Réforme ou révolution ?

Ouvert aux commentaires.

Pourquoi le Medef invite-t-il Marion Maréchal plutôt que Paul Jorion ?
Quelle influence peut-on avoir sur le cours des choses ?

Blog de Paul Jorion : Le nazisme était-il un anticapitalisme ? le 6 mai 2017
Blog de Paul Jorion : Grande tragédie et petit drame, le 10 octobre 2007
Blog de Paul Jorion : Sémiotique de la crise, par Jean Maxence Granier, le 18 février 2009

Le nom que j’oublie, l’élève de Keynes : Joan Robinson (1903 – 1983)

Partager :

32 réflexions sur « Réforme ou révolution ? »

  1. Bonjour,
    Pour continuer dans la réflexion du Nazisme et de son rapport avec le capitalisme, je conseille aux lecteurs du blog de voir une série allemande « Babylon Berlin ». Cette série se passe avant l’avènement du Nazisme. Elle décrit notamment les différents mouvements politiques qui s’affrontaient à l’époque (romancé mais pas que…) dont un en particulier: le communisme. Le communisme était le mouvement le plus dangereux aux yeux des grandes fortunes allemandes. C’est là que l’on comprends qu’il est plus que probable qu’à un moment de son histoire le nazisme a bénéficié d’un coup de pouce de la part des capitalistes allemands de l’époque…..Un pacte avec le Diable en quelque sorte….Entre l’Argent et la démocratie , désormais, on sait qui gagne…

    Maintenant, si on revient à notre époque. Le communisme a disparu. La seule idéologie restante au niveau planétaire est notre bon capitalisme avec ici et là des variantes mais le moteur , le noyau idéologique reste le même. J’ouvre une parenthèse, mais pour ma part, les États Unis ou la Chine, d’un point de vue, idéologie économique, c’est la même chose: recherche du profit! Aujourd’hui, nous n’avons pas d’alternative. Malheureusement…..
    Ceci dit, il me semble qu’on commence à la voir se dessiner cette nouvelle donne, ce nouvel épouvantail anticapitaliste….
    Alors, je vais faire du « simplissime » dont je raffole (;-) et pardonnez moi mes raccourcis. Je sais que c’est beaucoup, beaucoup, beaucoup plus complexe. Mais bon, j’aime bien ce genre d’exercice….
    Si je schématise les grandes formes de gouvernances que l’Homme a mis en place:
    -on a eu plusieurs siècles: le Féodalisme. Il a perduré tant que la complexité de nos sociétés permettaient aux tyrans de gouverner sans faire appel à des tiers (en gros la bourgeoisie). Le jour où la sophistication est devenu trop importante, les aristocraties ont été obligé d’accueillir ces nouveaux dépositaires de pouvoirs. Une nouvelle forme de pouvoir adossait aux savoirs plutôt qu’au sang….Puis avec l’avènement des démocraties, le pouvoir du sang a quasiment laissé la place au pouvoir capitaliste.
    -aujourd’hui, on est dans la phase Capitalisme. Tout irait pour le mieux si le capitalisme ne secrétait pas son propre poison. Pour fonctionner , le capitalisme a besoin de croissance. Or, la croissance se fait aux dépends de ressources limités d’où l’émergence de tensions et l’apparition de nouveaux concepts qui s’opposent à la continuité du capitalisme.
    -demain, je sens arriver le règne de l’Ecologisme….Sachant qu’on est que au début de la phase. On est encore loin de s’imaginer toutes les implications que va avoir ce nouveau paradigme. Je sens même l’émergence de nouvelles croyances spirituelles lié à l’écologie….Je pense que cela va allé loin…..très loin….et le capitalisme va se défendre pour ne pas mourir. Il sera prêt à faire toutes les alliances possibles comme par exemple s’acoquiner avec une figure montante de l’extrême droite….

