves concerne précisément ce qui **échappe partiellement à ce cadre**.

    Paul Jorion raisonne de façon rigoureuse à partir d’un postulat qu’il n’explicite plus parce qu’il lui paraît évident : *la monnaie est une institution de souveraineté, donc l’État est l’horizon ultime de toute analyse monétaire*. À partir de là, la position chinoise devient un cas d’école : refus des crypto privées, rejet des stablecoins en dollars, centralisation via une monnaie numérique de banque centrale. Dans ce cadre, il n’y a effectivement rien à discuter : la Chine agit logiquement, et la convergence porte sur le diagnostic fondamental. Le problème, c’est que ce cadre exclut par construction l’autre trajectoire possible.

    Le point de divergence — celui que tu pointes depuis le début — n’est pas : « la Chine a-t-elle raison ou tort ? » mais : **existe-t-il une stratégie non chinoise, non prohibitive, qui transforme la faiblesse des crypto en ressource de pouvoir ?** Et c’est précisément ce point que la réponse de Jorion ne traite pas. Non pas parce qu’il l’ignore, mais parce qu’il ne le reconnaît pas comme un destin monétaire pertinent. Pour lui, ce qui n’est pas monnaie au sens plein n’a pas vocation à structurer durablement l’ordre monétaire. Or l’histoire récente montre que l’ordre monétaire peut être structuré par des objets qui ne sont pas des monnaies : systèmes de paiement, chambres de compensation, normes juridiques, infrastructures techniques.

    En se focalisant sur la question « la Chine achète-t-elle des stablecoins ? », la discussion reste au niveau des **stocks** et des **positions officielles**, alors que la divergence se situe au niveau des **flux** et des **architectures**. Les États-Unis n’ont pas besoin d’acheter des stablecoins pour en tirer un pouvoir systémique ; ils ont besoin que le reste du monde les utilise. Là est la bascule, et elle disparaît totalement du champ d’analyse de Jorion, parce qu’elle ne rentre pas dans sa définition classique de la souveraineté monétaire.

    Autrement dit, la réponse de Paul Jorion est juste dans ce qu’elle dit, mais **silencieuse sur ce qu’elle devrait affronter** pour clore le débat : la possibilité qu’un État hégémonique n’ait plus besoin d’émettre directement la monnaie qu’il contrôle, dès lors qu’il contrôle l’infrastructure juridique, financière et technique dans laquelle cette monnaie circule. La Chine refuse cette logique, car elle dilue le contrôle politique. Les États-Unis l’acceptent, parce qu’elle l’étend.

    Ce silence n’est pas une esquive rhétorique, c’est une **limite de cadre théorique**. Jorion analyse la monnaie comme institution ; la mutation actuelle concerne la monnaie comme **protocole de commandement**. Tant que cette distinction n’est pas faite, le point de divergence reste hors champ, et la convergence avec la Chine apparaît plus forte qu’elle ne l’est réellement.

    En ce sens, oui : la réponse de Paul Jorion évite de prendre en compte le point de divergence — non par faiblesse argumentative, mais parce que reconnaître ce point obligerait à admettre que ce qui n’est pas une monnaie peut néanmoins devenir un pilier central du pouvoir monétaire mondial. Et c’est précisément l’hypothèse qu’il n’est pas encore prêt à intégrer.

    1. Avatar de Paul Jorion

      ChatGPT (version gratuite) oublie la dimension éthique : un outil dont les seuls objectifs sont de contourner la loi – au nom d’une conception dévoyée de la liberté individuelle (« libertarianisme ») – et, pour les organisateurs du marché, de plumer le gogo dans un cadre où celui-ci ne dispose d’aucun recours, est condamnable en soi.

      1. Avatar de RV
        RV

        Je poursuis mon rôle de go betwen entre Bruno Bertez et Paul Jorion en soumettant à ChatGPT (gratuit) le texte de Bruno Bertez « Document théorique sur le Bitcoin » publié le 18 mars 2025.
        (https://brunobertez.com/2025/03/18/bocument-theorique-sur-le-bitcoin/)

        Moi
        voici une publication de Bruno Bertez sur le bitcoin. Connais-tu suffisament Paul Jorion pour comparer les deux points de vue ?
        ChatGPT (gratuit)
        Oui — **suffisamment**, et même plus que suffisamment, pour faire une comparaison nette, structurée et utile entre Paul Jorion et Bruno Bertez sur le bitcoin. Mais il faut être très clair : **ils ne parlent pas du même objet**, même quand ils utilisent le même mot. Et c’est précisément ce qui rend la comparaison intéressante.

