Vol MH 17 : UN DEAL EST UN DEAL ! par François Leclerc

21 juillet 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

Vladimir Poutine vient de commencer à remplir sa part du contrat en déclarant ce matin que « la Russie fera tout ce qui est en son pouvoir pour que le conflit passe d’une phase militaire à une phase de négociations pacifiques par des voies exclusivement diplomatiques ». L’échange de bons procédés négocié par la Chancelière allemande connait un début d’application : la Russie ne sera pas mise en cause à propos du tir du missile ayant abattu l’avion de Malaysia airlines et va en contrepartie s’engager dans des négociations politiques à propos de l’Ukraine. Angela Merkel a pris le risque que ces négociations tournent court ultérieurement sous un prétexte quelconque, sauf à révéler ultérieurement ce qui est a priori destiné à rester un mystère non élucidé. Attendons de voir comment les autorités américaines vont réagir et ce que les ministres des affaires étrangères européens réunis ce soir diront, et enregistrons que David Cameron, le « cousin » britannique, a demandé une enquête complète sur ce qui s’est passé dans un article écrit pour le Sunday Times, impliquant la Russie et lui demandant non seulement d’encourager un cessez-le-feu en Ukraine mais de rendre disponible toutes les informations dont elle dispose à propos du crash…

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Tout fout l’camp ! (1937), paroles de Raymond Asso, musique de Juel

21 juillet 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

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FAUX DÉBAT A PROPOS DE LA POLITIQUE DE LA BCE, par François Leclerc

21 juillet 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

Le débat à propos de l’achat de titres obligataires par la BCE se poursuit, sans que celle-ci ne donne actuellement signe de s’y engager, en dépit de rumeurs persistantes l’annonçant pour plus tard. Il s’inscrit dans le contexte d’avis opposés délivrés par le FMI et la Banque des règlements internationaux (BRI) sur les dangers comparés de la déflation et de la création de bulles d’actifs, et sur la politique que les banques centrales doivent en conséquence mener. Le premier, comme vient de le rappeler Christine Lagarde à propos de l’Europe, met en garde car « une inflation obstinément basse peut gravement nuire à la croissance » et « alourdir le poids de la dette. » La seconde minore les conséquences de la déflation et développe un point de vue restrictif sur la poursuite des opérations d’assouplissement quantitatif (achats de titres obligataires) en cours de la Fed, sur laquelle celle-ci laisse prévoir son arrêt à l’automne, ainsi que sur sa politique de taux proche de zéro.

Toujours inspiré par la crainte d’une bulle immobilière en Allemagne, Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances, a sur cette question une opinion arrêtée dont il ne démord pas : appelant la BCE a intervenir, il a déclaré « Nous ne pouvons pas abandonner aux seuls régulateurs des États la tâche d’éviter les bulles. Les banques centrales doivent avoir cela en tête dans leurs décisions sur la masse monétaire ». Pour répliquer à ceux qui demandent une intervention destinée à affaiblir l’euro par rapport au dollar, il rétorque : « Je ne fais aucun cas des discussions politiques sur le taux de change, il est fixé par le marché. Quand la politique s’en mêle, cela ne donne jamais de bons résultats. »

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L’explication du prix par le rapport de force (V) Le « prix » d’un emprunt ou d’une obligation (deuxième partie)

21 juillet 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

(I) Quand plusieurs mécanismes se greffent les uns sur les autres
(II) Keynes et le double mécanisme de détermination du prix
(III) L’intervention du temps dans la détermination du prix
(IV) Le « prix » d’un emprunt ou d’une obligation (première partie)

Résumons ce que j’ai expliqué dans Le « prix » d’un emprunt ou d’une obligation (première partie). Mis à part les tombées d’intérêt, il existe deux moments majeurs dans la vie d’un emprunt : son émission et son échéance. Entre ces deux moments existe une période durant laquelle il peut être acheté et vendu sur un marché secondaire.

Le premier moment est sa naissance sur un marché primaire où son prix se détermine, ce « prix » étant alors son taux d’intérêt : c’est la partie du contrat véritablement négociable à cet instant entre prêteur et emprunteur. Le taux d’intérêt a deux composantes : le rendement marginal du capital et la prime de crédit. Les deux composantes du taux sont déterminées indépendamment l’une de l’autre, la première partie est universelle : elle dépend du marché des capitaux dans son ensemble, la seconde partie est singulière : elle est propre à l’emprunt spécifique lui-même.