    1. Pierre
      « le capitalisme va se défendre pour ne pas mourir. »

      Je vais plus loin que vous : le capitalisme s’empare déjà de l’écologie. Le propre du milieu des affaires est de savoir s’adapter. Si la demande générale d’une clientèle potentielle importante (y compris pour les investissements ou produits boursiers) est tout ce qui est écologique alors il y aura du business important autour de l’écologie. Il continuera par ce biais d’intérêt général à s’accaparer tous les marchés, faisant fi des petites entreprises, petits producteurs etc. c-à-d. les seuls qui peuvent vraiment faire de l’écologie authentique. Il suffit de circuler dans les allées des grandes surfaces (l’alimentaire faisant partie des plus gros business) pour voir déjà des produits écolos (sous plastique, une hérésie) à des prix défiant toute concurrence, vers lesquels se ruent de plus en plus les consommateurs (même moi quand j’y vais). Alors que les magasins « paysans » à côté n’ont que rares clients, lesquels clients écolos convertis depuis un moment préférant les supermarchés type « Naturalia » (business important concurrent de Carrefour ou autres enseignes). On est déjà dans la compétition acerbe des « plus gros qui gagnent » (ou : « plus gros que moi tu meurs – je te zigouille -« )
      Les consommateurs sont des moutons.

    2. « le capitalisme va se défendre pour ne pas mourir. Il sera prêt à faire toutes les alliances possibles comme par exemple s’acoquiner avec une figure montante de l’extrême droite…. »

      Même si on peut encore constater que la concurence entre le capitalisme des USA et celui de la Chine (ou du Japon, de la Corée du Sud, etc) existe toujours, c’est par l’intermédiaire des entreprises capitalistes multinationales (ou supranationales?) que se construit la mondialisation économique et financière. Les pouvoirs de l’ONU ou de l’UE ne pèsent pas grand chose à côté d’elles et les frontières entre les Etats ne les gênent plus beaucoup.

      C’est probablement pour cette raison que des figures de l’extrême droite telles que Trump, Bolsonaro, Borris Johnson et quelques autres (y compris notre propre Président) s’efforcent de réduire encore plus les pouvoirs des institutions qu’ils dirigent.

      Face à des États qui ont de plus en plus tendance à s’opposer les uns aux autres, les entreprises qui ont une taille suffisante pour les dominer vont tenter de s’adapter (en remplaçant le fordisme par quelque chose de mieux adapté à l’état de la planète) même si elles elles continuent à charger les « dirigeants » politiques d’accomplir le sale boulot.

      C’est pas parce que les chefs d’État continuent à prétendre diriger la maneuvre qu’il faut faire comme si ils en avaient encore les moyens (ils confient d’ailleurs de plus en plus souvent leur « Défense Nationale » à des entreprises privées.)

    3. Ou de l’extrême écologie…

      du moment que la diversion continue…et qu’on persiste à ne pas vouloir voir que la concurrence mène inéluctablement au moins disant social et environnemental… tous les soutiens seront bons dans les extrêmes,du moment que la concurrence soit préservée.

      C’est pourtant simple à comprendre de mon point de vue…! au lieu de ça, E. Macron veut consigner les bouteilles en plastique !! Je suis sûr que Evian ou Coca envisagent de gagner de l’argent avec ça, et que le contribuable va aussi être sollicité pour la mise en place ! Faudra que je pense à faire aussi un « TOP 10 de l’écologie à la con »…

      Pourtant Evian ou Coca, ils demeurent tout de même, j’imagine, intéressés par le marché français. Si on leur dit « demain : bouteilles en verre, et vous organisez la consigne, ou alors vous prenez +20 points de tva », il vont s’exécuter. Alors pourquoi on ne peut pas le faire ? c’est facile, non ? probablement, d’ailleurs, ils en répartiraient le coût sur leurs ventes mondiales, pour ne pas que le coca soit jugé plus cher en France…

      Tout ça me donne envie de chanter à tût tête … »Emmanuel Macron, oh tête de .. » etc etc !

      1. Le problème est que sans marketing et packaging la plupart de ces produits perdent une grande part de leur attractivité , boire de l’eau sucrée pétillante et noirâtre dans un bol en bois ou une gourde ça va pas interesser grand monde l’illusion sera dissipée

      2. @blinblin Le problème est que sans marketing et packaging la plupart de ces produits perdent une grande part de leur attractivité

        Plutôt qu’un problème, j’y vois une solution. Retrouver de l’authenticité, dans le rapport qu’on a aux choses., ou une sorte de neutralité, propice à l’émergence d’une certaine justesse des avis que l’on porte, une fois qu’on les a débarrassés de toute l’influence extérieure.

        Subjectivement, je trouve que le coca cola a goût de savon, qu’il m’enlève la morve au fond de la gorge, et qu’il me réveille quand j’ai envie de dormir au volant. Je ne lui trouve donc pas que des défauts.