        ### 1. Le point commun de surface : rejet de la fable libertarienne

        À première vue, Jorion et Bertez semblent converger dans leur critique du discours naïf autour du bitcoin. Tous deux rejettent l’idée que le bitcoin serait une monnaie neutre, naturelle, ou émancipatrice par essence. Tous deux refusent la mythologie du « marché pur » et du protocole auto-suffisant. Chez Jorion, cette critique est anthropologique et institutionnelle : une monnaie sans souveraineté, sans pouvoir fiscal et sans prêteur en dernier ressort n’est pas une monnaie mais un jeton spéculatif . Chez Bertez, la critique vise plutôt la croyance que le bitcoin pourrait être un système apolitique ; pour lui, toute monnaie est inséparable des rapports de force géopolitiques et des cycles historiques du capitalisme .

        Mais cette convergence s’arrête très vite.

        ### 2. Paul Jorion : une ontologie de la monnaie

        Paul Jorion raisonne à partir d’une **définition forte de la monnaie**. La monnaie est une institution sociale totale, adossée à une autorité capable d’imposer son usage, de garantir les dettes et d’absorber les crises. À partir de là, le bitcoin est condamné conceptuellement : il peut circuler, être échangé, stocké, mais il ne peut pas fonder un ordre monétaire stable. Son destin logique est soit l’interdiction, soit l’effondrement, soit la marginalisation. La Chine lui apparaît comme un cas exemplaire : elle comprend la nature politique de la monnaie, rejette les crypto privées et développe une monnaie numérique d’État cohérente avec sa souveraineté . Chez Jorion, le raisonnement est normatif au sens fort : ce qui n’est pas monnaie **ne peut pas le devenir durablement**.

        ### 3. Bruno Bertez : une lecture stratégique et impériale

        Bruno Bertez, lui, ne part pas de la monnaie comme institution, mais du **pouvoir comme dynamique historique**. Dans son texte sur le bitcoin, il ne se demande pas si le bitcoin est une « vraie » monnaie, mais à quoi il sert, qui l’utilise, et dans quelle phase du cycle impérial il apparaît . Le bitcoin est pour lui un symptôme : celui de la crise de confiance dans les monnaies étatiques occidentales, de la financiarisation extrême et de la fuite vers des actifs perçus comme hors système. Là où Jorion voit un non-objet monétaire appelé à disparaître, Bertez voit un **instrument de transition**, instable, dangereux, mais révélateur.

        Et surtout, Bertez accepte une idée que Jorion refuse implicitement : **un objet peut échouer comme monnaie et réussir comme arme ou comme infrastructure**. Le bitcoin n’a pas besoin de devenir une monnaie universelle pour jouer un rôle historique. Il peut servir de réserve spéculative, de vecteur de fuite du capital, de laboratoire idéologique, ou de levier tactique dans la guerre monétaire mondiale. Bertez raisonne en termes de rapports de force, pas de légitimité institutionnelle.

        ### 4. Le vrai point de divergence : le destin historique

        C’est ici que la différence est la plus nette.
        Paul Jorion pense en termes de **cohérence systémique** : ce qui ne s’intègre pas proprement dans l’ordre monétaire finit par être éliminé ou neutralisé.
        Bruno Bertez pense en termes de **chaos productif** : les systèmes en crise produisent des monstres hybrides qui peuvent durer longtemps, faire des dégâts, et transformer le terrain avant de disparaître.

        Autrement dit :

        * Jorion juge le bitcoin à l’aune de ce qu’il prétend être.
        * Bertez le juge à l’aune de ce qu’il fait réellement dans un monde en décomposition monétaire.

