SOLIDAR.CH

15 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

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Y a des solutions à tout !, par Julio Béa

15 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité. Une réponse aux inquiétudes de Zébu : Un fléau qui ne nous affligerait que depuis vingt ans ?

Le mouvement, le progrès ne sont possibles que si une démocratie généralisée dans tout le corps social imprime à la vie collective une jeunesse constamment renouvelée. La démocratie n’est efficace que si elle existe partout et en tout temps. Pierre Mendès France, La République moderne, 1962

Puisqu’il n’est apparemment pas possible de réformer la France et les Français, ne pourrait-on pas proposer de les dissoudre au moins provisoirement ? Juridiquement, ça ne pose pas de problème car le néolibéralisme sait libérer l’innovation dans tous les domaines et ce serait une erreur d’ignorer les avantages de cette technique qui structure notre siècle – et le détruit aussi sûrement mais ce n’est pas le sujet.

Il est dorénavant accepté qu’on ne s’attaque plus à l’arme blanche, ni à feu, mais à coups de virus informatique ou de manipulations juridiques avec la protection de porte-avions US en cas de besoins ultimes : c’est ainsi que les principautés périphériques de la France ont mis le pays à genoux avec l’aide de multiples paradis pirates, autant de trous noirs où disparaissent en toute sécurité les produits financiers du monde entier. Soyons réaliste, les pays qui ont encore une armée perdent leur argent et leur temps et il leur faut faire des économies. Par contre un pays qui investit dans l’informatique et le juridique peut espérer régner sur le monde à partir de quelque paradis pirate ou même virtuel. « Ils » ont donc eu la peau de notre armée sans coup férir. On ne peut que s’incliner bien bas devant les succès de ces principautés et de leurs gardes folkloriques plus efficaces que des rafales. Tant d’efficacité laisse sans voix.

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Keynes et le mystère du taux d’intérêt (III) L’intérêt en tant que part d’une richesse nouvellement créée

15 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

L’exemple historique du type de contrat économique connu sous le nom de métayage offre la meilleure illustration possible de la question que je tente d’éclairer ici : celle du taux d’intérêt. C’est la raison pour laquelle je l’utiliserai comme le « patron » sur lequel modeler mon raisonnement.

Le métayage met deux parties en présence : le propriétaire de la terre (du bateau, de l’usine, etc.) et le métayer à proprement parler : le paysan (le matelot, le travailleur à la pièce, etc.).

Grâce aux avances de différentes natures rassemblées pour permettre une activité productive, un surplus a pu être généré. Ainsi, un épi a pu grandir à partir d’un grain unique initialement planté. Le surplus obtenu est alors partagé entre les deux parties ayant consenti des avances : le propriétaire terrien et le métayer, selon les termes reflétant le rapport de force réglant leur relation réciproque. Pour ce qui touche à ce rapport de force, chacune des parties se trouve affaiblie ou renforcée selon qu’il existe ou non une concurrence aiguë au sein de sa propre catégorie : des propriétaires terriens avec des terres en friche en grand nombre, face à des métayers éventuels offrant leur force de travail en faible nombre ou, à l’inverse, peu de propriétaires terriens face à de très nombreux métayers éventuels.

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Keynes et le mystère du taux d’intérêt (II) L’homme Keynes

14 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Si l’on entend rebâtir une science économique digne de ce nom, pour laquelle l’on puisse retirer les guillemets que l’on est tenté d’ajouter machinalement aujourd’hui au mot « science » dans l’expression, le lieu dont il faut repartir est l’œuvre de John Maynard Keynes, et ceci en dépit des nombreuses faiblesses de sa théorisation économique, faiblesses de plus en plus criantes d’ailleurs depuis que son décès en avril 1946 mit un point final à ses efforts constants de faire de chacun de ses textes, une version perfectionnée de ceux qui le précédaient.