        L’image que promeut coca cola , c’est une boisson « jeune » et « saine », que partage tous ceux qui aiment danser avec des jolies filles, sous le soleil, en jouant au beach volley. (comprendre : quand on en boit, on est jeune, sportif, et sain)

        Débarrassé de la pub et de l’emballage, on en reviendrait rapidement à un juste milieu entre l’opinion personnelle qu’on en a, et ce que nous en disent les experts, lorsque la publicité (pour Coca-cola et les autres) leur laisse un peu de place dans les médias, une boisson qui est un des plus gros pourvoyeur de diabète sur la planète, diabète que l’on soigne ensuite, dans les hôpitaux publics.

        C’est la double peine : on paie un impôt publicitaire, de l’ordre de 2% du chiffre d’affaires de coca, pour favoriser la croissance de Coca cola. On paie ensuite des impôts pour assurer les soins aux diabétiques, et pour faire des robots qui iront nettoyer, si c’est possible, le nouveau « continent plastique ».

        Quel labour que la croissance, quand ses bases sont celles du capitalisme financier et publicitaire ! Et qu’on ne me dise pas que l’économie de marché ne peut pas se passer de publicité ! enlevons la publicité, et cela n’empêche pas l’offre de croiser la demande…

    4. Pierre,
      Si tu veux cogiter avec moi l’aspect « nouvelles croyances spirituelles liées à l’écologie », j’ai un projet sur le feu. Et si Paul ou Jacques veulent venir : bienvenue !

      « i50fce53j9di8jp@jetable.org » jusqu’au 2019-07-27

    5. Il est vrai que les Allemands avaient peur des communisten, d’autant plus que la vue sur ce qu’il s’est passé en Russe depuis 1917 a semé la panique dans le milieux conservateurs. Cette aversion des Allemands était très vive et perdure jusqu’à aujourd’hui. Contrairement à à la France, il n’y a jamais eu un fort parti communiste en Allemagne de l’ouest.
      Quant à la bande à Hitler, on peut dire le dictateur a séduit et instrumentalisé les industriels allemands, il avaient besoin d’eux pour assurer l’armement. Et cex-là ont joué le jeu, avec fidelité et dévouement. Mais au cours de ses longues soirées et nuits, pendant lesquelles il s’est livré de monologes interminables, Hitler s’est exprimé avec un ton hostile à l’égard du patronat. Les historiens disent que le dictateur voulait faire « le menage » après la victoire finale: anénatissment des « Junker » (aristocratie prussienne), dépossession des capitalistes………..
      De toute facon, le nazisme était aussi une réaction face à une mondialisation galopante, à la dominance du capital et de la bourse. « Le juif » était à la fois un symbole du communisme russe (il y avait beaucoup de juifs parmi les bolchéviques), et du capital déstructeur du peuple.
      D’ailleurs, le parti hitlérien était bien un parti socialiste: « Nationsozialistische Deutsche Arbeiterpartei » – parti des travailleurs allemands.

      1. @ Germanicus

        Medellín, le 28 juni 2019

        1. Je vous cite:

        ¨« Le juif » était à la fois un symbole du communisme russe (il y avait beaucoup de juifs parmi les bolchéviques), et du capital déstructeur du peuple.¨

        Les mythes sont forts… : voici une réponse claire et nette à de tels mythes..

        https://www.nybooks.com/articles/2019/02/21/fake-threat-of-jewish-communism/

        2. En outre: vous ne mentionnez pas du tout le (fort) support de quelques entreprises clés des EEUU, qui ont beaucoup aidé au réarmement de l’Allemagne, explicitement interdit par le Traité de Versailles.

        J’en ai écrit quelques mots avant ici au blog: veuillez me permettre de répéter quelques lignes là-dessus:
        https://www.globalresearch.ca/profits-ber-alles-american-corporations-and-hitler/4607

        https://www.globalresearch.ca/secret-history-the-u-s-supported-and-inspired-the-nazis/5439236

        3. Les mythes sont et restent forts, ca va de même pour le mythe sur la supposition de la nature ‘commercante’ féroce des Antioqueños (le province dont Medellín sert comme capitale): des tribus complets ont publié des histoires que les Antioqueños seraient (surtout) des ‘Juifs et Juives’ dans une diaspora dès l’Espagne.