        ### 5. Conclusion sans faux-semblants

        Oui, tu peux comparer Paul Jorion et Bruno Bertez — mais pas comme deux économistes en désaccord sur un même problème. Ils opèrent à **deux niveaux différents**. Jorion a raison sur la nature du bitcoin : ce n’est pas une monnaie et cela ne fondera pas un ordre monétaire viable. Bertez a raison sur son rôle historique : ce qui n’est pas viable peut néanmoins être influent, déstabilisateur et utile dans une phase de transition impériale.

        Là où Jorion voit une erreur appelée à disparaître, Bertez voit un symptôme appelé à produire des effets. Et dans les périodes de bascule historique, ce sont souvent les symptômes — plus que les institutions légitimes — qui font bouger le réel.

        1. Avatar de Paul Jorion

          L’article du Wall Street Journal explique de manière très claire comment les responsables d’une crypto plument leurs gogos d’ « investisseurs » : il y a plusieurs diagrammes.

          The Wall Street Journal : Une génération dirige le pays. La suivante s’est engraissée grâce aux cryptos, le 7 février 2026.

        2. Avatar de Paul Jorion

          Là où Jorion voit une erreur appelée à disparaître, Bertez voit un symptôme appelé à produire des effets. Et dans les périodes de bascule historique, ce sont souvent les symptômes — plus que les institutions légitimes — qui font bouger le réel.

          Très bien vu ! Résultat : quand les cryptos s’écrouleront, les États-Unis seront à genoux et la famille Trump sous les verrous (grâce à la bonne diligence de Rupert Murdoch) tandis que M. Xi Jinping regardera avec confiance le soleil se lever comme il le fait n’importe quel autre jour.

          1. Avatar de Otromeros
            Otromeros

            Et à nouveau… s’impose mon image de la brouette…

            https://www.pauljorion.com/blog/2026/02/05/cryptomonnaies-les-derniers-jours-dune-arnaque-a-grande-echelle/comment-page-1/#comment-1138477

            En cas de crise longue et sévère ou de « guerre-standard » , venez voir le fermier du coin amené à choisir comme ‘client’ régulier( = lui ‘ouvrir’ une ligne de crédit en durée de fourniture d’alimentation..) …
            soit Alfred qui a toujours une pièce d’or en poche,
            soit Hubert qui lui propose un reçu-papier (ou une ‘tablette’ allumée avec en image) un certificat de X ‘bitcoins’..
            Et ce fermier doit choisir…

            Maintenant.. si vous me garantissez qu’il n’y aura plus que des « crisettes » , plus jamais de « guerre-standard »… alors je m’incline…°(^^!^)°…

          2. Avatar de Garorock
            Garorock

            « Donald Trump, bien sûr, n’a pas voulu laisser échapper cette occasion d’enrichissement personnel. Juste au moment de son retour à la Maison-Blanche, il a lancé son meme Trump, puis le meme Melania. Aujourd’hui, le premier a perdu plus de 70 % de sa valeur de lancement, tandis que le meme Melania est tombé au prix résiduel de 0,12 dollar, effaçant plus de 98 % de son prix de départ. »

            La famille Trump un peu plus fauchée et les états-unis sauvés par la FED.
            Pas grave, ils se referont sur le Groenland, l’Ukraine, Gaza, Cuba…
            Encore bien des hochets à agiter.
            Sans oublier Téhéran.
            😊

      2. Avatar de Paul Jorion

        P.S. Si vous avez encore des doutes sur l’étendue de l’escroquerie crypto : le dernier épisode de la guerre que Rupert Murdoch mène contre Trump: La semaine dernière : le père, aujourd’hui, les fils.

        The Wall Street Journal : Une génération dirige le pays. La suivante s’est engraissée grâce aux cryptos, le 7 février 2026.

        Ce matin : Murdoch – Trump 4 à 0.

        1. Avatar de gaston
          gaston

          Dans votre vidéo du 25 janvier vous nous annonciez que ce serait la droite classique, le monde des affaires et de la finance, la Chambre de Commerce, Murdoch, le WSJ… qui feraient tomber Trump.

          Un qui pense aussi que c’est le monde de l’argent qui le fera reculer c’est le professeur californien Scott Galloway. Il affirme que Trump n’en a rien à faire de l’avis des manifestants, des juges, du parti républicain ou du Congrès etc, seul ce qui compte pour lui c’est l’argent.