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Le Souchon quotidien de l’été : Le bagad de Lann-Bihoué

21 juillet 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

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Vol MH17 : UNE GROSSE ARÊTE DANS LA GORGE, par François Leclerc

20 juillet 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

En choisissant de fermer les yeux, Angela Merkel et François Hollande ont sciemment décidé de laisser passer l’occasion d’imposer un cessez-le feu en Ukraine et de porter un coup d’arrêt au soutien russe aux séparatistes ukrainiens de l’Est. Et les autorités américaines – qui pointent du doigt les Russes – peuvent difficilement rendre publics les éléments dont ils disposent sans prendre à contrepied leurs alliés européens. Une division qui n’est pas nouvelle vis à vis de la Russie et dont Vladimir Poutine a usé et abusé.

Depuis le début des évènements ukrainiens, ce dernier s’est réfugié dans la plus parfaite des mauvaises fois, masquant l’intervention russe par de multiples subterfuges – comme la présence de troupes en uniforme sans signes distinctifs – avant d’armer, encadrer et financer une petite armée de volontaires favorables au rattachement à la Russie. Désormais entérinée comme un fait accompli faisant à nouveau des Tatars les victimes de l’histoire, l’annexion de la Crimée n’a pas suffi, et une large partie de l’Est de l’Ukraine où est concentrée la population russophone a pour vocation de faire sécession, l’instauration de la « République populaire du Donetsk » le concrétisant.

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L’explication du prix par le rapport de force (IV) Le « prix » d’un emprunt ou d’une obligation (première partie)

20 juillet 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

(I) Quand plusieurs mécanismes se greffent les uns sur les autres
(II) Keynes et le double mécanisme de détermination du prix
(III) L’intervention du temps dans la détermination du prix

Le « prix » d’un emprunt ou d’une obligation au moment de son émission, c’est son taux d’intérêt. Le montant du « principal », la somme prêtée, n’est pas un prix, c’est précisément une somme d’un montant donné sur la base duquel le montant des versements d’intérêts sera calculé au prorata du taux d’intérêt sur lequel prêteur et emprunteur se sont mis d’accord.

Le prêteur éventuel compare en termes de rendement, c’est-à-dire de taux d’intérêt, des placements de même durée. S’il est quelque peu familier de l’investissement, il décomposera le taux en ses deux composantes majeures que sont le rendement marginal du capital et la prime de crédit (j’ignore pour la facilité d’autres primes qui devraient être prises en compte dans certaines circonstances, comme la prime de change ou la prime de conversion) et évaluera chacune des deux en tant que telle. Le montant du rendement marginal du capital propre à tel emprunt est-il celui qu’offre le marché, toutes autres conditions étant par ailleurs égales ? La part prime de crédit évalue-t-elle correctement le risque de contrepartie, le risque de non-remboursement, de non-versement des intérêts promis ?

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Vol MH17 UN DÉTESTABLE TOUR DE PASSE-PASSE, par François Leclerc

20 juillet 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

Qui a tiré le missile qui a descendu en vol l’avion de Malaysia Airlines ? Les autorités américaines et Barack Obama ont pointé le doigt sur les séparatistes ukrainiens de l’Est, évoquant la circonstance aggravante d’une aide technique russe pour opérer le système. Faisant contraste, Angela Merkel a préféré proposer conjointement avec Vladimir Poutine qu’une enquête soit confiée à l’Organisation de l’aviation civile internationale, l’OACI. François Hollande a immédiatement appuyé cette initiative, afin a-t-il fait valoir de disposer de « certitudes » et non plus « d’hypothèses », reléguant à ce niveau des déclarations du président américain qui ne s’y prêtent pas.

Confier la responsabilité d’une enquête sur un acte de guerre a une organisation civile sans moyens de la mener a tout du tour de passe-passe. Comment celle-ci pourrait-elle identifier les responsables du tir, les autorités américaines s’étant appuyées sur les données fournies par leurs moyens de détection afin d’établir la trajectoire du missile et donc son point de départ, qu’ils ont localisé dans la partie du territoire ukrainien sous contrôle des séparatistes ?