        Aussi ce mythe a été démantelé. https://www.jstor.org/stable/165613?seq=1#page_scan_tab_contents

        4. N’est-ce pas l’heure pour ne plus répéter des raisonnements basés sur des superiotés supposées des ethnies, des cultures, des gendres, de couleurs de la peux, des couleurs de yeux, des couleurs des cheveux, des groupes d’age, ou de l’orientation amoureuse?

        5. Dans tout cela n’oublions pas ce qui faisait M. Fokker, dès Amsterdam:

        https://www.cia.gov/library/center-for-the-study-of-intelligence/csi-publications/csi-studies/studies/vol-62-no-1/pdfs/strategic-deception.pdf

        JL

      2. @Germanicus
        A mon avis, il n’y a pas que des questions d’idéologie. Géographiquement l’Allemagne est une nation enclavée, sans accès facile aux océans et bloquée à l’est par une nation toute aussi puissante. L’opposition au capitalisme mondialiste du nazisme est aussi à comprendre comme une frustration de ne pouvoir prendre part au grand festin (notamment par la colonisation à l’exemple des Français et des Anglais). L’opposition au communisme est à comprendre aussi comme une confrontation avec le système politique en vigueur à l’est, entravant l’accès à de nouvelles terres agricoles (le fameux Lebensraum).
        Je veux bien qu’on m’intente un procès en « déterminisme géographique » comme pour Todd et son « déterminisme des structures familiales ». Cela pourrait être intéressant d’en débattre.

      3. arkao
        L’enclavement géographique, comme vous dites, n’a pas joué un rôle déterminant, à mon humble avis. L’un des facteurs conflictuels était ancré dans le fait que l’Allemagne est devenue une nation unifié en janvier 1871 seulement, alors que la France, L’Angleterre….sont des très anciennes nations. De ce fait, l’empire allemand était vu non seulement comme un concurrent, mais aussi comme un potentiel adversaire. L’Allemagne était un pays très puissant et prospère en 1914, mais dotée d’une classe politique maladroite (après de départ de Bismarck), notamment en matière de politique extérieure.

      4. @Germanicus: « D’ailleurs, le parti hitlérien était bien un parti socialiste: « Nationsozialistische Deutsche Arbeiterpartei » – parti des travailleurs allemands. »

        Un peu de recul sur cette assertion, pour le moins sujette à débat. Voir la vidéo suivante à 17:30 à 18:21:

        https://www.youtube.com/watch?v=bgwS_FMZ3nQ

        Le passage que je vous ai mentionné contient tout de même quelques éléments qui pourraient être réfutables sur la base des données historiques que nous disposons de nos jours.

        L’assertion la plus proche à la fois de votre assertion et de la réalité consisterait à affirmer, qu’effectivement, face à la puissance idéologique du socialisme/marxisme en Allemagne, le parti nazi a effectivement tenté et réussi de siphonner la base populaire du socialisme. Après, effectivement, le parti nazi a littéralement défoncé les socialistes et les marxistes.

        Cette description me paraît plus mesurée, et moins sujette aux délires idéologiques.

  2. Bonjour, merci pour votre contribution et pardon mais ecologisme c’est encore un..isme
    P.H Castel pronostique une fin des temps ou l’enjeu (de massacre) sera au dernier qui restera debout et qui tombera aussi car seul , isolé.
    Abattre le capitalisme , yes bat , grosse résistance comme vous le dites
    Ma proposition , utopialithique , la geopoethique (Kenneth White modifié)
    C’est quelque part pour tout sujet (Plotin,Lacan )
    Mais comme disait un maire de ma connaissance : on n’est pas las (pardon : là !) pour faire de la littérature !

  3. Lorsque j’ai vu les services d’ordre sous la houlette du ministre de l’intérieur matraquer allègrement les manifestants du samedi, semaine après semaines, j’ai pensé aux chemises noires.
    Mais j’ai mauvais esprit.
    Lorsque j’ai vu flamber notre Dame, j’ai pensé à l’incendie du Reichstag et ses supputations.
    J’ai mauvais esprit.
    Lorsque je vois Madame Maréchal invitée aux journées d’été du MEDEF, je constate que le centre de gravité ne s’est pas déplacé tant que ça.
    Je suis plus mesuré.
    )°-(

    1. Lorsque j’ai vu les services d’ordre sous la houlette du ministre de l’intérieur matraquer allègrement les manifestants du samedi, semaine après semaines, j’ai pensé aux chemises noires

      Ah ? vous aussi ?