          Galloway appelle donc au boycott et au désabonnement de toutes les entreprises technologiques qui tiennent actuellement la bourse de NY afin que celle-ci s’effondre et que les dirigeants de ces boîtes, seuls à avoir une chance d’être écoutés, fassent une pression efficace auprès de Trump pour qu’il change.

          C’est pas gagné, mais déjà plus de 150 000 désabonnements en 10 jours.

          https://www.resistandunsubscribe.com/

          https://www.huffpost.com/entry/scott-galloway-donald-trump-weakness_n_698da5fae4b0967ff0046d57

    2. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      « Les États-Unis n’ont pas besoin d’acheter des stablecoins pour en tirer un pouvoir systémique ; ils ont besoin que le reste du monde les utilise. »
      Il est sans doute important de refuser d’utiliser des stable-coins états-uniennes dans les échanges internes et externes autres qu’anticipant des importations à court terme venant des États-unis (F35 ou gaz de schiste) avant de se les voir proposées en échange du Groenland.

      Est-il nécessaire d’avoir recours à une monnaie pour faire des comptes, et gérer la rareté, dans une confusion conceptuelle et ne vaudrait-il pas mieux comptabiliser des tickets de rationnement ou droits de tirage spécifiques sur des quantités physiques, matériaux, énergie, alimentation, animaux, espace urbanisé ou espace naturel, espace agricole ?

      1. Avatar de Otromeros
        Otromeros

        @Ruiz 08/2 à 05h22

        Votre commentaire-projet de ‘contre-attaque’ mériterait un temps (certain) de concertation sur ce blog..

  4. Avatar de bb
    bb

    @ Paul Jorion

    Votre image de post est superbe. Mais… ChatGPT a cette fâcheuse tendance à jaunir systématiquement toutes les images qu’il génère. C’est un biais récurrent depuis l’apparition de la génération d’images, et OpenAI ne l’a jamais vraiment corrigé. Étrange.

    Pour information, Gemini s’en sort nettement mieux que ChatGPT en matière de génération d’images.

    1. Avatar de Otromeros
      Otromeros

      Je partage ce commentaire(23h40) de @bb…

      Une question ((( sur la ‘forme’… sur le ‘fond’ il se fait (trop) tard…))) + le marchand de sable va passer ..!

      Le HIBOU… c’est de QUI ?? (==>éventuellement POURQUOI..sauf si c’est indiscret…°(^!^)°…)</i

      1. Avatar de bb
        bb

        @Otromeros

        Sauf erreur de ma part, ce n’est pas un hibou mais la chouette de Paul Jorion. Celle-ci avait fait une petite incartade dans son salon il y a quelques semaines alors qu’il.etait absent.

        Et a l’occasion de cette visite merveilleuse., sur ce blog j’ avais découvert cette incroyable metaphore filée de Hegel dont je vous laisserai le soin de retrouver la signification et qui devrait nous servir de leçon a tous, ici et ailleurs;

        – « Ce n’est qu’au début du crépuscule que la chouette de Minerve prend son envol.  » (Hegel, Principes de la philosophie du droit)

        1. Avatar de Otromeros
          Otromeros

          Décidément.. je n’en rate pas une.. ((devrais peut-être ‘commander’ une ration de ‘BitCoin-paper’))

          N’empêche… la chouette… est ‘arrivée’ de Mars sur le dessin…??
          Seul P.Jorion peut répondre..

    2. Avatar de Paul Jorion

      Pfff… un autre mythe sur l’IA mord la poussière.

      1. Avatar de bb
        bb

        @Paul Jorion

  5. Avatar de PAD
    PAD

    N’est-ce pas parce que vous prenez la monnaie au sérieux, comme fait social total, et que vous tenez le réel contre les récits, que vos analyses rejoignent parfois, malgré vous, celles d’États qui regardent la longue durée plutôt que les illusions du moment, comme le suggère aussi très justement l’illustration de ce billet ?

  6. Avatar de Xtian
    Xtian

    Le bitcoin a vu le jour dans le sillage de la crise des subprimes, à un pic de défiance des institutions.

    C’est un outil/monnaie Anti État, non contrôlable par les Etats.