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L’explication du prix par le rapport de force (III) L’intervention du temps dans la détermination du prix

20 juillet 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

L’explication du prix par le rapport de force

(I) Quand plusieurs mécanismes se greffent les uns sur les autres
(II) Keynes et le double mécanisme de détermination du prix

Le risque pour l’acheteur dans la vente est que le produit ne corresponde pas à la description qu’en avait faite le vendeur, laquelle avait déterminé le prix auquel l’acheteur était prêt à acheter. S‘il y a eu tromperie, le cadre légal défini par le code civil permet un recours. Le risque dans une vente est un risque quant à la qualité du bien ou du service.

La vente est une opération au comptant, ce qui signifie que la transaction qu’opère la vente est instantanée. Un prêt ou un emprunt, qui est un prêt du point de vue de l’emprunteur et un emprunt du point de vue du prêteur, est une opération dite à terme parce qu’elle s’étale sur une certaine durée, avec au minimum deux temps : celui où elle débute et celui où elle s’achève. Dans un premier temps, quelqu’un emprunte à quelqu’un qui prête et dans un second temps, la personne qui a emprunté, rembourse celle qui a prêté. De ce premier temps, on dit que c’est le moment où le prêt est consenti ou que l’emprunt est émis. Ce second temps, celui du remboursement du prêt, on l’appelle aussi son échéance, on dit aussi que c’est le moment où l’emprunt, qu’on appelle aussi « obligation », arrive à maturité, j’utiliserai ces différents termes indifféremment par la suite. Si j’ai spécifié « au minimum deux temps », c’est parce qu’est généralement spécifié, comme faisant partie du contrat, que des versements d’intérêts auront lieu à des moments prédéterminés entre l’initiation du prêt et son débouclage.

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La Guinguette de Conleau à Vannes (Morbihan), « Les Amis du Blog de PJ-in-Armor », le samedi 9 août à 17h30

20 juillet 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Je viens de parler à Marc, le patron de La Guinguette de Conleau et il est partant ! Nous nous réunirons donc, selon la formule qui a fait recette au Vicomte à Bruxelles depuis bientôt deux ans, un samedi de 17h30 à 22h pour refaire le monde entre amis.

Pas besoin de vous inscrire pour le spaghetti parce que la Guinguette ne sert pas de spaghetti : vous serez obligé de vous contenter d’huîtres, steack, sardines grillées, galettes de blé noir, crêpes ou – petite concession à la nouvelle cuisine – mon article préféré au menu : andouille chaude / compote de pommes / frites. Miam !

Au samedi 9 août !

P.S. : En venant de Bruxelles. Prenez direction Paris. Puis Le Mans, Rennes, Vannes. À Vannes, laissez le port de la Rabine à votre gauche. Quand vous n’avez plus devant vous que le Golfe de Morbihan, prenez direction Conleau. Arrivé au 3 allée des Frères Cadoret :-D arrêtez votre véhicule (de toute façon après il n’y a plus que la plus belle mer intérieure au monde !).

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Le Souchon quotidien de l’été : Londres sur Tamise

20 juillet 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

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PUBLICITÉ NON-PAYÉE !

19 juillet 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Je vous ai déjà rapporté les propos de ce lecteur du blog qui m’avait un jour adressé un mail indigné (je cite de mémoire) : « En renvoyant à vos propres livres, vous leur faites de la publicité ! »

Eh bien, vous savez quoi ? Rebelote !

Je suis en train de rechercher pour mon bouquin sur Keynes des exemples récents d’erreurs grossières dans le calcul du prix d’un produit financier ayant débouché sur une catastrophe (chute des rehausseurs de crédit en février 2008 ; crise de la dette grecque début 2010) et je compulse mes propres livres. Et j’aboutis à la conclusion qu’un archéologue futur qui voudra comprendre la crise des subprimes et sa fille légitime, la crise de la dette souveraine des pays de la zone euro, trouvera tout ce qu’il lui faut dans La crise du capitalisme américain (2007), L’implosion (2008) et La crise (2008).

Dans toutes les bonnes librairies !

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Indexer la monnaie sur l’énergie : c’est déjà le cas, par Stéphane Feunteun

19 juillet 2014 par Julien Alexandre 58 commentaires

Billet invité, en réponse au billet de Jérôme Naly « Mon grand-père a une idée géniale : indexer la monnaie sur l’énergie ». Le billet est ouvert aux commentaires.