Comme je l’ai mentionné précédemment, Keynes nous a aidés dans le ravalement nécessaire de son œuvre en attirant notre attention sur les points faibles de son argumentation, en y plantant le fanion signalant soit un « mécanisme psychologique », soit un mécanisme psychologique réduit à sa forme élémentaire, à son « degré zéro », qu’il couvrait du terme de « conventionnalisme », à savoir prendre pour argent comptant la représentation « toute faite » qui ne demande pas même que l’on réfléchisse, que l’on exerce sa faculté de penser.

Ce sont en effet ces références hâtives à des mécanismes psychologiques, qui ne sont chez Keynes qu’autant de « boîtes noires », qui signalent avec le plus de sûreté une articulation manquante dans sa construction théorique, et c’est à ces endroits précis qu’il convient de proposer autre chose, pour faire se rejoindre les deux bords sur lesquels les explications valides qu’il a par ailleurs offertes, se sont arrêtées, en raison de sa perplexité quant à ce qu’il aurait fallu mettre là. Lacunes, vides, où Skidelsky, biographe de Keynes, a repéré à très juste titre l’absence constituant un manque, d’explications d’ordre historique ou sociologique. Points stratégiques pour compléter et peut-être achever l’édifice et remplacer les fiches déposées là provisoirement, censées renvoyer au fonctionnement impénétrable de la psyché, par des explications invoquant l’homme dans l’autre de ses dimensions : en tant que zoon politikon, selon l’expression d’Aristote, en tant qu’animal social, partie prenante d’un tout doté d’une organisation, et susceptible d’être pleinement compris seulement quand c’est dans ces termes là.

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QUE LES PAUVRES AILLENT SE FAIRE FOUTRE !

14 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

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Keynes et le mystère du taux d’intérêt (I) Mécanismes psychologiques et conventionnalisme

14 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

John Maynard Keynes n’était pas économiste de formation mais mathématicien. Il disposait également d’un bagage substantiel en philosophie, conséquence d’une éducation secondaire au sein de la prestigieuse « public school » d’Eton, suivie d’une éducation supérieure dans l’environnement tout imprégné de philosophie dans la tradition médiévale, qu’est l’université de Cambridge. Il deviendrait bien sûr une autorité dans le domaine de la « science » économique mais au même titre qu’il serait également une autorité au sein du monde bancaire ou dans la gestion des affaires de l’État.

L’éclectisme de Keynes explique son style très particulier en matière de théorie économique : faisant appel d’une part à la théorie économique de son temps ainsi qu’à celle de ses prédécesseurs, recourant d’autre part à tout à ce que peut offrir le monde autrement plus vaste de la culture dans son ensemble. C’est là la raison majeure pourquoi il nous faut revenir à Keynes chaque fois que s’impose, comme c’est le cas aujourd’hui, le sentiment d’une urgence dans la tâche de reconstruction de la science économique, en raison du fait que quelque chose a manifestement très mal tourné pour la pensée économique. On ne peut s’empêcher de penser à la catastrophe qu’a constituée l’incapacité des économistes contemporains (à l’exception d’une poignée d’entre eux – je ne me compte pas parmi eux, n’étant pas économiste de formation) à prévoir une crise pourtant aussi destructrice que la crise des subprimes, et ensuite, lorsque celle-ci prit toute son ampleur, à proposer des solutions susceptibles d’être mises en application.

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Un fléau qui ne nous affligerait que depuis vingt ans ?, par Zébu

14 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité.

La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement un bulletin dans une urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis à se désintéresser, s’abstenir, se taire, pendant cinq ans. Elle est action continuelle du citoyen, non seulement sur les affaires de l’État, mais sur celles de la région, de la commune, de la coopérative, de l’association, de la profession. Si cette présence vigilante ne se fait pas sentir, les gouvernants (quels que soient les principes dont ils se recommandent), les corps organisés, les fonctionnaires, les élus, en butte aux pressions de toutes sortes de groupes, sont abandonnés à leurs propres faiblesses et cèdent bientôt soit aux tentations de l’arbitraire, soit aux routines et aux droits dits acquis. Le mouvement, le progrès ne sont possibles que si une démocratie généralisée dans tout le corps social imprime à la vie collective une jeunesse constamment renouvelée. La démocratie n’est efficace que si elle existe partout et en tout temps. Pierre Mendès France, La République moderne, 1962

Un fléau qui ne nous affligerait que depuis vingt ans ?