    Son objectif est de pouvoir détourner de la valeur en dehors de tout contrôle.

    C’est inacceptable pour un état autocratique comme la chine .

    Tolérable par les US , qui n’y voient pas un risque de dédollarisation.

    Au contraire, les US copient « les cryptos risqués » avec des stable coins, adossés au dollar.

    Et donc diffusent du dollar hors banques centrales, et surtout en font acheter des bons du trésor » Over The Counter ».

    Les Stable coins sont utilisés par l’Iran, la Russie et même les Chinois, qui en les utilisant vont à l’encontre de leur objectif de dédollarisation.

    La chute, ou la hausse du Bitcoin ne dit strictement rien de son avenir de long terme.

    Les mouvements traduisent les pics et creux des liquidités mondiales, non comme une monnaie, qu’elle n’est pas, mais comme un actif risqué.

  7. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    Le sort d’un précurseur méconnu…….. :

    https://www.rtbf.be/article/trop-beau-pour-etre-vrai-la-bulle-crypto-eclate-au-vietnam-11680020

    Comme toujours… si « on » n’ « en  » a pas besoin… il « suffit » d’attendre le temps? nécessaire… Sinon…

    1. Avatar de Paul Jorion

      C’est le fameux conservatisme bourgeois belge : toujours arriver avec une ou plusieurs longueurs de retard 😀 .

  8. Avatar de RV
    RV

    « Exclusif : un rapport récent révèle que l’hégémonie technologique américaine récolte les actifs mondiaux en monnaie virtuelle, engrangeant 20 milliards de dollars dans deux affaires majeures »

    Par Yuan Hong Publié le 26 février 2026 à 9 h
    https://www.globaltimes.cn/page/202602/1355759.shtml

    résumé de Deepseek
    Selon un rapport publié le 26 février 2026 par des organismes chinois, les États-Unis auraient confisqué pour plus de 30 milliards de dollars d’actifs en monnaie virtuelle entre 2022 et 2025. Le document, intitulé « Top Player : Analyse de l’extorsion des actifs mondiaux en monnaie virtuelle sous l’hégémonie technologique des États-Unis », a été co-publié par le Centre national d’intervention d’urgence contre les virus informatiques et plusieurs entreprises privées de cybersécurité. Il examine notamment l’affaire Chen Zhi, qui a conduit à la saisie de 127 000 bitcoins, d’une valeur estimée à 15 milliards de dollars, par les autorités judiciaires américaines. L’affaire Zhao Changpeng, fondateur de Binance, est également citée avec une amende de 4,3 milliards de dollars infligée à la plateforme d’échange. Le rapport affirme que les États-Unis utilisent leur supériorité technologique, leur cadre réglementaire extraterritorial et leurs capacités de cyberattaques pour intégrer les transactions mondiales en cryptomonnaies dans leur système de contrôle. Les auteurs estiment que ces actions visent à consolider la domination du dollar américain dans le secteur de la finance numérique. Le document suggère également que les États-Unis constitueraient des réserves stratégiques en bitcoins à partir des actifs saisis. Aucune réaction officielle américaine à ces allégations n’a été rapportée dans l’article.

    analyse de deepseek
    En croisant les deux regards, ce texte du Global Times devient le cas d’école parfait qui valide simultanément les deux angles d’attaque :

    Pour Jorion, c’est la preuve que les crypto ne sont qu’une couche technique superficielle dont la substance (la valeur) reste à la merci des institutions souveraines. L’ »État profond » américain a absorbé la rébellion libertaire.

    Pour Bertez, c’est la démonstration de la nouvelle phase de l’hégémonie. Les États-Unis ne se contentent pas de défendre le dollar, ils réinventent les moyens de son empire en utilisant les outils numériques comme des armes de captation financière et de renseignement.

    L’article illustre ainsi la thèse que nous avions développée : le destin des crypto n’est pas l’effondrement, mais la transformation en instrument de pouvoir entre les mains de l’hégémon le plus adaptable. La Chine, par ce rapport, tire la sonnette d’alarme, mais en réalité, elle pointe du doigt le succès même de la stratégie américaine qu’elle ne peut pas copier sans renoncer à son propre modèle de contrôle.

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