Le malentendu persiste au sujet de la « monnaie-énergie ». Notez que je préfère être assimilé à un papy gâteux qu’évacué d’un revers de main en tant que militant décroissantiste inculte ; au moins on peut essayer de discuter. Pour ce qui me concerne, je n’essaie pas du tout de plaquer cette idée sur le système existant (ce qui donne effectivement des choses bizarres, surtout quand on part d’un exemple particulier, et encore plus quand celui-ci est éloigné de la réalité des échanges), ce que j’essaie de faire, à tâtons, est d’entrevoir la logique qui sous-tend le fait établi (constat) que le PIB mondial est un multiple constant de la quantité d’énergie primaire consommée dans l’année. J’essaie de n’avoir aucun a priori par ailleurs.

Une partie de la confusion semble venir d’une mauvaise appréhension des ordres de grandeur. Prenons l’agriculture: on est à 20 000 lieues du charmant coin à morilles de pépé René ; aujourd’hui les surfaces agricoles sont des substrats quasi-inertes sur lesquelles on déverse à l’aide de machines diesel les éléments nécessaires à la pousse de l’unique espèce qui nous intéresse (la croissance se fait sans interaction avec les écosystèmes environnants). À part les semences (quoique), tous ces intrants (engrais NPK et pesticides) sont dérivés directement ou indirectement d’hydrocarbures. L’industrie agricole dépend totalement de l’industrie pétrolière et pétrochimique.

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La révolte des mots – Hexaler

19 juillet 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

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Espirito Santo : LA LEÇON DE CHOSES CONTINUE… par François Leclerc

19 juillet 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

La famille s’est donné un répit en demandant hier vendredi que la holding luxembourgeoise du groupe Espirito Santo International (ESI) soit placée en l’équivalent du règlement judiciaire, ne pouvant honorer « une partie significative » de ses engagements. Ayant également leur siège social au Luxembourg, deux autres sous-holdings contrôlées par ESI-Rio Forte qui chapeaute les activités non financières du groupe, et Espirito Santo Financial Group, l’actionnaire de la banque BES – devraient toutes deux vite suivre le même chemin.

Le premier pas a été accompli, menant à une restructuration d’ESI dont le plan devra être approuvé par au moins la moitié des créanciers représentant au moins la moitié du passif, lorsque il sera présenté. Un tel processus mené pour trois structures liées entre elles par des liens capitalistiques, et pour certaines comprenant des partenaires, ne va pas être simple à mener et va fournir de nombreuses occasions de contestation et de litige.

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L’explication du prix par le rapport de force (II) Keynes et le double mécanisme de détermination du prix

19 juillet 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

L’explication du prix par le rapport de force

(I) Quand plusieurs mécanismes se greffent les uns sur les autres

Que deux mécanismes ou davantage puissent intervenir pour déterminer un prix, Keynes en était pleinement conscient. Il a mentionné la chose explicitement, sinon dans ses écrits économiques (du moins à ma connaissance), en tout cas, et sans ambiguïté, dans son Treatise on Probability, essentiellement rédigé par lui avant la Première guerre mondiale et finalement publié en 1921.

Dans le passage en question, Keynes commence par expliquer qu’il n’y a aucune nécessité pour un bookmaker de connaître avec une précision mathématique la probabilité des événements sur lesquels il accepte des paris pour autant qu’il a déterminé les enjeux de telle manière qu’il a pu ainsi verrouiller un profit : il a pu ainsi les définir de telle sorte qu’il s’est assuré que la somme qu’il déboursera au règlement des paris représente uniquement, par exemple, 90% de celle qu’il aura préalablement encaissée. Le raisonnement est le même qu’il s’agisse d’un assureur ou d’un bookmaker : « Il suffit pour l’assureur, explique Keynes, que la prime qu’il réclame excède le risque probable » (Keynes 1921 : 22). Et dans la suite de ce passage, Keynes continue d’entremêler les considérations portant sur les activités du bookmaker et celles de l’assureur. Pour le comprendre parfaitement, il faut se souvenir de l’équivalence suivante. Parier sur l’élection de M. Theodore Roosevelt en 1912 auprès d’un bookmaker, c’est la même chose que s’assurer contre l’élection de M. Roosevelt auprès d’un assureur : si M. Roosevelt gagne, on ramasse le paquet dans chacun des cas.