Plutôt depuis des centaines, des milliers d’années sans doute …

Ceux-ci ? Ils ont le même visage que ceux qui soutiennent telle autre faction dans la « lutte pour le pouvoir ».

J’ai eu la chance (je pense que c’est une chance) de voir ce phénomène à l’œuvre de l’intérieur, d’assister par erreur à des réunions auxquelles je n’aurais pas dû assister. Et si l’on saisit bien la chose, de comprendre que c’est ainsi partout et depuis toujours.

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APRÈS LA BANQUE, L’ASSURANCE DE L’OMBRE… par François Leclerc

13 avril 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

Les compagnies d’assurances seraient-elles des parangons de vertu comparées aux banques chargées de tous les pêchés du monde financier ? Pas si sûr ! Leur activité d’assureur n’étant par nature pas porteuse des risques du même type que celles de la banque, devant réglementairement détenir des réserves au prorata des risques de sinistre encourus. Mais la contrainte a été savamment contournée dans le cadre de l’assurance de l’ombre

Deux chercheurs – Ralph S.J. Koijen (London Business School) et Motohiro Yogo (Fed de Minneapolis) – ont analysé le mécanisme utilisé dans une étude publiée sous le titre « Shadow Insurance ». Suivez la piste : 1/ pour ne pas constituer de réserves, les assureurs vendent leurs contrats à des réassureurs, qui ne sont pas assujettis aux mêmes contraintes. 2/ Le hasard faisant bien les choses, ces réassureurs sont leurs propres filiales, qualifiées de captives car elles n’ont d’activité qu’avec leur maison-mère. 3/ Afin de financer leurs acquisitions auprès de leurs maisons-mères ces filiales se tournant vers les banques. 4/ Les maisons-mères se portent caution auprès des banques. A l’arrivée, les assureurs se sont affranchis de la constitution des réserves tout en restant exposés au risque ! Afin de joindre l’utile à l’agréable, ils installent souvent leurs filiales captives dans un État américain ou un pays européen au régime fiscal avantageux, l’Irlande et le Luxembourg sont en Europe appréciés.

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Paul Jorion pense tout haut le 13 avril 2014 à 7h51

13 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

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Nous, l’Allemagne, et les Allemands

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Bécherel, Fête du livre, Tran(s)missions, le 19 avril 2014

12 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Bécherel 1Bécherel 2Bécherel 3Bécherel 4
 

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Messieurs les riches, encore un effort (bis), par Max Berthy

12 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité. En écho à Messieurs les riches, encore un effort, par Julien Alexandre.

Mon footing habituel du matin se termine au bout de la jetée du Quai des Milliardaires, à Antibes.

Depuis longtemps, je ne prête plus guère attention à la présence des méga-yachts ordinaires s’alignant ici, du calibre de ceux qui sont classés dans la liste des 10 plus gros navires privés du monde.

La masse énorme du Sarafsa (82 mètres) du Prince Fahad (Arabie saoudite) me cachait hier la vue du Fort Carré quand ma vision périphérique fut attirée par une structure atypique ici, stationnant à côté du palais flottant : un navire… mais un vrai celui-là ! taillé visiblement pour la haute mer et les déferlantes immenses et glacées que l’on ne rencontre ni à Saint-Tropez ou à Capri. Une merveille technologique de 67 mètres, gris acier, dotée d’un puissant mât de charge de 6 tonnes que je sentais dur à la tâche et la poupe équipée d’une immense plate-forme pour hélicoptère gros porteur.