      1. … et ça se passe en direct au pont de Sully…
        Le mot fascisme n’est plus une insulte mais les valeurs clairement affichées de cette république de faux culs.
        Comment le dire autrement ?

  4. « Pourquoi le Medef invite-t-il Marion Maréchal… »

    Simple: Qui se ressemble s’assemble. Il était d’ailleurs temps que le CNPF sorte du bois ( en Britt: political coming out), l’ambiguïté devenait gênante pour tout le monde.

    [ Il semble que l’invitation soit retirée. Sans importance. Ici, seul le premier mouvement, spontané donc vrai, restera.]

    « … plutôt que Paul Jorion ? »: pour les mêmes raisons inverses. Le CNPF est une organisation de combat idéologique et offensif.
    Depuis 2 ans, leur parcours est un sans-faute assez rare: un gouvernement le plus attentif à leur désidérata de toute notre histoire, et pour le cours terme une répression sans éclaboussures pour eux contre des gueux mal famés.
    Dans ces conditions, savoir ce que pense l’ennemi (vous , Paul, selon eux) n’a aucun intérêt.

    Je crois qu’ils font une erreur, mais on va pas les aider, pour le bien qu’ils répandent…

    1. Salut
      Et le M.E.D.E.F. n’invite plus Mme M. Marechal et pour rassurer (???) pas plus la F.I. d’ailleurs.
      Cela impliquerait donc que les pressions bêêêlantes des gazelles L.R.E.M. seraient l’expression d’une garantie morale, la belle affaire, c’est à pleurer.

  5. Le MEDEF annule finalement le débat prévu durant son université d’été, ils se sont finalement rendus compte que l’affichage d’une telle orientation politique pouvait leur être défavorable à terme.
    Une réflexion un peu en dehors de ‘réforme ou révolution’ :
    Le profit qui est l’un des moteurs du capitalisme oriente actuellement le débat sur la dépénalisation du cannabis sous l’angle du ‘profit potentiel’ que pourrait en retirer l’État (~2M€), sans une analyse profonde des coûts induits en matière d’accidents, de gestion des effets en matière de santé, etc…
    L’État incapable de faire respecter la loi actuelle, certains élus préfèrent de ce fait, argumenter dans le sens d’une dépénalisation pensant ainsi assécher le trafic de cette substance dangereuse et en retirer un certain profit comme cela a pu se faire du temps de la régie des tabacs.
    https://www.la-croix.com/France/Politique/Cannabis-nouvelle-offensive-faveur-legalisation-2019-06-20-1201030286

  6. La démocratie -je schématise – c’est 51 % des votants VS 49 % des votants. 51 % des votants, c’est un quart du collège électoral.
    Tant que les 51 % (des votants ) – je schématise – auront intérêt à la poursuite d’un système, même terriblement destructeur, car ils ne jugeront pas qu’ils sont atteints par les destructions ou bien parce qu’ils en tireront un profit, rien ne changera.
    Par le jeu d’alliances diverses, par le mensonge et par la corruption, on trouvera toujours une majorité même minimale pour faire prospérer le capitalisme. L’important est de donner à croire aux électeurs dont on espère les votes qu’ils sont du bon côté, de ceux qui sont installés ou qui ont toutes les chances de pouvoir l’être bientôt. En France ce sont les retraités qui votent et font et défont les majorités. Aux USA les électeurs racistes de Trump sont encore majoritaires, non ? Et ils espèrent l’élimination des bouches inutiles.
    Réforme ou Révolution.? Appelez comme vous voudrez ces quelques propositions : Se tourner vers les abstentionnistes, leur parler pour enfin les comprendre, supprimer la propriété et les monnaies nationales. Organiser des communautés humaines de petite taille – pas plus de 10 000 personnes- aux rêves sages. Comment ? Je n’en sais fichtre rien. Juste une intuition révolutionnaire.