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Le Souchon quotidien de l’été : Elle danse

19 juillet 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

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Mon grand-père a une idée géniale : indexer la monnaie sur l’énergie, par Jérôme Naly

18 juillet 2014 par Julien Alexandre Commentaires fermés

Billet invité

Ainsi parlait mon pépé René:

« Quand j’étais petit, la monnaie avait de la valeur. La preuve: il me suffisait d’aller à la banque et j’échangeais mes billets contre de l’or. Ça c’est quelque chose non ? Mais de nos jours, plus rien n’a de la valeur. Regardez les jeunes comme ils dépensent sans compter. L’énergie par exemple; toujours que je suis derrière eux à éteindre la lumière. Ah, si la monnaie était indexée sur l’énergie, ils comprendraient vite la valeur de l’énergie, moi je vous le dis !  »

Sacré pépé, il confond le prix et la valeur. Remarquez qu’il n’est pas le seul. Moi aussi j’ai mis longtemps à assimiler que le prix ne reflète pas la valeur des choses, mais seulement les rapports de force dans la société. Ceux qui, comme mon grand-père, veulent indexer une monnaie sur l’énergie pour forcer la société à tendre vers la sobriété, se trompent, car ils sous-entendent implicitement qu’un prix reflète nécessairement une valeur. A leurs yeux, tout prix exprimé dans une monnaie fondée sur la ‘valeur énergie’ refléterait nécessairement le contenu en énergie d’un bien de consommation.

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Affaire BNP Paribas : quelles suites ?, par Zébu

18 juillet 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité.

L’affaire de la BNP PARIBAS et des sanctions US quant aux transactions illégales n’a donné pour l’instant qu’un effet concret, à avoir l’acceptation par la banque au travers de la procédure du plaider-coupable de sa culpabilité, et partant, des sanctions que les autorités américaines lui ont infligé : 8,9 milliards de dollars d’amende et une suspension temporaire de la possibilité d’utiliser le dollar comme monnaie de compensation pour certaines matières premières.

Ces sanctions peuvent sembler lourdes, eu égard au montant de l’amende, historique.

Pour autant, cette amende ne représente qu’une année, deux sans doute, de bénéfices pour la BNP PARIBAS, laquelle pourra par ailleurs prendre des paris financiers plus risqués encore pour pouvoir compenser ces pertes. Les autorités américaines ont par ailleurs ‘tenu compte’ du contexte financier pour ne pas appliquer l’amende maximale dont aurait dû récolter la BNP, à savoir plus de 19 milliards d’euros : cette somme n’a pas été exigée, y compris d’ailleurs la sommes totale des transactions illégales (plus de 10 milliards de dollars) parce qu’exiger une telle somme pourrait mettre en péril de manière systémique la banque et le système bancaire. Si les autorités américaines ont donc fait ‘parler la poudre’ en faisant jouer un rapport de force politique finalement pas si défavorable aux autorités publiques qu’elles voulaient bien le dire, il reste que le ‘Too Big to Jail’ reste de vigueur malgré un rapport de force amélioré.

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Espirito Santo : LES AVOCATS SE FROTTENT LES MAINS, par François Leclerc

18 juillet 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité

Devant l’inéluctable, les créanciers se rongent les ongles et les avocats se frottent les mains. Les premiers en raison des pertes qu’ils risquent d’encourir, les seconds en prévision des multiples litiges qui s’annoncent et des poursuites qui les accompagneront. Notamment des clients de la BES – la banque du groupe Espirito Santo – qui leur a vendu de la dette d’autres entités du même groupe, ou de la filiale suisse Banque Privée ES, qui en a fait autant. Portugal Telecom pourrait également s’engager dans cette voie, suite au défaut de remboursement de Rioforte (une sous-holding du groupe qui est son actionnaire) pour près d’un milliard d’euros.

Au fur et à mesure que l’on pénètre dans les arcanes du groupe, on découvre qu’il est mité de dettes et que des blocs d’actions de ses différentes entités, ou des actifs comme les hôpitaux de sa branche médicale, ont déjà été apportés en garantie. Par exemple 15 % de ESFG (Espirito Santo Financial Group) à la Caixa Geral de Depósitos, l’équivalent de la Caisse des dépôts française. Cela confirme le degré de consanguinité des affaires financières du groupe, qui laisse peu de marge pour élaborer son plan de restructuration – tâche dont on se demande même si elle est possible – mais qui fournit autant de pistes pour le démantèlement du groupe, les destinataires des actifs étant déjà désignés… Le problème est qu’il n’y en aura pas pour tout le monde…

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