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Titrisation : RIEN NE LES ARRÊTERA ! par François Leclerc

12 avril 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

La dernière trouvaille de nos banquiers centraux européens, Mark Carney pour la Banque d’Angleterre et Mario Draghi pour la BCE, est de cosigner une véritable pétition réclamant la baisse des barrières réglementaires qui font obstacle à la relance de la titrisation de créances. Une initiative d’autant plus marquante que Mark Carney est également le président du FSB (Conseil de stabilité financière), l’organisme international chargé de chapeauter tous les acteurs de la régulation. Nous étions habitués à ce que les règlementations soient assouplies sous la pression des lobbies financiers, mais nous n’avions pas encore vu le responsable suprême de la régulation proposer de revenir sur celle-ci !

L’objectif affiché est de donner le coup de pouce final aux multiples efforts déjà entrepris afin de relancer le crédit aux entreprises et de favoriser la croissance. Avec comme justification à cette remise en cause de certaines dispositions de Bâle III (pour les banques) et de Solvency II (pour les assureurs) qu’il faut distinguer la titrisation dangereuse de l’innocente – à laquelle est attribuée « une valeur sociale de long terme » – en se référant aux propositions de l’EIOPA, le régulateur européen des compagnie d’assurance. La titrisation n’a pas connu en Europe les errements américains et il ne faudrait pas la pénaliser par des règles adaptées au seul marché américain (où elle se relance au demeurant). Le tour ensuite serait joué, les émetteurs des nouveaux titres allégeant leurs bilans et pouvant accorder de nouveaux crédits, les acquéreurs de ces titres pouvant les utiliser comme collatéral pour garantir leurs transactions. À se demander, vu la menace de pénurie de telles garanties, si toute l’opération n’aurait pas comme réel objectif d’y remédier…

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VOUS LES CROYEZ ENCORE, VOUS ? par François Leclerc

11 avril 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

En application d’un calendrier parfait, Angela Merkel rend aujourd’hui visite à Antonis Samaras, le premier ministre grec, afin de conforter l’idée que le pire est passé et dans le but de distancer Syriza aux élections municipales et européennes à venir. Un geste calculé qui éclaire l’émission obligataire d’hier, dont la vocation était de permettre d’affirmer le retour de la confiance des marchés. Les Grecs sont pauvres mais sauvés !

Mais les résultats de cette émission à cinq ans sont inquiétants plus qu’autre chose, précisément en raison de leur succès mirobolant. Plus de 21 milliards d’euros de demandes auraient été enregistrés par les banques pour cette émission syndiquée de finalement 3 milliards d’euros : cela a été la ruée, l’opération ayant été bien orchestrée ! D’où provient cependant cet appétit glouton pour la dette d’un pays dont le montant représente 175% du PIB et dont on ne voit pas comment il échappera à une nouvelle restructuration ? Les marchés ne cherchaient-ils tout simplement pas à réaliser une bonne affaire dans l’immédiat ? Dans une situation de faible inflation, le coupon de 4,75% est des plus attrayants, surtout s’il est imprudemment parié que la BCE va mettre en œuvre le programme d’achats de titres qu’elle a déclaré tenir prêt, ce qui permettrait de lui céder ensuite les obligations achetées.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 11 AVRIL 2014

11 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Sur DailyMotion, c’est ici. Meilleur son que sur YouTube, mais risque de pub !

Le curé chantant

Les bisons galopant

BFM Business, L’invité d’Hedwige Chevrillon, le 9 avril 2014

Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer, 1973

La petite lumière sur Mars

Le principe anthropique

Comprendre les temps qui sont les nôtres, Odile Jacob 2014

Claude Lévi-Strauss et Jacques Lacan

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Internet : UNE GOUVERNANCE DE PLUS QUI FAIT DÉFAUT, par François Leclerc

10 avril 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

L’avenir et la gouvernance d’Internet vont être à l’ordre du jour du NetMundial de São Paulo des 23 et 24 avril prochains. Si le sujet est à la mesure de l’importance du rôle international que joue désormais le réseau dans tous les domaines – culturel, social, et de plus en plus économique – il est cependant peu probable que la résolution finale aille au-delà de formulations très générales : les gouvernements et les différents acteurs d’Internet sont dans une phase d’observation destinée à durer faute de solution. En témoigne l’avant-projet de résolution finale de la Conférence, révélé par Wikileaks. La gouvernance d’Internet réclame des solutions qui restent à construire, mettant en évidence la nécessité d’une instance internationale susceptible d’en garantir l’intégrité, qui brille par son absence.