    1. @ Peska,
      Non, les électeurs racistes de Trump ne sont pas majoritaires et loin de là ! Trump a obtenu 3 millions de voix de moins que Hillary Clinton :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Élection_présidentielle_américaine_de_2016

      Le système américain a voulu, et ça peut se comprendre, élire le président par l’ étape des grands électeurs pour maintenir aussi un équilibre entre les États fédéraux. Il se trouve donc que Trump a pu gagner avec dans certains cas des avances de quelques milliers de voix … (le pire fut la victoire de W Bush , infâme ordure, arrachée par trucage de quelques centaines de voix en Floride)
      Tout va se jouer dans l’avenir sur cette bascule entre les « blancs » (WASP étant leur ancienne élite) et les autres « colored », inéluctablement majoritaires à terme. On peut ainsi en étant pessimiste imaginer une nouvelle sécession, éventuellement une guerre civile. Ou en étant optimiste imaginer qu’une victoire du socialisme aux USA permettrait de sortir de ce cauchemar voulu par un Suprématiste arrivé au pouvoir par un système électoral dépassé (et surtout jamais réformé, cf. les découpages).
      Je pense parfois que l’on pourrait être surpris … car l’Histoire est toujours surprenante pour le pire et pour le meilleur. Après tout, en France on met en place avec grand retard le reagano-thatchérisme ; aux E.-U. la gauche revient en force : ne pas se laisser prendre aux effets de miroirs médiatiques.

  7. Marion Maréchal profite de la division de la société. Les conservateurs sont affaibli, le PS est mourant, la gauche dans son ensemble désorientée et désunie, sans nouvelle idéologie « bankable »….Marion M. essaye de prendre des voix et sympathies un peu partout pour créer un block conservateur. Il ne faut la sousestimer, elle est intelligente et habile.

    1. L’urgence climatique et sociale Tu me fais douter de ma capacité à pas voter pour elle au prochaine sélection Si par un heureux hasard sa conviction va dans le bon sens.

      Je n’aurais jamais mais alors jamais cru dire ça.
      Olalalala Olalala
      Et voilà que ça m’affole !

      Par contre il Faudrait bien s’assurer qu’elle n’alimente pas trop l’anti immigration même si c’est un problème et que je préfère mon pays car c’est lui qui me fera survivre.

      Youpi

    2. Et elle « présente bien », contrairement à sa tante. Par contre, pas sûr de ce fait qu’elle puisse récupérer tout l’électorat du RN.

  8. @Paul Jorion
    Pas vraiment dans le sujet, quoique, sur ce blog… les sujets se tiennent, dont celui sur colibris et pic-verts…

    Pour passer de la réforme à la révolution, il faut une sérieuse motivation, la nécessité de comprendre, dans ses tripes…
    Et pour (bien) comprendre, comme le disait mon père, il faut « sentir »… pour lui, être passé par la Sibérie, Katyn et autres joyeusetés de guerre et d’après guerre. J’ai eu, comme vous, l’esprit occupé par les contingences matérielles que d’autres ne peuvent comprendre tant qu’ils ne sont pas passés par cette case.
    Mon espoir/optimisme se situe là: il faudra qu’une « majorité » y goûte. C’est assez bizarre et/ou paradoxal, n’est-il pas ?
    J’ajoute, en passant, qu’une des pires situations que je ne souhaite à personne, c’est d’être méjugé/déconsidéré à tort; genre de truc qui peut vous pourrir la vie. Le père de Pagnol, l’instituteur Joseph, le traduit très bien, dans un contexte qui peut paraître, aujourd’hui, très anecdotique, mais qui paralyse… empêchant de participer à la révolution.
    (voir « Le Château de ma Mère »).

  9. Tandis que dans l’indifférence générale..
    https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/26/referendum-adp-l-interieur-casse-le-compteur_1736096

     »  »  » Référendum ADP : l’Intérieur casse le compteur

    Une page permettant de facilement compter le nombre de soutiens à la proposition de loi a été rendue inaccessible mardi.

    Mauvaise nouvelle pour les valeureux (dont CheckNews) qui se sont lancés dans le décompte des soutiens à la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public d’ADP.
    Une fonctionnalité simplifiant le comptage quotidien des signatures a été bloquée mardi, au motif, indiqué à Checknews par le ministère de l’Intérieur, qu’ il n’est pas prévu que les citoyens aient accès au décompte , ce dernier étant la prérogative du Conseil constitutionnel
    . »  »  » ….

    1. Dans le Canard de la semaine dernière, extraits:
      « ADP le crash de la privatisation »
      « En privé, Emmanuel Macron ne cache pas qu’elle est devenue impossible ».
      « Et il ne faut pas faire comme si le référendum n’existait pas »
      « Ce respect des institutions est admirable et totalement innocent, évidemment ».

    2. à mon avis ils font un très mauvais calcul….dans l’angoisse de ne pas être assez nombreux, les gens vont se précipiter, pour être certain que leur voix ne manquera pas à l’échec du projet

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.