Le passe sanitaire réhabilite la vision du « bien commun », par Kim Gordon-Bates

Je suis en désaccord avec ceux qui s’opposent au passe sanitaire obligatoire tant il me semble être une reprise opportuniste façonnée non selon l’urgence médicale présente mais par une considération bassement politicienne, commune à presque toute la gauche en France – et effet, il est assez pittoresque et révélateur qu’au Royaume Uni, la gauche demande des mesures plus fermes et contraignantes du gouvernement Johnson (qu’on n’aime mais alors vraiment pas du tout) alors qu’en France cette même gauche (et écolos) s’insurge contre de telles mesures au nom de la “liberté individuelle”. Il me semble que face à Macron (!), et peut être depuis quelque temps, la gauche française (et les écolos !) ont perdu d’esprit (sinon de vue) la notion de « bien commun ». Certes dans le passé, la gauche, stalinienne notamment, mettait en avant ce concept pour réprimer les libertés individuelles au nom du Parti car l’intérêt de classe primait sur l’individu. C’était notamment une époque où le PC et d’autres formations à gauche estimaient que le féminisme et l’écologie pour ne citer que ces deux considérations-là n’étaient que des considérations « petites-bourgeoises » et se régleraient naturellement avec la « dictature du prolétariat ». Bon, on a vu ce que cela a donné – et ce n’était en fin de compte pas si différent de la vision fasciste qui remplace « classe » par « race » ou « nation ».
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“… les trésors retrouvés de Louis-Ferdinand Céline” : une remarque

Le quotidien Le Monde titre : Des milliers de feuillets inédits : les trésors retrouvés de Louis-Ferdinand Céline, par Jérôme Dupuis.

Mon statut d’abonné m’autorise à mettre des commentaires. Voici celui que je viens de mettre en ligne :

Les manuscrits perdus d’une canaille méritent-ils le nom de “trésors” ? Trésors de quoi ? De l’art d’écrire, coupé de toute réalité humaine ? À quoi sert d’écrire de belles phrases si c’est pour faire apparaître en surface l’horreur la plus abjecte tapie en certains d’entre nous, dont l’espèce ferait volontiers l’économie ?

Céline, “grand écrivain” ? Heidegger “grand philosophe”, malgré sa militance – pas juste une carte d’adhésion – au sein du Parti national-socialiste ? Combien de temps rangerons-nous encore l’éthique au magasin des accessoires, sous prétexte qu’existent pour voiler l’infamie, des phrases bien faites ?

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Comment le capitalisme va sauver le climat, par Terence

Un article du Guardian annonce que “L’assureur britannique Prudential travaille avec la Banque asiatique de développement sur un projet de rachat de centrales électriques au charbon en Asie afin de les fermer d’ici 15 ans.”
Prudential in talks to buy out and shut coal-fired plants in Asia | Coal | The Guardian

Assiste-t-on à un phénomène indiquant que le capitalisme va œuvrer en faveur de la survie de l’espèce ?

“Comment va réagir le capitalisme face à la destruction de la Biosphère et du climat ?” Paul Jorion et d’autres observateurs ont souligné la possibilité que le capitalisme, les grands capitalistes dans le monde, agiraient un jour ou l’autre de manière décisive pour “régler le problème du climat et de l’environnement à leur manière”, vu que les Etats avaient échoué à le faire.

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Les anthropologues et le “New Age”

Sir Edward Burnett Tylor (1832 – 1917) est considéré à juste titre comme l’un des pères fondateurs de l’anthropologie sociale. Il considéra que la classification des êtres humains à partir de traits physiques – comme la forme de leur crâne – ne débouchait que sur des impasses et proposa de répertorier plutôt les cultures humaines à partir de leurs institutions. L’anthropologie sociale et culturelle était née.

Tylor n’en était pas moins un réformiste convaincu que les sciences humaines s’étaient vues confiée une mission dans le déroulement évolutionniste qu’il distinguait, de l’état sauvage à la barbarie pour parvenir ensuite à la civilisation. Le rôle de l’anthropologue affirmait-il est d’éradiquer la superstition.

Qu’est-ce que la superstition ? Les croyances irrationnelles reflétant la dimension de stupidité foncière difficile à éliminer de la nature humaine, lui faisant croire qu’il existe des raccourcis exploitables dans l’ordonnancement rationnel du monde, raccourcis auxquels des initiés auraient accès.
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Covid-19 : Le point au 1er août

Ante-scriptum : Avant que je ne passe à la suite, nous sommes le 1er août et vers 8h30 le chauffage s’est remis en marche chez moi (comme il l’a fait à plusieurs reprises début juillet). En rapport avec l’affaiblissement du Gulf Stream ?

Sinon, sur le front du Covid-19 : une nouvelle vague bien marquée dans le monde, en particulier aux États-Unis (5e vague). La France est au début de sa 4e vague. Fait notable : une décrue au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, sans qu’il y ait eu confinement.