Deux dangers menacent Internet : sa balkanisation qui résulterait de la structuration de réseaux nationaux sous la coupe d’États les contrôlant, dont la Chine est l’exemple le plus abouti à ce jour, et l’instauration d’un réseau à deux vitesses sous l’impulsion des acteurs commerciaux d’Internet, auquel s’oppose son principe fondateur de neutralité. Dans les deux cas, les tentations sont grandes. Le premier ministre turc Tayyip Recep Erdogan l’a tout dernièrement montré en coupant l’accès à Twitter et YouTube, tandis que les pressions pour moduler les tarifs de la bande passante se font insistantes aux États-Unis, notamment des opérateurs de télécom. Pour des raisons opposées, face aux inquisitions de la NSA, le gouvernement allemand avait envisagé – et semble-t-il abandonné – la mise en service d’un Internet des 26 pays européens de l’accord de Schengen, reposant sur le même mode de ses frontières surveillées. Edward Snowden en a nié l’efficacité, conduisant les Brésiliens à abandonner un projet similaire.

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Un vent nouveau se lève dans l’Église grâce au Pape François

10 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

C’est du moins la façon dont j’interprète ceci :

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De l’orgueil de l’homme face à la nature et à l’économie, par Loïc Steffan

10 avril 2014 par Julien Alexandre Commentaires fermés

Billet invité

L’actualité récente a fourni une conjonction d’événements qui rappellent la fragilité de notre système. La panique autour de la supposée fuite des bisons à Yellowstone a mis en lumière l’existence d’une caldera potentiellement dangereuse aux Etats-Unis. L’éruption solaire de classe M a fourni des images magnifiques mais une orientation légèrement différente aurait pu paralyser tous les systèmes de communication. L’éruption du Tungurahua ou même les séismes au Chili montrent qu’un aléa pouvait paralyser l’activité humaine. La Californie attend le « big one » avec une insouciance qui n’a d’égale que la gestion du nucléaire Japonais installé dans un pays à forte sismicité. Faisons comme si rien n’était mais ces événements à la fréquence statistique non négligeable indiquent, s’il le fallait, que notre système économique est non résilient. Fukushima peut se reproduire et nous ne pourrons plus dire que nous ne savions pas.

Dans le même temps les peuples européens s’exaspèrent face à l’austérité et les dirigeants promettent la croissance qui ne vient pas et qui risque de ne jamais revenir au niveau nécessaire.

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Penser l’économie autrement, Paul Jorion & Bruno Colmant

10 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Couverture choisiePenser l’économie autrement

(à paraître en septembre)

Quelque chose s’est fissuré dans l’économie. La crise que nous vivons aujourd’hui est la plus grave depuis celle des années 1930. Ce sont même plusieurs crises (économique, financière, environnementale) qui se combinent en une seule crise de taille gigantesque. De profondes tensions sociales se cachent derrière l’immense dette publique que nous avons bâtie. Le chômage des jeunes atteint des niveaux insoutenables alors que l’emploi est confisqué par des ordinateurs et des robots. L’euro n’est plus un projet fédérateur, en déconnexion avec les réalités de l’économie, ses erreurs de conception apparaissent au grand jour.

Mais il ne tient qu’à nous de transformer cette crise en une véritable opportunité de changement. Paul Jorion, qui a prévu la crise des « subprimes » aux États-Unis,  ne se définit pas comme économiste (il est anthropologue), mais jette depuis plusieurs années un regard alternatif sur l’économie. Bruno Colmant, avec son passé de banquier et d’ancien directeur d’une Bourse de valeurs, est plutôt catalogué à droite de l’échiquier.  Ensemble, au fil de leur dialogue, ils nous prouvent que l’on peut penser l’économie autrement.

Paul Jorion est détenteur de la chaire « Stewardship of Finance » à la Vrije Universiteit Brussel et chroniqueur au journal Le Monde

Bruno Colmant  est  professeur de finance et membre de l’Académie Royale de Belgique

Marc Lambrechts est chroniqueur économique et financier au journal L’Echo à Bruxelles.

 

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Hongrie : Le gâteau, les miettes et la poubelle, par Michel Leis

10 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité.

La reconduite du Fidesz, le parti de Viktor Orban à la tête de la Hongrie mérite d’être analysée à plus d’un titre. Les bonnes âmes souligneront une loi électorale taillée sur mesure, qui permet à la coalition populiste au pouvoir d’obtenir les deux tiers des sièges dans l’assemblée avec 44,5 % des voix. Elles invoqueront une opposition muselée, l’absence de liberté de la presse et d’autres facteurs qui disqualifient la Hongrie aux yeux de tous les démocrates sincères.

Il ne faut pourtant pas se leurrer, ces restrictions apportées à l’exercice de la démocratie ne suffisent pas à elles seules à expliquer la victoire du Fidesz, sans compter les 20 % obtenus par le Jobbik, ce parti d’extrême droite qui pourrait permettre demain de constituer une majorité alternative en cas de défection de son allié de coalition. En tout état de cause, un remord tardif du parti Chrétien Démocrate reste hypothétique, sa participation dans un gouvernement qui ne porte pas vraiment des valeurs chrétiennes n’a pas eu l’air de le gêner jusque-là et c’est une caution vis-à-vis de l’Europe à laquelle tient le Fidesz.

Cette victoire va être observée par tous les partis populistes européens qui pourraient bien voir dans le programme du parti de Viktor Orban la matrice d’un programme à succès.

En quoi consiste ce programme ? Un gros gâteau pour le monde économique, des miettes pour le peuple, et pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir trouvé leur place dans le train de l’économie triomphante, la poubelle.

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Messieurs les riches, encore un effort, par Julien Alexandre

10 avril 2014 par Julien Alexandre Commentaires fermés

Billet invité

Nous vous avions récemment présenté les principaux enseignements de la dernière étude d’Oxfam sur la concentration de la richesse mondiale. Un des chiffres qui avait le plus attiré l’attention était le suivant : les 85 personnes les plus riches au monde possédaient autant que les 3,5 milliards les plus pauvres.

Le calcul effectué par Oxfam était basé sur le classement Forbes 2013. Or, une rapide actualisation en utilisant le classement 2014 permet d’aboutir à un nouveau chiffre : les 67 plus riches de 2014 valent autant que les 85 de 2013. Pourquoi ? Parce que les plus riches se sont enrichis entre 2013 et 2014 de façon exponentielle. Grâce à quoi ? À la machine à concentrer la richesse qu’est le capitalisme et son mécanisme de versement d’intérêts. On peut présenter la chose autrement : dans certaines grandes entreprises, l’écart de rémunération entre le salaire médian et celui du PDG peut atteindre un rapport de 1 à 400, c’est-à-dire que le PDG « vaut » 400 de ses employés. Les chiffres dont nous parlons ici sont d’un autre ordre : chacune de ces 67 fortunes « vaut » 52 millions de pauvres. Bill Gates, l’homme le plus riche du monde, en « vaut » 156 millions à lui tout seul. Quel homme !

Si désormais il ne faut plus que 67 des plus grosses fortunes pour égaler le patrimoine de la moitié la plus pauvre de la population mondiale, les paris sont ouverts : combien de temps encore avant qu’une seule personne ne possède autant que les 3,5 milliards de plus pauvres ? Au rythme actuel, ce sera probablement le cas avant la fin de cette décennie.

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