France :

Monde entier :

États-Unis :

Royaume-Uni :

Pays-Bas :

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Double deuil, mon œil !, par Terence

À propos de ma vidéo “Double deuil” de ce matin.

– Edgar Morin vient de fêter ses 100 ans. Je ne connais pas ton état de santé mais il n’est pas impossible que tu ne sois qu’à 75% de ton temps de vie 😉 . Néanmoins je suis d’accord qu’il est rationnel à cet âge de “mettre en ordre ses papiers”. Une fois que cette formalité est réalisée, une fois le devoir psychanalytique et philosophique accompli (avoir appris à mourir à soi-même), au fond, on peut alors profiter d’une certaine sérénité, durant les éventuelles 25 années qui suivent.

– J’ai déjà investigué aussi l’hypothèse que mon propre souci de l’extinction de l’humanité n’était qu’un paravent destiné à masquer habilement, sous le couvert grandiloquent et commode de la philanthropie, ma propre peur égoïste de ma propre mort. La psychanalyse, c’est sa force, a tendance à réduire à des choses peu glorieuses toutes les élucubrations et grandiloquences de l’esprit…
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Dusty Hill (1949 – 2021), par Benjamin

Dusty Hill, bassiste de ZZ Top, est mort (annonce de Billy Gibbons et Frank Beard).

Dire que ce groupe s’est fait connaitre avec un titre qui parle d’une maison close (Chicken Ranch) dans un petit patelin du Texas (La Grange) le tout sur fond de clin d’œil à John Lee Hooker (Boogie Chillen pour l’intro du morceau et le fameux « how how how » de Boom Boom Boom) dont le groupe était fan en 1973.

Dans une interview au magazine Spin en 1985, Dusty Hill, se souvenait y être allé au Chicken Ranch quand il avait treize ans, au moment de devenir un homme… Les gros mots y étaient interdits. Tout comme l’alcool. Et la patronne, Miss Edna, n’avait pas l’air commode. Ça n’empêchait pas les ouvriers des champs de pétrole et les sénateurs de s’y retrouver avec les ados.

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« Dix-sept portraits de femmes » XXXVII. La femme qui chante et qui danse

Voilà ! C’est terminé ! Il me reste une chose à faire, recomposer tout cela pour en faire un vrai livre, parce que – certains l’auront noté – j’ai un peu bricolé le manuscrit de 2003, selon mon inspiration du jour, alors qu’il n’était déjà pas dans un ordre tout à fait logique. J’intégrerai aussi “Comment on apprend l’anglais” et “Silver Girl” billets publiés ici l’année dernière, et peut-être mon enquête sur ce qu’Antonioni pense des femmes. Bonne lecture en tout cas de cette conclusion, à l’intention de toutes et de tous.

Daisy est réapparue hier sous la forme d’une enveloppe bourrée de courrier qui m’est destiné, qu’un service postal trop zélé a décidé de détourner désormais entièrement vers sa nouvelle adresse. Elle me le fait suivre sans commentaire. Et je me réveille aujourd’hui en fredonnant un air qui me poursuit ensuite durant toute la matinée : 
« Et si je consacrais suffisamment de temps à t’écouter, 
Je trouverais le moyen de me convaincre que tout ce que tu disais était vrai, 
Mais je sais que tu mentais éhontément, pendant que je pleurais, 
Et tout ça ne m’empêcherait pas, une fois encore, 
De tenter de trouver des raisons de te croire. » 

C’est plus joli en anglais puisque-là, on peut faire beaucoup plus court et que ça rime : 

« If I listened long enough to you
I’d find a way to believe that it’s all true
Knowing that you lied
Straight-faced while I cried
Still I look to find a reason to believe. »

Et je reconnais les premiers vers d’un standard de l’immédiat avant-hippie : le Reason to Believe de Tim Hardin. 


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Covid-19 : Les anti-vaxs

Je regardais attentivement hier le visage de ces citoyens américains qui expliquaient pourquoi ils ne voulaient pas se faire vacciner. Si c’était une opposition d’ordre politique ou disons “idéologique”, ils viendraient à peu près tous avec la même explication, mais ce n’est pas le cas : il y a au moins une douzaine d’explications différentes. Du coup, une question qui me vient : “Et si c’était simplement des phobiques de la piqûre, inventant n’importe quoi comme explication plutôt que d’admettre que les piqûres les font flipper ?”.

Si c’est de cette manière-là que leur opposition au vaccin s’explique, ne pourrait-on pas faire des vaccins anti-Covid 19 sous forme buvable, comme c’est le cas pour certains ?

Mise à jour le 27 juillet :

Quand j’ai écrit avant-hier ce billet de cinq lignes, je me suis dit que mon explication était sans doute tirée par les cheveux. Mais je viens de regarder la vidéo ci-dessous et je me dis que mon hypothèse rend compte peut-être d’une proportion importante des cas : plutôt que des endoctrinés ou des gens trop stupides pour comprendre le principe de la vaccination, avec les anti-vaxs on a peut-être essentiellement à faire à des gens qu’une piqûre terrorise.

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